Éditions : Le Livre de poche, 1965
Date de première publication : 1909
Pourquoi avoir lu ce livre?
De Gaston Leroux, j'ai lu, il y a fort fort longtemps, "Le mystère de la chambre jaune" et "Le crime de Rouletabille". Des deux lectures, j'en garde un bon souvenir (celui d'avoir passé un bon moment de lecture) mais aucun souvenir des histoires à proprement parler.
Au grand solde des bibliothèques de Montréal en 2010, j'avais mis ce livre dans ma besace. Plus qu'un an plus tard, j'ai eu envie d'essayer de replonger dans une histoire de Monsieur Leroux.
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Il n'y en a pas mais voici un résumé :
Gaston Leroux Le Fauteuil hanté L'Académie française est le théâtre de drames répétés. Un à un les candidats à la succession de Mgr d'Abbeville s'écroulent, morts, en prononçant leur discours de réception. Les Immortels ne le sont plus ! Ils restent trente-neuf. Un refoulé de l'Académie aurait-il le pouvoir de jeter un mauvais sort ? Monsieur le Secrétaire perpétuel, Hippolyte Patard, et Monsieur Gaspard Lalouette, marchand d'antiquités, mènent leur enquête en tremblant de peur... et en nous faisant bien rire. Le quarantième fauteuil sera quand même occupé... Dans Le Fauteuil hanté, Gaston Leroux, le père de Rouletabille, se moque de l'illustre Académie et, après bien des aventures, nous révèle un mystère incroyable !
Ce que j'en ai pensé :
La prose de Gaston Leroux est fort sympathique puisque le récit coule agréablement. Je me suis laissée emporter et intriguer par les morts subites de futurs académiciens. Tel Monsieur Latouche, avec qui comment le récit, j'ai découvert la rumeur qui court sur ce fauteuil : il est hanté et aucun homme ne pourrait s'y asseoir. Voilà une histoire saugrenue, se dit Monsieur Latouche (je me suis fait la même réflexion, dis donc...).
J'ai été un peu attristée de laisser de côté Monsieur Latouche mais j'ai été ravie de faire connaissance de ce truculent Hippolyte Patard, le secrétaire perpétuel qui mène, en quelque sorte, l'enquête pour comprendre ce qui se passe avec ce siège et faire en sorte qu'un académicien y prenne place car les académiciens ne peuvent pas être juste 39 !!
J'ai aimé tous les personnages hauts en couleur. J'ai été particulièrement touchée par la superstitieuse mais ô combien attachante et dévouée servante.
J'ai aimé l'humour qui se trouve présent sur toutes les pages.
J'ai aimé suivre ces aventures et essayer de deviner ce qui se cachait derrière autant de mystère (bon, comme je suis complètement nulle à ce jeu, je n'ai encore presque rien vu venir).
J'ai adoré plusieurs scènes (que je ne détaillerai pas ici pour ne pas "spoiler" l'histoire). J'ai beaucoup souri voire même ri deux fois.
J'ai aimé les rebondissements, les scènes dynamiques, le déroulement de l'histoire semi-policière et le dénouement.
J'ai aussi aimé les références du Paris du débit du XXe siècle avec les boites à musique, les antiquaires, les riches et leurs servantes, les physiciens "fous" ...
Et puis, j'ai adoré sentir le "vieux livre" (ce livre date quand même de 1965 (je n'étais pas née) ) :)
J'ai su que ce livre a été adapté en télésérie par Chabrol l'an dernier. Moi, il me semble que ça aurait été parfait au théâtre.
Verdict :
Encore une fois, je suis convaincue que je vais rapidement oublier les détails de cette histoire qui aura été, pourtant, bien plaisante à lire. Ce n'est pas grave, je vais laisser de la place dans mon petit cerveau pour des lectures plus fascinantes ;)
Reste qu'il s'agit d'une lecture fort sympathique (même s'il elle date maintenant un peu) pour une journée d'été (ou d'automne, ou d'hiver ou même de printemps).
Note : 7.5/10