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vendredi 2 janvier 2015

"Robe de marié" de Pierre Lemaître




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il y a un certain temps, je voyais ce livre partout sur les blog avec toujours des commentaires dithyrambiques. Une fois la vague passée, je voulais me faire mon propre avis, à mon tour.

Ce que j'en ai pensé :

J'ai adoré ! 

J'ai été complètement séduite par l'histoire. J'ai été très intriguée par la vie de Sophie. Comment a t-elle pu arriver à ce stade ? est-elle folle ? que s'est-il passé ?
Puis, je me suis prise d'empathie pour elle et comme lors de ma lecture de "Juste une ombre" de Karine Giebel, je voulais tellement qu'il ne lui arrive rien !

Une construction en trois parties pour remettre en place les morceaux du puzzle et anticiper le pire. Trois partie pour comprendre les pires dangers que court Sophie. Trois partie pour avoir le cœur qui bat à la chamade.

Je ne veux pas trop en dire car je ne veux rien dévoiler et te laisser la découverte de lecture...

Un livre qui pourrait fort bien être adapté au cinéma ou à la télé.


Verdict :
Je découvre Pierre Lemaître avec cet excellent thriller psychologique. Il va s'en dire que je vais continuer à découvrir sa bibliographie.

Mon amie qui a lu ce livre tout de suite après avoir lu à maintes reprises mon engouement par email n'a pas été aussi emballée que moi. Et toi, cher toi, l'as-tu lu ? Qu'en as-tu pensé ?

Note : 9/10


vendredi 26 décembre 2014

"Le chuchoteur" de Donato Carrisi



Pourquoi avoir lu le livre ?
Mon amie était plongée dedans et semblait si prise par cette histoire que j'ai voulu l'accompagner dans cette lecture.

Ce que j'en ai pensé :
J'aime bien replonger régulièrement dans les polars. Et là, même si c'était improvisée comme lecture commune, j'ai adoré. Mon amie avait une nette longueur d'avance sur moi mais de pouvoir partager avec elle c'était très chouette.

J'ai été happée assez rapidement dans cette histoire sombre où 5 petites filles ont disparu. 5 tombes ont été creusées avec à côté de chacune d'entre-elles un bras.
L'équipe d'enquête piétine et ils font appel à Mila Vasquez, une spécialiste en disparition d'enfants.

J'ai aimé Mila. J'ai aimé son côté mystérieux, fragile et cette carapace qu'elle revêt face aux autres. Bon, parfois, elle m'a semblé un peu irresponsable mais cela devait faire partie du charme pour cette histoire.

J'ai aimé la panoplie de personnages torturés au sein même de l'équipe policière.

J'ai aimé l'enquête qui nous met sur différentes pistes qui se mêlent puis se démêlent. J'ai adoré la chute.

J'ai aimé le rythme et l’enchaînement des situations.

Il y a bien quelques petites choses qui m'ont paru décalées comme la séance d'exorcisme et l'hyptnose mais globalement c'est un bon thriller qui m'a fait passer un bon moment de lecture.

Verdict :
Un polar sombre, haletant, stressant, construit et intéressant avec des personnages attachants.
Je lirai très vraisemblablement la suite "L'écorchée".

Note : 7/10

dimanche 5 octobre 2014

"Gataca" de Franck Thilliez



Pourquoi avoir lu ce livre ?
La fin de "Syndrome E" était juste insupportable et j'ai donc voulu très rapidement connaître la suite et savoir ce qu'allaient devenir Lucie Hennebelle et Franck Sharko.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai lu le début de l'histoire à la fin de "Syndrome E" car elle était présente comme publicité dans mon édition. C'est donc avec beaucoup d'impatience que je voulais savoir comment tout allait se passer. J'étais aussi très curieuse de savoir quelles seraient les nouvelles aventures policières dont nos agents seraient en charge.

En lisant ce deuxième tome du dytique sur la violence, on est dans le domaine du connu, ou presque. On retrouve deux personnages qui m'ont plu au premier tome, une enquête intéressante (même si, cette fois, un peu lente à démarrer), une enquête alambiquée, un sujet d'étude intéressant (la génétique), et une enquête qui finit sur les chapeaux de roue.

J'ai encore adoré voir toutes ces pistes qui se croisent, qui s'emmêlent, qui me mettent à douter sans cesse.
Mais j'en encore plus aimé voir évoluer les deux protagonistes. Je ne peux rien vraiment dire de leur histoire sans spoiler ce qui s'est passé dans le premier tome alors je dirai juste que j'ai aimé ce qu'ils doivent vivre.

J'ai été très surprises à plusieurs endroits. Je suis une spectatrice/lectrice tellement crédule que j'ai eu parfois de petits chocs devant certaines révélations.

J'ai aimé sentir, une nouvelle fois, que Franck Thilliez se soit documenté et les faits scientifiques sont détaillés de façon très justes, ce qui fait de ce récit une entité très crédible.

Verdict :
Une suite de "syndrome E"fort sympathique mais qui s'appréciera d'autant mieux s'il est lu après le premier épisode.

Note : 8.5/10

vendredi 17 janvier 2014

"Meurtres pour rédemption" de Karine Giebel



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Te souviens-tu de la claque que je m'étais prise en lisant "Juste une ombre" ?
Forcément, je voulais lire d'autres livres de cet auteure et voir si la même chimie allait agir et si l'effet serait aussi intense.

Ce que j'en ai pensé :
L'épaisseur de ce pavé me faisait à la fois peur et à la fois me rassurait : j'allais passé un bon long moment avec les personnages et la nouvelle histoire sordide que me préparait Karine Giebel !

Alors, soyons brève, cher toi et allons droit au but : j'ai aimé mais nettement moins que ma première rencontre avec Karine Giebel.

Ça reste très bon, très glauque, très politically incorrect et surprenant comme tournure de fin d'histoire mais j'ai moins été passionnée.

La première partie du livre m'a fait pensé à une version plus trash d'Unité 9 ( Tu vois ce dont je parle, cher ami québécois ? Pour toi, cher ami français ou d'ailleurs, il s'agit d'une télé-série québécoise (que je trouve super sympa) qui se passe dans une prison de femmes))

Marianne est une jeune femme sauvage et violente qui ne sait pas de maîtrisée. Brisée par la vie, elle n'a presque pas de limites et presque aucune censure. Incarcérée à perpétuité après une malencontreuse histoire, elle se répète en boucle, à la fin de chacun des premiers chapitres "Mais pourquoi l'ai-je tué?". 
Même si Marianne est présentée comme un monstre sans coeur, on finit par lui souhaiter une vie meilleure et à l'admirer pour son côté insoumis.

Comme toute jeune fille, malgré les difficultés de sa vie (et c'est peu dire ... elle en bave), elle rêve de liberté et d'amour. Parviendra t-elle à revivre?

Si j'ai aimé le personnage de Daniel, son maton, j'ai été étonnée de l'évolution somme toute rapide entre lui et Marianne. Or, paradoxalement, j'ai trouvé qu'à bien des égards, il y avait beaucoup de longueurs et de redondances.

Les flics ripoux sont aussi excellents dans le brossage de leur caractère. Surtout Franck. J'ai un peu craqué pour lui (je dois avoir un petit côté midinette qui ressort avec l'attirance pour un homme qui semble un peu rebelle et froid).

Ce livre est violent et certaines scènes pourraient paraître insoutenables pour les âmes sensible. Moi, ça ne me dérange tellement pas... jusqu'à me demander parfois si je suis normale :)

Verdict :
Dans l'ensemble, une histoire quo m'a plu et une chute, même si attendue, intéressante.
Je reproche quelques longueurs et redondances mais sinon c'est du bon !
Bon, je vais me procurer d'autres livres de Karine Giebel pour continuer sur ma lancée.

Note : 8/10

mardi 29 janvier 2013

"Malphas : Torture, luxure et lecture" Tome 2 de Patrick Senécal

Editions : A lire, août 2012
374 pages (Lu en format epub sur mon ordi après emprunt à la bibliothèque)

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour deux raisons ! 
La première : parce que j'étais curieuse de lire la suite (billet du premier tome)
La deuxième : parce que j'ai voulu tester le système de prêt de livres électroniques de la bibliothèque (puisque se procurer le livre en version papier aurait été long).


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
(archambault.ca)
Croyez-le ou non, malgré les terribles événements qui ont perturbé la première semaine de cours, la session d'automne s'est poursuivie comme si de rien n'était au cégep de Malphas. On a même eu droit, au département de littérature, à un nouveau collègue, Michel Condé, qui a décidé de fonder un club de lecture. Je m'y suis aussitôt inscrit : quoi de mieux qu'une activité littéraire normale et tranquille pour oublier ce que j'ai vécu depuis mon arrivée à Saint-Trailouin ? Pourtant, au cours de ces dernières semaines, je n'ai pas arrêté de penser au mystère qui entoure Malphas et l'homme qui est à l'origine du cégep, Rupert Archlax senior, et c'est pourquoi j'ai décidé de reprendre mon enquête avec l'aide de Simon Gracq, qui ne demande pas mieux. Or, pendant que je cherche une façon de découvrir le lien qui semble unir Archlax senior à la vieille Fudd, une explication à l'odeur nauséabonde du cégep ? encore plus persistante dans le local 1814 où le club de lecture se réunit ? et ce qui se cache derrière la porte de métal dans le sous-sol du cégep, moi, Julien Sarkozy, j'ai de plus en plus la certitude que cette session, qui a si mal commencé, court maintenant à la catastrophe 



Ce que j'en ai pensé :
Si le premier tome m'avait laissée un peu mitigée, ce tome a obtenu un meilleur accueil. J'ai eu du plaisir à retrouver des personnages hauts en couleur et poursuivre cette histoire fantastique du CEGEP de Malphas. 

J'ai particulièrement savouré, cette fois-ci, le langage si particulier de Simon Graacq, cet étudiant de plus de 25 ans. 
Voici un exemple si significatif de sa façon de parler : 
— Ce matin, durant l’action du déroulement de ton cours, tu es passé à deux poils de cheveux de commettre l’acte de quelque chose qui t’aurait imbibé dans le trouble, n’est-ce pas ?

[...]
— Tu peux le confier en me le disant, si t’allais le tabasser. J’en dévoilerai pas l’ébruitement à quiconque de personne

Ou alors : —  Admets l’aveu que tu peux pas te dissiper de moi

J'ai adoré aussi les interventions de Poichaux qui se mêle toujours les pinceaux comme ici : 

Poichaux, en parfaite coordonnatrice, continue son laïus d’introduction :
      — Michel remplacera Mahanaha qui a demandé que son congé s’étire jusqu’à la fin de la session. Et quand Mahanaha exige quelque chose… Enfin, je veux pas dire qu’il exige souvent des choses, mais, bon, il a une manière de… Pas une manière, mais une… un… Enfin, Michel le remplacera et je suis sûre qu’il le fera sans aucune difficulté. Je dis pas ça parce que Mahanaha est facile à remplacer, pas du tout, chaque prof a son style irremplaçable. Mahanaha a aussi sa couleur propre qu’on… Ben là, je parle pas de sa couleur de peau, hein, je dis pas ça parce qu’il est Noir, je parle de ce qu’il dégage. Encore là, comprenez-moi bien, je parle pas de son odeur ! Faudrait pas que vous pensiez que je crois que les Noirs sentent différemment de nous autres, voyons donc ! Les Noirs sentent la même chose que tout le monde et ...

Bref, on sent vraiment que Senécal s'est fait plaisir en écrivant ce livre. C'est bourré d'humour. 

Son personnage principal, Julien Sarkozy n'est pas en reste.  Il continue d'être incisif. Il a des idées très arrêtées sur la jeunesse, les émissions télé (Fudd me transformera en grenouille ? en roche ? Ou, pire, en participant d’Occupation Double ?), et il continue d'avoir une soif de sexe. Son langage reste souvent cru mais on doit finir par s'habituer ;)

Je ne pouvais pas ne pas vouloir lire ce livre : on y parle d'un club de lecture. Fatalement, ça m'attirait. Et je n'ai pas été déçue. J'ai aimé les références livresques que l'on peut lire tout au long du livre (même la référence à Walking Dead m'a fait rire). Mais surtout, surtout, j'ai adoré le fait que Julien Sarkozy a pour auteur préféré du XIXe siècle : Zola (youhou ...) : "Comme chaque fois qu’on insulte le grand auteur du XIXe siècle, je sens une éruption volcanique monter le long de mon œsophage"

Dans ce tome, j'ai aimé que le narrateur (Julien Sarkozy) soit de plus en plus en mode "détective du dimanche". J'ai aimé sa quête pour essayer de comprendre ce qui se passe. J'ai eu de l'espoir avec lui et des déceptions. On se prend vite au jeu et on suit avec intérêt tous les évènements de Saint-Trailouin. Encore une fois, les tragédies qui s'y passent sont très sanguinolentes et la scène finale est une apothéose d'horreur que je te laisse découvrir.

Ce livre est la suite continue du premier tome. Il n'y a pas de véritable rappel de ce qui se passe dans le premier tome et il y a plusieurs situations qui restent en suspens et qui seront poursuivies dans les prochains tome.

Verdict : 
Un deuxième tome plus abouti, plus drôle et plus intéressant que le premier. Je lirai la suite mais surtout j'ai hâte à la fin (en théorie, le 4ème tome (voire le 5ème ou 6ème si l'auteur décide d'étirer un peu)) pour que toutes les pièces du puzzle soient mises ensemble et pour avoir  la vue d'ensemble sur l'histoire et comprendre ce qui se passe au CEGEP Malphas :).

Note : 8/10



(petit aparté : j'ai du lire ce livre sur mon ordi (or,je n'aime vraiment pas lire sur un écran d'ordinateur) car forcément, les epubs ne sont pas supportés sur mon kindle (grrrrr). Je n'ai pas pris le temps d'essayer de le lire sur mon ipod touch mais cela sera ma prochaine expérience (pour voir si je continue ce mode d'emprunt super pratique et rapide ou non). 
En attendant, je trouve le concept super chouette : on emprunte le livre pour 3 semaines, donc, le livre a une date d'expiration à partir de laquelle le livre ne peut plus être ouvert. )



vendredi 14 décembre 2012

"L'homme chauve-souris" de Jo Nesbo

Éditions : Folio policier


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Dans la foulée de "Le parfum d'Adam", je voulais lire un polar. et comme je voulais découvrir cet auteur norvégien dont tout le monde définit comme d'un grand auteur de thrillers scandinaves...
Je savais qu'il avait écrit une série mettant en scène le même policier, Harry Hole, et donc je me suis dit que (pour une fois) il serait intelligent de commencer par le premier de la série pour bien me mettre en contexte avec le protagoniste !

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Parce qu'une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d'une falaise à l'autre bout du monde en Australie, l'inspecteur Harry Hole de la police d'Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l'évincer. Ce qui n'aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu'Harry Hole refuse d'ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes... Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L'Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l'indicible, lui apportera, jusqu'au chaos final, l'espoir et l'angoisse, l'amour et la mort : la pire des aventures.

Ce que j'en ai pensé :
Lecture très très inégale. J'ai eu un mal de chien à me mettre dans le livre. J'ai failli abandonner plusieurs fois et je me suis accrochée en me disant "Attends, ce livre a eu le prix du meilleur roman policier scandinave de l'année, c'est que ça doit être un peu bon quand même... sinon tous les autres sont vraiment  pourris et, ça c'est dur à admettre ...".
Bref, mon intérêt a commencé vraiment au bout de 100 pages (oui c'est long avant de s'y mettre) et à quelques reprises, je re-décrochais.  Et puis, un petit quelque chose me faisait replonger. En fait, je suis (quand même) contente d'avoir poursuivis car le dernier tiers est plutôt sympa, dynamique et plus intéressant. L'histoire est finalement un tout petit peu alambiquée et le dénouement m'a plu.
Ce qui a fait que j'ai décroché plusieurs fois c'est le melting pot de plusieurs personnages dont on ne voit pas du tout l'intérêt et les connexions avant un long moment. On se demande quel est leur intérêt dans le livre. On le comprend, par la suite, mais boudiou que c'est long avant de le savoir ! 
Ensuite, bien qu'intéressantes, les légendes Australiennes et autochtones étaient un peu longuettes à être racontées (ahh oui, contrairement à ce que je pouvais m'imaginer, l'histoire se passe donc en Australie et non pas du tout en Norvège !!! Imagine donc ma surprise).
Sinon, bah, plus on avançait dans l'histoire et plus le policier torturé de Harry Hole m'a plu et m'a donné envie de laisser une nouvelle chance à Jo Nesbo pour voir si les suivants sont meilleurs.
Honnêtement, je ne comprends pas vraiment le prix mais bon, je ne suis pas experte non plus en polars, donc ceci explique peut-être cela, hein ...

Verdict :
Un livre pas formidable mais qui m'a permis de découvrir un policier qui pourrait me plaire  par la suite (tant et aussi longtemps que la suite soit meilleure que ce premier jet ...)
Je lirai donc un ou deux autres livres pour voir s'il est vrai que Nesbo est un incontournable des romans policiers norvégiens mais je ne recommanderai  pas particulièrement celui-ci.

Note : 6/10

Bonus : D'autres avis : LaSardine yspaddaden






lundi 26 novembre 2012

"Malphas - Le cas des casiers carnassiers " Tome 1 de Patrick Senécal


Éditions Alire, 2011
337 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?

Parce que j'ai une mémoire de poisson rouge, je pensais que c'était là le livre de jeunesse qu'il avait écrit et que je voulais découvrir. pfft !



Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Je m'appelle Julien Sarkozy. Oui, oui, je me prénomme bien Julien ! Professeur de littérature, je suis fin prêt pour ma première session au cégep de Malphas. Je vais d'abord rencontrer le directeur pédagogique, puis mes nouveaux collègues, et enfin mes étudiants. mes étudiants dont certains ne verront pas la fin de la session ! 



Ce que j'en ai pensé :
Dans le style un peu vulgaire, on reconnait la plume de Senécal. Par contre, pour le moment c'est moins gore que les derniers livres que j'ai lu de cet auteur. Oui, il y a de sang, des meurtres, des situations qui flirtent avec le fantastique mais c'est un peu moins intense que ses derniers romans (par exemple Hell.com).
Le cadre du CÉGEP semble convenir parfaitement à Patrick Senécal qui est lui-même professeur. Le thème du professeur n'est pas nouveau. Dans "La passager", par exemple, le protagoniste est un professeur qui a accepté un poste à Drummonville, sa ville natale.
Drummonville, ville natale de Senécal, est aussi une place récurrente... Dans cette série, Julien Sarkozy en est aussi originaire. Est-ce que les protagonistes des livres sont une extension de l'auteur ? :))
Dans ce livre, il n'y a pas que de la noirceur, non, il y a aussi des pointes d'humour. Dans ce CEGEP, bien particulier, perdu au fin fond de nulle part (Saint Traillouin (c'est déjà drôle comme nom, non?)) et avec des élèves et des professeurs qui n'ont été acceptés nulle part ailleurs, on se se retrouve avec des personnes ayant toutes sortes de pathologies. On y voit un professeur juif haïtien paranoïaque, une jeune professeure anorexique (?) limite nymphomane, un directeur pédagogique tout le temps à l'ouest et fan de scrapbooking, un étudiant journaliste qui parle comme s'il venait d'une autre planète... 
L'humour est assez noir. Il y a un peu de mystère et beaucoup de fantaisie.
L'histoire de l'enquête sur les meurtres qui ont lieu dans le CÉGEP Malphas est assez riche en rebondissements et a suscité mon intérêt. La seule chose que je déplore, finalement, c'est la constance du langage cru sexuel que s'évertue à placer dans chaque chapitre le narrateur.



Verdict :
Cela n'a rien à voir avec les précédents livres de Senécal. C'est dans un tout autre registre. C'est plus "léger" que les précédents mais cela reste une histoire un peu sanguinolente (juste un peu).

Je sais que je vais lire le second tome qui est déjà sorti. D'une part parce que j'ai quand même envie de continuer à savoir ce qu'il va se passer dans ce CÉGEP vraiment pas comme les autres mais aussi parce qu'il y sera question d'un club de lecture :)
Si j'ai bien compris, cette série sera constituée de 4 tomes. Ça devrait être dans mes cordes pour ne pas atteindre une lassitude.
Comme le second tome est sorti cet été, il est difficilement disponible à la bibliothèque.
A suivre donc !
Peut-être qu’entre-temps  je pourrai me pencher sur son roman pour jeunes (ce qu'initialement, je voulais lire ...) : "Sept comme setteur" puis "Madame Wenham".

Note : 7/10 


samedi 24 novembre 2012

"Le parfum d'Adam" de Jean-Christophe Ruffin


Editions : Flammarion, 2006
538 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Je ne connaissais Jean-Chirstophe Ruffin qu'avec la lecture de "Rouge Brésil" que j'avais adoré.
Je connaissais ce titre avec la lecture de bon nombre de billets il y a quelques mois/années.
Et puis, un jour, à la vente des bibliothèques de Montréal, je suis tombée sur ce livre qui n'attendait que moi pour être acheté.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine.


L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier.

Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant. Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.



Ce que j'en ai pensé :
Sous le thème de l'écologie, ce livre est classé comme thriller. J'avais de grandes attentes. D'une part car j'avais un très bon souvenir de ma première découverte de Ruffin et ensuite car j'avais envie de lire un livre de style thriller dont les pages tourneraient toutes seules. Déception donc (un petit peu) car je n'ai pas été enthousiasmée du tout. L'histoire en tant que tel est relativement intéressante et soulève de bons sujets autour du radicalisme écologique mais je n'ai pas eu cette frénésie qui me poussait à vouloir constamment lire la suite. Je reprenais ce livre lorsque j'avais quelques minutes pour lire mais sans véritable engouement.
On sent que Jean-Christophe Ruffin tient à ce thème d'écologie et à la "bonne façon" de protéger notre planète. On sent qu'il s'est bien documenté (la preuve en est donnée à la fin du livre avec toutes les références qu'il ajoute en complément de lecture). 
Les personnages sont sympathiques et on les adopte facilement. 
J'ai beaucoup aimé le personnage de Juliette qui se trouve catapultée dans une mission qui la dépasse. Par contre, j'ai trouvé la fin un peu trop "hollywoodienne". Les agents Paul et Kerry sont aussi fort sympathiques (comme l'ensemble des agents de l'agence Providence (nouvelle agence montée avec des agents de la CIA)). On déplore quand même que les gentils semblent trop gentils et les méchants trop méchants. 
L'histoire est assez dynamique et riche en rebondissements mais je crois que le livre était un peu trop long pour moi.
Je présume qu'il serait facile d'en faire une adaptation ciné car le propos et le rythme du livre s'y prêtent drôlement bien.

Verdict :
Un livre, somme toute assez bon, mais duquel je suis restée en marge et avec trop d'attentes.
Un sujet intelligent et d'actualité (le radicalisme écologique) dont on parle rarement en littérature et qui a le mérite d'avoir été bien traité par Jean-Christophe Ruffin dans ce roman.
Je n'ai pas réussi à me plonger dedans et je l'ai trouvé très long mais je considère que cela peut être une très bonne lecture pour d'autres.

Note : 7/10

mardi 13 mars 2012

"Psycho" de Richard Montanari

Edition : Pocket, 2008
Date de publication : 2009
527 pages

Pourquoi avoir lu ce livre : 
C'est un livre que j'ai acheté à la grande vente de Soldes des bibliothèques de Montréal. La couverture m'avait plu, le titre aussi (à cause de la référence à Psycho) et j'aime lire des thrillers de temps en temps, surtout quand je suis clouée au lit en congé maladie.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Dans un motel, une jeune femme se délasse sous la douche.

Emergeant de la vapeur, une main écarte le rideau en plastique. Une autre brandit un couteau de boucher. L'inconnue hurle d'effroi. Insensible, l'assassin abat encore et encore le bras. Bientôt une spirale sanglante se forme autour de la bonde... Cette scène de Psychose d'Alfred Hitchcock, l'inspecteur Byrne et sa coéquipière Jessica Balzano la croyaient réservée au panthéon du cinéma. Mais voilà qu'un détraqué l'a reproduite.

Et filmée. Pour de vrai. Et s'ils ne l'arrêtent pas très vite, le tueur cinéphile risque de transformer Philadelphie en Hollywood macabre car pendant que les pistes se multiplient, la caméra continue de tourner...

Ce que j'en ai pensé :
Je me suis plongée doucement dans ce thriller et petit à petit, je n'ai pas voulu le lâcher parce que je voulais trouver le tueur. Pourtant, je n'ai pas été transcendée par l'histoire. J'ai aimé mais sans plus.
J'ai aimé l'un des personnages principal : Jessica Balzano. J'ai aimé cette femme boxeuse mais sexy et intelligente.
J'ai aimé que les narrateurs changent de chapitre en chapitre.
J'ai aimé soupçonner tout le monde. J'ai aimé me tromper jusqu'à la presque fin.
J'ai aimé le désarroi de l'inspecteur Byrne.
J'ai aimé deviner à l'avance qui serait la dernière victime (ça ne m'arrive jamais).
J'ai aimé la variété des personnages secondaires.
J'ai aimé les références cinématographiques.
J'ai aimé les rues de Philadelphie.
Mais je n'ai pas aimé avoir l'impression que les inspecteurs se faisaient vraiment mener par le bout du nez. Il assistaient aux évènements sans en avoir vraiment le contrôle. Mis à part 2-3 bonnes idées et pro-activité, je les sentais un peu trop spectateurs.

Verdict :
Un petit thriller qui se lit bien mais qui ne m'a pas passionné. 
Je lirai d'autres Montanari car on passe quand même du bon temps avec lui sans que ce soit ma priorité.

Note : 7/10.



vendredi 1 avril 2011

"L'enfant des cimetières" de Sire Cédric


Éditions : Pocket, 2009
527 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Lorsque j'ai vu sur  Blog-O-Book, le partenariat avec Pocket pour "L'enfant des cimetières" de Sire Cédric, je n'ai pas résisté et j'ai été super contente de remporter un exemplaire. Même si j'avais une tonne de lectures prévues devant moi, j'ai interrompu ma lecture du moment pour enfin découvrir Sire Cédric dont j'ai pas mal entendu parlé ces derniers temps et qu'il me tardait de découvrir à mon tour !

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Un fossoyeur vivant près d'un cimetière est pris d'une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avant de se suicider.
Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d'un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre. David, photo-journaliste - et compagnon de Kristel-, décide de découvrir l'origine de cette vague de meurtres sordides et de suicides, qui ne cesse d'augmenter. Bientôt, il va être confronté à l'inimaginable.

Ce que j'en ai pensé:
Moi la cartésienne, me voici devant un thriller gothique ayant comme ingrédients du fantastique et une enquête policière. J'étais vraiment curieuse de voir ce qu'allait donner ce mélange. Je ne suis pas habituée à ce que fantastique, ésotérisme et histoire contemporaine se mélangent dans les livres que j'ai l'habitude de lire. 
Quand j'ai commencé à lire les premières pages, je me suis dit "Ohhh non, me revoici à lire des scènes sexuelles détaillées à n'en plus finir" comme pour ma dernière lecture de Senécal (je t'en parlais ici). Heureusement, comme pour "Hell.com" cette scène est isolée et la suite du livre ne repose pas du tout sur ce thème.
Et puis, un peu plus loin dans le livre je me suis, encore, mise à comparer avec Sénécal en me disant "Ahhh, ici aussi il y a des scènes bien sanguinolentes et sordides mais c'est quand même moins intense".
J'ai eu un peu peur de ne pas accrocher mais  David et  Aurore sont apparus et ont commencé leur reportage journalistique sur un horrible crime familial. Dès cet instant, je me suis laissée emportée par l'histoire au point de ne pas vouloir le lâcher pour voir où tout ceci allait me mener. Ça tombait bien, comme j'ai du aller chez le médecin, j'ai pu passer de longs moments à lire dans la salle d'attente... 
J'ai aussi beaucoup aimé le personnage du flic bourru, Vauvert.
J'ai été séduite une bonne partie du livre mais il y avait pourtant quelque chose qui me chicotait : je n'arrêtais pas de penser au film "Le témoin du mal" ("Fallen") avec Denzel Washington mais je n'en dirai pas plus pour ne pas trop dévoiler des éléments de cette histoire. Une sensation de déjà-vu (et non, je ne parle pas du film du même nom avec le même acteur précédemment cité...) avec un thème qui est somme toute assez commun et souvent documenté.
Autre chose qui troublait : une ressemblance entre le personnage de Nathaniel et son créateur, Sire Cédric, que l'on peut voir dans le livre. J'ai été bluffée par ses yeux au bleu si intense, son regard perçant, son visage fin et ses longs cheveux... Mais là encore, je n'en dirai pas plus...
Tant la première partie du livre m'a plu puisque j'ai réussi à adhérer au mélange de réel et de surnaturel, tant j'ai peiné pour finir la seconde partie que j'ai trouvé de moins en moins crédible puisqu'il y avait de plus en plus de manifestations surnaturelles. C'était comme un peu trop pour moi et mon petit esprit cartésien a eu du mal à suivre. J'ai perdu un peu d'intérêt au fur et à mesure du scénario. Comme si les différents épisodes s’essoufflaient  un peu ou comme si l'on en faisait un peu trop avec les apparitions de certains personnages.
La fin ne pas vraiment convaincue et je dirai même que je l'ai trouvé un peu décevante.

Verdict :
Voici un thriller gothique dans lequel j'ai plongé facilement, au début, en sachant qu'il fallait que je m'habitue au fait que réel et surnaturel se mélangeaient allègrement. Par contre, même si je reconnais la qualité d'écriture de Sire Cédric qui maintient le suspense tout au long de son livre, mon intérêt s'est un peu effiloché au fur et à mesure lorsque la tournure du livre est devenue un peu trop ésotérique/mystique à mon goût.
Je le recommanderai aux personnes qui aiment les thrillers palpitants, des scènes un peu dures et du surnaturel.

Note : 7/10