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mercredi 18 février 2015

BD de la semaine : "Faire semblant c'est mentir" de Dominique Goblet



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il figure dans la liste des livres pour le challenge "Les ignorants".



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Ce que j'en ai pensé :

Ça va être court (sûrement ma plus courte chronique) : je n'ai rien compris !
Qu'est-ce que j'ai pu me sentir bête en lisant ce livre ! Récit autobiographique où je n'ai vraiment pas trouvé ma place.

Je n'ai pas aimé les dessins (il sont atypiques, mouais, on pourrait dire intéressants mais tellement pas dans mes cordes...)

Même la topographie m'a hérissé le poil tellement, c'est dire ...

Verdict :
Je suis tentée de dire : FUYEZ ou alors lisez-le puis venez me l'expliquer...

Note : 2/10

Bonus 1 :




Bonus 2 : Quelles sont les autres BD de la semaine ? Stephie a la réponse. 

mercredi 11 février 2015

BD de la semaine : "Le temps des bombes" d'Emmanuel Moynot



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il figure dans la liste des livres pour le challenge "Les ignorants".



topbd_2013 

Ce que j'en ai pensé :

Alors, je ne sais pas par où commencer car je suis assez mitigée avec cette intégrale (3 tomes).

J'ai aimé la période où se passe l'histoire : ce Paris de la fin de XIXème siècle est possiblement celui que je préfère. D'ailleurs, les décors de Paris sont vraiment beaux. 

Dommage, que toute cette BD soit en noir et blanc. J'aurai aimé de la couleur. J'aurai trouvé le tout possiblement moins indigeste. Car oui, j'ai eu beaucoup de difficulté avec le dessin. 
Déjà, le manque de couleur, je viens d'en parler mais aussi la petitesse des cases. Il y a beaucoup trop de détails pour d'aussi petites cases. Je me suis un peu sentie étouffée en lisant cet album. J'aurai aimé un peu plus d'espaces entre les cases. J'aurai aimé que cela soit un peu plus épuré...

Ahh, je viens de lire sur la grande toile que cette version en noire est blanc est une ré-édition mais que la version originale était en couleur ! bon, j'aurai du me renseigner avant et j'aurai possiblement penché vers la première version  (voire la 3ème qui est, elle aussi, colorisée...)

Sinon, les dessins en tant que tel sont travaillés et les expressions des personnages sont bien faites. Par contre, comme je ne suis pas physionomiste pour un sou, j'ai confondu, parfois quelques personnages. Un peu frustrant :)

Cette BD historique mettant en scène un jeune aristocrate qui après une violente dispute avec son père et un dramatique accident, monte à la capitale et va s'associer à un groupe d'anarchistes. Les événements anarchistes illustrés dans ce livre dont penser à ceux qui ont eu lieu dans les années 1890 et rendent donc le récit d'autant plus intéressant.

Verdict :
Un album intéressant pour son aspect historique et social de la France de la fin du 19ème siècle mais dont le dessin en noir et blanc ne m'a pas vraiment convaincu. Dommage. J'avais de grosses attentes !

Note : 6.5/10

Bonus 1 :





Bonus 2 : Rdv chez  Noukette pour voir les autres BD de la semaine



mardi 10 février 2015

"Le temps volé" de Chloé Duval


Pourquoi avoir lu ce livre ?

Parce que j'ai eu le privilège de faire partie de cette poignée de chanceuses à avoir eu le plaisir de découvrir ce livre avant qu'il n'ait été soumis pour publication ;)

Parce que j'adore l'auteur, tant dans sa vie fictionnelle que sa vie personnelle. 

Parce que je veux continuer à suivre ce que fait et fera encore Chloé Duval.

Ceci est sont 3ème livre. Les 2 premiers ("Parce que c'est toi" et "Rendez-vous à Pigalle" étaient publiés chez Làska. Là, première publication chez Emma de Milady. 

Ce que j'en ai pensé :

Avant toute chose, je me permets de diffuser le début du premier chapitre :

La lettre arriva un mardi.
Cette phrase en soi aurait pu faire un excellent titre de roman. Elle est accrocheuse, à la fois précise et mystérieuse. Elle excite l’imagination. Qu’y avait-il dans cette lettre pour que l’on prenne la peine d’en écrire un roman? Que pouvait-elle bien avoir de spécial?
Après tout, des lettres, il s’en échange des millions tous les jours (ou plutôt, des milliers, l’avènement du numérique ayant quelque peu tué la correspondance classique). Alors pourquoi en parler?
Parce que ce n’était pas une lettre comme les autres. Ce n’était pas une lettre banale. Elle ne faisait pas la promotion de la dernière boutique à la mode, ne proposait pas un crédit exorbitant. Elle n’invitait pas non plus le destinataire à une soirée privée réservée aux membres exclusifs, et n’offrait pas de voiture à des tarifs défiant toute concurrence. Ce n’était pas une facture non plus (une chance, parce que je déteste recevoir des factures – autant que de recevoir des coups de fil de démarchage d’EDF).
Non, ce n’était rien de tout cela. C’était une lettre écrite à la main par une vraie personne, pour une vraie personne. Écrite par un homme, pour une femme. Un homme qui…
Mais je m’emballe, je mets la charrue avant les bœufs. Commençons par le commencement.
La lettre arriva donc un mardi.

Donc, il s'agira d'une lettre mais pas seulement, il s'agira aussi de personnages fort attachants et de pas une mais deux histoires fort sympathiques.

J'ai aimé cette lecture à la première personne du singulier. J'ai eu l'impression que c'est mon amie qui me racontait son histoire. D'ailleurs, toute ressemblance entre la narratrice et l'auteure serait tout à fait fortuite (ahum... )

J'ai aimé cette écriture fluide qui permet aux pages de se tourner (trop) rapidement et de nous faire découvrir une charmante histoire sur deux époques. J'ai aimé cette façon dont l'auteure intercale les deux récits et fait des liens entre le passé et le présent.

Voici une histoire deux histoires toute douce(s), romantique(s) et charmante(s). 

Je ne connais pas du tout la Bretagne mais cette histoire m'a encore plus donné envie de la découvrir. Un peu comme dans "Parce que c'est toi" on ne pouvait qu'être sensible aux paysages québécois décrits dans la nouvelle, ici, on a envie d'aller visiter de charmants petits villages bretons.

J'ai aimé tous les petits clins d’œils de la vie contemporaine de plusieurs jeunes femmes aimant la romance, aimant écrire, aimant tricoter et ayant de chouettes amies pour l'entourer. J'ai particulièrement aimé certaines situations et certains clins d’œil : les rencontres entre tricoteuses, les projets tricot mais aussi une certaine balade en cheval, juste avant que moi je découvre aussi l'activité, l'été dernier (pendant toute ma balade, je n'ai pu m'empêcher de penser à la balade de l’héroïne :) ).

Verdict :
Une lecture qui fait du bien. Une belle bulle de légèreté et de tendresse qu'il m'a fait plaisir de lire plusieurs fois au cours de la dernière année ;).

Je la conseille à toutes celles qui aiment les histoires d'amour, de romantisme et tout simplement de douceur.

Ce livre sera disponible, en numérique, dès demain ;)

Note :  9/10 (Oui, oui, notre chère Chloé s'améliore de publications en publications)

Bonus : Chi-chi en parlait hier, ici 






lundi 2 février 2015

"Moka" de Tatania de Rosnay




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il était dans ma PAL depuis trop longtemps. Parce que je voulais retrouver le coup de coeur de "Elle s'appelait Sarah", parce que je ne voulais pas rester sur la déception de "La mémoire des murs".

Ce que j'en ai pensé :
Bon, sans être le gros coup de cœur comme "Elle s'appelait Sarah", j'ai vraiment bien aimé cette lecture. J'avais peur que la fin soit un peu celle de "La mémoire des murs". Je redoutais fort d'être déçue mais finalement, non ! La fin m'a plu.

En fait, tout le long, Tatania de Rosnay a réussi à gagner mon intérêt et à vouloir savoir ce qui se passerai pour cette femme dont le monde s'écroule après que son fils ait eu un accident.

A quelques reprises, j'ai eu peur de la tangente que le livre aurait pu prendre mais mes craintes ne sont pas matérialisées sous mes yeux.

Même si souvent, je n'arrivais pas à me mettre à la place de cette mère, j’arrivais à la comprendre, à ne pas trop juger.

J'ai aimé l'image du couple qui est peinte dans cette courte histoire. Leur différentes approches pour vivre le drame, leur mutisme, leurs incompréhensions, leurs non-dits, la fragilité-force du couple dans de tels drames.

J'ai aimé aussi, fatalement, l'image de la mère. Celle qui veut se battre pour juste comprendre.

J'ai retrouvé la plume fine qui décrit à merveille les émotions et raconte une histoire lourde avec des pointes d'humour pour décanter un peu le tout.


Note : 7.5/10


mardi 20 janvier 2015

"La mémoire des murs" de Tatania de Rosnay


Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai eu un véritable coup de cœur pour "Elle s'appelait Sarah", mais j'avais été déçue par "Boomerang". Je voulais retrouver ce qui m'avait plu dans ma première découverte de l'auteure.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai retrouvé une style implacable qui donne une envie folle de tourner les pages et de savoir. 
Une frénésie de lecture se met alors en place et il devient presque impossible de lâcher le livre. 
Et pourtant... je n'ai pas aimé cette lecture.

L'histoire est intéressante mais troublante et dérangeante. Elle laisse un petit sentiment de malaise difficile à qualifier.

Pascaline est une femme de 40 ans qui vient de se séparer. Elle vit mal sa nouvelle vie mais trouve enfin un appartement, proche de son travail, dans lequel elle devrait s'y trouver bien. Contre toute attente, il se passe des choses bien étranges dans son nouvel appartement...

A bien des égards, j'ai trouvé qu'il manquait de développements dans le livre. Je me serait attendue à un autre développement par rapport à la quête de Pascaline, au par rapport au support qu'auraient pu lui donner sa mère et son nouvel ami.

Ensuite, je n'ai pas réussi à trouver le personnage qui parle au "je" sympathique. Aucune empathie dans sa situation. On a envie qu'elle se ressaisisse mais on ne lui fait pas vraiment confiance. J'ai trouvé très peu crédible certaines attitudes surtout les mensonges qu'elle sort de façon très peu naturelle à certaines personnes de son entourage.

La fin aurait pu être une bonne fin, relativement inattendue mais je l'ai trouvé assez mauvaise en fait, mal agencée.


Verdict :
Ce livre a été écrit juste avant "Elle s'appelait Sarah" que j'ai nettement préféré.
Le style ne m'a pas déplu mais l'histoire, elle, ne m'a absolument pas convaincue.

Note : 6/10

lundi 12 janvier 2015

"Pas pleurer" de Lydie Salvayre


Pourquoi avoir lu ce livre ?

C'est ma belle-mère qui me l'a offert lors de ses dernières vacances chez nous (pour la Toussaint).
J'aime les choix de ma belle-mère alors j'ai posé ce livre sur le dessus de ma PAL pour une de mes prochaines lectures.

Ce que j'en ai pensé :

Alors, j'ai aimé mais j'ai quelques réserves.

Commençons par ce que j'ai aimé :
J'ai aimé cette période de l'histoire d'Espagne. 
C'était très drôle d'ailleurs car j'ai lu ce livre immédiatement après "Ce que le jour doit à la nuit" qui se commençait en Algérie à la fin des années  30.
Là, nous sommes en 1936 en Espagne ;)

Donc, je disais, j'ai aimé lire sur le début de la guerre civile en Espagne. Voir comment le mouvement de révolte et de contestations entre les nationalistes, les républicains, les rebelles putschistes a commencé dans les villages et dans les villes espagnoles. J'ai aimé sentir le début des animosités, des tensions, de la formation de groupes.

J'ai aimé savoir que l'on parle d'un véritable témoignage de la maman de l'auteure.

J'ai aimé d'ailleurs les personnages, leurs histoires, leurs espoirs, leurs désillusions, leurs destins forcés, leurs bonnes et moins bonnes décisions...

Suivons par mes bémols :
Même si cela avait pour vocation d'être un effet de style, cela m'a agacé que certaines phrases ne se terminent pas.

Par ailleurs, je sais lire l'espagnol et le comprend relativement bien donc, je n'ai pas été gênée par toutes ces interventions en espagnol ou dans une langue "pseudo-franpagnole" mais je me dis qu'une traduction de bas de page aurait été nécessaire. J'imagine toutes ces personnes qui ne savent pas lire l'espagnol qui vont être frustrées.
Lorsque la mère parle à moitié français à moitié espagnol, j'ai souvent souri car cela me fait penser à ma famille qui parfois parle un pseudo "frantugais" mais à certains moments, je n'y pas vraiment cru. Comme si le tout était assez inégal.

Enfin, je n'ai pas bien compris la pertinence des interventions de la soi-disant deuxième voix du lire, à savoir, le témoignage croisé de Bernados. Le lien n'est pas clair et les insertions de ses écrits semblent tombées comme un cheveu dans la soupe. Il me semble qu'il y aurait eu matière à mieux lier les deux histoires ou en faire un témoignage complémentaire.

Verdict :
Un livre fort intéressant pour son cadre historique mais pour lequel je n'ai pas adhéré à 100%.

Note : 7/10

vendredi 2 janvier 2015

"Robe de marié" de Pierre Lemaître




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il y a un certain temps, je voyais ce livre partout sur les blog avec toujours des commentaires dithyrambiques. Une fois la vague passée, je voulais me faire mon propre avis, à mon tour.

Ce que j'en ai pensé :

J'ai adoré ! 

J'ai été complètement séduite par l'histoire. J'ai été très intriguée par la vie de Sophie. Comment a t-elle pu arriver à ce stade ? est-elle folle ? que s'est-il passé ?
Puis, je me suis prise d'empathie pour elle et comme lors de ma lecture de "Juste une ombre" de Karine Giebel, je voulais tellement qu'il ne lui arrive rien !

Une construction en trois parties pour remettre en place les morceaux du puzzle et anticiper le pire. Trois partie pour comprendre les pires dangers que court Sophie. Trois partie pour avoir le cœur qui bat à la chamade.

Je ne veux pas trop en dire car je ne veux rien dévoiler et te laisser la découverte de lecture...

Un livre qui pourrait fort bien être adapté au cinéma ou à la télé.


Verdict :
Je découvre Pierre Lemaître avec cet excellent thriller psychologique. Il va s'en dire que je vais continuer à découvrir sa bibliographie.

Mon amie qui a lu ce livre tout de suite après avoir lu à maintes reprises mon engouement par email n'a pas été aussi emballée que moi. Et toi, cher toi, l'as-tu lu ? Qu'en as-tu pensé ?

Note : 9/10


dimanche 9 novembre 2014

"Kinderzimmer" de Valentine Goby




Pourquoi avoir lu ce livre ?

Parce qu'il avait reçu pas mal de belles éloges ces derniers mois et parce que j'adore les livres traitant de la seconde guerre mondiale.


Ce que j'en ai pensé :

Ahh qu'il me fait de la peine d'annoncer que je n'ai pas réussi à aimer autant que je le souhaitais !

J'ai vraiment apprécié cette histoire et le fait que l'on parle, pour une fois, des déportations de non-juifs. 
L'histoire est centrée sur la déportation de Mila, prisonnière de guerre pour avoir collaboré dans la transmission de messages codés. A peine arrivée au camp, elle se rend compte qu'elle est enceinte. 

On va suivre un parcours de femme enceinte qui va accoucher en camp de concentration et vivre de peur, de désarroi, d'apprentissages à la dure, de soutien et de solidarité entre prisonnières, de rêves et d'espoirs brisés.


L'histoire est poignante et intéressante mais j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans. J'ai trouvé le tour très laborieux. Le livre est mince mais j'ai plusieurs fois failli arrêter car je trouvais cette lecture éreintante et cela me frustrait de ne pas être plus motivée à vouloir continuer. C'était souvent un soulagement de poser le livre car j'étais arrivée au travail ou à la maison. C'est assez mauvais signe...

Ce qui a fait barrage, c'est l'écriture. J'ai trouvé que le style haché était oppressant avec ces phrases courtes, saccadées et parfois sans verbe. Alors, oui, cet effet de style est voulu puisqu'il permet de rajouter une dimension d'angoisse pour Mila, la narratrice. Mais ça a été trop pénible pour moi.
L'ambiance lourde du camp est vraiment présente et à la limite du supportable parfois.



Je pense que l'on peut clairement parler de rendez-vous manqué. Je sais que si j'avais lu ce livre à un autre moment, j'aurai adoré.



Verdict :

Un livre poignant, sensible avec une histoire des plus intéressantes mais une écriture qui ne cadrait vraisemblablement avec mon humeur du moment.
Un rendez-vous raté qui me laisse un vrai sentiment mi-amer.

Note : 6/10 

dimanche 5 octobre 2014

"Gataca" de Franck Thilliez



Pourquoi avoir lu ce livre ?
La fin de "Syndrome E" était juste insupportable et j'ai donc voulu très rapidement connaître la suite et savoir ce qu'allaient devenir Lucie Hennebelle et Franck Sharko.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai lu le début de l'histoire à la fin de "Syndrome E" car elle était présente comme publicité dans mon édition. C'est donc avec beaucoup d'impatience que je voulais savoir comment tout allait se passer. J'étais aussi très curieuse de savoir quelles seraient les nouvelles aventures policières dont nos agents seraient en charge.

En lisant ce deuxième tome du dytique sur la violence, on est dans le domaine du connu, ou presque. On retrouve deux personnages qui m'ont plu au premier tome, une enquête intéressante (même si, cette fois, un peu lente à démarrer), une enquête alambiquée, un sujet d'étude intéressant (la génétique), et une enquête qui finit sur les chapeaux de roue.

J'ai encore adoré voir toutes ces pistes qui se croisent, qui s'emmêlent, qui me mettent à douter sans cesse.
Mais j'en encore plus aimé voir évoluer les deux protagonistes. Je ne peux rien vraiment dire de leur histoire sans spoiler ce qui s'est passé dans le premier tome alors je dirai juste que j'ai aimé ce qu'ils doivent vivre.

J'ai été très surprises à plusieurs endroits. Je suis une spectatrice/lectrice tellement crédule que j'ai eu parfois de petits chocs devant certaines révélations.

J'ai aimé sentir, une nouvelle fois, que Franck Thilliez se soit documenté et les faits scientifiques sont détaillés de façon très justes, ce qui fait de ce récit une entité très crédible.

Verdict :
Une suite de "syndrome E"fort sympathique mais qui s'appréciera d'autant mieux s'il est lu après le premier épisode.

Note : 8.5/10

lundi 22 septembre 2014

"Où on va papa ?" et "Mon dernier cheveux noir - Avec quelques conseils aux anciens jeunes" de Jean-Louis Fournier

 



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Je suis toute émotionnée ! En discutant de la PAL de Mo', on s'est aperçues qu'on avait certaines livres en communs. Mo' m'a proposé de faire une lecture commune de "Où on va papa?". Elle, elle était en train de finir "Veuf". Et moi, j'avais aussi "Mon dernier cheveu noir" dans ma liste.
Donc, nous décidé de lire 2 livres de Fournier et un de ces deux là sera donc vraiment en commun.


Commençons par "Où on va papa ?" :

Ce que j'en ai pensé :

N'y allons pas par quatre chemins, je me suis prise une claque. Je ne savais pas sur quel terrain miné je m'engageais en me lançant dans cette lecture !
Je n'avais aucune idée du sujet du livre et seul le titre un peu naïf, comme une réplique d'enfant, me faisait penser à un livre léger et drôle...
Alors oui, d'une certaine façon c'est drôle. Il y a une énorme dose d'humour ... noir !

Mais revenons au début :
"Cher Mathieu,
Cher Thomas,
 Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait, ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…"

Oui, parce que Mathieu et Thomas sont "anormaux". 

Jean-Louis Fournier, après une toute petite introduction nous plonge dans de brefs chapitres, avec de courtes phrases percutantes et nous présente avec beaucoup d'ironie, de sacarsme et un soupçon d'impertinence, sa vie de père d'enfants qui ne cadrent pas dans la société dans l'image idéale qu'il se faisait d'une vie de famille qui impliquait des enfants en santé.

J'ai dévoré ce petit livre. Une fois commencé, j'ai eu vraiment du mal à le reposer (c'était sans compter l'aide de mon petit loulou). 

J'ai été secouée par les propos, par la transposition, par certaines phrases chocs mais malgré tout j'ai beaucoup aimé.

Quel parent, en attente d'un enfant n'a pas imaginé le pire en se demandant se qu'ils feraient si ils avaient un enfant handicapé ?

Je sais que ce livre a fait polémique car il a choqué du monde. Mais moi, j'ai trouvé de derrière cet humour noir et cinglant, on sent quand même l'amour de ce père qui ne s'est pas toujours senti à la hauteur. Un père qui a été désillusionné, qui a perdu espoir et dont tous les rêves ont tombés même lorsqu'il rêves d'avenirs complètement incongrus pour ses fils.

Je suis tombée sur le blog de son ex-femme qui a senti le besoin de se justifier et de démonter un peu ce livre pour remettre les points sur les i. Une démarche légitime même si finalement, la moitié du lectorat n'aura pas été choqué par cette lecture et aura su, je pense, faire la part des choses entre ce qui est dit et ce qui a du être ressenti.

Verdict :
Une lecture coup de poing qui se lit vraiment très. Un ton léger sur un sujet qui, lui, ne l'est pas du tout. 

Note : 9/10

Poursuivons par "Mon dernier cheveu noir. Avec quelques conseils aux anciens jeunes" :

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Ce que j'en ai pensé :

On imagine aisément avec le titre que l'on va parler de vieillissement.

Encore une fois, Jean-Louis Fournier nous sert de très courts chapitres remplis de réflexions sur la vieillesse et bourrés de jeux de mots.
J'ai retrouvé ce petit ton impertinent, acerbe et ironique pour nous parler des vieux, de lui.

Là encore, c'est court, c'est rapidement avalé et ça laisse un sourire aux lèvres même si l'on parle d'un sujet souvent tabou.

Je ne développerai pas plus car je n'ai, finalement, pas grand chose à raconter mais je te laisse avec ces quelques extraits : 
"Mon arrière-grand-père est mort, mon grand-père est mort, mon père est mort… Je crains que ce soit héréditaire."
"Vous savez comment on s’aperçoit qu’on est vieux ? Quand, même bronzé, on reste moche."
 "Il y a cinquante ans, la durée moyenne de vie était de soixante-dix ans. La durée moyenne d'un film était de quatre-vingt dix minutes. Aujourd'hui, la durée moyenne de vie est de quatre-vingt dix ans. La durée moyenne d'un film de cent vingt minutes. 
C'est mieux?
Ça dépend du film."



Verdict :
Un petit recueil sur quelques réflexions sur la vieillesse et la mort. A nouveau, une lecture rapide et sur un ton léger mais grinçant.

Note : 8/10


Bonus
Filons vite vite vire voir ce qu'a pensé Mo' de "Où on va papa?" et "Veuf". 
Moi, j'en ai déjà une petite idée vu nos quelques courriels échangés ;)

jeudi 4 septembre 2014

"Le syndrome E" de Franck Thilliez



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Cela faisait longtemps que je croisais le nom de Thilliez sur les blogs et j'étais curieuse de me faire mon propre avis.
J'ai choisi ce titre complètement au hasard et me suis lancée même si la couverture ne m'inspirait pas du tout. 

Ce que j'en ai pensé :
Le début de ce livre est assez accrocheur. Deux intrigues se côtoient : un homme se trouve aveuglé par un film, des crânes sciés sont découverts. Deux protagonistes vont plancher chacun sur une de ces intrigues. Ces intrigues finiront-elles par se croiser ? Ont-elles un lien entre elles ? Les deux protagonistes vont-ils travailler ensemble ?
Tout plein de questions que se posent le lecteur (enfin, moi quoi ...) et qui donnent envie de poursuivre pour comprendre.

J'ai trouvé à la fois le rythme dynamique et fluide, l'intrigue intéressante, la trame du récit suffisamment alambiquée et réfléchie, les personnages intéressants et attachants et la fin un peu bâclée/précipitée en ce qui concerne la conclusion des enquêtes mais surtout frustrante en ce qui concerne les protagonistes.

J'ai aimé que l'enquête amène les policiers dans plusieurs pays. J'ai aimé aussi leur méthode de réflexion et leurs processus de résolution pas-toujours-catholiques. Bon, comme souvent dans les polars, ce qui fait la force du livre ce sont ces policiers hors-du-commun, un peu bourru. Ici, on n'échappe pas à la règle et même si on a une impression de déjà-vu, j''ai aimé la psychologie des personnages, leur complexité et la façade cachant de lourds secrets.


Verdict :
Une histoire policière qui se tient et qui est intéressante, documentée, intelligente.

Je ne connaissais, donc, pas Thilliez mais cette première lecture m'a séduite et je vais replonger très prochainement dans un autre de ces romans. Pour commencer, dans Gataca pour la suite de ce dyptique et ensuite dans les précédents livres pour retrouver les protagonistes dans leur enquêtes passées.

Une source fiable me susurre à l'oreille qu'il s'agirait de son 8ème livre publié. Cette même source m'explique que les 2 protagonistes apparaissent déjà 3 fois dans le passé mais jamais réunis dans le même livre. 





Note : 8.5/10

dimanche 16 février 2014

"Les évaporés" de Thomas B. Reverdy




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'étais en vacances chez ma belle-mère pour Noël et elle m'en a parlé, m'a donné envie de le lire et c'est avec plein d'enthousiasme que j'ai fais une pause dans ma lecture du moment pour découvrir ce livre te le lire en 2 soirées.
(Oui, tu le remarqueras cher toi que je rédige ce billet 2 mois après avoir lu ce livre ... donc il se peut fort bien que mon billet soit encore plus décousu qu'à l'habitude).

Ce que j'en ai pensé :
En général, j'aime toutes les lectures que ma belle-mère me recommande. Cette lecture n'a pas fait exception à la règle. J'ai aimé.

En fait, plus que l'histoire qui, à certains endroits, ne m'a pas toujours convaincue, ce sont les références culturelles japonaises qui m'ont marqué. J'aime quant, au travers d'une lecture, j'apprends des choses historiques ou socio-culturelles. Et là, j'ai été servie car j'ai découvert une notion qui m'était complètement inconnue : les évaporés au japon. Ces personnes sont des personnes disparues que personne ne recherche, pas même la police ni la famille qui en a honte. 

C'est ainsi que Kaze, un homme dans la soixantaine prépare son départ, part puis essaye de se faire une nouvelle vie. En parallèle, on va suivre sa fille Yukiko, immigrée à San Francisco qui va revenir au japon pour essayer de le retrouver avec un de ses ex, Richard, un détective privé sur lequel elle mise beaucoup pour comprendre ce qu'est devenu son père.

Je ne connaissais pas Thomas B. Reverdy. J'ai croisé beaucoup de tes billets, cher toi, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de rencontrer cet auteur et je dois admettre que j'aime beaucoup son style. Il y a une sorte de poésie au détour de chacune de ses phrases. On y sent une grande sensibilité. Ça m'a plu.

J'ai aimé que l'histoire soit faite dans un Japon contemporain, celui après le tsunami, celui après la drame de Fukushima, celui où l'on parle encore de Yakuzas, celui où le respect des traditions et de l'honneur sont encore là, celui dans lequel il y a des classes sociales en grande difficultés, celui où la pudeur japonaise tranche avec le monde des marginaux.

Verdict :
Une belle découverte grâce à belle-maman. J'ai envie de lire d'autres livres de Thomas B. Reverdy et d'autres livres sur le Japon :)

Note : 8.5/10