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vendredi 4 janvier 2013

"Les cendres d'Angela" de Frank McCourt

Éditions : Pocket, 2011
Date de première publication : 1996
537 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Je me souviens avoir vu plusieurs critiques du livre (mais plus du film) il y a quelques années et je m'étais dit qu'il faudrait que je le lise un jour.
C'est un livre que j'ai acheté à une vente de livres d'occasion pour une vente de charité au travail (je ne sdais plus si je l'ai payé 25, 50 cents ou 1$, mais une super aubaine en bref). 

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
" Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique. " C'est ce que décrit Frank McCourt dans ce récit autobiographique. Le père, Malachy, est un charmeur irresponsable. Quand, par chance, il trouve du travail, il va boire son salaire dans les pubs et rentre la nuit en braillant des chants patriotiques. Angela, la mère, ravale sa fierté pour mendier. Frankie, l'aîné de la fratrie, surveille les petits, fait les quatre cents coups avec ses copains. Et, surtout, observe le monde des adultes. La magie de Frank McCourt est d'avoir retrouvé son regard d'enfant, pour faire revivre le plus misérable des passés sans aucune amertume.

Ce que j'en ai pensé :

Voici une autobiographie fort intéressante. D'une part, on suit l'histoire d'une famille irlandaise dans les années 1935-1949. Le narrateur est le petit Frank(ie). Au début du livre, il a environ 4 ans et on le suit jusqu'à la fin de son adolescence. Au début, on nous raconte l'histoire de ses parents, comment ils se sont retrouvés à vivre aux Etats-Unis, comment ils se sont rencontrés, comment ils se sont mariés, comment ils ont eu des enfants puis, comment ils sont rentrés en Irlande, comment ils ont vécu dans la misère et comment les enfants sont survécus (pour ceux qui en ont eu la chance).
Au fur et à mesure, la narration mûrit avec le narrateur qui grandit.
J'ai aimé ce roman car on y parle d'un pan de l'histoire (autour de la seconde guerre mondiale) de plusieurs irlandais qui ont immigré, qui ont participé à l'effort de guerre et qui ont essayé de survivre dans de difficiles conditions. Ce qui aurait pu être un livre qui dénonce les injustices, la misère mais surtout qui aurait pu être un livre rempli d'amertume et d'apitoiement. Il n'en est rien. Ce livre a même une bonne dose d'humour et d'optimisme. 
Au début, en commençant le livre, je ne me souvenais pas qu'il s'agissait d'une histoire autobiographique et au fur et à mesure des galères que vit la famille du petit Frank, je me suis dit que c'était beaucoup de malchance d'un coup pour une même famille. Au final, quand je me suis rendue compte que le tout était vrai, je me suis dit que la vie était souvent  fichtrement mal faite et qu'il y a, en effet, des gens qui en arrachent vraiment dans la vie !
Dans ce livre, Frank McCourt nous parle de la pauvreté (manque d'argent), de la perte d'enfants, de l'alcoolisme, de dépression, du manque d'éducation, de la recherche de combines/petits travaux pour gagner un peu d'argent, la faim, le froid, les conditions misérables pour se loger, de l'abandon d'un père qui n'a jamais assumé son rôle...
J'ai aimé la façon dont les dialogues s'insèrent dans la narration mais je n'ai pas aimé toutes les paroles des chansons que chantent le père McCourt.
J'ai aimé l'histoire de cette famille et surtout celle de Frank et j'ai été déçue que cela s'arrête à la fin de l'adolescence. Ce livre appelle une suite ... (et heureusement, il y en a une ! (enfin deux)). 

Verdict :
Un livre vraiment touchant et intéressant (sûrement mon côté fille qui me fait aimer connaître la vie des autres, surtout quand cela se passe au milieu du siècle dernier).
Sans me rappeler des détails du livre, je me souviendrai très (très) longtemps de ce livre puisque c'est celui qui m'a suivi à l'hôpital avant la venue de loulou ;)
Je lirai probablement, un de ces jours, la suite "C'est comment l'Amérique?" et peut-être la fin "Teacher Man". Je pourrai aussi me pencher sur les écrits de son frère  Malachy McCourt ou lire leur pièce de théâtre écrite à quatre mains "A Couple of Blaguards" 

Note : 7.5/10

Bonus : le billet de Yspaddaden

mardi 3 juillet 2012

"Dracula" de Bram Stoker



 Lu sur Kindle
Date de publication du titre original : 1897


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'avais envie de me plonger dans l'histoire originale. Et comme avec mon Kindle, c'est super facile de l'obtenir (3 secondes gratuitement), je ne me suis pas privée.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
(en fait voici le résumé le LaProcure.com)
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. À son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...
Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d'inspiration inépuisable.

Ce que j'en ai pensé :
Le début de l'histoire est géniale. J'ai aimé l'ambiance lugubre, lourde et oppressante en Transylvanie puis le retour en Angleterre. 
J'ai aimé la suspicion grandissante de Jonathan Baker lorsqu'il se retrouve dans le château de Dracula. J'ai aimé les échanges de lettres entre Jonathan et sa fiancé Mina. La lecture de ces lettres et du journal intime de chacun des personnages est intéressante et donne un petit côté de voyeurisme comme je les aime dans les livres épistolaires ou les journaux intimes. Globalement, d'ailleurs, je trouvais cela intéressant de voir les différentes lettres échangées entre les personnages, les différents articles de journaux, les différents journaux intimes; cela donnait efficacement le point de vue de tous et chacun.
J'ai aimé l'histoire de Lucy, l'amie de Mina qui se meurt peu à peu d'un mal étrange et autour de laquelle gravitent plusieurs hommes pour tenter de la sauver avec des transfusions de sang pour le moins archaïques (Rappelons que nous sommes au 19ème siècle :) ).
La deuxième partie, elle, souffre de trop de longueurs. Je n'ai pas apprécié les longues tergiversations des personnages pour décider comment agir face à Dracula. Si j'ai aimé leur quête dans les cimetières, les bas fond de la ville, je n'ai pas aimé leur lenteur à prendre des décisions.
Mina que je trouvais intelligente et courageuse m'a semblé tellement fade et mièvre  dans cette deuxième partie.
La fin, que l'on connait tous, semble tellement facile et pauvre comparé à la puissance de Dracula. Un peu (voir beaucoup) déçue de cette fin, je suis.

Verdict :
Je connaissais déjà l'histoire de Dracula mais les détails étaient devenus flous. Cette lecture m'a permis de rafraîchir ma mémoire mais de surtout plonger à la source.
Si je suis contente d'avoir pris le temps de lire ce livre, je suis quand même déçue par mon intérêt amenuisant.
Cela reste un classique mais qui, je trouve, a passablement vieilli.
L'avantage c'est que j'ai envie, maintenant, de voir des adaptations cinématographiques pour voir à quel point on y retrouve l'ambiance du livre et surtout de voir comment sont traités chacun des personnages et des épisodes de cette histoire.

Note : 6.5/10


lundi 26 mars 2012

"The book of the lost things" de John Connolly

 Editions : Washington Square Press, 2007
Traduction française : "Le livre des choses perdues"
480 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Il y a quelque temps, on voyait ce livre partout sur les blogs. Je l'avais repéré : je voulais le lire. Tu comprends, j'étais intriguée. J'avais lu des livres de John Connelly mais c'étaient des thrillers. Là, on parlait plus d'un livre de jeunesse. Curieuse un jour, curieuse toujours.
Je l'ai finalement acheté lors d'une traditionnelle virée chez Barnes and Noble à Rochester lors d'un week-end.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :  
Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère. Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire. Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins...

Ce que j'en ai pensé :
Le début m'a énormément plu. J'ai aimé ce garçon, David, et son attachement à sa maman. J'ai aimé la relation qu'ils avaient ensemble mais aussi la relation qu'ils avaient avec les livres. J'ai aimé voir comment David a dû mal à s'adapter à sa nouvelle vie. Et puis j'ai adoré voir que comme moi, il entendait les livres lui parler. (Enfin, moi, quand les livres me parlent c'est uniquement parce qu'ils veulent que je les ramène chez moi .. là c'est un peu moins gentil comme approche).
J'ai aussi cette ambiance de seconde guerre mondiale à Londres et aux alentours.
Ensuite, j'ai été déstabilisée quand David rentre dans un monde étrange. Je me suis dit "Ohhh non, pas un autre Fablehaven, s'il vous plait, je n'ai pas envie de ça là, maintenant tout de suite" et ça m'a pris un bon gros 40 pages avant de rentrer vraiment dans cette nouvelle dimension où les contes sont détournés, où les personnages sont tour à tour sympathiques ou dangereux.
J'ai adoré la réécriture de certains contes. Blanche-Neige est celle qui m'a fait le plus rire.
Cette quête initiatique du passage à l'âge adulte, de la gestion de ses craintes et de l'acceptation de changements familiaux est relativement intéressante mais soyons franche, je m'attendais à un peu plus.
J'ai aimé l'annexe présente à la fin du livre où l'on retrouve les contes originaux.
Mais avant tout, j'ai aimé l'entrevue de John Connolly que l'on trouve à la fin.
(J'adore cette couverture de livre ! j'adore le rouge, j'adore le noir, j'adore les dessins et le relief de ceux-ci. Oui, superficielle, je suis).

Verdict :
Même si j'ai passé un très bon moment, je pense que j'avais placé la barre très haute. Si tel n'avait pas été le cas et si j,avais découvert le livre sans en avoir entendu parler avant, il aurait été presque certain que j'aurai été encore plus emballée.

Note : 7/10

Bonus : les billets de Aifelle, Cathulu, Cocola, Emeraude, Karine:)Leiloona, Liliba, Manu, Theoma