Affichage des articles dont le libellé est club de lecture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est club de lecture. Afficher tous les articles

lundi 17 juin 2013

"Le monde inverti" de Christopher Priest


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que :
1. le thème de lecture était la SF/Fantasy pour la rencontre du mois de juin du club de lecture.
2. Mélanie, de la librairie Neverland, m'a recommandé cet auteur quand je suis passée la voir pendant mes vacances en France.
3. Je ne connaissais pas Christopher Or, il parait que c'est un écrivain très réputé et reconnu dans le domaine de la science fiction et ce livre a gagné, en 1974, le prix British Science Fiction.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture : 


Ce que j'en ai pensé :
L'écriture est telle que Mélanie me l'avait décrite : fluide et travaillée. C'est très plaisant à lire.

Le monde inventé par Christopher Priest, lui, est intrigant et original. On cherche, comme le protagoniste à comprendre comment il fonctionne mais surtout pourquoi il fonctionne comme cela. Sans en dévoiler trop, la ville dans laquelle vit Helward Mann est une ville qu'il faut faire avancer (au sens littéral du terme : il faut la faire se mouvoir sur des rails). Après une formation théorique dans la crèche, Helward va se former  dans différentes guildes et va devoir progressivement, par lui-même, essayer de comprendre pourquoi cette ville doit avancer.

J'ai trouvé intéressant que les différentes parties du livres alternent le style de narration (des fois c'est Mann qui narre et d'autres fois, un narrateur externe).

J'ai aimé le cheminement progressif de Mann, les questions qu'on lui pose ou qu'il va se poser et qui vont l'amener à réfléchir.

J'ai adoré cette notion de relativité, de points de vue, de transformation de la réalité, de prismes de vision, de formatage du cerveau, du passage relatif du temps.

Par contre, si au départ j'ai admiré la description des détails de constructions des rails de la ville, j'ai trouvé, à la longue, trop de redites et quelques longueurs.

Verdict :
Un livre, me semble t-il, assez incontournable dans le style. Un roman d'apprentissage dont l'originalité du monde est intéressante. (Je suis toujours admirative devant ceux qui ont vraiment une belle imagination).

Note : 7/10

samedi 30 mars 2013

Club de lecture : "De sang et d'ébène" de Donna Leon


Éditions : Libra Diffusio, 2009
Date de première publication : 2005
372 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Il y a 2 jours, je te parlais de mon excès de zèle ... et, ayant reçu ce livre juste après avoir fini le premier et quelques jours avant la rencontre du club de lecture, je me suis lancée dans cette deuxième rencontre avec le commissaire Brunetti.

Je ne l'avais pas fini lors de la rencontre (il me restait à lire une trentaine de pages) mais ce n'était pas bien grave...


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Venise, un soir d'hiver. Un vendeur à la sauvette africain est assassiné au beau milieu de Campo San Stefano. Un groupe de touristes américains était sur la place, marchandant des contrefaçons de sacs de marque, mais personne n'a rien vu qui puisse aider la police. Le commissaire Brunetti est chargé de l'enquête et il a du mal à comprendre les raisons d'un tel crime : les immigrants sans-papiers vivent repliés sur eux-mêmes dans des squats insalubres, sans contact extérieur... Cela ressemble fort à un règlement de comptes au sein' de la communauté et sa hiérarchie lui conseille de laisser tomber ses investigations. Mais Brunetti veut en avoir le coeur net. Il fouille les quelques affaires de la victime et dans une petite boîte, il retrouve des diamants bruts dissimulés dans du sel... Qui était réellement cet immigrant ? Et comment s'est-il retrouvé en possession d'un tel trésor ?


Ce que j'en ai pensé :
Cette deuxième rencontre a été à la fois plus sympathique que la première et un peu moins. 

Plus sympathique car j'ai aimé rencontrer un peu plus la famille de Brunetti. On a quelques longues scènes avec les enfants Chiara et Raffi et on voit notamment les questionnements d'éducation de Paola vis-à-vis de sa fille qui émet quelques commentaires racistes, elle qui a toujours été élevée dans la tolérance. J'ai aimé cet aspect familiale avec les relations mère-fille et parents-enfants.
J'ai aussi aimé, à la fin, découvrir le beau-père de Brunetti et voir que le commissaire n'aime pas tout le monde de façon égale dans sa belle famille...

J'ai aussi bien aimé les thèmes présents dans ce tome : les immigrants sans papiers, le racisme, les vendeurs de contre-façons dans les rues, la gemmologie et les secrets d'états.

J'ai toujours aimé cette ambiance de Venise et de ses habitants.

Par contre, j'ai trouvé l'enquête un peu moins passionnante... Non, en fait, le développement, je l'ai aimé, c'est la fin que j'ai trouvé trop rapide, encore une fois, pas assez développé, car le tout est complexe et la vitesse de fin ne permet pas de bien comprendre facilement, sans une relecture (enfin, je dis ça mais je lisais avec un bébé de 3 mois et demi dans les bras, cela ne devait pas vraiment aider à la concentration), les tenants et aboutissants de cette histoire.


Verdict :
Une deuxième rencontre du même calibre que la première mais pas pour les mêmes raisons.
Une lecture sympathique mais pas enthousiasmante.

Note : 7/10


Bonus : Le billet du Papou qui l'a lu il y a quelque temps 

jeudi 28 mars 2013

Club de lecture : "Mortes-eaux" de Donna Leon

Éditions : Points, 2011
Date de première publication : 2004
310 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour le club de lecture, Le Papou a proposé que nous lisions un livre de Donna Leon. Parce que j'aime faire du zèle, j'en ai réservé 3 à la bibliothèque. Non, en fait, il m'est souvent arrivé de ne pas avoir mes livres réservés à temps que j'ai voulu mettre le maximum de chances de mon côté pour récupérer au moins un livre quelques jours avant la rencontre et avoir surtout le temps de le lire.
Le premier livre reçu a été celui-ci. Je l'avais choisi en clin d'oeil à notre dernière discussion au club de lecture où Yo disait qu'elle trouvait que l'on parlait trop de poissons et fruits de mer dans "Rosa Candida"... ici, la thématique serait encore plus intense :)

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Pellestrina, petite île située dans la lagune de Venise. Deux pêcheurs de palourdes sont retrouvés noyés dans les débris de leur bateau, leurs corps lardés de coups de couteau. Le commissaire Brunetti doit mener l’enquête au sein d’une communauté unie par un code de loyauté et une méfiance instinctive vis-à-vis des étrangers. Loin du monde raffiné de la Sérénissime, dans cette ambiance digne d’un village sicilien, la loi du silence est de mise. Pour tromper la méfiance des insulaires, Brunetti a l’idée d’envoyer sur place sa secrétaire, la signora Elettra. Celle-ci accepte de jouer les espionnes et de séjourner dans l’île, où elle a des parents. Mais Brunetti ne tarde pas à regretter sa décision lorsqu’il apprend qu’un troisième meurtre vient d’être commis à Pellestrina. Il se retrouve alors déchiré entre son désir de démasquer le coupable, son inquiétude pour la sécurité d’Elettra et les sentiments quelque peu ambigus qu’il nourrit pour elle …

Ce que j'en ai pensé :
Ma première rencontre avec le commissaire Brunetti a été assez sympathique. 
J'ai aimé le personnage et sa femme Paola que l'on rencontre aussi assez souvent. 
J'ai aimé aussi le personnage d'Elettra mais surtout ces petites discussions "houleuses" et fermes avec Brunetti. Mais ce que j'ai préféré, c'est l'ambiance des îles proches de Venise et du monde des pêcheurs qui vivent isolés et qui n'aiment pas voir des étrangers dans leurs pattes.

Comme on m'avait prévenu, on parle beaucoup de cuisine italienne dans les livres de Donna Leon mais on parle aussi beaucoup de la société contemporaine italienne (les difficultés des pêcheurs, l'écologie, la corruption et la mafia). 

Il ne faut pas chercher une enquête policière très haletante mais il y a juste assez d'acharnement de la part de Brunetti pour comprendre les meurtres qui ont eu lieu et que l'on se laisse porter par une lecture sympathique et facile. Irai-je jusqu'à dire relaxante ?

La seule chose qui m'a un peu moins plu c'est que j'ai eu l'impression que la fin était finalement un peu abrupte mais j'ai aimé la petite fin ouverte qui nous fait nous questionner sur ce que deviendra un des personnages de la série ...

Verdict :
Un petit policier sympathique qui se passe à Venise, écrit par une américaine qui vit là-bas depuis plus de 30 ans.
Plus que l'enquête qui m'a moyennement convaincue, j'ai aimé l'ambiance de Venise, ses préoccupations, sa population et les personnages présents.

(J'ai trouvé intéressant cette remarque sur un de ces sites officiels de Donna Leon  : "Donna Leon refuse que ses livres paraissent en Italie : « Je ne prends aucun plaisir à être une personne célèbre, a-t-elle déclaré sur une chaîne de radio américaine. La teneur de ma vie changerait du tout au tout si mes romans étaient traduits en italien, car je suis complètement anonyme ici ! »

Pour ce club de lecture, j'ai trouvé intéressant que seules deux personnes aient lu un titre en commun pour cette rencontre (C'est sans compter Renée qui en a lu plusieurs par le passé et donc avait déjà lu plusieurs titres que nous avons individuellement choisi, Lucie, elle, se reprendra car elle a du prendre le seul roman de Donna Leon qui ne met pas en scène le commissaire Brunetti mais on ne peut pas la blâmer : elle a été automatiquement attirée par une histoire de musicologue :) ). 
Le recoupement de nos impressions à travers différentes histoires d'une série avait un certain intérêt !

Note : 7/10

mardi 19 février 2013

Club de lecture : "Rosa Candida" de Audur Ava Ólafsdóttir



Éditions : Zulma, 2010
336 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?

Il s'agit d'un des deux livres qui a été choisi pour la première réunion du club de lecture de 2013 (nous nous sommes rencontrés le samedi 16 février dans le bistro d'Olivieri).

Comme la vague d'intérêt pour ce livre est passée (le pic était l'an passé ou peut-être l'année précédente... je ne me souviens plus de quand j'ai lu une tonne d'avis sur ce livre...), j'ai réussi à me procurer rapidement ce livre à la bibliothèque (pas comme le second livre "La fiancée américaine" pour lequel, je suis en attente depuis la fin octobre et que je n'ai toujours pas reçu ...)

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.


Ce que j'en ai pensé :
Je ne sais pas vraiment comment commencer ce billet... Je ne sais pas comment décrire ce roman ni même dire si j'ai aimé ou non. En fait, je dirai que j'ai aimé le ton, la description des sentiments mais que je n'ai pas réussi à lâcher suffisamment prise pour ne pas être frustrée par la légèreté de la trame narrative. C'est très lent comme histoire. C'est une sorte de conte initiatique. L'histoire d'un jeune homme sorti de l'adolescence qui va apprendre doucement à avoir des responsabilités et à grandir pour devenir un adulte. Son évolution se traduit par un voyage pour cultiver une rose rare. 
J'ai aimé la relation de Arnljótur (imprononçable... je n'ai fait que le photographier tout au long de ma lecture (ne me demande pas de te l'écrire sans faire un copier-coller)) avec son père. C'est très tendre. Cet homme qui a perdu cette femme si chère et qui se démène pour que ses enfants aient une belle vie et soient comblés (surtout son autre fils autiste dont il est très proche).
J'ai aimé aussi le personnage du moine cinéphile qui essaye de partager avec le jeune homme sa passion; lui permettant par la même occasion de ne pas s'ennuyer dans ce pays qu'il ne connait pas et où il est seul.
J'ai aimé aussi la façon dont Arnljótur va apprendre à devenir père. 
J'ai souris quand le jeune homme a l'impression d'évoluer en cuisine, pas à pas tout simplement parce qu'il coupe son morceau de veau de manière différente.
J'ai aimé la relation avec sa fille et la relation ambiguë avec la mère de sa fille.
Mais globalement, le tout m'a paru très/trop lent. J'avais assez hâte de finir cette histoire (et heureusement, il n'y pas tant de pages que cela).

Verdict :
Une lecture ni agréable ni désagréable. Une lecture moyenne qui m'a permis de rencontrer un(e) autre auteur(e) Islandais(e).
Le Papou, à la rencontre, m'a tenté avec un autre titre de cette auteure : "L'embellie". Je m'y essaierai probablement lorsque ce livre croisera mon chemin.

Note : 6.5/10

Bonus : les avis de Plume, Stephie76Virginie
(Je mettrais à jour les autres liens si mes amis du club de lecture publient leur avis) : Le Papou

dimanche 4 novembre 2012

Club de lecture : "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan


Lu sur mon kindle
Date de publication : août 2011

Pourquoi avoir lu ce livre?
Voici la seconde lecture qui devait être faite pour le club de lecture. J'ai emporté cette lecture dans mon kindle pour la lire pendant les vacances d'été.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Sur Amaz--.fr
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma soeur et moi, mais toute tentative d'explication est vouée à l'échec. L'écriture n'y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes  recherches parlent de fascination ; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. 
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourdhui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »



Ce que j'en ai pensé :

J'avais hâte de lire ce livre car d'une part j'ai adoré ma première rencontre avec Delphine de Vigan ("No et moi") et d'autre part, j'avais lu une tonne (au moins) de billets élogieux.
Ce que je n'avais pas prévu en apportant cette lecture en vacances c'est qu'une fois plongée dedans, je n'aurai plus envie d'en sortir. Or, en vacances, avec des baptêmes  mariages, soirées, repas de famille, balades, visites, il ne reste, finalement que peu de temps pour se poser dans un coin et lire (à moins d'être considérée comme une sauvagine (ce qui est quelque part déjà le cas puisque j'ai "fui" dans "un pays où la seule saison est l'hiver" (mais c'est une toute autre histoire))). Donc, je lisais ce livre le soir/la nuit et fallait que je lutte pour le refermer et me reposer.
Cette lecture m'a touchée. L'écriture est, encore une fois, si fluide que tout coule facilement. Les thèmes de la bipolarité et des suicides sont forts et difficiles à aborder et pourtant, il me semble que cet exercice de catharsis auquel se livre Delphine de Vigan a porté fruit et est un vrai succès.
Contrairement à Le Papou qui avait une impression de voyeurisme tout au long de sa lecture, moi j'ai eu l'impression d'avoir beaucoup d'empathie pour les membres de cette famille. Comme je lui expliquais, j'ai eu comme le sentiment d'écouter une amie qui a des problèmes et qui a besoin d'une écoute attentive pour avancer. Comme je lui disais, ce livre doit plus plaire aux filles car nous sommes plus habituées à avoir ce genre de conversations avec nos amies, notre famille. Peut-être que ce genre de sujets ne font pas partie de ceux dont on discute entre hommes.
Ce livre pose des questions existentielles sur la maladie et comment réagir devant un être cher qui est malade, les relations de famille et comment elles peuvent empoisonner ou égayer notre quotidien, l'impact de son éducation et son enfance sur une vie, les tabous/non-dits dans une famille, les suicides, comment avancer après le deuil, la douleur, et voir si l'écriture peut libérer celui qui écrit d'une poids, est-ce que cela soulage ?...
Rien de gai dans ce récit et pourtant j'ai cru sentir en peu de bonheur au milieu de tout plein de difficultés dans l'enfance de Lucile. On sent moins ce bonheur dans l'enfance des filles de Lucile mais on sent un profond attachement mêlé de peurs. Qu'il doit être traumatisant de vivre dans de telles conditions (que ce soit Lucile ou ceux qui l'entourent) et le tout, écrit sur le mode "je vous aime et je vous hais", en dessine parfaitement les effets .

Verdict :
Une lecture coup de poing qui m'a touchée. Une lecture qui ne laisse pas indifférente mais qu'il faut lire en n'étant pas trop déprimé(e) à la base car rien de gai dans cette lecture !

Note : 9.5/10

Bonus : Désolée ... je ne vais mentionner que le billet du Papou qui en a parlé au club de lecture. J'ai listé plus de 15 billets sur ce livre et étant très fainéante, je n'ai pas le courage de lister le tout... MAIS, je t'invite à mettre ton lien dans les commentaires pour qu'on les ai en référence. Un gros merci, cher toi !

lundi 29 octobre 2012

Club de lecture : "Le potentiel érotique de ma femme" de David Foenkinos

Éditions : Folio, 2006
Date première publication : 2004
178 pages


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Ce livre, je l'ai lu, il y a quelque temps (quelque part en 2007-2008, je ne me souviens plus trop bien). C'était après en avoir entendu parler sur le blog cinquième de couverture. Mon amie était tellement enjouée par cette lecture qu'elle a réussi à me donner envie de découvrir moi aussi.
Et puis, pour le club de lecture, ce titre a été choisi. Je me suis donc décidée à le relire.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :  
Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié.
Alors, il s’est mis à collectionner sa femme

Ce que j'en ai pensé :  
J'espère que mon amie Caro[line] ne lira pas ce billet car ça va la rendre malheureuse...
Ma première lecture ne m'avait pas convaincue du tout. Je n'avais pas réussi à trouver sympathique ni les personnages, ni l'histoire, ni le mode de narration.
Je me suis dit, cette fois-ci, que cette lecture serait différente car je l'ai lue dans un autre état d'esprit, à un autre moment et que peut-être je préférerai.
Et bien non ... Cher toi, c'est malheureux à dire mais j'ai presque souffert que de relire ce livre. Je l'ai trouvé toujours aussi insipide et sans intérêt. Ce qu'il y a de bien, c'est que, comme la première fois, il va vite me sortir de la tête. 
Je trouve dommage, dans ce roman, que l'histoire de fond soit si "pauvre". Il n'y a, pour ainsi dire, quasiment pas d'histoire. Je pourrai la résumer en 3 lignes. Comme le faisait si bien remarqué Le Papou, tous les personnages sont des névrosés (mis à part la femme au potentiel érotique...). J'ai envie de rajouter qu'ils sont, pour la plupart très pathétiques. Ça en est presque déprimant.
En fait, ce qui m'a le plus déplu c'est le style d'écriture. J'ai eu beaucoup de mal quand l'auteur essaye d’interpeller le lecteur et mettre les choses/scènes sur la table comme s'il nous prenait par la main, comme si nous n'étions pas capable de suivre le fil de ses pensées où de comprendre où il voulait nous amener. Ça m'énervait au lieu de m'accrocher. C'est comme si David Foenkinos essayait de se mettre le lecteur dans la poche et c'est malheureusement tout le contraire qui s'est passé.
Pour l'histoire, j'ai ensuite lu "Qui se souvient de Foenkinos" que m'avait donné Caro[line]. Sans m'énerver autant que cette première lecture, j'ai eu le même sentiment d'interpellation manquée avec le lecteur. Pire, l'égocentrisme dont on veut rire dans ce livre m'a passablement fatigué aussi.
J'en étais venue à la conclusion que je ne voudrai plus lire Foenkinos.
Sauf que bon, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis...
J'ai vu l'adapatation ciné de "La délicatesse" et peut-être que je lirai le roman.
Lucie, lors de notre rencontre, a réussi, aussi, à me motiver en me disant que les derniers romans étaient mieux travaillés, plus adultes... peut-être y succomberai-je un jour ... à suivre

Verdict :
Un livre qui a reçu autant d'avis positifs que négatifs (2 contre 2) et un avis neutre.
On dit "jamais deux sans trois".... sauf que moi, je fais le serment de ne pas relire pour une troisième fois ce livre. Deux fois, c'est déjà trop (heureusement qu'il se lit vite ;) )
Sans rancune K[ro]...

Note : 4.5/10

Bonus : le billet du Papou qui fait partie du club de lecture 


vendredi 3 août 2012

Club de lecture : "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa

Editions : Actes Sud, 2005
Titre original : Hakase no aishita sūshiki
Date de publication originale : 2003
246 pages


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour notre deuxième rencontre, nous avions choisi de lire 2 livres (certains en avaient déjà lu un) : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig et "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa.

Aujourd'hui, je viens de parler de la première lecture que j'ai faite pour cette rencontre de juillet.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture : 
Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...

Ce que j'en ai pensé :  
J'ai adoré cette lecture ! J'ai aimé la fabuleuse histoire de ces quatre personnages (la belle-soeur du professeur, le professeur, l'aide ménagère et son fils de 10 ans) et surtout de la relation du trio Professeur-Aide Ménagère - Root (le jeune garçon de 10 ans).
J'ai admiré la patience de la narratrice (l'aide-ménagère) devant ce vieil homme dont la mémoire ne dure pas plus de 80 minutes. Elle doit se représenter tous les jours. Elle doit répêter sa pointure, son numéro de téléphone. Mais petit à petit, une confiance va s'établir entre le professeur et son aide-ménagère.
J'ai adoré la relation entre Root et le professeur. J'ai aimé cette tendresse que démontre le vieil homme pour les enfants, sa fascination pour ces petits futurs adultes.
J'ai aimé la passion du professeur pour les mathématiques. J'ai aimé le voir baigner dans sa bulle, hermétique? Non, pas hermétique du tout puisqu'il va réussir à initier l'aide ménagère et son fils à cette belle science. Il arrivera à leur transmettre la beauté des nombres et la relation entre eux. 
D'ailleurs, j'ai aimé voir qu'aussi bien Root que sa maman vont être capable de faire leur petit chemin sur les routes des mathématiques. Les voir admirer eux-même leurs progrès est touchant.
J'ai aimé aussi les discussions sur le baseball. J'aime le baseball même si je ne le suis pas vraiment. (J'ai été voir un des derniers matchs des Expos mais surtout, on jouait à ce sport au collège en France, doux souvenirs).
J'ai aimé les démonstrations mathématiques qui m'ont rappelé mes cours. (Quoique ... Serait-ce la raison pour laquelle, j'ai fait mon cauchemar récurrent dans lequel je dois repasser le baccalauréat mais que je ne m'en rappelle que 2 jours avant et donc, je n'ai pas eu le temps de bien réviser ?...)
A travers de courtes phrases, on plonge dans une histoire toute simple mais sensible.
Nous avons eu une belle discussion sur la traduction. Peggy qui a lu le début du livre en français et le reste en anglais a pu nous dire à quel point les deux versions ne se ressemblaient pas. Il serait donc vraiment intéressant d'apprendre le japonais pour lire la version originale (puis le russe, le suédois, le lingala, le mandarin, le letton, l'italien, le tchèque, l'allemand (ahhh non, pas l'allemand....)...).


Verdict :  
C'est la deuxième fois que je lit Ogawa (la première fois, c'était ici : "La petite pièce hexagonale") et ça ne sera pas la dernière car j'aime vraiment ses histoires et l'ambiance qui se dégage de ses romans.



Note: 9/10 



Bonus : Qui d'autre en parle ?


Du bookclub : Le Papou, Lucie (je ne trouve pas ton billet, en as-tu fait un?), Yo (y'aura t-il prochainement un billet ? Encore faudrait-il que tu retrouves ton livre. Je peux te prêter le mien)


Des blogueuses que je lis : Cath, ChiffonnetteKathelKeisha, ManuMrs Pepsy, PapillonStephie,  Une pause livre.

mardi 17 juillet 2012

Club de lecture : "Guyana" d'Élise Turcotte

Édition :  Leméac, septembre 2011
175 pages


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Dans quelques jours, j'assiste à mon deuxième RDV du nouveau club de lecture. Et ce qui me fait penser, que je n'ai pas encore parlé du premier livre dont on a discuté en mai...
Ce livre avait gagné au vote parmi d'autres titres de livres proposés.



Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture : 
La vie d'Ana et de son fils Philippe est chamboulée par la mort de Kimi, qui a toutes les apparences d'un suicide. Il y a tout juste un an, Rudi, le père de Philippe, mourait d'une "saleté dans le sang", ce dont l'enfant hypersensible est demeuré inconsolé. Du coup, les souvenirs intimes d'Ana se réveillent en même temps que ceux d'un évènement survenu au Guyana en novembre 1978.

Ce que j'en ai pensé : 
J'ai du lire ce livre pendant une période de ma vie qui ne s'y prêtait pas et donc, je n'ai pas su l'apprécier. J'ai aimé l'écriture d'Élise Turcotte que je découvrais par la même occasion. C'est plein de poésie et de belles images et cela contraste tellement avec le sujet abordé. On y parle du suicide ou meurtre d'une jeune coiffeuse. Je n'ai pas réussi à adhérer à l'obsession d'Ana pour trouver la vérité. J'ai eu du mal à trouver cette obsession crédible. Certes, elle perd quelqu'un qui lui était cher mais ce n'est pas non plus comme si c'était un membre de sa famille ou une amie. J'ai eu du mal avec la solitude et la tristesse que l'on ressent chez Ana et Rudi depuis la disparition de Philippe. 
Même si elle explique dans une entrevue (voir Bonus2) que Rudi n'est pas autiste, ce petit enfant m'en a donné toute l'impression et a fait jaillir en moi un petit malaise. Il a des pensées bien plus adultes que son âge (il arrive à déstabiliser sa mère avec ses propos sur la mort de son père et celle de Kimi), il est isolé, il a du mal à faire confiance aux gens (il ne se laisse couper les cheveux que par Kimi), il est un surdoué d'échecs, il a peu d'amis, il vit souvent comme dans une sorte de bulle.
Ana et Rudi sont proche dans l'être. J'ai eu l'impression qu'il y avait un gouffre entre eux et ça m'a dérangé.
Elise Turcotte dit s'être inspirée de faits réels (suicide d'une coiffeuse qu'elle connaissait, reprendre la tragédie de Guyana qui l'avait hantée...). 
De mon côté, j'ai aimé lire les descriptions du quartier à côté duquel je vis.


Verdict : 
Un livre que je n'ai pas apprécié. Une belle écriture très poétique (on sent vraiment qu'Élise est une poétesse et qu'elle a écrit plusieurs poèmes) mais une histoire trop sombre pour moi à ce moment là.

Note: 6/10 




Bonus 1 : Ils en ont parlé mieux que moi car ils ont bien aimé : Le Papou  et Lucie (qui font partie du club de lecture), Venise


Bonus 2 : Une entrevue très intéressante d'Élise Turcotte dans ma librairie préférée