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lundi 13 août 2012

Club de lecture : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig






Lu sur Kindle
Date de publication 1933


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Voici le deuxième livre de la deuxième rencontre du club de lecture.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :  
Zweig s'est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d'une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l'ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance.

Ce que j'en ai pensé :  
Rien à faire ... je suis amoureuse de Stefan ! Qu'est-ce qu'il écrit bien ! Qu'est-ce que j'aurai aimé qu'il soit mon professeur d'Histoire. J'aime quand il me raconte des histoires et surtout si ça parle d'Histoire. Cette petite brique se lit super bien et super vite. La vie de Marie-Antoinette est mise en lumière par un de ses "compatriotes autrichien". On la voit adolescente, juste avant de se marier avec Louis XVI, puis on la suit juste qu'à sa terrible mort (j'espère ne pas spoiler...). Les chapitres ne sont pas nécessairement chronologiques mais plutôt thématiques. Comme à son habitude, Zweig développe énormément l'aspect psychologique des personnages. Il se base sur des lettres, sur des faits historiques "prouvés" (il a décidé de mettre de côté toute preuve historique non confirmée (par exemple, il a écarté tout document dès qu'il y avait le moindre soupçon de faux)). Il nous amène sur une histoire que l'on connait bien si on a étudié en France mais il rajoute bien des aspects et scènes que l'on ignore. J'ai donc beaucoup appris avec cette lecture et j'ai eu envie de me plonger encore plus dans la Révolution Française. Je me suis surprise à passer des soirées entières sur Wikipedia pour un savoir plus sur certains personnages qui sont mentionnés mais par forcément très développés.
Mes deux passages préférés ont été l'histoire du collier et la démonstration à l'intéressante question "Marie-Antoinette a t-elle trompé Louis XVI avec Fersen?". De toute beauté !

Verdict :
J'ai tout simplement adoré cette lecture. Je me suis mise à rêver que tout les élèves devraient avoir ce genre de livres à lire pour compléter leurs cours d'Histoire mais bon, d'un part, c'est bien trop long à lire pour élaborer juste une période de l'Histoire française et ensuite, on n'a pas d'équivalent pour d'autres périodes tout aussi intéressantes. J'ai juste regretté que certains personnages ou évènements historiques soient très détaillés alors que d'autres sont à peine mentionnés.
Il me faut lire "Marie-Stuart" et "Erasme".

Note : 8.5/10

Bonus : Le billet d'un autre participant au club de lecture : Le Papou

(Pimpi, est-ce que ça compte encore pour le challenge de Vie de Château ? Est-ce que le challenge est encore actif? il me semble qu'il se terminait en juillet)

vendredi 18 novembre 2011

"La septième vague" de Daniel Glattauer

Édition : Grasset, 2011
348 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
J'avais été séduite par le premier tome même s'il y avait eu quelques bémols. 
Je ne voulais pas de suite mais quand j'ai su qu'il y aurait une suite, j'ai voulu me précipiter dessus. Le temps faisant et après certains avis de blogueuses, je ne savais plus si je voulais vraiment lire la suite. 
Lucie m'a prêté son volume (merci ma belle). Il est resté de longues semaines à me narguer sur la console de l'entrée et un matin, en quatrième vitesse, parce que mon Kindle n'était pas assez chargé pour tenir toute la journée, je l'ai pris machinalement.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !



Ce que j'en ai pensé :
Cette lecture a été vraiment différente que celle que j'ai eu en lisant le premier tome. Dans le premier volet, je ne voulais pas poser le livre (ce que je n'ai pas fait d'ailleurs avant d'avoir tourné la dernière page). Dans ce deuxième volet, je me suis lassée. J'ai trouvé cela trop répétitif, trop entendu et attendu. 

Je me suis posée quelques questions : Mais où est donc passé MON Léo? Mais qui lui a lavé le cerveau ? Comment un simple passage aux Etats-Unis a pu le rendre si, si, si ... inintéressant ? Il ne m'a plus fait aucun effet.
Emmi, elle, a continué à m'énerver mais elle m'a semblé quand même moins désespérante que dans le premier tome.
La conclusion du livre est décevante et la quatrième de couverture encore trop loquace (et ce genre de résumé a le pouvoir de me faire lire encore moins de verso de livres :) ).
Si ce livre a encore été lu très rapidement, je n'ai pas eu l'engouement de la première fois. 
Je n'étais pas particulièrement pressée de lire la suite et je suis bien contente qu'il n'ait pas de suite de la suite.

Verdict :
Une suite décevante pour moi. J'aurai peut-être du rester au premier tome. 
Je suis certaine que plusieurs aimeront enchaîner les 2 tomes mais pour ma part, j'ai encore vécu mon problème de "lassitude précoce".

Note : 6.5/10


Vous avez été très nombreuses à en avoir parlé. Il se peut, donc, que j'oublie quelques liens, désolée. 
BladelorChoco, CécileClara, CunéCynthia, Fashion**Fleur**, Karine:), KeishaLeiloona, LucieNoukettePimpi, PimprenelleStephieViolaine

mardi 19 avril 2011

"La destruction d'un coeur" de Stefan Zweig


Éditions : Le livre de poche, 2010
Première édition : 1931
160 pages





Pourquoi avoir lu ce livre?
Je ne sais pas si tu te souviens, cher toi, mais je faisais religieusement le challenge "Ich liebe Zweig" et j'avais acheté ce recueil de nouvelles pour ma lecture de décembre 2010 ou janvier 201 (en fait, Caro et Karine, quand était censé se terminer le challenge? [...] Je viens de trouver !!! c'était jusqu'au 31 décembre 2010 :) ) mais j'ai été prise de court et ce n'est qu'en avril, soit presque 6 mois sans avoir lu un mot de Zweig que je me suis décidée à replonger dans une lecture de ce cher Stefan !


Pour ceux qui, contrairement à moi,  aiment lire la quatrième de couverture :
Avec Maupassant pour modèle, Stefan Zweig s'est attaché, selon ses propres mots, à donner à chacune de ces trois nouvelles toute « la substance d'un livre ». Dans « Destruction d'un coeur », un vieil homme ne se résout pas à admettre que sa fille devienne adulte. Il se laisse consumer par une jalousie qui, peu à peu, l'isole de ses semblables. Romain Rolland voyait là l'une des « plus lucides tragédies de la vie moderne, de l'éternelle humanité ». Dans « La gouvernante » et « Le jeu dangereux », c'est encore la cruauté des rapports entre générations - mais aussi l'intelligence immédiate des enfants face aux choses de la vie ou le refus de vieillir - que Stefan Zweig met en scène.


Ce que j'en ai pensé :
Je ne suis pas fan de nouvelles et pourtant toutes celles que j'ai lu (ou presque) de Stefan Zweig ont été un pur moment de bonheur. Ces 3 petites nouvelles n'échappent pas à la règle.



Dans "La destruction d'un coeur", j'ai aimé l'évolution de cette nouvelle et comme à chaque fois, l'évolution des sentiments de quelqu'un en quelques pages.
J'ai été touchée par ce père dont le coeur va être détruit par la non-acceptation que sa fille grandit et devient une femme.
J'ai aimé la façon dont est décrite sa descente aux enfers et son début de folie. J'ai aimé le voir basculer doucement en passant par toute une gamme d'émotions. Ce qui m'a le plus touché c'est de la voir devenir indifférent à tout et amer en considérant que sa femme et sa fille profitent de cet homme travailleur qui s'est acharné toute sa vie pour que les femmes de sa vie aient tout ce qu'elles désirent. Ils voient en elles beaucoup d'ingratitude et de méprit.
Cette nouvelle est courte mais poignante (oui, c'est TOUJOURS le cas avec mon cher Stefan)


Dans "La gouvernante", j'ai adoré l'histoire de ces deux jeunes soeurs naïves et innocentes qui vont grandir d'un coup suite à un drame. J'ai aimé leur complicité et leur gentillesse. J'ai aimé l'affection qu'elles portent à leur gouvernante et leur inquiétude à son égard. J'ai aimé les voir découvrir et affronter les mensonges de ce monde d'adultes. J'ai aimé le regard que pose Stefan Zweig pour les moeurs de l'époque et sur la condition des gouvernantes mais surtout des filles-mères rejetées par leurs amants.


Dans "Le jeu dangereux" (nouvelle qui m'a un peu moins rejointe), j'ai aimé cette histoire de vieil homme qui relate le "crime" qu'il a commis d'interférer dans la vie d'une jeune fille et d'un jeune homme en écrivant des lettres laissant croire que le jeune homme était amoureux de la jeune fille. J'ai aimé la cruauté, le cynisme et le presque-regret de ce vieil homme qui semble être revenu sur le lieu du crime pour se remémorer cet épisode ou pour espionner ce qu'ont pu devenir ses victimes.


Verdict :
Y'a pas à dire Stefan Zweig est une valeur sûre !


Note : 8.5/10 (10/10 pour "La destruction d'un coeur" 10/10 pour "La gouvernante" et 6/10 pour "Le jeu dangereux")

mardi 30 novembre 2010

"Les prodiges de la vie" de Stefan Zweig

Éditions : Livre de Poche, 2008
Traduction française : 1990
94 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
A minuit moins une (ahh non, il me restait encore 17 heures :)), je m'éxécute pour ma lecture du mois de novembre pour le challenge "Ich liebe Zweig"


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Cette nouvelle, l'une des premières de Stefan Zweig, se déroule à Anvers, à la veille de la guerre d'indépendance des Pays-Bas.
Articulé autour de la création et de la destruction d'un tableau religieux, ce récit poétique raconte comment un vieux peintre, chargé de faire le portrait d'une madone pour une église, la voit s'incarner sous les traits d'une jeune juive.
L'élaboration du tableau est difficile. Pour la jeune fille, réchappée d'un pogrom et restée à l'écart de la vie réelle, il s'agit d'une véritable initiation. Saura-t-elle y faire face ?
La plupart des thèmes chers à Stefan Zweig sont déjà présents dans ce texte, qui est également une réflexion métaphysique sur ce que certains nomment le hasard et, d'autres, le destin.

Ce que j'en ai pensé :



Voici une autres des premières nouvelles de Stefan Zweig (il l'a écrite à l'âge de 23 ans). Elle se passe au XVI ème siècle dans la ville de Anvers. Mon cher Stefan introduit dans ce livre plusieurs références culturelles et historiques et je remercie les notes de bas de page de m'avoir permis de les comprendre. 
Cette nouvelle de Stefan Zweig est l'un des premières qui ne m'a pas vraiment transporté. Ma lecture a été en dents de scie. A certains moment j'étais complètement absorbée et à d'autres, mon attention se relâchait complètement et je ne devenais plus concentrée du tout. 
Tout au long de ma lecture, je me suis dit que soit Stefan Zweig avait une culture historique, artistique et religieuse. C'est truffé de détails de toute sorte.
J'ai aimé cette histoire de ce vieux peintre qui retrouve l'inspiration et la joie de vivre devant une jeune juive qu'il choisit pour représenter la mère de Jésus.
J'ai aimé la passion dévorante du peintre. J'ai aimé sentir la fibre créatrice de cet homme (moi qui ne suis pas créatrice pour un sou, ça me fascine tout le temps ce genre de personnes).
J'ai aimé l'évolution des sentiments de cette jeune fille devant le petit bébé qui est censé représenter Jésus.
J'ai aussi aimé la relation qui se tisse progressivement entre le vieux peintre et la jeune fille.
J'ai aimé la façon dont Stefan dépeint tous les sentiments des personnages, avec une telle acuité et une telle poésie.
J'ai un peu moins aimé les longues descriptions de tableaux religieux ou descriptions d'églises mais j'ai aimé la confrontation entre le point de vue d'un chrétien et celui d'une juive.
J'ai aimé la fin aussi tragique soit-elle.
Et je ne saurai vraiment pas te dire pourquoi j'ai décroché tant de fois.


Verdict :
Première nouvelle qui me laisse assez dubitative. Je ne sais pas vraiment si je l'ai aimé.


Note : 6.5/10 (mais je pense que je suis un peu sévère ... il s'agit, encore une fois (je préfère le préciser), de ma perception de lecture et non pas de la qualité de l'oeuvre. Si je le lisais à un autre moment, cette note serait probablement bien différente.)

jeudi 28 octobre 2010

"Printemps au Prater" et "La scarlatine" de Stefan Zweig


Éditions : Livre de Poche, 
Traduction française : 1994
"Printemps au Prater" : publiée en 1900, 23 pages
"La scarlatine" : oubliée en 1908, 73 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Voici ma lecture du mois d'octobre pour le challenge "Ich liebe Zweig"

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Printemps au Prater et La Scarlatine sont des œuvres de jeunesse. Toutes deux se déroulent à Vienne où l'auteur passa ses vingt premières années. Baigné d'une atmosphère magique, Printemps au Prater raconte une courte et poétique parenthèse dans la vie d'une courte courtisane en quête d'aventure : quelques heures d'un après-midi et d'une soirée qui la replongeront dans l'attente fébrile d'un futur prometteur dont elle connait d'avance la vanité. La scarlatine décrit le tragique passage à l'âge adulte d'un tout jeune homme, venu étudier la médecine à Vienne, et qui sera consumé par une brève et fatale passion.
Ces deux récits révèlent la finesse d'analyse psychologique, la recherche d'un message universel, qui ont fait de Stefan Zweig un des grands classiques de notre temps.

Ce que j'en ai pensé :
Et bien, cher toi ... C'est la première fois mais je suis déçue déçue de mon cher Stefan !!!

Meuh non .... c'est une blague !

Je suis surtout sidérée de voir que le talent de ce cher Stefan a commencé tôt ! La première nouvelle "Printemps au Prater" est la première nouvelle qu'il a publié à l'âge de 19 ans et déjà je suis séduite par le propos, par l'idée, par la façon de nous décrire précisément les sentiments d'une personne et d'arrive à nous faire sentir ce que la personne peut sentir ! Fort, il est fort !
J'ai aimé suivre cette jeune fille capricieuse qui ne pourra pas parader avec sa nouvelle robe car sa couturière l'a livre en retard. J'ai aimé la voir passer par toute sortes de sentiments et finir par retrouver les choses simples, belles et sans fioritures de la vie.  
Je ne connais pas du tout Vienne et tout au long de ma lecture je n'avais qu'une envie : y aller ! Ça a été renforcé par les magnifiques illustrations de rues et monuments de Vienne dans cette édition. J'avais envie de sentir les lieux, de visualiser et imagine ce que le Parter a l'air, à quoi ressemblent les rues de Vienne.
En fait, ce sentiment d'envie de voyage a été encore plus intense lors de ma seconde lecture : "La scarlartine" (livre qu'il a écrit à 26 ans). Au même titre que dans "La confusion des sentiments", on suit le parcours d'un étudiant qui débarque à Vienne pour ses études.
Encore une fois, Stefan arrive à définir parfaitement les sentiments de ce jeune homme; sa difficulté de trouver une place (d'être vu comme un homme, lui, si frêle qui a des allure de "fillette" qui termine sa phase d'adolescence), ses désillusions sur la ville et ses habitants, son admiration pour les étudiants "virils", brutes et rustres parfois. 
Je me suis encore laissée emporter par son histoire et l'évolution de ses sentiments.
Je n'ai pas vu venir la fin et elle m'a émue. 
Il m'a fallu longtemps avant de comprendre le titre de la nouvelle. Même si l'on comprend, presque à la fin, pourquoi elle s'appelle comme ça, je pense que j'aurai donné, pour ma part, un autre titre.

A chaque fois que je lis un livre de Stefan Zweig, je suis à chaque fois admirative de sa précision dans les descriptions des sentiments humains (tant chez un homme que chez une femme) et je ne cesse de me demander quelle est la part de sentiments que mon cher Stefan a vécu et qu'il ne fait que retranscrire et la part de ce qui est spéculé.


Verdict :
Encore une lecture presque parfaite ! 
Un magnifique moment passé à lire la plume de cet admirable auteur !

Note : 8/10

Bonus : Les billets de CarolinePimpi

vendredi 24 septembre 2010

"Les derniers jours de Stefan Zweig" de Laurent Seksik



Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que le challenge Ich liebe Zweig.
Parce qu'on est en septembre. 
Parce que maintenant que je connais mieux Stefan, j'avais envie de lire un livre qui parle de lui.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les Etats-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente - Lotte, éprise jusqu'au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l'absolu.



Ce que j'en ai pensé :
Disons que globalement j'ai aimé parce que le sujet est intéressant mais j'ai eu du mal avec le fait qu'il y ait un mélange de fiction et de faits réels. J'ai eu du mal à concevoir que l'on y trouve des conversations entre Stefan et Lotte dans leur intimité, sans témoin. On sait alors que c'est de l'extrapolation mais c'est le genre de choses qui me chicottent... (je sais, je peux être pénible parfois)

A côté de tout ça, j'ai admiré le travail de recherche sur cette période de vie de mon cher Stefan.
J'ai eu beaucoup de peine pour Lotte et je n'ai cessé de me demander ce qu'elle ressentait réellement.
J'ai été aussi attristé de voir mon Stefan si perdu, sans plus aucune conviction, complètement désillusionné et de plus en plus seul (beaucoup de ses amis se sont eux-même donné la mort avant lui). C'était déjà pas mal le cas dans "Le monde d'hier" qui a écrit peu de temps avant de se donner la mort.
J'ai eu de la difficulté à me représenter cet homme de 60 ans qui avait l'âme d'un vieillard et qui semble t-il, se considérait, physiquement comme tel.
C'était intéressant aussi de découvrir qu'une des choses ce qui me plait chez mon cher Stefan est son style enchâssé et de constater que, lui, en avait plus que marre de produire toujours le même style et les mêmes histoires.
Dans ce livre, on parle de certaines de ses oeuvres que je n'ai pas encore lu et qu'il me faudra lire prochainement tellement les explications faites sur celles-ci m'ont intrigué. En revanche, j'ai été ravie de comprendre les références faites sur les livres que j'avais déjà lu.


Verdict :
Je pensais que j'aimais ça les romans biographiques mais je me suis trompée car j'ai du mal à trier le vrai du faux et que ça finit par m'énerver de ne pas savoir ce qui est vrai et ce qui est extrapolé. Je dois donc avouer que ma lecture a été un peu gâchée par cet aspect mais ce n'est fondamentalement pas grave car j'ai quand même eu l'impression d'apprendre plein de choses  et que cela m'a donné envie de continuer à lire ce cher Stefan !
Et en fait, je crois que je vais lire les correspondances de Zweig !
En tous les cas, je trouve le travail de Laurent Seksik vraiment abouti.


Note : 7/10


Bonus : Elles en ont, aussi, parlé récemment : Ankya, CarolineCatheKarine:), Tamara

jeudi 29 juillet 2010

"Le Monde d'hier" de Stefan Zweig



Édition : Livre de Poche, 2008
Année première publication :1944, 
Traduction française : 1982
506 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Toujours dans le cadre du Challenge Ich Liebe Zweig proposé par Caro[line] et Karine et parce que maintenant que je connais un peu mieux les livres de Zweigs, j'avais envie de découvrir l'homme et ses pensées sur le début du vingtième siècle.


...


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Le monde d'hier, c'est la Vienne et l'Europe d'avant 1914, où Stefan Zweig a grandi et connu ses premiers succès d'écrivain, passionnément lu, écrit et voyagé, lié d'amitié avec Freud et Verhaeren, Rilke et Valéry... Un monde de stabilité où, malgré les tensions nationalistes, la liberté de l'esprit conservait toutes les prérogatives. Livre nostalgique? Assurément. Car l'écrivain exilé qui rédige ces "souvenirs d'un Européen" a vu aussi, et nous raconte, le formidable gâchis de 1914, l'écroulement des trônes, le bouleversement des idées, puis l'écrasement d'une civilisation sous l'irrésistible poussée de l'hitlérisme... Parsemé d'anecdotes, plein de charme et de couleurs, de drames aussi, ce tableau d'un demi-siècle de l'histoire de l'Europe résume le sens d'une vie, d'un engagement d'écrivain, d'un idéal. C'est aussi un des livres-témoignages les plus bouleversants et les plus essentiels pour nous aider à comprendre le siècle passé.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai toujours aimé les lectures pseudo-autobiographiques et, tu le sais, j'aime, depuis quelques mois, Stefan Zweig; alors un livre de Stefan Zweig et de sa vision du monde du début du XXe siècle, c'est que du bonheur !
En fait, ce n'est pas une biographie à proprement parler (puisqu'il parle assez peu de lui en fait ...) mais plutôt un témoignage de son époque au travers d'épisodes de sa vie.
J'ai aimé l'évocation de son enfance, de l'ambiance viennoise de faste, de plaisirs culturels, de l'enseignement autrichien, des moeurs de l'époque avec la bonne tenue des femmes.
J'ai aimé Zweig étudiant qui n'écoutait rien en classe mais lisait avec ses amis des poèmes à longueur de journée, faisait la course aux autographes d'écrivains, comédiens, et autres artistes de la scène.
Stefan Zweig m'a donné envie de découvrir tous ses coups de coeurs littéraires. J'avais envie de comprendre ce qui l'a transporté, lui qui me transporte si souvent avec ses récits ! J'ai noté quelques noms sur lesquels il faudra que je me penche un jour ...
J'ai aimé tous les détails sur ses voyages.
J'ai enfin compris ce qui m'emportait tant lorsque je lis Stefan Zweig. Comme il le décrit si justement dans son livre : il essaye toujours d'aller à l'essentiel, sans fioriture, sans longueurs. Voici donc son secret !
J'ai trouvé intéressantes toutes ces petites anecdotes de vie qui décrivent une réalité historique.
J'ai aimé voir comment les événements historiques sont introduits.
On assiste ainsi au début de la première guerre mondiale et on remarque à quel point elle a surpris les gens, comment elle s'est installée subreptilement et comment elle a finit par détruire toutes ces vies
Il arrive aussi à nous faire comprendre l'arrivée d'Hitler et son impact dans l'histoire du peuple autrichien.
J'ai été saisie par la façon dont Stefan raconte son exil et la descente aux enfers de son peuple.
J'ai regretté ne pas en savoir plus sur la vie personnelle de mon cher Stefan mais là n'était pas le propos du livre.

Euh, as-tu compris que j'ai aimé ce livre?

Verdict :
"Le monde d'hier" est un livre à recommander à ceux qui aiment Zweig ou les témoignages d'avant-guerre, de guerre et d'entre-guerre.
Un livre vraiment très intéressant et enrichissant.
D'autant plus quand on sait dans quel contexte il a été écrit et ce qui a suivi les mois suivants !

Note : 8.5/10