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vendredi 16 août 2013
"Voyages de Gulliver" de Jonathan Swift
Pourquoi avoir lu ce livre ?
C'est un classique que j'ai dans ma PAL depuis des lustres. Je voulais le lire en souvenir des films ou séries télé sur lesquelles je suis tombée quelque fois, enfant.
Ce que j'en ai pensé :
J'ai commencé ce livre au début de l'année. J'en ai lu la moitié et me suis vraiment essouflée. Au départ c'était sympa et ensuite ça m'a vite saoulé. Je manque bien trop de culture sur le contexte politique de l'époque en Angletterre et donc lire toutes les notes de pages pour comprendre les références satiriques, ça m'a fatigué.Et puis, si au départ, je trouvais sympathiques et intéressantes les histoires/aventures de Lemuel Gulliver, après le voyage à Lilliput, à Brobdingnag, j'ai abandonné le récit alors qu'il se trouve sur Laputa.
J'ai laissé moisir le livre pendant 5 mois avant d'essayer de le reprendre et le finir pour le thème du club de lecture d'août : "Le voyage" !
Sans succès ! Abandon total après 3-4 autres pages lues la semaine dernière.
Je vais me contenter des grandes lignes du roman de Jonathan Swift et les faciles adaptations cinématographiques vues auparavant.
Verdict :
Lecture trop difficile et prenante pour moi en ces temps où j'ai envie de me laisser porter par une lecture sans trop faire d'efforts...
Note : Non Applicable - Abandon
lundi 27 mai 2013
"Le ventre de Paris" d'Émile Zola
Lu sur mon kindle
3ème tome de la série Rougon-Macquart
1873
Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'aime Zola ... C'est, on peut le dire, un de mes auteurs préférés.
Je veux lire et/ou relire tous ses livres.
Résumé :
En souvenir du temps où il mourait de faim, Émile Zola jette Florent, jeune homme évade de Cayenne, au cœur des halles de Paris, celle "chaudière destinée à la digestion d'un peuple ". Recueilli par son frère et sa, belle-sœur Lisa - une fille Macquart - somptueuse charcutière de la rue Rambuteau, le proscrit s'adapte mal à ce monde démesuré de la victuaille qu'incarne cette femme, ce beau monstre d'égoïsme et d'opulence, symbole de la bourgeoisie commerçante. Dés lors, l'affrontement entre le gras, modèle de prospérité, et les maigres, crève-la-faim incontestablement coupables, est inévitable. Aujourd'hui, le ventre de Paris et sa débauche orgiaque fascinante se sont déplacés. Les marchands du Temple et leur voracité triomphante demeurent...
Ce que j'en ai pensé :
Avec Zola, je sais à quoi m'attendre, c'est un terrain connu : un réalisme impressionnant... (je dis ça alors que je ne sais pas vraiment ce à quoi ressemblait le 19ème siècle, mais quand on lit Zola, on a l'impression d'y être, de faire partie de la scène).
Il y a beaucoup de descriptions (certains diront "trop") et d'ambiances. Ça doit être le seul auteur duquel j'admets qu'il puisse, pendant 3 pages décrire des étals de fruits et légumes, de poissons, de viandes... et que cela me passionne comme si ces choses finissaient par être réelles et diffuser une odeur qui chatouillerait mes narines pendant ma lecture !
Fort, il est fort cet Emile : c'est encore plus vivant qu'un tableau !
Et encore une fois, un lieu (ou un objet) prend les allures d'un monstre. Cet énorme ventre que représentent les Halles sonne comme les boutiques de tissu dans le Bonheur des Dames, l'assommoir ou la locomotive de Germinal ... j'aime ces métaphores.
Outre les descriptions, on a encore le droit à une histoire d'ambiance avec plusieurs cadres historiques : le début des Halles de Paris, le clivage entre les parisiens et les "banlieusards" (oui, à l'époque, Nanterre, c'était la grande banlieue où il y avait plein de champs et où cultivaient et vivaient les maraîchers), le coup d'Etat de 1851, les Bonapartistes, les républicains, le métier de commerçants, ...
J'aime ce roman mais il n'est pas mon préféré : si l'ambiance est là, s'il y a des éléments de l'intrigue qui m'ont plus (la rivalité entre Lisa, la charcutière, et La Normande, la poissonnière), je n'ai pas été sensible à l'histoire de Florent qui m'est apparu comme assez antipathique et "mou".
Verdict :
Un bon roman de Zola, même s'il ne s'agit pas de son meilleur. Il reste que c'est toujours agréable de plonger dans un livre de cette géniale série des Rougon-Macquart !
Note : 7.5/10
mardi 19 mars 2013
La triologie marseillaise : "Marius", "Fanny" et "César"
Avec Raimu, Orane Demazis, Pierre Fresnay, Fernand Charpin
"Marius" : 1931, 120 minutes
"Fanny" : 1932, 140 minutes
"César" : 1936, 134 minutes
Pourquoi avoir vu ces films ?
Ça fait longtemps que je ne te l'ai pas dit, cher toi, mais Marcel Pagnol, je l'aime d'amour. J'aime ses livres : ses romans, ses pièces de théâtre et ses films !
Pendant que mes parents étaient en vacances à la maison et qu'ils tournaient un peu en rond car dehors, il faisait un bon -40 avec le vent, j'ai décidé de leur ressortir ma trilogie d'amour pour leur montrer.
Synopsis :
- Marius (1931) :
César tient un bar sur le port de Marseille avec l'aide de son fils de 23 ans. Amis d'enfance, Fanny et Marius s'aiment, mais Marius rêve surtout de prendre la mer...
- Fanny (1932) :
Marius est parti... Il s'est engagé pour 5 ans à bord d'un navire qui croise vers l'Océan Indien. Dans ses rares lettres à son père, il ne mentionne presque pas Fanny. Or, celle-ci est enceinte. Elle entrevoit quatre issues : le suicide, élever l'enfant seule, attendre Marius ou bien épouser Honoré Panisse qui n'a de cesse de lui demander sa main...
- César (1936) :
Honoré Panisse mourant, il charge Fanny de dire à Césariot que son véritable père est Marius, le fils de César. Prétextant d'aller voir un ami, Césariot part à la recherche de son père devenu mécanicien à Toulon...
Ce que j'en ai pensé :
Ahhh que j'aime cette trilogie ! J'ai vu ces films un nombre incalculable de fois et c'est toujours avec le même plaisir. Et à chaque fois, le même effet : je veux re-re-re-relire la trilogie ... (t'ai-je déjà dit que je n'aime pas relire des livres ? Il y a quelques exceptions exceptionnelles comme avec Pagnol que je relis très souvent (de même que Zola)).
Mon préféré des films est le premier, suivi du second et j'aime nettement moins le 3ème volet de cette série.
Tant j'aime Raimu, tant Orane Demazis n'est pas crédible en marseillaise : son accent est irritable au possible et on le sent très forcé !
Qu'il semble faire bon vivre au Bar de la Marine ! On aurait envie d'aller y jeter un coup d'oeil mais surtout pour voir ce bon vieux César que j'affectionne particulièrement pour ses excès, son exubérance, ses disputes avec son vieil ami Panisse, son amour quasi-inconditionnel pour son fils, Marius et son immense tendresse derrière ce masque d'homme bourru...
Qu'il est agréable de "voir" le vieux port et Marseille et de presque y sentir une ambiance ...
Il y a dans cette trilogie, une histoire un peu dramatique qui cadre avec l'époque (années 1930) et qui ne ferait pas scandale de nos jours. Ce qui fait la force de cette série, outre des acteurs comme Raimu, ce sont les dialogues qui sont tout en finesse, drôle et intelligents : du grand Pagnol en somme.
Dans "Marius", on rit beaucoup.
Dans "Fanny", on fait plus place au drame et aux sensibilités à fleur de peau.
Dans "César", on a une belle conclusion pour cette "dramatique" histoire avec quelques belles réflexions sur la religion.
Même si le 3ème tome est très bon en terme de dialogues, j'ai beaucoup moins aimé car je n'ai pas du tout adhéré à la façon dont joue André Fouché le rôle de Césariot.
On voit les début cinématographique avec des coupures énormes entre les scènes, des cadrages parfois maladroits mais cela ajoute un charme, si si :)
On y voit aussi l'empreinte du théâtre avec les expressions des émotions poussés à l'extrême :)
Verdict :
Une série à voir même si elle date des premiers films avec paroles :)
Moi, je vais me replonger dans les livres de Marcel et revoir d'autres films du même style comme "Topaze", "La fille du puisatier", "Le Schpountz" ...
Et toi ?
Note: 9/10
Verdict :
Mon passage préféré entre tous. C'est cultissime ! J'ai aussi le doux souvenir de l'avoir joué en adaptation lors de la fête de fin d'années lorsque j'étais en CM1 :)
Cette scène me fait tellement rire (encore et toujours). Mais je ne peux pas l'intégrer, il faut que tu cliques sur le lien ICI
Et enfin ma scène préférée dans "Fanny", où l'on voit où les priorité de certains se situent par rapport à celles des autres ;)
Un dernier Bonus (on peut dire que je te gâte, cher toi !) :
Je ne résiste pas au plaisir de te partager cette entrevue de Marcel Pagnol qui raconte les coulisses de "Marius".
lundi 13 août 2012
Club de lecture : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig
Voici le deuxième livre de la deuxième rencontre du club de lecture.
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Zweig s'est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d'une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l'ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance.
Ce que j'en ai pensé :
Rien à faire ... je suis amoureuse de Stefan ! Qu'est-ce qu'il écrit bien ! Qu'est-ce que j'aurai aimé qu'il soit mon professeur d'Histoire. J'aime quand il me raconte des histoires et surtout si ça parle d'Histoire. Cette petite brique se lit super bien et super vite. La vie de Marie-Antoinette est mise en lumière par un de ses "compatriotes autrichien". On la voit adolescente, juste avant de se marier avec Louis XVI, puis on la suit juste qu'à sa terrible mort (j'espère ne pas spoiler...). Les chapitres ne sont pas nécessairement chronologiques mais plutôt thématiques. Comme à son habitude, Zweig développe énormément l'aspect psychologique des personnages. Il se base sur des lettres, sur des faits historiques "prouvés" (il a décidé de mettre de côté toute preuve historique non confirmée (par exemple, il a écarté tout document dès qu'il y avait le moindre soupçon de faux)). Il nous amène sur une histoire que l'on connait bien si on a étudié en France mais il rajoute bien des aspects et scènes que l'on ignore. J'ai donc beaucoup appris avec cette lecture et j'ai eu envie de me plonger encore plus dans la Révolution Française. Je me suis surprise à passer des soirées entières sur Wikipedia pour un savoir plus sur certains personnages qui sont mentionnés mais par forcément très développés.
Mes deux passages préférés ont été l'histoire du collier et la démonstration à l'intéressante question "Marie-Antoinette a t-elle trompé Louis XVI avec Fersen?". De toute beauté !
Verdict :
J'ai tout simplement adoré cette lecture. Je me suis mise à rêver que tout les élèves devraient avoir ce genre de livres à lire pour compléter leurs cours d'Histoire mais bon, d'un part, c'est bien trop long à lire pour élaborer juste une période de l'Histoire française et ensuite, on n'a pas d'équivalent pour d'autres périodes tout aussi intéressantes. J'ai juste regretté que certains personnages ou évènements historiques soient très détaillés alors que d'autres sont à peine mentionnés.
Il me faut lire "Marie-Stuart" et "Erasme".
Note : 8.5/10
Bonus : Le billet d'un autre participant au club de lecture : Le Papou
(Pimpi, est-ce que ça compte encore pour le challenge de Vie de Château ? Est-ce que le challenge est encore actif? il me semble qu'il se terminait en juillet)
Mes deux passages préférés ont été l'histoire du collier et la démonstration à l'intéressante question "Marie-Antoinette a t-elle trompé Louis XVI avec Fersen?". De toute beauté !
Verdict :
J'ai tout simplement adoré cette lecture. Je me suis mise à rêver que tout les élèves devraient avoir ce genre de livres à lire pour compléter leurs cours d'Histoire mais bon, d'un part, c'est bien trop long à lire pour élaborer juste une période de l'Histoire française et ensuite, on n'a pas d'équivalent pour d'autres périodes tout aussi intéressantes. J'ai juste regretté que certains personnages ou évènements historiques soient très détaillés alors que d'autres sont à peine mentionnés.
Il me faut lire "Marie-Stuart" et "Erasme".
Note : 8.5/10
Bonus : Le billet d'un autre participant au club de lecture : Le Papou
(Pimpi, est-ce que ça compte encore pour le challenge de Vie de Château ? Est-ce que le challenge est encore actif? il me semble qu'il se terminait en juillet)
mardi 3 juillet 2012
"Dracula" de Bram Stoker
Lu sur Kindle
Date de publication du titre original : 1897
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'avais envie de me plonger dans l'histoire originale. Et comme avec mon Kindle, c'est super facile de l'obtenir (3 secondes gratuitement), je ne me suis pas privée.
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
(en fait voici le résumé le LaProcure.com)
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. À son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...
Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d'inspiration inépuisable.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...
Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d'inspiration inépuisable.
Ce que j'en ai pensé :
Le début de l'histoire est géniale. J'ai aimé l'ambiance lugubre, lourde et oppressante en Transylvanie puis le retour en Angleterre.
J'ai aimé la suspicion grandissante de Jonathan Baker lorsqu'il se retrouve dans le château de Dracula. J'ai aimé les échanges de lettres entre Jonathan et sa fiancé Mina. La lecture de ces lettres et du journal intime de chacun des personnages est intéressante et donne un petit côté de voyeurisme comme je les aime dans les livres épistolaires ou les journaux intimes. Globalement, d'ailleurs, je trouvais cela intéressant de voir les différentes lettres échangées entre les personnages, les différents articles de journaux, les différents journaux intimes; cela donnait efficacement le point de vue de tous et chacun.
J'ai aimé l'histoire de Lucy, l'amie de Mina qui se meurt peu à peu d'un mal étrange et autour de laquelle gravitent plusieurs hommes pour tenter de la sauver avec des transfusions de sang pour le moins archaïques (Rappelons que nous sommes au 19ème siècle :) ).
La deuxième partie, elle, souffre de trop de longueurs. Je n'ai pas apprécié les longues tergiversations des personnages pour décider comment agir face à Dracula. Si j'ai aimé leur quête dans les cimetières, les bas fond de la ville, je n'ai pas aimé leur lenteur à prendre des décisions.
Mina que je trouvais intelligente et courageuse m'a semblé tellement fade et mièvre dans cette deuxième partie.
La fin, que l'on connait tous, semble tellement facile et pauvre comparé à la puissance de Dracula. Un peu (voir beaucoup) déçue de cette fin, je suis.
Verdict :
Je connaissais déjà l'histoire de Dracula mais les détails étaient devenus flous. Cette lecture m'a permis de rafraîchir ma mémoire mais de surtout plonger à la source.
Si je suis contente d'avoir pris le temps de lire ce livre, je suis quand même déçue par mon intérêt amenuisant.
Cela reste un classique mais qui, je trouve, a passablement vieilli.
L'avantage c'est que j'ai envie, maintenant, de voir des adaptations cinématographiques pour voir à quel point on y retrouve l'ambiance du livre et surtout de voir comment sont traités chacun des personnages et des épisodes de cette histoire.
Note : 6.5/10
mercredi 25 avril 2012
BD du mercredi : "Capitaine Fracasse" Tome 1 de Mathieu Mariolle, Kyko Duarte et Fran Gamboa
Editions : Delcourt Ex-libris, 2008,
46 pages
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Non, je n'ai jamais lu Théophile Gauthier... et non, je ne connais pas bien l'histoire du capitaine Fracasse. Mis à part le nom et le fait qu'il s'agisse d'une troupe de comédiens ambulants, que c'est un roman de capes et d'épées, je n'y connais rien.
Aussi, quand j'ai vu cette BD à la bibliothèque, je me suis dit qu'il serait temps de découvrir un peu cette histoire.
Résumé :
Sous Louis XIII, le baron de Sigognac, dernier rejeton d’une famille noble, mais désargentée, se morfond en son château délabré de Gascogne. Lorsqu’une troupe de comédiens, venus lui demander l’hospitalité pour la nuit, frappe à sa porte, le baron se réveille… Ébloui par les yeux de la jeune Isabelle, il prend la décision de suivre le chariot comique pour accompagner la troupe à la grand-ville ; voyage durant lequel il se fera comédien et prendra un nom de guerre… Il sera le Capitaine Fracasse !
Ce que j'en ai pensé :
Ceci est le premier tome d'une série qui devrait en contenir 5 et dont 3 sont déjà parus (une source vient de me dire que finalement la série se terminera après 3 tomes... comme j'ai réservé les 2 prochains tomes à la biblio, je pourrai te confirmer ou infirmer cette nouvelle très prochainement).
Le début de ce tome est assez lent mais ça s'accélère un peu par la suite et il est fort à parier que les prochains tomes seront pas mal dynamiques.
Les personnages sont très différents graphiquement parlant pour mon plus grand bonheur. Aucun risque de les confondre. Les traits sont caricaturaux mais pas désagréables.
Les couleurs sombres du début aident à sentir le pseudo-désespoir dans lequel vit le baron de Sigognac. L'arrivée des comédiens égaye le tout (jusque les couleurs de l'album) et va permettre à ce jeune baron de sortir de son marasme.
J'ai souvent entendu dire que l'oeuvre originale de Théophile Gauthier était assez difficile/pénible à lire pour les jeunes étudiants mais cette adaptation se lit très facilement et agréablement.
Verdict :
Même si le début est assez lent et aurait me faire renoncer à poursuivre, j'ai aimé lire ce premier tome et ai déjà commandé la suite à la bibliothèque.
Lire des adaptations de classiques en Bande Dessinée ne donne envie de revenir à la source et de lire l'oeuvre originale, ce qui est très positif !
J'espère que la suite sera meilleure que ce premier tome pour, vraiment, passer un bon moment !
Note : 7/10
Bonus 2 : les autres BDs du mercredi chez Mango
lundi 16 janvier 2012
"Le comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas
Date de publication : 1844
Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'aime Alexandre Dumas, j'avais aimé l'adaptation télévisuelle avec Gérard Depardieu, mais je n'avais encore jamais plongé le nez dans ce chef d'oeuvre. Et j'ai eu une envie ... et quoi de plus facile avec le kindle 3G ? En 8 secondes, le livre était téléchargé et prêt à être lu.
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Il n'y en a pas sur le kindle ;)
Mais voici le résumé d'Amazon.fr :
Présentation de l'éditeur
La vengeance est un plat qui se mange froid, mais certains l'assaisonnent avec un raffinement tel qu'ils l'élèvent au rang d'une gastronomie. Edmond Dantès, le héros du Comte de Monte-Cristo, est de ceux-là. Jeune marin, âme candide et fils modèle, il semble promis au bonheur et à une brillante carrière dans la marine, quand soudain tout s'écroule. Du jour au lendemain, il se voit précipité dans un abîme de détresse et de ténèbres. Arrêté comme comploteur, il est enfermé au château d'If, la prison de Marseille, pour y croupir jusqu'à la fin de ses jours. Sa faute ? S'être attiré la jalousie de deux rivaux. Sa malchance ? Avoir affaire à un magistrat arriviste et malhonnête. Mais, au bout de quatorze ans, Dantès s'évade et reparaît, après complète métamorphose en richissime aristocrate, pour châtier les trois misérables responsables de ses malheurs...
Description
Marseille, 1815. Jamais Edmond Dantès n'a été aussi près du bonheur. Bientôt capitaine du Pharaon, fiancé à la belle Mercédès, il voit ses espérances comblées. Et puis, soudain, le rêve se brise. Une dénonciation anonyme... et le voilà emprisonné au château d'If. Qui l'a trahi ? Pourquoi ? Dantès l'ignore mais il se le jure : sa vengeance sera terrible.
Ce que j'en ai pensé :
La version électronique était divisée en 4 tomes.
J'ai adoré le premier, vraiment aimé le deuxième, moyennement aimé le troisième, et complètement dévoré le 4ème tome.
Une histoire de vengeance ça parle toujours à la rancunière que je suis (je me soigne, je me soigne)
J'ai beaucoup aimé certains personnages.
En premier lieu, évidemment :Edmond Dantès. Il m'a plu alors qu'il était jeune, amoureux, fougueux et ambitieux mais naïf. Je l'ai encore plus aimé quand il est devenu cultivé, courageux, vengeur et rusé. J'ai aimé son plan de vengeance, ses différents déguisements, sa façon de séduire le monde pour mieux les trahir.
Albert, son fils est un homme impressionnable mais intelligent. J'ai particulièrement aimé son affrontement avec le conte.
Villefort est un être haïssable comme il se doit... au moins autant que Morcerf.
Carderousse est tellement stupide qu'il m'a donné des boutons.
J'ai trouvé Valentine un peu trop mièvre et j'ai trouvé Eugénie Danglars admirable de courage et de rébellion.
Pour ce qui est du déroulement de l'histoire : J'ai aimé, au début, sentir le bon air de la Méditerranée et de Marseille. J'ai aimé "entendre" l'accent du Sud. Ensuite, j'ai aimé me plonger dans le Paris du milieu du 19ème siècle avec ses monuments, ses magnifiques grandes et belles maisons des nobles.
J'ai aimé tous les rebondissements de cette riche histoire.
Mon passage préféré a été celui de l'emprisonnement de Dantès. Ses doutes, son désespoir et sa rencontre avec l'abbé Faria. J'ai aimé voir sa transformation pendant sa longue période d'incarcération.
Le seul passage que j'ai trouvé longuet est celui du 3ème tome où le conte de Monte-Cristo se trouve en Italie et se rapproche d'Albert de Morcef et le sauve du bandit Luigi Vampa.
Ce que j'aime chez Alexandre Dumas c'est sa facilité à nous transporter dans une histoire bien construite, riche avec des personnages intéressants dans des décors détaillés.
Verdict :
A lire si on aime les aventures et le 19ème siècle en France.
Je m'étonne de ne pas avoir pris le temps de lire ce beau pavé avant.
Note : 9/10
Mercedes est aussi une femme attachante. Intelligente, belle, pleine de remords.
dimanche 4 décembre 2011
"Au bonheur des dames" d'Émile Zola
Lu sur Kindle
Date de publication : 1883
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Zola je l'aime ! J'avais adoré ce livre quand je l'ai lu au lycée et là, avec le Kindle, j'ai téléchargé toutes les oeuvres de Zola et j'ai recommencé mes relectures.
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Y'en a pas sur le kindle : youhouuuuuuuu !
Mais, encore une fois, comme je suis une chic fille, voici le résumé d'Amazon.fr :
Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie
Ce que j'en ai pensé :
Quelle belle expérience, finalement, que les relectures !
Comme tu dois le savoir, je relis très rarement. Une des raisons c'est que j'ai l'impression que pendant que je lis un livre dont je connais déjà l'histoire, je n'en lis pas d'autres qu'il me faut découvrir. Et comme il ne suffira pas d'une vie de 1000 ans pour lire tout ce que je veux lire, je ne veux pas "perdre de temps". Je me rends compte parfois que c'est absurde car j'ai, finalement, souvent énormément de plaisir avec mes relectures car je relis des livres que j'aime et pour lesquels, je focalise sur des détails qui m'avaient échappé avant ou que j'ai tout simplement oublié. Il y a aussi le fait que lorsque l'on lit un livre dans un autre contexte, à une période de notre vie, on perçoit l'histoire différemment, ça résonne d'une toute autre façon.
Bref, ma lecture a été encore plus agréable qu'à ma première lecture.
Si à l'époque de ma première lecture, je n'avais pas particulièrement été intéressée par la description des tissus, des étoffes, des accessoires de couture, j'ai, cette fois-ci, jubilé devant ces beaux paragraphes riches en couleurs, en textures, en arrangements spectaculaires.
Zola est très doué en terme de description. Il détaille si bien les choses (sans que cela soit ennuyeux ou trop long) pour nous permettre de bien visualiser les lieux. Pendant tout le temps de cette lecture, je me suis (re)vue au "Bonheur des dames".
Zola a aussi le chic pour partager les émotions et sentiments de ses personnages. Ainsi, je me suis encore mise à plaindre cette jeune et inexpérimentée Denise Beaudu, à m'émouvoir comme elle et à l'encourager à se battre pour faire sa place et ne pas se laisser marcher sur les pieds, à apprendre à s'affirmer et à avoir confiance en elle.
J'ai été prise de compassion pour son oncle et sa tante Beaudu qui souffrent de l'affreuse concurrence du "grand magasin" et de ce vieil Bourras si attaché/englué à son magasin.
J'ai aimé haïr ce sournois Bourdoncle, le bras droit de Mouret, propriétaire du Bonheur des dames. Et j'ai ré-appris à apprécier Mouret.
J'ai aimé que Zola parle de ce début de l'émergence de ces grands magasins, quand il explique comment leur évolution est inévitable et comment les petits magasins et petits artisans en pâtissent, ne peuvent rivaliser et finalement, se cassent les dents.
Plus que tout, j'aime quand mon cher Émile parle de la société française (et particulièrement parisienne) du 19ème siècle.
Verdict :
Une relecture comme je les aime tellement que j'envisage de retenter l'expérience plus souvent
Note : 9.5/10
Actualisation de la note pour moi-même, dans la série des Rougon-Macquart :
- La Fortune des Rougon (1871) : lu
- La Curée (1871) : lu
- Le Ventre de Paris (1873) : lu
- La Conquête de Plassans (1874) : dans ma PAL
- La Faute de l’abbé Mouret (1875) : à lire
- Son Excellence Eugène Rougon (1876): à lire
- L’Assommoir (1877) : lu
- Une page d’amour (1878) : lu
- Nana (1880) : lu
- Pot-Bouille (1882) : lu
- Au Bonheur des Dames (1883) : lu
- La Joie de vivre (1884) - à lire
- Germinal (1885) lu - à relire
- L'Œuvre (1886) à lire
- La Terre (1887) lu
- Le Rêve (1888) lu
- La Bête humaine (1890) lu
- L’Argent (1891) dans la PAL (je crois l'avoir lu mais je ne suis plus sûre)
- La Débâcle (1892) à lire
- Le Docteur Pascal (1893) à lire
vendredi 11 novembre 2011
"Pride and prejudice" de Jane Austen
Lu sur Kindle
Date de publication : 1813
Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai lu la version traduite il y a fort longtemps et j'avais été séduite (mais qui ne l'a pas été?). J'ai vu quelques adaptations cinématographiques et télévisuelles et j'ai toujours adoré.
Avec la venue de mon Kindle et la possibilité de télécharger gratuitement des tonnes de livres tombés dans le domaine public, je ne me suis pas gênée pour me replonger dans cette histoire mais en VO cette fois (vu que je connaissais l'histoire, je n'avais pas trop peur de me lancer en anglais au risque de ne pas comprendre certains bouts)
Résumé (est-ce vraiment nécessaire?) :
Elizabeth est l'une des cinq filles de Mr et Mrs. Benneth qui espèrent bien voir l'une d'entre elles gagner le coeur de leur riche voisin. C'est pourtant l'arrivée du riche et orgueilleux Darcy qui retiendra l'attention de la jeune fille. De là, commence une intrigue reposant sur deux personnages que l'orgueil et la condition sociale séparent. Quelle sera l'évolution de leur relation?...
(Sur Evene.fr)
Ce que j'en ai pensé :
Bah, comme mes précédentes lecture : j'ai ADORÉ.
J'ai été très contente d'avoir fait l'effort de l'avoir lu en anglais. Je n'ai éprouvé aucune difficulté de lecture.
J'ai encore plus aimé Elizabeth : sa vivacité d'esprit, son intelligence, sa rancune, son orgueil et son empathie. C'est un caractère fort comme je les aime.
Mon personnage préféré reste son père : le si drôle, si sarcastique et si cynique Mr. Bennet. J'adore sa façon de parler à sa femme. C'est tout simplement hilarant et jouissif !
Parlons-en de sa femme, je l'ai encore plus détestée que mes précédentes rencontres avec elle. Je hais cette femme vénale, antipathique et hypocrite.
Jane et Bingley sont sympathiques mais un peu trop passifs pour qu'ils aient mon entière admiration.
Lydia, toujours aussi bête et pimbêche m'a encore fait sortir de mes gonds et j'ai eu envie de la baffer à maintes reprises. Wickham aussi est de plus en plus insupportable.
Et Darcy ... Darcy ! Et bien Darcy a fait fondre mon petit coeur une nouvelle fois. Il est arrogant, hautain et j'aime sa carcasse qui fissure petit à petit tout au long du livre. Et quelle lettre !! mais quelle lettre il a écrit à Lizzy ! Je fonds à chaque fois que je la relis.
Un personnage qui me fait réagir aussi est bien évidemment Lady Catherine de Bourg qui me fait vaguement penser à Lady Susan : calculatrice, manipulatrice et dangereuse.
Pour ce qui est de l'histoire, je suis comblée, aussi, car 1./ ça se passe en Angleterre, au début du 19ème siècle, 2./ car Jane Austen y dépeint la société aristocratique vénale, intéressée, hypocrite et avec des valeurs qui sont bien loin des miennes 3./ car le mariage est au coeur de ce roman car il était aussi au coeur des préoccupations des "bonnes gens". J'ai aimé comment tout gravite autour "du bon mariage", d'être capable de s'associer avec la "bonne famille". Tout n'est que manigances et bien paraître.
4./ car j'ai aimé les scènes de bals.
5./ car j'ai aimé toute cette sensation d'oisiveté inhérente au livre et cela me fait toujours rêver. Je pense que j'aurai aimé ça ne rien faire de mes journées, juste aller me promener, faire du social et jacasser :)
6./Et enfin, car j'ai aimé cette histoire d'amour entre Lizzy et Darcy. Une histoire qui se développe tout doucement, tout juste comme j'aime.
Verdict :
Un super roman, un classique à découvrir ou redécouvrir. Une belle peinture de l'Angleterre du 19ème siècle
Voilà, j'ai envie de relire et re-relire Jane Austen...
Je ne pense pas résister trop longtemps avant de m'essayer à ses autres oeuvres en anglais puisque j'ai tout téléchargé avec mon super Kindlejoujounet.
Note : 10/10
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