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vendredi 26 décembre 2014

"Le chuchoteur" de Donato Carrisi



Pourquoi avoir lu le livre ?
Mon amie était plongée dedans et semblait si prise par cette histoire que j'ai voulu l'accompagner dans cette lecture.

Ce que j'en ai pensé :
J'aime bien replonger régulièrement dans les polars. Et là, même si c'était improvisée comme lecture commune, j'ai adoré. Mon amie avait une nette longueur d'avance sur moi mais de pouvoir partager avec elle c'était très chouette.

J'ai été happée assez rapidement dans cette histoire sombre où 5 petites filles ont disparu. 5 tombes ont été creusées avec à côté de chacune d'entre-elles un bras.
L'équipe d'enquête piétine et ils font appel à Mila Vasquez, une spécialiste en disparition d'enfants.

J'ai aimé Mila. J'ai aimé son côté mystérieux, fragile et cette carapace qu'elle revêt face aux autres. Bon, parfois, elle m'a semblé un peu irresponsable mais cela devait faire partie du charme pour cette histoire.

J'ai aimé la panoplie de personnages torturés au sein même de l'équipe policière.

J'ai aimé l'enquête qui nous met sur différentes pistes qui se mêlent puis se démêlent. J'ai adoré la chute.

J'ai aimé le rythme et l’enchaînement des situations.

Il y a bien quelques petites choses qui m'ont paru décalées comme la séance d'exorcisme et l'hyptnose mais globalement c'est un bon thriller qui m'a fait passer un bon moment de lecture.

Verdict :
Un polar sombre, haletant, stressant, construit et intéressant avec des personnages attachants.
Je lirai très vraisemblablement la suite "L'écorchée".

Note : 7/10

mardi 2 septembre 2014

Le premier mardi, c'est permis : "Le déclic" (Intégrale) de Milo Manara



Pourquoi avoir lu ce livre ?

Parce que je parlais de lectures coquines avec mon homme et qu'il m'a dit "Quoi ?? tu n'as jamais lu les livres de Manara?" Moi, fatalement, j'avais souvent vu ses livres sans en avoir feuilleté une page. Je savais que c'était comme un classique dans le genre de BD érotiques mais jamais je n'avais osé en lire.
Ni une ni deux, l'homme m'a offert l'intégrale pour que je puisse le chroniquer dans mon prochain "le premier mardi c'est permis". Quelle abnégation quand même !











Ce que j'en ai pensé :
Tout commence avec la présentation de Claudia Christiani, cette bourgeoise, très belle, mariée avec un vieux, riche et pas-super-séduisant entrepreneur. Comme le suggère souvent le cliché de la bourgeoise et comme son nom laisse présager, on la devine coincée et respectant sans arrêt les codes de bienséance dans la société. Sauf que voilà, le docteur Fez, un proche de la famille ne supporte plus la frigidité de cette femme surtout qu'elle n'arrête pas de le repousser.  Il décide de se venger et met au point une télécommande qui commanderait la libido de cette bombe-qui-s'ignore.

Dès lors, dans les pires contexte, le docteur Fez aura la gâchette facile et mettra la belle Clara dans d'affreuses situations scabreuses en société.

L'intégrale regroupe 4 tomes. Tous sont basés sur le pouvoir de cette télécommande sur Clara. On la retrouve chaque fois dans des contextes différents et avec différents protagonistes aux commandes de la télécommande.

J'ai adoré le premier tome qui met en place le contexte et nous montre une Clara qui prend son pied puis qui pleure les conséquences. Je trouve que ça s'étiole et finit par être redondant, ensuite, dans les autres tomes mais les situations restent savoureuses et la qualité des images reste présente..

Les scènes de sexe sont parfois vulgaires et Clara est clairement un objet sexuel mais lorsqu'elle est, semble t-il, sous le contrôle du dispositif, elle semble vraiment avoir du plaisir et c'est, dans la perception de ce livre l'essentiel.
Les scènes de nus sont particulièrement réussies. Les pauses lascives ou suggestives sont bien faites et m'ont fait de l'effet.

Ce livre a émoustillé plusieurs hommes, il va s'en dire, puisque qu'une bonne partie des fantasmes masculins y sont présents mais je suis certaine qu'il a émoustillé plusieurs femmes, aussi.

Bref, ce livre regorge de sensualité mais aussi de sexualité bestiale et possiblement tabou pour certains...


Verdict :
Une lecture érotique que j'ai trouvé très agréable même si très caricaturale (puisque c'était clairement le but :) ).

Et vous, qu'avez-vous lu pour "ce premier mardi de septembre, c'est permis" ? Allons voir chez Stephie !

Note : 8/10

jeudi 7 avril 2011

"Je n'ai pas peur" de Niccolò Ammaniti

Editions : Livre de poche, 2004
252 pages




Pourquoi avoir lu ce livre?
C'était un de ces fameux soirs où je file me coucher super tôt (autour de 20h30-21h) et où j'abandonne Monsieur Kikine tout seul au salon. Celui-ci a commencé à regarder la télévision et a commencé à regarder un film qu'il a truuvé bien plaisant. Il a vu que ce film était l'adaptation d'un livre et le lendemain matin il m'a dit : "J'ai vu un film et je pense que tu aimerais autant le film que le livre dont il est adapté"...
Quelques jours plus tard, nous nous retrouvions à la grande bibiliothèque et Monsieur Kikine est revenu avec le livre dans les bras. A peine rentrés dans la voiture, je me saisissais de celui-ci et commençait à le lire...

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
"Si on ne partait pas à bicyclette, on restait dans la rue à jouer au foot, au ballon prisonnier, à un deux trois soleil, ou bien sous l'auvent du hangar à glandouiller. On pouvait faire ce qu'on voulait. Des voitures, il n'en passait pas. Des dangers, il n'y en avait pas. Et les grands restaient cloîtrés à la maison, comme des crapauds qui attendent que baisse la chaleur. Le temps s'écoulait lentement. A la fin de l'été, on était impatients de retourner à l'école. Ce matin-là, on s'était mis à parler des cochons de Melichetti. » L'été le plus chaud du siècle. Quatre maisons perdues au milieu de nulle part. Les adultes se terrent le jour et complotent la nuit. Six gamins s?aventurent à bicyclette dans la campagne brûlante. Au coeur de cet océan de blé, il est un secret effrayant, un secret dont la découverte changera à jamais la vie de l'un d'eux....


Un thriller domestique, où se mêlent fable et bande dessinée, horreur et merveilleux, faux monstres et vrais affreux, normaux, terriblement normaux.

Ce que j'en ai pensé :
... impossible de le lâcher. Je l'ai lu pendant tout le trajet en voiture, puis je me suis affalée dans le canapé et j'ai poursuivis ma lecture. J'ai fait une pause pour aller manger puis je me suis installée dans mon lit et j'ai continué... impossible de le lâcher... J'ai réussi à le poser car je savais que pitchounette se lèverai tôt le lendemain matin, mais j'ai repris ma lecture au petit-déjeuner et je l'ai fini en avant-midi... impossible de le lâcher. Une fois terminé, je l'ai re-feuilleté encore et encore ... impossible de le lâcher.
Au départ, je me suis demandée à quel public ce livre était destiné car le récit sonnait comme un récit d'enfants mais l'histoire qui y est racontée n'est pas à mettre entre les mains d'un enfant. On parle tout de même de thriller domestique :)
Cette histoire m'a touchée. J'ai aimé suivre le quotidien de ces enfants qui s'ennuient dans un petit village désert d'Italie et qui trouvent quelconque occupation pour tuer le temps. J'ai aimé leurs relations de complicité mais aussi de concurrence et de domination/soumission. J'ai aimé les jeux et les défis qu'ils se lancent pour s'occuper. J'ai aimé sentir le poids de la chaleur de l'été. J'ai aimé sentir la poussière que le vent soulève dans cette région qui subit une canicule torride. J'ai aimé, beaucoup aimé, le personnage principal, le nararteur, le jeune Michele. Le "petit" Michele va apprendre à grandir d'un seul coup. Il va faire face aux complots des adultes, à leurs manigances et essayer de comprendre la découverte inquiétante et intrigante qu'il a faite.
J'ai adoré aussi la relation entre Michele et sa petite soeur qu'il doit "traîner partout" parce qu'il doit s'en occuper. Ça m'a rappelé ma relation avec ma soeur : à la fois l'énervement de l'avoir toujours dans les pattes mais le profond amour fraternel qui reste le plus fort.
J'ai aimé le style de narration : c'est Michele qui raconte l'histoire et on a aucun mal à imaginer que c'est vraiment un enfant qui parle. (Souvent quand un auteur fait parler un enfant, on sent que c'est forcé ou pas très naturel ... mais ici ça passe très bien). J'ai aimé son humour dans la description de certaines situations.
Sous fond de lecture agréable et poétique, on parle finalement d'horreurs et de traumatisme. Une belle réussite !

Verdict :
Tu imagines, bien, cher toi ... qu'une fois le livre finalement lâché, j'ai voulu continuer à baigner dans l'ambiance et donc c'est avec beaucoup d'appréhensions que nous avons vu (et revu pour Monsieur Kikine) le film.

Ce que j'en ai pensé (du film) :
Tu le sais, j'ai toujours peur de voir une adaptation cinématographique car je ne peux m'empêcher de comparer. C'est encore plus délicat lorsque le souvenir de ma lecture est si frais !
J'ai adoré !
Le film est parsemé de belles scènes légères et fraiches (malgré la pesanteur de la canicule). J'ai vraiment aimé le jeu d'acteurs des enfants. Je les ai trouvé très bons et crédibles et fidèles à l'image que je m'étais faite d'eux lors de ma lecture. J'ai juste pu remarquer quelques légères différences entre le livre et le film, ce qui est très bien puisqu'elle ne sont pas majeures et ne cassent en rien l'histoire originale. J'ai aimé les décors de sécheresse, les vieilles maisons en pierre italiennes, les personnages adultes avec un caractère et une présence bien trempés.
La musique d'accompagnement est géniale et on se laisse emporter dans ce film qui sonne frais et léger mais qui laisse place à une certaine forme d'horreur.

Verdict :
Je te recommande à la fois le livre et le film. Je suis persuadée qu'il te plairont !


Note : 9/10 (tant pour le livre que pour le film)


Bonus : La bande annonce du film :