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jeudi 4 septembre 2014

"Le syndrome E" de Franck Thilliez



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Cela faisait longtemps que je croisais le nom de Thilliez sur les blogs et j'étais curieuse de me faire mon propre avis.
J'ai choisi ce titre complètement au hasard et me suis lancée même si la couverture ne m'inspirait pas du tout. 

Ce que j'en ai pensé :
Le début de ce livre est assez accrocheur. Deux intrigues se côtoient : un homme se trouve aveuglé par un film, des crânes sciés sont découverts. Deux protagonistes vont plancher chacun sur une de ces intrigues. Ces intrigues finiront-elles par se croiser ? Ont-elles un lien entre elles ? Les deux protagonistes vont-ils travailler ensemble ?
Tout plein de questions que se posent le lecteur (enfin, moi quoi ...) et qui donnent envie de poursuivre pour comprendre.

J'ai trouvé à la fois le rythme dynamique et fluide, l'intrigue intéressante, la trame du récit suffisamment alambiquée et réfléchie, les personnages intéressants et attachants et la fin un peu bâclée/précipitée en ce qui concerne la conclusion des enquêtes mais surtout frustrante en ce qui concerne les protagonistes.

J'ai aimé que l'enquête amène les policiers dans plusieurs pays. J'ai aimé aussi leur méthode de réflexion et leurs processus de résolution pas-toujours-catholiques. Bon, comme souvent dans les polars, ce qui fait la force du livre ce sont ces policiers hors-du-commun, un peu bourru. Ici, on n'échappe pas à la règle et même si on a une impression de déjà-vu, j''ai aimé la psychologie des personnages, leur complexité et la façade cachant de lourds secrets.


Verdict :
Une histoire policière qui se tient et qui est intéressante, documentée, intelligente.

Je ne connaissais, donc, pas Thilliez mais cette première lecture m'a séduite et je vais replonger très prochainement dans un autre de ces romans. Pour commencer, dans Gataca pour la suite de ce dyptique et ensuite dans les précédents livres pour retrouver les protagonistes dans leur enquêtes passées.

Une source fiable me susurre à l'oreille qu'il s'agirait de son 8ème livre publié. Cette même source m'explique que les 2 protagonistes apparaissent déjà 3 fois dans le passé mais jamais réunis dans le même livre. 





Note : 8.5/10

dimanche 2 février 2014

"Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus" d'Éric-Emmanuel Schmitt

Lu sur Kindle
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Je voulais passer par dessus ma déception de ma dernière lecture. J'ai donc enchaîné assez rapidement avec cette lecture.

Ce que j'en ai pensé :
Bon, bon, bon, j'ai préféré cette lecture à la précédente mais je n'ai pas été encore complètement convaincue. Je ne retrouve plus ce qui me plaisait chez EES.

Ce qui m'a plu dans ce livre c'est cette impression d'être sur un autre continent. En lisant ce livre, on est presque plongés dans un grand hôtel chinois. J'ai aussi aimé le sagesse et les fabulations (?) de la chère Madame Ming, cette madame pipi qui aurait eu 10 enfants dans cette Chine de politique de l'enfant unique. J'aime son caractère haut en couleur et ses réflexions et zénitude qui m'a rappelé certaines de mes rencontres chinoises.

Dans la même lignée que "L'enfant de Noé" ou "Monsieur Ibrahim et les fleurs Coran"  ou "Oscar et la dame en rose" ou "Le sumo qui ne pouvait pas grosssir", voici un autre livre du Cycle de l'invisible où l'on a le droit à une sorte de fable sur la recherche du bonheur et de la façon d'avoir une vie épanouie.

Ce qui m'a moins plu, justement, c'est ce sentiment d'avoir encore affaire à une leçon de vie. Je crois que je commence à en avoir marre de me faire soit-disant réfléchir sur le sens de la vie.

Verdict :
Ce livre m'a laissée encore une fois sur ma faim. Moins que ma lecture précédente mais quand même, il m'a encore manqué un petit quelque chose (je ne suis vraiment pas fan des petites histoires) et je reste avec ce goût amer de donneur de leçon qui me fatigue.

Note : 6.5/10


dimanche 26 janvier 2014

"Le scandale de Modigliani" de Ken Follet

Lu sur mon kindle

Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai ADORÉ "Les piliers de la Terre" et vraiment bien aimé "Un monde sans fin" et j'étais curieuse de lire un style d'histoire complètement différent de Ken Follett.

Ce que j'en ai pensé :
Parce que je n'ai pas suivi le bibliographie de Ken Follet, je n'avais pas compris que ce roman est le premier qu'il a publié en 1976. Quelle idée aussi de publier en France, il y a peu de temps ce "vieux" roman, en me faisant presque croire que c'est une nouveauté ?

Bon, Ken Follett admet lui-même que c'est loin d'être son meilleur roman. Je suis assez d'accord avec lui mais je ne le boude pas pour autant étant donné que l'on s'améliore, en général, souvent dans la vie. Et lui, il s'est clairement amélioré depuis. Sauf que, ayant lu ce livre après ses 2 énormes succès, j'ai eu un sentiment de déception. Je ne retrouvais plus du tout la plume qui m'avait emporté dans les autres livres. 

Dee est une jeune femme qui étudie les arts et qui veut écrire une thèse sur les peintures de Modigliani qu'ils aurait créé alors qu'il était sous l'effet de drogues. Elle part à la poursuite d'un des tableaux qui serait en Italie. Deux autres personnes vont suivre ses traces pour découvrir ce fameux tableau et en faire l'acquisition avant la jeune fille. 
Un autre pan de l'histoire nous montre un artiste désabusé, son ami et sa femme qui vont se lancer dans l'entreprise du faux. En somme, on voit différents aspects et corps de métiers artistiques. On fait face aussi à différents personnages au caractère trempés mais peut-être pas assez développés.

Autre manque de développement : On touche quelques aspects des arts de la peinture mais je suis restée sur ma faim à maintes reprises. Je me suis habituée à des lectures très documentées et intéressantes et je m'attendais à m'instruire un peu plus à travers ce livre : dommage !

L'histoire peut paraître s'enliser un peu parfois et on se serait attendu à plus de développements à d'autres endroits. Une lecture qui m'a vraiment semblé inégales.

Côtés positifs : j'ai beaucoup aimé le cynisme face au marché de l'art, la quête légère du mystérieux tableau disparu et la chute du livre.

Verdict :
Un livre qui ne m'a pas convaincue et que je ne recommanderai pas à ceux qui veulent découvrir Ken Follett mais autrement, si l'on veut voir ce qu'il a écrit dans ces débuts, cela reste une histoire sur l'art légère.

Note : 6.5/10

lundi 27 mai 2013

"Le ventre de Paris" d'Émile Zola

Lu sur mon kindle
3ème tome de la série Rougon-Macquart
1873

Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'aime Zola ... C'est, on peut le dire, un de mes auteurs préférés.
Je veux lire et/ou relire tous ses livres.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture : 
Résumé :
En souvenir du temps où il mourait de faim, Émile Zola jette Florent, jeune homme évade de Cayenne, au cœur des halles de Paris, celle "chaudière destinée à la digestion d'un peuple ". Recueilli par son frère et sa, belle-sœur Lisa - une fille Macquart - somptueuse charcutière de la rue Rambuteau, le proscrit s'adapte mal à ce monde démesuré de la victuaille qu'incarne cette femme, ce beau monstre d'égoïsme et d'opulence, symbole de la bourgeoisie commerçante. Dés lors, l'affrontement entre le gras, modèle de prospérité, et les maigres, crève-la-faim incontestablement coupables, est inévitable. Aujourd'hui, le ventre de Paris et sa débauche orgiaque fascinante se sont déplacés. Les marchands du Temple et leur voracité triomphante demeurent...

Ce que j'en ai pensé :
Avec Zola, je sais à quoi m'attendre, c'est un terrain connu : un réalisme impressionnant... (je dis ça alors que je ne sais pas vraiment ce à quoi ressemblait le 19ème siècle, mais quand on lit Zola, on a l'impression d'y être, de faire partie de la scène). 
Il y a beaucoup de descriptions (certains diront "trop") et d'ambiances. Ça doit être le seul auteur duquel j'admets qu'il puisse, pendant 3 pages décrire des étals de fruits et légumes, de poissons, de viandes... et que cela me passionne comme si ces choses finissaient par être réelles et diffuser une odeur qui chatouillerait mes narines pendant ma lecture ! 
Fort, il est fort cet Emile : c'est encore plus vivant qu'un tableau !

Et encore une fois, un lieu (ou un objet) prend les allures d'un monstre. Cet énorme ventre que représentent les Halles sonne comme les boutiques de tissu dans le Bonheur des Dames, l'assommoir ou la locomotive de Germinal ... j'aime ces métaphores.

Outre les descriptions, on a encore le droit à une histoire d'ambiance avec plusieurs cadres historiques : le début des Halles de Paris, le clivage entre les parisiens et les "banlieusards" (oui, à l'époque, Nanterre, c'était la grande banlieue où il y avait plein de champs et où cultivaient et vivaient les maraîchers), le coup d'Etat de 1851, les Bonapartistes, les républicains, le métier de commerçants, ...

J'aime ce roman mais il n'est pas mon préféré : si l'ambiance est là, s'il y a des éléments de l'intrigue qui m'ont plus (la rivalité entre Lisa, la charcutière, et La Normande, la poissonnière), je n'ai pas été sensible à l'histoire de Florent qui m'est apparu comme assez antipathique et "mou".

Verdict :
Un bon roman de Zola, même s'il ne s'agit pas de son meilleur. Il reste que c'est toujours agréable de plonger dans un livre de cette géniale série des Rougon-Macquart !

Note : 7.5/10



vendredi 11 janvier 2013

"Esmeralda" de Frances Hodgson Burnett


Lu sur mon Kindle
Date de publication : 1877

Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que je voulais tenter un autre livre de Frances Hidgson Burnett et essuyer ma précédente déception.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Résumé de Goodreads.com
At fifteen, she says, "I regretted that I was not a genius; at five and twenty, I rejoice that I made the discovery so early, and so gave myself time to become grateful for the small gifts bestowed upon me. Why should I eat out my heart with envy? Is it not possible that I might be a less clever woman than I am, and a less lucky one?"

Ce que j'en ai pensé :
Mince, mince, mince ! J'aurai tant voulu aimer pour me faire passer la déception de "Sara Crew or what happened at miss Minchin's" mais encore une fois, je n'ai pas été conquise. 
Cette petite nouvelle se lit très vite (très très très vite), et très vite je vais l'oublier. 
Bon, d'une part, il y a le fait que c'est une nouvelle et que je ne suis pas du tout fan des nouvelles (on a souvent à peine le temps de s'attacher aux personnages et à l'histoire que l'on s'en sépare déjà) et d'autre part, j'ai trouvé que c'était trop plein de bons sentiments, d'étiquette, de volonté de bienséance et d'appartenance à la bourgeoisie parisienne mais que le tout sonnait très faux.
Et pourtant, ça partait bien : un jeune couple et qui semblait bien sympathique, dont le mari est prof de français, rencontre une famille américaine à Paris. Le professeur va enseigner le français à la jeune fille de ce couple, nouveaux riches qui viennent de faire fortune. 
Je m'imaginais déjà plonger dans le Paris de la fin du 19ème siècle  : que nenni.
Je m'imaginais une belle histoire d'amitié entre deux couples et une belle histoire d'amour entre 2 jeunes gens. Hmm, oui, il y a un peu de ça mais les personnages sont tellement sans saveur et sans vraie personnalité que ça en est pathétique. La seule qui avait un peu intérêt pour moi était Clélie, la femme du narrateur.
Enfin, l'ensemble m'a semblé un peu trop mélodramatique surtout la fin.

Verdict :
Vu que c'est super méga hyper court, tu ne risques rien, cher toi, à y jeter un coup d'oeil (d'ailleurs on le trouve facilement en lecture sur différents sites tellement le texte est court), mais selon moi, c'est inutile !
Allez, je suis de bonne humeur, alors, je vais laisser une dernière chance à Miss Frances Hodgson Burnett et lire "son meilleur livre" : "THE SECRET GARDEN". Espérons que le dicton "jamais deux sans trois" (déception) ne sera pas d'actualité !

Note : 4/10

lundi 7 janvier 2013

"Le femme de trente ans" d'Honoré Balzac

Lu sur mon kindle
1829-1842

Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que l'on grandit, parce que les goûts changent, parce que je n'ai plus de lecture imposée, parce que je ne suis plus à l'école, j'ai eu envie de relire Balzac que j'avais vraiment détesté étudié au collège ("Le père Goriot" et "Eugénie Grandet"). En fait, c'est ma prof que je détestais et donc tout ce qu'elle aimait finissait par me taper sur les nerfs. Ce qui m'avait agacé avec Balzac, c'était ses LONGUES pages descriptives mais force est de constater que maintenant, j'aime ça quand on me détaille précisément les choses alors c'était le moment de voir si mon avis avait changé sur Balzac.
Et pour commencer, j'ai choisi un petit roman sur mon kindle.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
(sur Evene.fr)
Ce roman fait partie des premiers tomes consacrés aux 'Scènes de la vie privée de 'la comédie humaine'. A trente ans et dans la société libérale des années 1830 la femme de Balzac possède la liberté politique et n'est plus seulement épouse et génitrice.

Ce que j'en ai pensé :
Bon, alors, Balzac et moi, on est presque réconciliés. Je dis presque parce que, cette fois-ci, il y a fort peu de descriptions et l'histoire est intéressante en soi, mais, boudiou, que j'ai trouvé le tout fort inégal.
Les 6 chapitres de ce roman s'attachent bizarrement ensemble. Au début du second chapitre, puis du troisième, je me suis demandé s'il s'agissait de différentes nouvelles indépendantes pour constater quelques pages plus loin que l'on parlait toujours du même personnage : Julie d'Aiglemont.
Bon, quand on se documente un peu, on comprend mieux (les parties ont été écrites séparément puis retravaillées pour en faire une seule histoire).
J'ai particulièrement aimé le début du livre, lorsque Julie est jeune et amoureuse, lorsque son père essaye de la mettre en garde des relations amoureuses et du mariage. Et mon intérêt s'est amenuisé au fil de ma lecture.
Les thèmes abordés sont vraiment intéressants : l'amour de jeunesse, les contraintes du mariage, la position de la femme dans la société du 19ème siècle, les amours impossibles, la (non) maternité... mais peut-être pas assez creusés.
L'écriture est fluide (si on excepte les raccordements entre les chapitres), la psychologie de Julie d'Aiglemont est bien défini et décrit. Je regrette, par contre, que les relations entre les personnages n'ait pas été plus poussée, élaborée.

Verdict :
Une lecture qui me réconcilie avec Balzac mais qui a été en demi-teinte. Elle aura eu l'avantage, toutefois, de me motiver à lire d'autres Balzac et d'oublier mon traumatisme d'études de collège.

Note : 6/10


dimanche 4 novembre 2012

Club de lecture : "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan


Lu sur mon kindle
Date de publication : août 2011

Pourquoi avoir lu ce livre?
Voici la seconde lecture qui devait être faite pour le club de lecture. J'ai emporté cette lecture dans mon kindle pour la lire pendant les vacances d'été.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Sur Amaz--.fr
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma soeur et moi, mais toute tentative d'explication est vouée à l'échec. L'écriture n'y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes  recherches parlent de fascination ; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. 
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourdhui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »



Ce que j'en ai pensé :

J'avais hâte de lire ce livre car d'une part j'ai adoré ma première rencontre avec Delphine de Vigan ("No et moi") et d'autre part, j'avais lu une tonne (au moins) de billets élogieux.
Ce que je n'avais pas prévu en apportant cette lecture en vacances c'est qu'une fois plongée dedans, je n'aurai plus envie d'en sortir. Or, en vacances, avec des baptêmes  mariages, soirées, repas de famille, balades, visites, il ne reste, finalement que peu de temps pour se poser dans un coin et lire (à moins d'être considérée comme une sauvagine (ce qui est quelque part déjà le cas puisque j'ai "fui" dans "un pays où la seule saison est l'hiver" (mais c'est une toute autre histoire))). Donc, je lisais ce livre le soir/la nuit et fallait que je lutte pour le refermer et me reposer.
Cette lecture m'a touchée. L'écriture est, encore une fois, si fluide que tout coule facilement. Les thèmes de la bipolarité et des suicides sont forts et difficiles à aborder et pourtant, il me semble que cet exercice de catharsis auquel se livre Delphine de Vigan a porté fruit et est un vrai succès.
Contrairement à Le Papou qui avait une impression de voyeurisme tout au long de sa lecture, moi j'ai eu l'impression d'avoir beaucoup d'empathie pour les membres de cette famille. Comme je lui expliquais, j'ai eu comme le sentiment d'écouter une amie qui a des problèmes et qui a besoin d'une écoute attentive pour avancer. Comme je lui disais, ce livre doit plus plaire aux filles car nous sommes plus habituées à avoir ce genre de conversations avec nos amies, notre famille. Peut-être que ce genre de sujets ne font pas partie de ceux dont on discute entre hommes.
Ce livre pose des questions existentielles sur la maladie et comment réagir devant un être cher qui est malade, les relations de famille et comment elles peuvent empoisonner ou égayer notre quotidien, l'impact de son éducation et son enfance sur une vie, les tabous/non-dits dans une famille, les suicides, comment avancer après le deuil, la douleur, et voir si l'écriture peut libérer celui qui écrit d'une poids, est-ce que cela soulage ?...
Rien de gai dans ce récit et pourtant j'ai cru sentir en peu de bonheur au milieu de tout plein de difficultés dans l'enfance de Lucile. On sent moins ce bonheur dans l'enfance des filles de Lucile mais on sent un profond attachement mêlé de peurs. Qu'il doit être traumatisant de vivre dans de telles conditions (que ce soit Lucile ou ceux qui l'entourent) et le tout, écrit sur le mode "je vous aime et je vous hais", en dessine parfaitement les effets .

Verdict :
Une lecture coup de poing qui m'a touchée. Une lecture qui ne laisse pas indifférente mais qu'il faut lire en n'étant pas trop déprimé(e) à la base car rien de gai dans cette lecture !

Note : 9.5/10

Bonus : Désolée ... je ne vais mentionner que le billet du Papou qui en a parlé au club de lecture. J'ai listé plus de 15 billets sur ce livre et étant très fainéante, je n'ai pas le courage de lister le tout... MAIS, je t'invite à mettre ton lien dans les commentaires pour qu'on les ai en référence. Un gros merci, cher toi !

lundi 13 août 2012

Club de lecture : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig






Lu sur Kindle
Date de publication 1933


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Voici le deuxième livre de la deuxième rencontre du club de lecture.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :  
Zweig s'est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d'une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l'ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance.

Ce que j'en ai pensé :  
Rien à faire ... je suis amoureuse de Stefan ! Qu'est-ce qu'il écrit bien ! Qu'est-ce que j'aurai aimé qu'il soit mon professeur d'Histoire. J'aime quand il me raconte des histoires et surtout si ça parle d'Histoire. Cette petite brique se lit super bien et super vite. La vie de Marie-Antoinette est mise en lumière par un de ses "compatriotes autrichien". On la voit adolescente, juste avant de se marier avec Louis XVI, puis on la suit juste qu'à sa terrible mort (j'espère ne pas spoiler...). Les chapitres ne sont pas nécessairement chronologiques mais plutôt thématiques. Comme à son habitude, Zweig développe énormément l'aspect psychologique des personnages. Il se base sur des lettres, sur des faits historiques "prouvés" (il a décidé de mettre de côté toute preuve historique non confirmée (par exemple, il a écarté tout document dès qu'il y avait le moindre soupçon de faux)). Il nous amène sur une histoire que l'on connait bien si on a étudié en France mais il rajoute bien des aspects et scènes que l'on ignore. J'ai donc beaucoup appris avec cette lecture et j'ai eu envie de me plonger encore plus dans la Révolution Française. Je me suis surprise à passer des soirées entières sur Wikipedia pour un savoir plus sur certains personnages qui sont mentionnés mais par forcément très développés.
Mes deux passages préférés ont été l'histoire du collier et la démonstration à l'intéressante question "Marie-Antoinette a t-elle trompé Louis XVI avec Fersen?". De toute beauté !

Verdict :
J'ai tout simplement adoré cette lecture. Je me suis mise à rêver que tout les élèves devraient avoir ce genre de livres à lire pour compléter leurs cours d'Histoire mais bon, d'un part, c'est bien trop long à lire pour élaborer juste une période de l'Histoire française et ensuite, on n'a pas d'équivalent pour d'autres périodes tout aussi intéressantes. J'ai juste regretté que certains personnages ou évènements historiques soient très détaillés alors que d'autres sont à peine mentionnés.
Il me faut lire "Marie-Stuart" et "Erasme".

Note : 8.5/10

Bonus : Le billet d'un autre participant au club de lecture : Le Papou

(Pimpi, est-ce que ça compte encore pour le challenge de Vie de Château ? Est-ce que le challenge est encore actif? il me semble qu'il se terminait en juillet)

mardi 3 juillet 2012

"Dracula" de Bram Stoker



 Lu sur Kindle
Date de publication du titre original : 1897


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'avais envie de me plonger dans l'histoire originale. Et comme avec mon Kindle, c'est super facile de l'obtenir (3 secondes gratuitement), je ne me suis pas privée.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
(en fait voici le résumé le LaProcure.com)
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. À son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...
Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d'inspiration inépuisable.

Ce que j'en ai pensé :
Le début de l'histoire est géniale. J'ai aimé l'ambiance lugubre, lourde et oppressante en Transylvanie puis le retour en Angleterre. 
J'ai aimé la suspicion grandissante de Jonathan Baker lorsqu'il se retrouve dans le château de Dracula. J'ai aimé les échanges de lettres entre Jonathan et sa fiancé Mina. La lecture de ces lettres et du journal intime de chacun des personnages est intéressante et donne un petit côté de voyeurisme comme je les aime dans les livres épistolaires ou les journaux intimes. Globalement, d'ailleurs, je trouvais cela intéressant de voir les différentes lettres échangées entre les personnages, les différents articles de journaux, les différents journaux intimes; cela donnait efficacement le point de vue de tous et chacun.
J'ai aimé l'histoire de Lucy, l'amie de Mina qui se meurt peu à peu d'un mal étrange et autour de laquelle gravitent plusieurs hommes pour tenter de la sauver avec des transfusions de sang pour le moins archaïques (Rappelons que nous sommes au 19ème siècle :) ).
La deuxième partie, elle, souffre de trop de longueurs. Je n'ai pas apprécié les longues tergiversations des personnages pour décider comment agir face à Dracula. Si j'ai aimé leur quête dans les cimetières, les bas fond de la ville, je n'ai pas aimé leur lenteur à prendre des décisions.
Mina que je trouvais intelligente et courageuse m'a semblé tellement fade et mièvre  dans cette deuxième partie.
La fin, que l'on connait tous, semble tellement facile et pauvre comparé à la puissance de Dracula. Un peu (voir beaucoup) déçue de cette fin, je suis.

Verdict :
Je connaissais déjà l'histoire de Dracula mais les détails étaient devenus flous. Cette lecture m'a permis de rafraîchir ma mémoire mais de surtout plonger à la source.
Si je suis contente d'avoir pris le temps de lire ce livre, je suis quand même déçue par mon intérêt amenuisant.
Cela reste un classique mais qui, je trouve, a passablement vieilli.
L'avantage c'est que j'ai envie, maintenant, de voir des adaptations cinématographiques pour voir à quel point on y retrouve l'ambiance du livre et surtout de voir comment sont traités chacun des personnages et des épisodes de cette histoire.

Note : 6.5/10


vendredi 9 mars 2012

Les contes de fées de Charles Perreault

Lu sur Kindle
Date de publication : 1891


Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'avais envie de lire des histoires de fées. C'est tout.


Ce que j'en ai pensé :
Bon, ce n'est pas une bonne passe de lecture pour moi en ce moment car j'ai abandonné ma lecture après n'avoir lu que le premier des douze contes. Je n'ai lu qu'un conte : "Griselidis" et je n'ai pas été transportée du tout ! du tout ! du tout ! (est-ce que j'en fais trop avec ma redondance ?)
Cette soumission d'une femme et cet écrasement par l'homme m'ont horripilée. C'est tellement misogyne que ça me donnait presque la nausée.

La seule chose que j'ai aimé c'est de lire du vieux français. Je trouve toujours fascinant de voir les langues évoluer. 


Bon, et puis comme il s'agit de l'histoire d'un prince qui épouse une bergère, je vais le classer dans le challenge "Vie de château" ...





Verdict :
Je n'ai pas aimé mon début de lecture des contes de Perreault mais je laisse juste passer du temps et je lirai probablement la suite "Peau d'Asne", "Les souhaits ridicules", "Contes en prose à Mademoiselle", "La belle au bois dormant", "Le petit chaperon rouge", "La Barbe bleue", "Le maistre chat ou le chat botté", "Les fees", "Cendrillon ou la petite pantoufle", "Riquet à la Houppe", "Le petit poucet",  qui sont finalement vraiment de toutes petites nouvelles.


Note : 3/10

lundi 5 mars 2012

"Sara Crewe or, What Happened at Miss Minchin's" de Frances Hodgson Burnett

Lu sur Kindle
Date de publication : 1891


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Te souviens-tu, cher toi de ce dessin animé? 


Moi, je le regardais religieusement avec ma maman (qui n'avais jamais le temps de se poser devant la télé sauf pour cette série (je me répète, hein?)). 
Et puis, je voulais depuis fort fort longtemps lire ce qui avait fait vibrer ma maman quand elle était jeune ...
Avec mon kindle, c'était chose super facile.
J'ai téléchargé "Sara Crewe or, What Happened at Miss Minchin's" et hop c'était parti !
En plus, ça tombait bien, ça me permettait de m'inscrire (super en retard) au challenge "Vie de château" :


Ce que j'en ai pensé :
Bon, si je m'étais un peu plus renseignée avant, je n'aurai pas arrêté de me dire "Mais c'est bizarre, ça fait à peine survoler l'histoire que je connais. Mais c'est minuscule comme livre, je pensais qu'il était un peu plus conséquent!". Bref, j'aurai évité de me polluer la lecture avec une sorte de frustration. Car, figures toi, que ce que j'ai lu c'est le premier essai de Frances Hodgson Burnett de livre avec Sara Crewe. En fait, elle a fait une version plus complète sous la forme que nous connaissons mieux : "A little princess" (qu'il faudra que je lise, fatalement pour voir si je change d'avis !).
Bon, sinon, pour revenir à nos moutons et à cette histoire de Sara Crewe : tout va trop vite. Les épisodes se suivent trop rapidement. On passe trop peu de temps sur l'évolution de la situation. En plus, on trouve Sara à 12 ans alors que son père est déjà mort et que ça fait 4 ans qu'elle est dans la pension de Madame Minchin.
On retrouve une Sara qui prend beaucoup sur elle. Qui ne pleure presque jamais, qui ne proteste presque jamais et qui a un profond attachement pour sa poupée Emily (qui a quand même réussi à l'exaspéré car elle ne répond jamais). On arrive même à se demander si une enfant comme celle-ci peut vraiment exister (mais je comprends mieux pourquoi les différentes adaptations montrent une Sara qui a l'air si insensible). 
J'ai trouvé dommage que l'on ne parle que d'une de ses "camarades" de pension : Ermengarde qui passe un pacte avec Sara pour que cette dernière lise les livres que son père lui envoie et qu'il veut qu'elle lise et lui en fasse un résumé.
J'ai aimé retrouver l'imagination fertile de Sara qui emporte les autres avec elle dans ses rêves de grandeur.
J'ai aimé, au début, son côté altruiste mais il a fini par me fatiguer, je dois avouer.
Enfin, ce qui m'a vraiment plu c'est les petites descriptions de Londres et de son ambiance.

Verdict :
Je ne veux pas rester sur cette déception. Je suis sûre que la version allongée et retravaillée par Frances Hodgson Burnett sera mieux me satisfaire car celle version-ci est trop succincte et bâclée pour moi.
On reste vraiment sur sa faim en lisant cette ébauche d'histoire.

Note : 5/10

dimanche 26 février 2012

"Arsène Lupin" de Maurice Leblanc

Lu sur mon Kindle
Date de publication 1907


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Lorsque j'avais 10 ans (et que j'étais en CM2), notre maîtresse de français (qui était aussi la directrice de l'école), nous récompensais si nous étions sages en nous diffusant parfois un bout des épisodes d'Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur avec George Descrières.
J'aimais beaucoup ces petites séquences télévisées car j'avais l'impression d'être en récréation.
Je m'étais dit qu'un jour je lirai les livres car ça avait l'air super sympa ... et le temps à passé.
Il y a quelque temps, j'ai lu "L'île aux trente cercueils" pensant renouer avec Arsène Lupin. Déception, il ne s'agissait pas d'une histoire autour d'Arsène Lupin. La lecture avait été agréable mais sans plus. 
Alors, une fois mon kindle en main, j'ai téléchargé les histoires d'Arsène Lupin, le vrai :)

Ce que j'en ai pensé :
Merci Madame Delcker de nous avoir permis de voir ces épisodes d'Arsène Lupin. 
Ça m'a bien marqué et je suis ravie, 23 ans plus tard de plonger le nez dans un livre de Maurice Leblanc et de repenser à vous :)
Donc, oui, j'ai apprécié ma lecture. Beaucoup moins que ce à quoi je m'attendais par contre. 
Je le savais déjà mais je confirme, le système de la nouvelle ne fonctionne pas avec moi. J'aime les histoires plus longues, plus élaborées, plus construites. Là, dans la successions de petites histoires d'Arsène Lupin, on peut lire plusieurs géniales histoire de ce gentleman cambrioleur et il y a quand même une continuité dans les histoires mais c'est trop vite lu, trop vite englouti, pas assez élaboré. 
J'ai aimé quand, dans une nouvelle, Maurice Leblanc faisait une référence à une nouvelle précédente ou  à un personnage apparu dans un autre titre. Mais cela n'a pas suffit à me faire aimer la forme.
Bien sûr, j'ai aimé Arsène Lupin. J'ai aimé sa facilité à se déguiser, à circuler au milieu de ses victimes sans se faire pincer. J'ai aimé les défis qu'ils se fixe. J'ai aimé son arrogance parfois. J'ai aimé son côté séducteur et le voir amoureux m'a amusée. 
J'ai aimé tous les clins d'oeil à Sherlock Holmes et Conan Doyle surtout dans la nouvelle "Arsène Lupin contre Herlock Sholmès". J'ai lu d'ailleurs sur Wikipedia que le titre original était "Arsène Lupin contre Sherlock Holmes" mais que Conan Doyle aurait protesté et demandé à changer le nom du personnage. Je trouve encore plus drôle finalement que le personnage se soit appelé Herlock Sholmès :)
Enfin, j'ai bien aimé que ce soit un autre personnage qui soit le narrateur : "le biographe attitré" d'Arsène Lupin.

Verdict :
Les 9 nouvelles du recueil se lisent très rapidement (trop?). 
Je ne suis pas fan des nouvelles donc j'ai moins aimé que ce à quoi je m'attendais mais ça m'a rappelé de très bons souvenirs et donc rien que pour ça c'était quand même chouette, cher toi...

Note : 6.5/10



vendredi 3 février 2012

"The Help" ("La couleur des sentiments") de Kathryn Stockett




Lu sur Kindle
Date de publication : 2009


Pourquoi avoir lu ce livre : 
Voici le genre de livre que j'appréhendais de lire car j'avais beaucoup d'attentes. A force de voir fleurir de super bons billets sur le livre d'abord, puis d'autres très bons billets sur le film ... j'avais forcément envie que cela soit très bon. 
Je me suis décidée à l'acheter sur mon Kindle pour mon voyage de fin d'année en France.
J'ai lu ce livre il y a quelques semaines, maintenant, mais publier mon billet pendant le mois des noirs, me fait vraiment déculpabiliser de mon retard :)


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Il n'y en a pas sur le kindle ;)
Mais voici le résumé d'Amazon.fr :

Présentation de l'éditeur

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l'Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture. 



Ce que j'en ai pensé :
J'ai tout de suite aimé le ton, le sujet, les lieux.

Aibileen est une bonne femme noire comme je les aime. Drôle, aimante, généreuse, maternelle, douce ... etc .. et j'aime ses sonorités quand elle parle. Je ne résiste pas à te copier le lien sur le début du livre pour que tu t'en fasses une idée (voir Bonus 1 en bas de ce billet).
J'ai aussi aimé l'alternance des narratrices (au premier changement, je n'ai pas compris car je n'avais pas été attentive et je n'avais pas vu que l'entête du chapitre annonçait quelle est la narratrice). Je me suis sentie mêlée un quart de seconde avant de comprendre que cette fois-ci c'est Minny qui s'adresse à nous. 

Minny, je l'aime aussi beaucoup. Moins qu'Aibeleen mais je l'ai aimé pour différentes raisons : c'est une grande gueule, c'est une femme forte même si sa vie à la maison est loin d'être plaisante, un peu rancunière et surtout c'est une femme qui s'affirme.

Et puis, il y a Skeeter. Cette jeune femme, qui veut devenir écrivain, est marginale à bien des égards. Son physique ne l'aide pas  et sa compassion pour les femmes de ménage noires ne se fera pas sans vagues.

Dans ce livre, j'ai aimé voir se tisser une amitié improbable entre Skeeter et ces femmes noires.
J'ai aimé voir l'amitié et l'entraide de la communauté noires.
J'ai aimé les scènes de mondanités et le paradoxe de ces femmes qui aident les communautés africaines sans démontrer le moindre intérêt pour les femmes noires qui les servent.
J'ai adoré le personnage de Mae Mobley. On ne peut qu'espérer qu'elle reste comme elle est, qu'elle ne devienne pas une femme blanche aigrie qui a oublié l'amour que sa nourrice noire lui a donné pendant toute son enfance; comme ont tendances à faire les autres bébés blancs lorsqu'ils grandissent.
J'ai aimé les scènes tristes qui assèchent la gorge et remplissent un peu les yeux d'eau et j'ai adoré celles qui m'ont fait pleurer de rire.
J'ai aimé voir une femme blanche sortir du lot et dénoncer le racisme.
J'ai aimé voir que les femmes blanches étaient loin d'être parfaites.
J'ai adoré la relation entre Skeeter et sa mère.
Par contre, je n'ai pas aimé avoir tourné la dernière page de ce chouette roman.

C'est toujours dingue de se dire que ce genre d'histoires avaient lieu il y a à peine un demi-siècle. Et qu'il se vit encore des horreurs (bien pires) dans d'autres régions du monde.

Verdict :
J'ai tellement aimé ma lecture de vacances que j'ai ajouté deux cadeaux de dernière minute dans le soulier de ma soeur (le livre et le film en pré-commande qui sortira en France, le 29 février). Je crois que j'ai fait une nouvelle heureuse. 
Je pense même que ma belle-mère a récemment téléchargé le livre sur son kindle après m'avoir vu si accrochée au mien pendant que j'étais chez elle :)
Même si ce livre fait presque l'unanimité, je serai curieuse de lire un avis masculin car il me semble que le ressenti émotionnel ne sera pas du tout le même ...
Et puis, je vais aller m'acheter le DVD aussi car je suis sûre que je vais laisser couler quelques larmes.

Note : 9/10

Bonus 1 :  Le début du livre : 
Je t'invite à aller sur le site d'Amazon.com et de cliquer sur "Click to look inside" : http://www.amazon.com/Help-Deluxe-Kathryn-Stockett/dp/0399157913/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1328454867&sr=8-2

Bonus 2 :  Je vais passer une heure à faire le recensement (ahh la la, ce que je ne ferai pas pour toi ?) et je vais avoir oublié la moitié des billets ... (pfft, désolée cher toi ! :) )