Affichage des articles dont le libellé est littérature japonaise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est littérature japonaise. Afficher tous les articles

mercredi 4 février 2015

BD de la semaine : "Un thé pour Yumiko" de Fumio Obata



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il trônait sur la table des nouveautés de la bibliothèque. Parce que j'ai été attirée par la couverture (dessin et titre).

topbd_2013

Ce que j'en ai pensé :

L'incursion dans cet album s'est faite en douceur. 
Tout d'abord, on situe doucement le contexte : Fumiko vit en Angleterre depuis quelques années et va recevoir un coup de téléphone de son frère, au Japon, qui lui apprendra une bien mauvaise nouvelle.
Ensuite, on se laisse prendre dans la douceur d'aquarelle des dessins. Le tout est flouté, velouté, pastel, doux et léger.
Et enfin, on embarque dans son histoire, son cheminement, son retour aux sources.

Je me suis sentie proche de Yumiko. Il y beaucoup de similitudes dans nos parcours, notre recherche de repères, d'identité, dans la définition de "notre chez-nous".

Empreint de nostalgie, de poésie, de finesse, ce récit a su me toucher, me rejoindre et titiller encore plus ma curiosité sur la société japonaise et notamment de cet art des théâtre Nô dont il est question dans ce récit.

Par contre, il va falloir que quelqu'un m'explique ce que ce chat fait à vélo en plein milieu du livre :)

Note : 8.5/10

Bonus 1 :



Bonus 2 : Allons découvrir chez Yaneck, les autres BD de la semaine





vendredi 3 août 2012

Club de lecture : "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa

Editions : Actes Sud, 2005
Titre original : Hakase no aishita sūshiki
Date de publication originale : 2003
246 pages


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour notre deuxième rencontre, nous avions choisi de lire 2 livres (certains en avaient déjà lu un) : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig et "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa.

Aujourd'hui, je viens de parler de la première lecture que j'ai faite pour cette rencontre de juillet.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture : 
Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...

Ce que j'en ai pensé :  
J'ai adoré cette lecture ! J'ai aimé la fabuleuse histoire de ces quatre personnages (la belle-soeur du professeur, le professeur, l'aide ménagère et son fils de 10 ans) et surtout de la relation du trio Professeur-Aide Ménagère - Root (le jeune garçon de 10 ans).
J'ai admiré la patience de la narratrice (l'aide-ménagère) devant ce vieil homme dont la mémoire ne dure pas plus de 80 minutes. Elle doit se représenter tous les jours. Elle doit répêter sa pointure, son numéro de téléphone. Mais petit à petit, une confiance va s'établir entre le professeur et son aide-ménagère.
J'ai adoré la relation entre Root et le professeur. J'ai aimé cette tendresse que démontre le vieil homme pour les enfants, sa fascination pour ces petits futurs adultes.
J'ai aimé la passion du professeur pour les mathématiques. J'ai aimé le voir baigner dans sa bulle, hermétique? Non, pas hermétique du tout puisqu'il va réussir à initier l'aide ménagère et son fils à cette belle science. Il arrivera à leur transmettre la beauté des nombres et la relation entre eux. 
D'ailleurs, j'ai aimé voir qu'aussi bien Root que sa maman vont être capable de faire leur petit chemin sur les routes des mathématiques. Les voir admirer eux-même leurs progrès est touchant.
J'ai aimé aussi les discussions sur le baseball. J'aime le baseball même si je ne le suis pas vraiment. (J'ai été voir un des derniers matchs des Expos mais surtout, on jouait à ce sport au collège en France, doux souvenirs).
J'ai aimé les démonstrations mathématiques qui m'ont rappelé mes cours. (Quoique ... Serait-ce la raison pour laquelle, j'ai fait mon cauchemar récurrent dans lequel je dois repasser le baccalauréat mais que je ne m'en rappelle que 2 jours avant et donc, je n'ai pas eu le temps de bien réviser ?...)
A travers de courtes phrases, on plonge dans une histoire toute simple mais sensible.
Nous avons eu une belle discussion sur la traduction. Peggy qui a lu le début du livre en français et le reste en anglais a pu nous dire à quel point les deux versions ne se ressemblaient pas. Il serait donc vraiment intéressant d'apprendre le japonais pour lire la version originale (puis le russe, le suédois, le lingala, le mandarin, le letton, l'italien, le tchèque, l'allemand (ahhh non, pas l'allemand....)...).


Verdict :  
C'est la deuxième fois que je lit Ogawa (la première fois, c'était ici : "La petite pièce hexagonale") et ça ne sera pas la dernière car j'aime vraiment ses histoires et l'ambiance qui se dégage de ses romans.



Note: 9/10 



Bonus : Qui d'autre en parle ?


Du bookclub : Le Papou, Lucie (je ne trouve pas ton billet, en as-tu fait un?), Yo (y'aura t-il prochainement un billet ? Encore faudrait-il que tu retrouves ton livre. Je peux te prêter le mien)


Des blogueuses que je lis : Cath, ChiffonnetteKathelKeisha, ManuMrs Pepsy, PapillonStephie,  Une pause livre.

lundi 11 avril 2011

"Le passage de la nuit" d'Huraki Murakami

Editions : 10/18, 2008
Première parution : 2004
229 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Huraki Murakami, je l'ai découvert en 1998 grâce à Monsieur Kikine. J'ai adoré les 3 premiers livres que j'ai lu de lui "La course au mouton sauvage" (mon préféré ever ... d'ailleurs j'ai bien envie de le relire), "La fin des temps", "La ballade de l'impossible". J'ai un peu moins aimé "Danse danse danse", j'ai été très déçue par "Chroniques de l'oiseau à ressort". J'ai moyennement aimé "Kafka sur le rivage"
En fait, plus je lis Haruki Murakami, moins je retrouve ce qui m'a allumé lors de mes premières lectures. C'est comme si, à chaque nouvelle lecture, j'essayais de retrouver le
Est-ce que ce livre-ci à réussi à relever le défi?

En parlant de défi, ce livre s'inscrit aussi au challenge "In the mood for Japan" de Choco.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture:
Dans un bar, Mari est plongée dans un livre.

Elle boit du thé, fume cigarette sur cigarette. Surgit alors un musicien qui la reconnaît. Au même moment, dans une chambre, Eri, la sœur de Mari, dort à poings fermés, sans savoir que quelqu'un l'observe. Autour des deux sœurs vont défiler des personnages insolites : une prostituée blessée, une gérante d'hôtel vengeresse, un informaticien désabusé, une femme de chambre en fuite. Des événements bizarres vont survenir : une télévision qui se met brusquement en marche, un miroir qui garde les reflets...
A mesure que l'intrigue progresse, le mystère se fait plus dense, suggérant l'existence d'un ordre des choses puissant et caché. Le temps d'une nuit, Haruki Murakami nous entraîne dans un Tokyo sombre, hypnotique, aux prémices d'un drame.


Ce que j'en ai pensé:
Non, encore une fois, je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais, au début avec cet auteur, à savoir, l'ambiance poétique sous fond d'onirisme, de fantastique et histoire loufoque, singulière mais travaillée.
En fait, dans "Le passage de la nuit" on retrouve la thématique onirique (qui revient très souvent dans les écrits de cet auteur" mais l'histoire contemporaine de Mari n'a pas su me toucher. Les personnages tous plus colorés les uns que les autres n'ont pas su m'apprivoisier.
Si j'ai aimé l'ambiance particulière de la nuit et de sa "faune nocturne", je n'ai pas réussi à m'intéresser aux histoires de Mari ni à la partie onirique de l'histoire avec sa soeur, Eri . Je lisais ce livre mais j'étais à côté comme si j'avais raté le train. J'étais très peu concentrée et intéressée.
J'ai aimé que l'histoire se passe sur une courte période : une simple nuit et les chapitres sont annoncées avec une horloge où s'égrennent les minutes de la nuit. 
J'ai aimé la façon dont apprennent à se redécouvrir Mari et un ex-camarade de classe.
J'ai aimé la relation entre les deux soeurs où l'une semble prendre beaucoup de place et effacer sa jeune soeur. Malgré tout, on sent l'amour qui unie ces deux êtres.
J'ai aimé me questionner sur la frontière entre le réel et le rêve.
Encore une fois, il y a beaucoup de références musicales dans ce livre. Beaucoup de Jazz et j'ai été tentée de regarder sur youtube les morceaux et artistes qu'il mentionne mais je n'ai pas encore eu le temps de le faire (Note à moi même : prendre le temps de prendre du temps)
J'ai aimé (encore et toujours) la poésie de Murakami mais je n'ai pas aimé la trame de cette histoire.

Verdict:
Une petite déception encore pour un livre d'Haruki Murakami et un moment de lecture qui aurait pu être plus agréable qu'il ne l'a été, malheureusement...
J'ai comme le sentiment désagréable que cette lecture ne restera pas dans ma tête longtemps.

Note : 6.5/10

lundi 14 mars 2011

"Le poids des secrets - Hotaru " Tome 5 d'Aki Shimazaki


Editions : Babel, 2009
Première parution : 2004
132 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Au risque de me répéter:
  • Après les premier, deuxième, troisième et quatrième tome, il faut bien que je lise le livre qui boucle cette série
  • Je poursuis le challenge "In the mood for Japan"
  • Je poursuis mes 2 mois de lectures québécoises suite à la bonne idée de Jules

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
A la saison des lucioles (hotaru), lorsqu’elle rend visite à sa grand-mère Mariko Takahashi, Tsubaki est loin de se douter que celle-ci lui confiera bientôt le secret qui ronge sa vie depuis cinquante ans, incapable qu’elle fut de le révéler à son mari. Etudiante en archéologie, Tsubaki apprend à travers cette confession les lois cruelles de la vie : l’innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par les hommes de pouvoir et d’expérience, et leur destinée s’en trouve à jamais bouleversée.

Ce que j'en ai pensé :
Et voilà ... toute bonne chose a une fin ! C'est donc avec ce cinquième tome que je fais le deuil de cette belle série. J'appréhendais la fin, de peur de me lasser. Enfin, ce à quoi je ne m'attendais pas c'est d'être déçue par le choix de la narration. J'ai aimé que ce soit la petite fille de Mariko (qui s'appelle Tsubaki comme le titre du premier tome) qui se trouve à être la confidente de sa grand-mère, j'ai été un peu chiffonnée que ce soit Mariko qui soit encore au centre du récit. Non pas que je n'apprécie pas son personnage mais je m'attendais à la suite logique où chaque personnage central d'un tome est une personne différente. Or, ici, on retrouve cette femme dont on a appris l'histoire dans le tome 3. Certes, Mariko est présente dans les 5 tomes de la série mais elle est bien plus présente au tome 3 et certes, on parle plus de son enfance dans le 3ème tome ... Il n'en reste pas moins que j'aurai aimé que les pièces du puzzle qui boucle la boucle soient disposées par une autre personne. 
J'ai quand même beaucoup aimé ce que l'on apprend dans ce tome et la perception de Mariko de son histoire avec le papa de Yukio et Yukiko. La tournure de l'histoire m'a étonnée et j'ai aimé me faire surprendre car l'image qui nous a été peinte via les yeux de ses enfants est finalement pas mal différente de sa réalité.

Verdict :
Tu le sais, je ne suis pas une fan de relecture (quel bel euphémisme!) mais il me semble que je dérogerait à la règle un de ces jours pour relire d'une traite cette pentalogie et la lire comme un roman. Car dans les fait, j'ai beaucoup aimé ces 5 livres que je vois comme 5 longs chapitres d'un même roman. J'ai l'impression d'avoir manqué des bouts avec ma lecture entrecoupée et je pense que cette pentalogie vaut le coup que l'on s'y attarde, qu'on la savoure mais surtout qu'on la lise avec attention.

Note : 8/10

samedi 12 mars 2011

"Le poids des secrets - Wasurenagusa" Tome 4 d'Aki Shimazaki


Editions : Babel, 2008
Première parution : 2003
125 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Suite logique de ce coup de coeur. Quatrième tome à lire absolument après le premier, le deuxième et le troisième !

Et je continue ainsi dans le double défi :
  • "Décembre, Février, Mars au Québec" 
  • Challenge "In the mood for Japan"


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent. Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai été agréablement surprise que le narrateur de cet opus soit Kenji, le père adoptif de Yukio. Il me semblait qu'il avait une place si peu importante dans les précédents tomes. Quel tour de force que de le mettre au premier plan. Son histoire dévoile, elle aussi, de terribles secrets de famille et c'est tout au long de sa narration qu'on en découvre. J'ai été touché par son  ses propres secrets (enfin, celui de ses parents, de ses origines...)
J'ai aimé l'ironie de la situation pour cet homme, même si dans le fond, toutes les histoires de ces personnages et de ses familles est terriblement triste.
J'ai encore aimé me laisser transporter par l'écriture simple, épurée mais efficace, pour moi, d'Aki Shimazaki.
Bon, par contre, si je devais nuancer mon enthousiasme, je dirai que la teneur des secrets est un peu récurrente pour chacun des personnages et cette succession d'origines douteuses commençait un peu à rendre moins crédible l'histoire.


Verdict :
Encore une lecture éclair mais remplie de plaisir. Un narrateur qu'il m'a surpris de découvrir mais que j'ai aimé.
Ce n'est pas mon préféré mais cela reste une belle continuité avec les premiers livres de la pentalogie.


Note : 8/10

vendredi 25 février 2011

"Le poids des secrets - Tsubame" Tome 3 d'Aki Shimazaki


Editions : Babel, 2005
Date de parution : 1999
115 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Je suis tombée en amour avec cette série. J'ai adoré le premier tome, j'ai eu un coup de foudre avec le second : il me fallait la suite très rapidement mais j'ai attendu la lecture commune avec Sarah.

En plus, je considère que:
  • c'est une lecture québécoise pour "Février au Québec" puisque, je me répète mais, Madame Shimazaki écrit en français et vit à Montréal 
  • c'est une lecture japonaise car l'histoire se passe au Japon et qu'Aki Shimazaki est japonaise d'origine


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé: le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid? 


Ce que j'en ai pensé :
Comme je ne lis jamais les quatrième de couverture et que je lisais en diagonale tous les billets qui parlaient de ce tome (pour ne pas être spoilée), je ne savais pas qui serait le narrateur de ce tome et même si je l'avais lu, je n'aurai pas su, au départ de qui il s'agissait car on parle ici de changement d'identité qui brouille un peu les pistes.
J'ai aimé en savoir plus sur cette femme mais surtout sur son histoire, son enfance et les épreuves qu'elle a du subir.
J'ai aimé la façon dont Aki Shimazaki pose les morceaux du tableau de ce secret de famille pour en faire un ensemble fort et attachant. 
J'ai aimé voir cette sorte de recommencement dans l'histoire de sa vie mais aussi de celle de sa mère. On ne peut que s'attacher et avoir de l'empathie pour cette femme qui a du souffrir toute sa vie... On ne peut qu'être curieux de découvrir tous ses secrets. J'ai jubilé à chaque découverte. J'ai été touchée lorsque certains secrets ont été révélés sur le tard.
J'ai aimé en apprendre plus sur l'histoire du Japon, sur le racisme entre les peuples, l'intolérance face aux Coréens, la place des mères célibataires ...
J'aime toujours autant l'écriture minimaliste de Shimazaki qui rend le récit encore plus poignant tant le contraste est visible entre la légèreté de l'écriture et la lourdeur de cette histoire familiale.

Verdict :
Série très "addictive". A l'heure où j'écris ce billet, j'ai déjà englouti les 2 derniers tomes avec pure délice (billets à paraître) car, cette fois, je les avais tous à la maison et que je n'ai pas voulu interrompre ma lecture pour continuer à découvrir des bribes de ces secrets de famille.

Note : 9.5/10

Bonus : As-tu déjà été voir ce que Sarah en pense? (Je ne sais pas pourquoi mais je pense qu'elle a adoré)

lundi 24 janvier 2011

"Le poids des secrets - Hamaguri " Tome 2 d'Aki Shimazaki

Attention coup de coeur !



Editions : Babel, 2007
118 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Début de coup de coeur pour le premier tome, il fallait que je lise absolument la suite !



Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture (à ne pas lire si tu ne veux pas déjà savoir la fin du livre ...) :
Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l’intérieur d’une palourde, comme un serment d’amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l’oubli.


Ce que j'en ai pensé :
Ce livre est définitivement trop court ! (oui, je me répète : c'est ce que je disais pour le premier tome). J'ai lu ce livre le matin en allant au travail et je le terminais le soir dans le train. Quel supplice d'ailleurs d'avoir eu à fermer le livre une fois arrivée devant mon bureau et de savoir qu'il faudra attendre la fin de la journée de travail pour le reprendre. Quel délice de l'ouvrir à nouveau en quittant mon bureau et de m'enfermer dans ma bulle de lecture au milieu de tous ces passagers de trains anonymes!
J'ai aimé redécouvrir l'histoire de ce secret de famille mais cette fois à travers les souvenirs de Yukio. Dans le premier tome, c'est Yukiko qui nous racontait son passé dans une lettre qu'elle écrivait à sa fille. Là, il s'agit de son demi-frère et amoureux de jeunesse qui nous raconte sa version des faits.
J'ai aimé les thèmes qui préoccupaient le petit garçon : l'absence de père puis l'apparition d'un père  adoptif, les histoires d'adultes, l'amitié et les premiers émois. 
L'écriture simple et minimaliste à encore eu raison de moi : elle procure légèreté et fluidité agréables. Encore une fois, je pense que j'aime ce style parce que je sais que l'auteur écrit directement en français et cela a, pour moi, son petit charme.
D'une certaine façon, comme je connais maintenant l'histoire (que le tome 1 nous explique), j'ai préféré ce second tome car l'attachement aux personnages est déjà là en partie mais s'accentue au fur et à mesure.

Verdict:
A l'heure qu'il est, je me cogne la tête contre les murs. Bête comme je suis, je n'ai acheté que le premier tome puis juste le second et là, je me maudits de n'avoir pas les 3 derniers en ma possession pour les lire ! Mais bon, vois-tu, je dois aller en librairie aujourd'hui alors tu imagines très bien que tu vas vite entendre parler de la suite :)
A bientôt, donc, cher toi pour la suite de cette magnifique pentalogie !

Note : 10/10

samedi 15 janvier 2011

"Le poids des secrets - Tsubaki" Tome 1 d'Aki Shimazaki

Editions : Babel, 2005
Date de parution : 1999
115 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
J'étais au salon du livre de Montréal (novembre 2010) et j'ai vu ce livre. Il me faisait de l'oeil depuis quelque temps (avec toutes les critiques super positives que j'ai lu en un partout, j'étais curieuse de me faire ma propre idée). Je l'ai acheté et au moment de payer, la vendeuse m'a demandé si je voulais faire autographier mon livre car Madame Shimazaki était encore présente au stand où elle venait de finir ses signatures. Super contente, je me suis dirigée timidement vers cette femme si souriante. 
Qu'est-ce que j'ai pu aimer ma discussion avec ce bout de femme ! 
Elle m'a eu l'air si gentille et je me suis sentie tellement privilégiée de discuter avec elle, d'échanger avec elle sur les blogs où j'avais lu ces critiques, d'avoir écouté ses commentaires sur les critiques élogieuses et moins élogieuses qu'elle a lu. Elle m'a demandé de choisir dans sa boite d'origamis, qu'elle confectionne elle-même, deux d'entre eux. Puis elle m'a dédicacé mon livre. Je l'ai remerciée; j'étais sur un petit nuage ! 
Après cette rencontre, j'avais encore plus hâte de me plonger dans son livre, persuadée que j'allais adorer puisque j'avais adoré ma rencontre avec la femme. Pour moi, une chose était sûre : j'allais aimer ce livre.


Même si Aki Shimazaki vit à Montréal et a écrit son livre en français, elle est d'origine japonaise et son histoire se passe au Japon alors cette lecture sera classée dans la lecture japonaise et je vais l'inclure dans le challenge "In the mood for Japan"




Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussé à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.

Ce que j'en ai pensé :
Ce livre est définitivement trop court ! Et je suis, comme souvent, très ravie de ne pas avoir lu la quatrième de couverture qui, selon moi, en dit encore et toujours trop.
Une fois plongée dans la longue lettre qu'une maman a écrit à sa fille, on découvre, petit à petit, la teneur du secret de cette famille. 
L'histoire est bouleversante, touchante et somme toute très crédible.
J'ai aimé les phrases courtes, simples mais puissantes. 
J'ai aimé l'impression d'ambiance feutrée.
J'ai surtout été bluffée par la maîtrise de la langue française pour cette auteure originaire du Japon et au Canada depuis 1981.
J'ai aimé cette femme qui écrit, que l'on découvre enfant puis adolescente. C'est bizarre à dire mais j'ai eu beaucoup d'empathie pour cette jeune fille de l'époque et pour cette vieille femme qui se confesse avant de mourir.
Si je veux faire ma titilleuse je dirai juste que même si je trouve la couverture splendide, je ne la comprends pas. Il me semble que la fleur illustrée ressemble à une orchidée or le sous titre du livre est Tsubaki, qui veut dire Camélia. Non? Quelqu'un pourrait m'éclairer et me dire si cette fleur est une sorte de camélia que je ne connaîtrais pas ?
Il va s'en dire qu'il me tarde de lire la suite pour en savoir plus sur cette saga familiale.

Verdict:
Il y a certains livres que l'on lit qui nous marquent. Parfois ce qui nous marque c'est un mélange de sensations, d'émotions, de souvenirs. Pour ma part, il y aura un mélange de mon ressenti de lecture mais aussi de ma rencontre avec Madame Aki Shimazaki que je remercie pour sa gentillesse et son authenticité !


Note : 9/10