Édition : Folio, 1984
696 pages
Date de publication : 1958 pour la traduction française
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Alors ... certainement pas pour la couverture ... qui m'a un peu effrayée, en fait, mais quand on compare avec ce que j'ai le plus souvent trouvé sur le net (voir ci dessous...), je n'arrive pas à savoir laquelle des couvertures me fait le plus peur ...
Il y a comme un petit air d'Harlequin ;)

Mais pour de vrai, il y a plusieurs raisons à mon choix :)
1./ Je me suis inscrite au challenge "Une année en Russie" lancé par Pimpi dont voici le super logo :
2./ Il y a quelque temps déjà, je découvrais Dostoïevski, Tolstoï et j'ai aimé lire ces histoires qui se passent en Russie... Avoir l'impression de découvrir Moscou, St-Pétesbourg ou la Sibérie à travers des livres était agréable.
3./ Je me souviens avoir vu le film éponyme avec ma maman. Je ne me souviens pas vraiment du film mais juste d'Omar Sharif et du fait que ma maman avait adoré le film et en parlait souvent. Or, j'aime souvent beaucoup ce que ma maman a aimé. Si le film était bon, le livre devait l'être encore plus !
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tendres, tristes à vous fendre le coeur. Je resterai ici jusqu'à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi.
Ce que j'en ai pensé :
Bien, bien, bien, j'ai encore une fois bien fait de ne pas lire cette quatrième de couverture... déjà que la couverture m'inspirait un roman à l'eau de rose uniquement basé sur une histoire d'amour, il ne m'en aurait pas fallu beaucoup plus pour me décourager !
Et en fait, même s'il y a bien une histoire d'amour dans le livre, je dirai que dans les deux tiers du livre, elle n'a pas la place prédominante et je trouve que c'est très bien comme ça !
En fait, on y parle beaucoup de l'après-première guerre mondiale, de la révolution d'octobre et de la guerre civile. Périodes pendant lesquelles la Russie a été complètement déchirée et violentée.
Il faut vous dire que j'ai eu beaucoup de difficultés à passer les 40-50 premières pages du livre car on y découvre toute une panoplie de personnages (genre une vingtaine) mais chacun d'entre eux a 2 ou 3 surnoms... Ceci m'a rappelé que j'avais eu déjà du mal avec tous ses surnoms avec Dostoïevski...
Heureusement, au début du livre, il y a une petite liste des personnages avec leurs surnoms. Cela m'a permis de m'y retrouver un peu...
J'ai trouvé dommage que tous les personnages apparaissent au début du livre pour finalement les voir en action plus tard dans l'histoire. Cela m'a semblé un peu chaotique mais finalement, ce dur passage passé, j'ai pris vraiment plaisir à me transporter dans les grandes contrées russes en hiver. Je me voyais dans le froid, devant de grandes étendues de neige (je transpose avec mes souvenirs québécois car cette année, vous le savez, ce n'est pas un hiver bien neigeux... il faut puiser dans notre mémoire... mais ceci est un autre sujet :) ) J'ai aimé voir l'aspect historique du roman : de voir la misère engendrée par la guerre civile, de sentir les conflits entre les rouges et les blancs, de suivre le quotidien des personnes pendant cette crise devant faire face à la disette, à la maladie et à l'enrôlement ...
J'ai aimé le fait que l'histoire d'amour semble passer au second plan dans la première grosse partie du livre et qu'elle s'étire plus dans la seconde partie. Ainsi, j'ai eu l'impression d'en avoir eu pour mon compte sans que le tout devienne trop mièvre.
Verdict :
Nouvelle expérience de lecture d'auteur russe. Même si cette lecture a été très agréable, j'ai préféré la plume de Dostoïevski ou de Tolstoï.
On connait plus Boris Pasternak pour ses poèmes. D'ailleurs, la fin du livre est un recueil de poèmes écrits par le docteur Jivago et même si je ne suis, généralement, pas adepte de poésie, j'ai aimé les lire doucement et à haute voix. Peut-être me laisserai-je un jour tenter par un de ses recueils !
Note : 7/10