Éditions : Québec Amériques, 2001
Date de première publication : 1908
374 pages
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Je connais cette série de par la série télévision que je regardais lorsque j'étais jeune avec ma maman. Cela fait longtemps que je pense lire un jour cette chouette série dont tout le monde parle mais le temps passait et je ne me décidais toujours pas. Or, à Noël, je suis allée chez des amis qui ont passé leurs vacances au Nouveau-Brunswick et sur l'île du Prince Edouard et qui avaient sur leur table de chevet ce livre. Cela a été ma piqûre de rappel et dès que je suis rentrée à la maison, j'ai réservé le premier tome de la série à la bibliothèque.
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
(Présentation de Québec Amériques)
À travers le récit de la vie d’Anne Shirley, une jeune orpheline recueillie par les Cuthbert à Green Gables, Lucy Maud Montgomery nous invite à partager la vie des habitants de l’Île-du-Prince-Édouard au début du siècle dernier. Personnage attachant, la petite Anne aura tôt fait de séduire son entourage par son courage, sa détermination et sa débrouillardise.
Sur le quai de la gare, Marilla et Matthew attendent l'orphelin qui les aidera sur leur ferme. C'est une rouquine aux yeux pétillants qui se présente... Jouir de la magie des mots, rire de ses propres défauts, s'émerveiller face à la nature, découvrir un coin de pays pittoresque, voilà ce qui nous attend dans ce roman inoubliable.
Voici le plus grand classique canadien-anglais de tous les temps, vendu à plus de 60 millions d'exemplaires, traduit en 40 langues et adapté plusieurs fois pour le cinéma et la télévision. L'histoire de cette petite orpheline de l'Île-du-Prince-Édouard a véritablement envoûté les jeunes et les moins jeunes!
Ce que j'en ai pensé :
Quelle lecture agréable. Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps. La petite Anne est encore plus succulente que dans le téléfilm ! J'adore ses envolées lyriques et ses réflexions sur tout et rien. J'aime sa façon de voir la vie du bon côté même quand tout semble triste ou désespéré. J'aime sa façon d'essayer d'amener les autres à voir la vie en couleurs. J'aime surtout son caractère : c'est une petite fille intègre qui ne sait pas mentir, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui ose dire les 4 vérités à tout le monde même à des adultes, un peu (beaucoup) rancunière, tête en l'air, rêveuse et fondamentalement gentille (même si elle dit le contraire).
J'ai aimé aussi les descriptions du petit village où atterri Anne, avec un e.
J'ai aimé cette ambiance du début du siècle avec les déplacements en charrette et en chevaux, l'école du village dans l'église, les travaux dans les champs ...
J'ai trouvé très agréable la petite rivalité entre Anne et Gilbert Blythe et j'ai hâte de lire la suite de leurs aventures (même si je les connais déjà).
J'ai aimé la relation évolutive entre Anne et Marilla et la profonde amitié/amour entre Anne et Matthew.
Lucy Maud Montgomery a passé une enfance difficile : orpheline très tôt et élevée par ses grands-parents. Elle a commencé à écrire très tôt. Anne serait-elle une version de Lucy Maud ?
Verdict :
Voici une lecture classique canadienne que l'on classe dans la littérature jeunesse mais qui plait aussi aux adultes sans aucun doute !
J'espère que pitchounette et loulou auront autant de plaisir que moi à les lire quand ils en auront l'âge.
Je continuerai de lire cette série qui compte 8 livres. Il se peut aussi que je regarde du côté des chroniques d'Avonlea dont je regarde encore les adaptations télévisuelles quand je tombe dessus à la télé.
Note : 8.5/10
Bonus : un extrait (sur de Québec Amériques)
- Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas.
- Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ?
- Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
- Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.