Affichage des articles dont le libellé est Lecture commune. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lecture commune. Afficher tous les articles

lundi 22 septembre 2014

"Où on va papa ?" et "Mon dernier cheveux noir - Avec quelques conseils aux anciens jeunes" de Jean-Louis Fournier

 



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Je suis toute émotionnée ! En discutant de la PAL de Mo', on s'est aperçues qu'on avait certaines livres en communs. Mo' m'a proposé de faire une lecture commune de "Où on va papa?". Elle, elle était en train de finir "Veuf". Et moi, j'avais aussi "Mon dernier cheveu noir" dans ma liste.
Donc, nous décidé de lire 2 livres de Fournier et un de ces deux là sera donc vraiment en commun.


Commençons par "Où on va papa ?" :

Ce que j'en ai pensé :

N'y allons pas par quatre chemins, je me suis prise une claque. Je ne savais pas sur quel terrain miné je m'engageais en me lançant dans cette lecture !
Je n'avais aucune idée du sujet du livre et seul le titre un peu naïf, comme une réplique d'enfant, me faisait penser à un livre léger et drôle...
Alors oui, d'une certaine façon c'est drôle. Il y a une énorme dose d'humour ... noir !

Mais revenons au début :
"Cher Mathieu,
Cher Thomas,
 Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait, ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…"

Oui, parce que Mathieu et Thomas sont "anormaux". 

Jean-Louis Fournier, après une toute petite introduction nous plonge dans de brefs chapitres, avec de courtes phrases percutantes et nous présente avec beaucoup d'ironie, de sacarsme et un soupçon d'impertinence, sa vie de père d'enfants qui ne cadrent pas dans la société dans l'image idéale qu'il se faisait d'une vie de famille qui impliquait des enfants en santé.

J'ai dévoré ce petit livre. Une fois commencé, j'ai eu vraiment du mal à le reposer (c'était sans compter l'aide de mon petit loulou). 

J'ai été secouée par les propos, par la transposition, par certaines phrases chocs mais malgré tout j'ai beaucoup aimé.

Quel parent, en attente d'un enfant n'a pas imaginé le pire en se demandant se qu'ils feraient si ils avaient un enfant handicapé ?

Je sais que ce livre a fait polémique car il a choqué du monde. Mais moi, j'ai trouvé de derrière cet humour noir et cinglant, on sent quand même l'amour de ce père qui ne s'est pas toujours senti à la hauteur. Un père qui a été désillusionné, qui a perdu espoir et dont tous les rêves ont tombés même lorsqu'il rêves d'avenirs complètement incongrus pour ses fils.

Je suis tombée sur le blog de son ex-femme qui a senti le besoin de se justifier et de démonter un peu ce livre pour remettre les points sur les i. Une démarche légitime même si finalement, la moitié du lectorat n'aura pas été choqué par cette lecture et aura su, je pense, faire la part des choses entre ce qui est dit et ce qui a du être ressenti.

Verdict :
Une lecture coup de poing qui se lit vraiment très. Un ton léger sur un sujet qui, lui, ne l'est pas du tout. 

Note : 9/10

Poursuivons par "Mon dernier cheveu noir. Avec quelques conseils aux anciens jeunes" :

-----------------------------------------------------------------------------

Ce que j'en ai pensé :

On imagine aisément avec le titre que l'on va parler de vieillissement.

Encore une fois, Jean-Louis Fournier nous sert de très courts chapitres remplis de réflexions sur la vieillesse et bourrés de jeux de mots.
J'ai retrouvé ce petit ton impertinent, acerbe et ironique pour nous parler des vieux, de lui.

Là encore, c'est court, c'est rapidement avalé et ça laisse un sourire aux lèvres même si l'on parle d'un sujet souvent tabou.

Je ne développerai pas plus car je n'ai, finalement, pas grand chose à raconter mais je te laisse avec ces quelques extraits : 
"Mon arrière-grand-père est mort, mon grand-père est mort, mon père est mort… Je crains que ce soit héréditaire."
"Vous savez comment on s’aperçoit qu’on est vieux ? Quand, même bronzé, on reste moche."
 "Il y a cinquante ans, la durée moyenne de vie était de soixante-dix ans. La durée moyenne d'un film était de quatre-vingt dix minutes. Aujourd'hui, la durée moyenne de vie est de quatre-vingt dix ans. La durée moyenne d'un film de cent vingt minutes. 
C'est mieux?
Ça dépend du film."



Verdict :
Un petit recueil sur quelques réflexions sur la vieillesse et la mort. A nouveau, une lecture rapide et sur un ton léger mais grinçant.

Note : 8/10


Bonus
Filons vite vite vire voir ce qu'a pensé Mo' de "Où on va papa?" et "Veuf". 
Moi, j'en ai déjà une petite idée vu nos quelques courriels échangés ;)

dimanche 29 janvier 2012

"Purge" de Sofi Oksanen


Édition : La Cosmopolite, Stock, 2011
Date de publication : 2008
Titre original : Puhdistus
396 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?

C'était pendant les vacances de Noël. Nous étions chez mes beaux-parents. J'ai aperçu ce livre sur sa table de chevet. 
Ce livre, je l'ai beaucoup vu dans les mains de personnes dans les transports en commun et sur les blogs, il y a de ça, quelque temps. Je ne lisais pas les critiques de ce livre car il ne me tentait pas du tout. En plus, cette image de main de vieille dame me faisait peur :)
Mais le fait de voir autant de monde le lire, ça m'a titillé. Je l'ai ouvert discrètement puis j'ai demandé à Annie ce qu'elle en avait pensé. Elle m'a dit qu'elle avait adoré. Annie, elle a une bibliothèque qui ne fait rêver. J'ai donc voulu voir si nous avions vraiment les mêmes goûts. Elle me l'a, bien. évidemment, prêté.
Et puis, j'ai vu sur le site de L'Ogresse qu'elle organisait une lecture commune
Je m'y suis inscrite un peu tard et elle devrait avoir, elle même, un peu de retard sur sa publication mais patience :)

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
En 1992, l'union soviétique s'effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes. Ainsi, lorsqu'elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l'occupation soviétique et l'amour qu'Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix.

Ce que j'en ai pensé : 
J'ai commencé à lire doucement, très doucement (tout d'abord parce que c'était les vacances et que je passais du temps en famille au lieu de m'isoler dans mon coin pour lire) et ensuite parce que j'ai trouvé que ce livre et sa lenteur se dégustaient. 
J'ai aimé ce début où cette vieille Aliide, harcelée et seule, receuille une jeune fille, Zara, apeurée devant chez elle. J'ai aimé l'ambiance de crainte et méfiance. J'ai aimé ces scènes où l'on imagine les regards en chien de faïence, les silences et l'embarras. J'ai aimé les mensonges et le dosage de vérité.
J'ai adoré l'alternance des chapitres entre les années 90 et les années d'après-guerre. Mais ce que j'ai préféré, finalement, ce sont les chapitres qui se concentrent sur l'après-guerre en Estonie car j'ai aimé connaître l'histoire d'Aliide, sa soeur et les "hommes de leur vie".
J'ai aimé que l'histoire se reconstruire doucement. J'étais avide de savoir tout ce qu'il s'était passé et j'ai aimé être frustrée parce que les réponses tardaient à arriver. Comme pour m'apprendre à être patience ... (gros défaut qu'il faut que je travaille, cher toi).
J'ai beaucoup aimé les 2 personnages principaux.
J'ai aimé les scènes crues et encore plus les non-dits qui laissent envisager des images bien pires. 
Je ne connaissais pas vraiment l'histoire d'Estonie et cela m'a plu de lire un livre qui en parle et qui détaille les faits historiques de façon aussi intéressante. D'ailleurs,  la fin du livre, on a une belle chronologie qui nous résume les histoires de ce petit pays dont on ne parle quasiment jamais.

Verdict :
Je suis ravie de ne pas avoir lu avant les critiques car soit j'aurai eu énormément d'attentes soir, au contraire, je n'aurai pas du tout eu envie de le lire.
Au final, j'ai passé un excellent moment à découvrir un lieu, des personnages, 2 époques et de cette histoire de l'Histoire d'Estonie.
Ce livre m'a marqué et je suis certaine que je ne vais pas l'oublier d'aussi tôt !
Ce livre est le 3ème de Sofi Oksanen. Je ne devrai pas tarder à me ruer sur les précédents et surtout suivre ce qu'elle écrira plus tard !

Note : 8.5/10

Bonus : Les avis de Aifelle, Agnès, Bouquin, Le Papou, Leiloona, Praline, Sophie, Yspaddaden et L'Ogresse avec qui je faisais cette lecture commune 

dimanche 17 avril 2011

"Le journal d'Aurélie Laflamme - Un été chez ma grand-mère" Tome 3 d'India Desjardins

a
Éditions : Les intouchables, 2007
304 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Tu as peut-être déjà vu que j'avais adoré le premier tome, bien aimé le second et que Marguerite m'a proposé une lecture commune pour ce troisième tome ...


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
À l'aube de ses quinze ans, Aurélie Laflamme a pris une décision : celle de devenir plus mature. Plus question de se laisser envahir par toutes sortes d'émotions incontrôlables ! Peu importe sa rupture avec Nicolas, ses mauvais résultats scolaires et le fait que sa mère parte en voyage avec son nouveau chum (possiblement diabolique) de l'autre côté de l'Atlantique, Aurélie (aidée par tout le chocolat qu'elle peut trouver) veut rester zen. Heureusement que l'année scolaire tire à sa fin, elle pourra enfin souffler et mettre à profit sa nouvelle résolution ! Mais comment y arriver quand elle doit s'expatrier à la campagne chez sa grand-mère pendant que sa meilleure amie, Kat, passe un mois dans un camp d'équitation et que son voisin, Tommy, se rend dans sa ville natale ? Alors qu'Aurélie se prépare à passer un été à écouter gazouiller les moineaux et à observer la danse nuptiale des vers de terre (bref, déprimant !), elle ne peut imaginer la foule de péripéties qui l'attendent...

Ce que j'en ai pensé :
Je ne savais pas si j'allais aimer ou être déçue par ce tome ... et bien, je crois que c'est, pour le moment, le tome qui m'a fait le plus rire. Je me revois pouffer sur le canapé puis exploser de rire sans pouvoir m'arrêter et de devoir dire à Monsieur Kikine "Ne me regarde pas comme ça, c'est juste trop drôle" (Il faut dire que Monsieur Kikine ne m'a jamais vu (je crois) éclater de rire en lisant un livre (ce qui s'explique par le fait que c'est somme toute assez rare).
Bref, j'ai ADORÉ !
Plus on l'a connaît, Aurélie, plus on l'aime et plus elle nous fait rire.
Elle est toujours aussi attachante, drôle, maladroite, sensible, timide dans certaines circonstances... bref une vraie ado comme je les aime.
Elle va passer des vacances chez sa grand-mère paternelle pendant que sa maman passe des vacances à paris avec son nouvel amoureux.
J'ai aimé voir la complicité qui va se tisser entre Aurélie et sa grand-mère. C'est toujours touchant quand on voit qu'une relation évolue comme ça. Ça m'est arrivé à quelque reprises d'avoir mal jugé une personne et lorsque l'on finit par l'apprécier c'est toujours plus jubilatoire que lorsqu'on savait déjà qu'on l'aimerait.
J'aime quand elle rencontre du nouveau monde et se sent super gênée.
J'aime quand elle analyse le monde autour d'elle. 
J'aime quand elle fait la morale à sa grand-mère.
J'aime quand elle jour les adultes alors que le monde autour d'elle (sa maman) semble jouer les ados ;)

Verdict :
Je vais me ruer très prochainement sur le 4ème tome c'est certain !
Si tu ne l'as pas déjà fait, je te recommande vivement cette série si tu es une femme ou jeune fille !

Note : 9/10

mercredi 29 septembre 2010

"New York Trilogie - La ville" Tome 1 de Will Eisner

Editions : Delcourt, 2008
138 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'avais envie ...
Et parce que c'est la BD du mercredi 
(oui, parfois je n'ai pas envie de détailler, c'est comme ça et puis c'est tout)

Résumé :
Muets ou diserts, instantanés ou développés en plusieurs planches, les portraits que dresse Will Eisner dans New-York Trilogie révèlent toute la finesse et l'intelligence de ce grand maître de la bande dessinée contemporaine. Enseignant à l'École des arts visuels de New York lorsqu'il réalise cette trilogie, Eisner nous permet de profiter d'une belle leçon d'observation et de saisir au passage ce que la "Grosse Pomme" recèle de plus attachant.


Ce que j'en ai pensé :
C'est le genre d'album que je considère qui se feuillette de temps en temps. Je l'ai emprunté à la biblio et j'ai l'impression que j'aurai vite oublié ce qu'il contient tellement il y a de petites planches qui retracent le quotidien de certains New-Yorkais. Ce n'est pas une histoire. C'est un melting pot. C'est le portait de cette ville à travers des situations, des personnages, des lieux, des éléments du décor comme des escaliers, une bouche de métro, une fontaine à eau ... C'est de petits moments pris sur le vif qui donnent comme une impression de saisir l'ambiance de la Grosse Pomme. Bien sûr, j'extrapole car je n'y ai jamais mis les pieds et que de toute façon, Will Eisner a dessiné ses planches il y a fort longtemps ...
J'ai aimé le trait de Monsieur Eisner : c'est fin, délicat mais précis. Pour le coup, j'ai aimé tout ce noir et blanc qui créé une belle ambiance.


Verdict :
Un bel album qui s'offre bien à une personne amoureuse de New-York. Je suis certaine que les 2 autres tomes sont à la hauteur de celui-ci mais encore une fois, j'extrapole.... il faudra que je les feuillette pour voir si je raconte trop de bêtises 


Note : 8.5/10


Bonus : Es-tu passé(e) chez Mango ?

"Le trésor de mon père" de Marie-Aude Murail

Editions du masque noir, 1960
252 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Ça fait quelques fois que j'y participe, alors tu ne devrais plus être surpris(e) de voir ce rendez-vous mensuel proposé par Pimprenelle.
Ce mois-ci, nous partons à la découverte de Marie-Aude Murail.

J'avais assez hâte de la lire car j'ai vu beaucoup de billets au sujet de ses livres et certains blogueuses semblent avoir un vrai coup de coeur pour sa plume.



Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Emilien, un garcon de 14 ans, vit seul avec sa mère à Montigny. Un beau jour, il apprend la mort de son père. Ne l'ayant jamais connu, il décide de se rendre à la cérémonie funèbre. C'est lors de celle-ci qu'il fait la connaissance de Valentin Pardini, le frère de son père. Valentin lui annonce que Martial Pardini, son père, lui laisse en héritage un trésor qu'il s'était constitué dans la Loire et le long des berges au fil du temps. Ils vont ensemble à la chasse au trésor en suivant le parcours tracé par son père. Mais au fur et à mesure de son aventure, ils vont rencontrer divers obstacles.


Ce que j'en ai pensé :
Alors oui, c'est vrai ce qu'on dit : Marie-Aude Murail a une écriture fluide, réaliste et que j'aurai adoré lire lorsque j'étais adolescente. 
J'ai bien aimé la façon dont parle Émilien. 
J'ai aimé l'histoire mais je sens que je vais vite l'oublier. Comme je n'ai pas été sérieuse, je n'ai pas rédigé mon billet tout de suite après avoir lu le livre. En fait, ça doit faire 3 semaines que je l'ai lu et déjà tout est plus ou moins flou.
J'ai aimé "l'ambiance française" qui se dégage de ce livre et je me demande justement comment le perçoivent les jeunes lecteurs québécois.


Verdict:
J'ai découvert Marie-Aude Murail. J'en suis ravie et je la recommanderai certainement à de jeunes lecteurs et je la relirai moi-même mais pas tout de suite ... car je n'ai pas été transcendée.


Note : 6.5/10

mercredi 22 septembre 2010

BD du mercredi : "Le voyage de Chihiro" Hayao Miyazaki

Le Voyage de Chihiro#1 (Le Voyage de Chihiro, tome 1)Le Voyage de Chihiro#2 (Le Voyage de Chihiro, tome 2)Le Voyage de Chihiro#3 (Le Voyage de Chihiro, tome 3)Le Voyage de Chihiro#4 (Le Voyage de Chihiro, tome 4)
Éditions Glénat,2002



Pourquoi avoir lu ce livre?
Je connaissais déjà cette histoire car j'avais déjà vu le dessin animé car j'aime beaucoup les histoires de Miyazaki. Quand j'ai vu les 4 tomes de cette histoire à la biblio, je me suis précipitée dessus.


Présentation de l'éditeur :
Le Voyage de Chihiro et Princesse Mononoké, deux des oeuvres cultes d'Hayao Miyazaki voient le jour sous forme de coffrets regroupant l'intégrale des animé comics de ces deux films.
L'occasion idéale de découvrir ou redécouvrir ces deux joyaux, et des idées de cadeaux de Noël en perspective. Deux oeuvres uniques et merveilleuses...


Le Voyage de Chihiro est l'histoire d'une fillette de 10 ans et de ses aventures pour sauver ses parents dans le monde des esprits. Perdus dans un étrange tunnel, ils débouchent dans une ville déserte. Chihiro découvre horrifiée que ses parents ont été transformés en cochons ! Mais ce n'est pas le pire : le monde dans lequel elle s'est égarée semble peuplé de spectres, de créatures et de fantômes...


Ce que j'en ai pensé :
J'ai savouré chacune des planches. C'est vraiment comme dans le dessins à animé à tel point que l'on sent presque le mouvement comme dans l'animation. Les plans sont tels que l'on croit voir les personnages bouger (non, je te jure, je n'avais rien fumé d'illicite...).
Le papier glacé rend un petit quelque chose de bien lumineux. Les images sont tranchés et vives. C'est beau.
L'histoire quant à elle peut dérouter ceux qui ne sont pas habitués à ce genre de "fables" et de mondes. On y croise des personnages vraiment bizarres dans un monde un peu spécial.
J'ai aimé me perdre à nouveau avec Chihiro dans ce monde épeurant mais surtout déconcertant.
J'aime toujours le personnage de Chihiro, son courage, sa générosité, son intelligence et son apprentissage des choses.
Le personnage de Haku m'a encore une fois un peu agacé.
La vieille sorcière Yubaba me fait peur.
J'aime beaucoup la jeune Lynn et le vieux Kamajii, avec toutes ses pattes, qui prennnent Chihiro sous leurs ailes.
Par contre, j'ai été frustrée : je connais la fin de cette histoire mais malgré tout, quand je me suis rendue compte que la série comportait 5 tomes et que je n'en avais que 4 avec moi j'ai fini ma lecture énervée...
Il va de soi que j'ai réservé le 5ème tome à la biblio et que je t'en reparlerai prochainement.


Verdict :
Maintenant que je sais que Princesse Mononoké a aussi été imprimé, il est évident que je vais me ruer dessus dès que je le pourrai !


Note : 8/10


Bonus 1 : quelques images juste pour le plaisir des yeux 








Bonus 2 : Qu'ont donc lu mes collègues de la BD du mercredi?



mercredi 25 août 2010

"La petite pièce hexagonale" de Yoko Ogawa

Éditions : Actes Sud, 2004
pages 
Date de parution : 1994


Pourquoi avoir lu ce livre?
Ce mois-ci, Pimprenelle nous invitait à découvrir Yoko Ogawa.
Or, tu l'auras peut-être deviné, cette dame est japonaise ! Ce qui tombe super bien puisque je me suis inscrite chez Choco au challenge "In the mood for Japan". Il faudra que je vérifie les billets des autres participantes mais je suis quasi-certaine de ne pas être la seule à profiter de ce doublé ...


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Dans les vestiaires d'une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue. Elle ne le sait pas encore mais elle vient d'entrer dans sa vie. Quelques jours plus tard elle la retrouve accompagnée d'une vieille dame, et, de nouveau, la jeune femme est fascinée. Discrètement, puis plus naturellement, elle les suit, longtemps. Dans une loge de gardien, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus vieille se lève, entre dans une grande armoire hexagonale : la petite pièce à raconter. C'est une grande armoire hexagonale, 'la petite pièce à raconter', un placard à déjouer les secrets. Cette histoire nous plonge dans une atmosphère déroutante, étrange et obsédante et est placée sous le signe de l'introspection et de la psychanalyse.


Ce que j'en ai pensé :
Ça faisait longtemps que je voulais lire Yoko Ogawa et les récents billets sur les blogs n'ont fait qu'attiser mon envie.
J'ai eu un coup de coeur immédiat. Tu le sais, j'aime les petits signes de la vie et j'ai commencé ce livre alors que je me dirigeais vers la piscine et comme je ne lis jamais les quatrième de couverture, je ne pouvais pas savoir que ce roman commencerait dans les vestiaires d'une piscine... Je me suis immédiatement représentée le lieu et les personnages. J'ai tout de suite accroché avec la narratrice qui se trouve attirée par une inconnue. Je n'ai pas eu de mal à m'imaginer cette attirance et cette envie de vouloir lier quelque chose avec elle, d'être curieuse au point de la suivre et de chercher à en savoir plus sur elle.
J'ai aimé les thèmes de solitude, de besoin de se retrouver et l'intérêt de cette petite pièce hexagonale qui, même si on y rentre sans savoir ce que l'on va y faire, va permettre une introspection.
Certains personnages sont étranges mais cela m'a fait penser à une fable poétique moderne.


Verdict:
Premier RDV plus que réussi avec Madame Ogawa ... Il me tarde déjà de lire un autre de ses livres .... et je pense que je vais aller voir les autres participants à la découverte de Yoko Ogawa pour m'inspirer. Viens donc faire un tout par là ...


Note : 8.5/10

dimanche 22 août 2010

"Ru" de Kim Thùy

Attention : Coup de coeur !



Pourquoi avoir lu ce livre?
1./ Maribel m'a comblée en m'offrant ce livre dans le cadre du SLAT-Swap été 2010. Ça faisait longtemps que je voyais de beaux commentaires sur ce livre et donc, que je voulais le lire...

2./ J'avais RDV avec Kim Thùy lors des Correspondances d'Eastman (oui, j'ai de la chance ... bon en fait, elle n'était pas au courant que j'allais être là pour lui demander un autographe ... mais laisse moi rêver quelques minutes et laisse moi imaginer que nous avions un RDV juste elle et moi)

3./ Jules a proposé une lecture commune (j'ai lu ce livre en juillet pour l'avoir lu avant ma rencontre avec l'auteure mais j'ai programmé la publication de ce billet pour le 22 août pour participer, en quelque sorte à cette lecture commune)


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, 'Ru' dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou
la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thuy restitue leVietnam d'hier et d'aujourd' hui.


Ce que j'en ai pensé :
Tu en conviendras avec moi, il y a toujours un énorme risque à lire un livre tant de fois vanté puisque les attentes sont grandes ! Moi, en tous les cas, j'ai toujours très peur d'être déçue ... 

Et bien... cela n'a pas été du tout le cas. 

Comme je comprends toutes celles et ceux qui ont eu un coup de cœur en lisant ce petit livre ! 

Je trouve ce livre marquant, bouleversant et tellement poétique ... ce qui dans le fond peut paraître paradoxal car on y parle quand même des "boat people", d'histoire de personnes qui ont du tout quitter et refaire entièrement leur vie ailleurs en recommençant tout à zéro. 

On y parle de ces personnes qui ont souffert mais aussi de ceux qui sont morts. Et Kim Thùy le fait avec un style tout en douceur. De petit chapitres courts, écrit avec une légèreté dans le style qui tranche vraiment avec le contenu.

 Pour moi, ça a fait un effet coup-de-poing car l'horreur de certaines choses me paraissait amplifiée avec poésie et une certaine pudeur, comme un contraste frappant entre la réalité de la chose et le souvenir.

Ce témoignage frappant fait écho aux récits de personnes que je connais qui m'ont raconté leur propre histoire et à cette Histoire qu'il est bon de ne pas oublier.

Merci à Madame Thùy de partager avec nous ces tranches de vie de sa jeunesse au Vietnam, de son arrivée au Canada, de sa vie d'adolescente, de sa vie de jeune femme, puis de mère ! 

J'ai aimé comment elle alterne avec ces différentes phases de sa vie pour nous parler de son vécu et de celui de toute une génération.

Une belle réussite ...


Verdict :
Chapeau à Kim Thùy pour ce petit bijou et ce témoignage si juste, si touchant !
Les éloges reçues sont vraiment méritées !
Cher toi, je te conseille vraiment de plonger dans ce petit livre ... je te garantie qu'il réussira à te toucher!
Et dire qu'il s'agit là du premier dé-méritées de Kim Thùy ... il me tarde de voir si elle continuera sur sa lancée d'écriture car le tout est plus que prometteur !


Note : 10/10


Bonus : va donc faire un tour sur le blog de Jules pour voir les billets des personnes qui ont participé à cette lecture commune.