mardi 6 août 2013

"Comme un roman" de Daniel Pennac

Attention : Coup de coeur !




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour le club de lecture, on avait le mandat de lire un des livres de Pennac. J'en ai déjà lu plusieurs et j'en ai plusieurs encore à lire mais je voulais faire une relecture de "Comme un roman" que j'avais lu au lycée.

Ce que j'en ai pensé :
Moi qui ne relit vraiment pas souvent, j'ai adoré cette expérience. C'était très intéressant de comparer les ressentis entre maintenant et il y a presque 20 ans et maintenant.
Il y a presque 20 ans, je me trouvais à la place de cet adolescent qui est dépité parce qu'on lui a imposé une lecture et une fiche de lecture à rendre au prochain cours de français et qui ne veut pas avancer, qui peine pour tourner les pages, qui ne trouve rien qui l'intéresse dans ce récit obligatoire.
Et là, je me suis trouvée dans la position du père qui s'émerveille, au début, des découvertes linguistiques et de l'écriture de son petit mini-moi et qui, ensuite, s'impatience de ne pas voir de réelle belle évolution lors de l'apprentissage de la lecture.
Qu'est-ce que j'ai pu me repositionner et essayer d'analyser comment je réagis moi-même avec ma puce et comment je veux l'aider à apprendre à aimer la lecture. Les premières étapes sont faites : elle aime les livres mais comment perdurer cette réalité, elle qui ne sait pas encore lire. Aimera t-elle se réfugier dans les livres quand elle aura maîtrisé la lecture. Aura t-elle de la difficulté pour apprendre à lire ? Serai-je assez patiente pour la voir évoluer ducement ? ne m'impatienterai-je pas trop à la voir bûcher sur certains mots/ certaines syllabes? Aurai-je la bonne attitude pour qu'elle persévère et y trouve du plaisir ?

Cette lecture vient vraiment à point puisque nous commencerons bientôt à suivre pitchounette dans cette nouvelle étape de vie que l'apprentissage de la lecture. Si j'ai trouvé fascinant chaque étape de son apprentissage de la parole, je pense que je vais encore plus aimer son apprentissage de la lecture tant et aussi longtemps que nous serons à l'aise toutes les deux dans les approches d'apprentissage.

Bonus (quatrième de couverture (que je ne mets plus maintenant...)):
Les célèbres droits du lecteur :

Les droits imprescriptibles du lecteur :
1 - Le droit de ne pas lire.
2 - Le doit de sauter des pages.
3 - Le droit de ne pas finir un livre. 
4 - Le droit de relire.
5 - Le droit de lire n’importe quoi. 
6 - Le droit au bovarysme ( maladie textuellement transmissible ) .
7 - Le doit de lire n’importe où.
8 - Le droit de grappiller. 
9 - Le droit de lire à haute voix. 
10 - Le doit de nous taire

Verdict :
Un bel essai sur la lecture. 
Ceci est une relecture et je sais que je le relirai encore et encore.

Note : 10/10


dimanche 4 août 2013

"La cage dorée" de Ruben Alves

1h30
Vu le vendredi 2 août

Pourquoi avoir vu ce film ?
Lorsque j'étais en vacances en France en avril-mai, tout le monde ne parlait que de ce film qui venait de sortir... (Enfin, tout le monde dans mon entourage portugais). Je n'ai pas pris le temps d'aller le voir au cinéma car Loulou était encore trop petit et pas encore sevré pour que je puisse le laisser quelques heures... Alors je me suis dis que je le regarderai en DVD la prochaine fois que j'irai en France car il était bien évident qu'il ne se rendrait pas jusqu'à Montréal. Oui, il y a une petite communauté portugaise mais peut-être pas assez importante pour que le film y soit rentable.
J'avais tord ! Le film est en salle depuis vendredi et j'ai été le voir la soirée de sa sortie.

Ce que j'en ai pensé :
Que ce film m'a fait du bien. J'avais passé un mauvaise journée et là j'ai pu me détendre, et rire. Rire des clichés, rire de la caricature, rire en voyant le prisme des références culturelles portugaises (décoration, expressions, meubles, vaisselle, le poids de la tradition et du qu'en-dira-t-on, la musique folklorique, les relations familiales, les racontars...).

Je présume que ce film ne fera pas mouche pour les non-portugais car cette comédie est plutôt simple, (très) caricaturale, (trop) lisse, certains acteurs pas très bons (Rita Blanco, Lannick Gautry) même si d'autres s'avèrent être une bonne surprise (Joaquim de Almeida, Chantal Lauby).

C'est l'histoire d'un couple qui vit en France depuis plus de 30 ans et qui travaillent dur pour gagner leur vie , avoir une vie décente et se sentir intégrés dans ce pays qui ne sera jamais le leur. Le mari est maçon (évidemment), la femme est concierge (bah oui ...), les enfants, nés en France, sont comme moi, des français d'origine portugaise (comme toute seconde génération, celle qui n'est pas encore tout à fait française mais qui n'a jamais été entièrement portugaise non plus).

Et puis, il y a cette lettre de notaire qui informe le mari qu'il a hérité d'une maison et un domaine de production de porto mais que pour y avoir le droit, il doit aller revivre au Portugal. Dilemme car si c'est le rêve de tout (ou presque) portugais qui a émigré (c'est à dire retourner au pays à la retraite), ils ne se voient pas tout quitter et laisser leurs employeurs en plan et leurs enfants qui ne veulent pas suivre. Trop bon trop con ? (cela sera le résumé du film ...)

Alors oui, ça ma replongé dans mon enfance. ces références, ces styles d'histoires, ces styles de personnages, ces histoires de famille, ces grosses bouffes portugaises, ces patrons français qui exploitent un peu et ont du mépris pour les immigrants, ces immigrants qui cherchent à faire leur place mais généralement sans succès, ces potins, cette ambiance d'émigré et d'immigré, ... je connais et je m'y suis retrouvée sans problème.

Alors oui, j'ai du mal à concevoir que ce film puisse plaire à d'autre personnes tant les seules choses qui m'ont fait rire ont été ces fameuses références portugaises. J'ai explosé de rire, par exemple, quand j'ai vu les verres à porto que toute famille portugaise possède. J'ai pouffé quand on voit des meubles avec leur plastique de protection pour ne pas les abîmer. J'ai souri à l'évocation des plats portugais...

En fait, même si le tout est très caricatural et que ça pourrait finir par fatiguer, je n'ai trouvé qu'un seul vrai bémol gênant, pour moi, dans ce film. Je me suis entendu dire haut et fort en plein milieu de la salle : "ohh non pas ça..." quand la musique de fado a commencé. Cette musique me rend littéralement nauséeuse (cela me rappelle trop les interminables voyages en voiture de presque 24h sous le soleil de plomb et les voitures-fournaises. A cette époque, ma mère pensait que de mettre du fado tout le long de cet infernal voyage serait agréable : FAIL. Depuis, je fais de l'urticaire dès que j'entends quelques notes de ce genre de musique).

Pour moi, c'était presque que du bonheur et j'ai fini avec un énorme fou-rire. Que demander de mieux pour finir une si pénible journée ?

Verdict :
Une comédie sur les portugais en France qui fera beaucoup rire les portugais de partout. Espérons que le communauté portugaise montréalaise aille en grand nombre voir ce film.
Je noterai, toutefois, qu'il y avait aussi pas mal de personnes d'autres cultures et qu'ils semblent avoir beaucoup ri aussi mais j'étais trop dans ma bulle pour vraiment savoir s'ils ont aimé ou non.

Bonus :


vendredi 2 août 2013

Pitchounette et ses livres / Loulou et ses livres : "Canada en mots" de Per-Henrik Gürth







Pourquoi avoir lu ce livre ?
Un autre des 6 livres gagnés par pitchounette dans sa bibliothèque ...




 





Ce que pitchounette et maman en ont pensé :

Pitchounette a passé l'âge pour ce livre qui se trouve être un livre pour les plus jeunes. Ceux qui commencent à enrichir leur vocabulaire. Là, il s'agit de vocabulaire propre au Canada : Castor, Canot, Homard, Cabane en bois rond, Bleuets, Crosse, Huard, Poutine, Tuque ... il y a en tout 30 mots à découvrir sur "notre" pays.



Alissa les connait bien évidemment tous et donc a été amusée 3/4 minutes à les énumérer mais comme il s'agit d'un imagier et non pas d'une histoire, ça ne l'a pas intéressé.


Par contre, maman voit un fort potentiel pour dans quelques mois lorsque petit loulou aura 18-24 mois.
On le garde de côté pour plus tard.

Les images sont simples, enfantines, caricaturales mais pour de jeunes enfants, je pense que c'est ce que ça prend...



Je serai probablement amenée à vous en reparler plus tard...

Verdict :
A garder de côté pour Tiago lorsqu'il en aura l'âge.




"Balzac et la petite tailleuse chinoise" de Dai Sijié


Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai ce livre qui traîne dans ma PAL depuis trop longtemps. J'avais envie d'une histoire au pays du soleil levant alors j'ai pioché ce livre là.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai bien aimé jusqu'à la moitié du livre environ et puis je me suis essoufflée et puis j'ai eu de la peine à finir. Limite, j'ai été frustrée d'avoir persévéré.

Au début, je me suis prise d'affection pour Luo et Ma qui se trouvent envoyés dans les campagnes chinoises pour y travailler en rééducation. Leur crime ? Être fils de médecins. Donc, potentiels ennemis du peuple dans cette époque où Mao (dans les années 70) les intellectuels étaient mal vus. 

Ces deux amis se serrent les coudes et font d'intéressantes rencontres, notamment cette fameuse petite tailleuse qui fera battre bien des cœurs et un "Binoclard" envoyé en rééducation comme eu et qui cache des livres censurés dans une mallette. 

Ce qui est intéressant, c'est que Dai Sijié parle un peu à travers ses personnages car il a vécu cette rééducation en campagne et les pressions du pouvoir Mao.

J'ai aimé aussi l'ambiance des montagnes chinoises, des paysans, des vies de villages, des soirées où Luo exerçait son talent de conteur, le plaisir coupable de lire des livres censurés, l'accès à la bonne littérature française, l'amitié entre deux jeunes hommes, les premiers émois amoureux ... mais le tout est retombé comme un soufflet.

Tu sais, ce cruel moment où tu n'es plus motivée pour aller retrouver les personnages du livre ni vraiment vouloir savoir ce qui va se passer. Ce sentiment qui te pousse à continuer quand même parce que tu trouves que c'est dommage d'en avoir autant lu et de ne pas finir puisque le roman est court. Alors j'ai persévéré et je ne regrette pas car je sais enfin comment ça se termine mais bon, j'ai vraiment étiré cette lecture. Ce fut long ... trop long.
Et c'est dommage car j'ai l'impression d'un RDV manqué alors que j'avais vraiment envie d'aimer ce livre. Peut-être devrai-je le relire à un autre moment ...

Verdict :
Un livre intéressant pour le sujet mais qui finalement n'a pas su me tenir en haleine tout le long.
Il y a une adaptation ciné mais j'ai bien trop peur de la regarder. J'ai peur que cela soit trop lent et que je m'ennuie. (Je dis ça ... mais ... je viens de regarder la bande annonce et il se pourrait que je le regarde quand même car les acteurs ont l'air bons et l'ambiance sympathique ... à suivre)


Note : 5.5/10 (mais je me trouve un peu sévère pour être honnête)


mercredi 31 juillet 2013

BD du mercredi : "Blast - L'apocalyspe selon Jacky" de Manu Larcenet




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour lire la suite du premier tome qui m'avait vraiment intrigué et happé !





Ce que j'en ai pensé :

Oh punaise, il commence à me faire flipper ce Polza. En fait, au début du livre, il me faisait à la fois peur et me dégoûtait. C'est vraiment étrange quand un livre arrive à te faire ressentir des émotions fortes comme le dégoût et, entre autre, l'impression de sentir des odeurs (très très mauvaises les odeurs (à tel point que tu en as des haut-le-cœur) ! 
Tout à fait comme pour le premier tome, j'oscillais entre la répulsion et compassion pour Polza : fort très fort ...

Ensuite c'est Jacky, celui qui figure dans le titre de ce tome, qui m'a carrément terrorisée. 

Ce tome est encore plus sordide, marginal et puissant que le premier. Comme lorsque je lis du Patrick Senécal, j'ai cette envie "bizarre", "malsaine (?)" de poursuivre dans la lecture d'un déchéance, de personnes en marge de la société et de la violence crue.

Pour ce qui est des dessins, même topo que le premier tome : des planches uniquement en noir et blanc avec juste des pointes de couleurs avec des dessins d'enfant très colorées lorsque Polza atteint ce qu'il nome le Blast (et je te laisse découvrir, cher toi (sauf si ce n'est déjà fait), ce qui, cette fois-ci le provoque (puisque cette cause est différente du premier tome (ohh, je peux bien lancer de petits spoils de temps en temps moi qui n'en fait jamais (ou presque)))).
Bon, y'a rien à faire : je ne suis toujours décidément pas fan des dessins. Les nez des personnages me dérange toujours ... mais c'est peut-être l'effet voulu par Larcenet. Ça me met mal à l'aise sans que je sache pourquoi. Limite j'en aurai la nausée...
Les dessins d'enfant me perturbent aussi mais encore là, je pense que c'est clairement voulu et ils desservent tellement bien l'histoire que je suis obligée d'arrêter de faire ma difficile :)

J'ai adoré la longue scène du concert de musique. Cela reflète tellement ce que peut produire la musique quand elle nous emporte et nous transcende littéralement. 

Et quelle fin ! C'est cruel de me laisser comme ça. je file réserver le 3ème tome ... et je me demande comment je vais faire pour attendre le 4ème !

Verdict :
C'est très torturé, c'est très dense, c'est très  glauque et je suis vraiment très curieuse de voir où tout cela va mener.
Un livre qui est capable de me faire passer par différentes gammes d'émotions (même négatives) mérite d'être découvert. C'est ça la puissance de la lecture !

Note : 7.5/10

Bonus 1 : 



Bonus 2 : ils en parlent : Mo', Noukette, SandrineSara

Bonus 3 : les autres BD du mercredi avec Mango

mercredi 24 juillet 2013

BD du mercredi : "Les Quatre de Bakerstreet - L'affaire du rideau bleu" de Dijan, Legrand et Etien




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Vu très souvent sur les blogs, très souvent, très positivement ...














Ce que j'en ai pensé :
Comme j'aime Sherlock, j'étais curieuse de voir comment de jeunes garnements marcheraient dans les traces de leur maître et protecteur ... Belle source d'inspiration que ce fameux détective mais j'avais peur que toute son essence soit bafouée.

Et bien non, ça se tient. Ok, on sent un petit vent de Sherlock : simplement déjà par l'ambiance de la fin du 19ème siècle à Londres avec ses rues "craignos" où l'on trouve des personnes non recommandables (voleurs, prostituées, clodos, ivrognes,...) et des rues qui sont sales et contrastent avec les rues un peu plus bourgeoises de l'autre côté de la ville.

Et puis, il y a ces 3 gamins qui ont du caractère, qui doivent se débrouiller dans la vie et qui ont des petites attitudes d'adultes qui ne doivent pas se faire marcher sur les pieds.
mais j'ai aimé que Sherlock ne soit qu'un personnage secondaire. Il est là sans être là, toute l'histoire tourne plutôt autour des enfants. Enfants qui sont vraiment débrouillards et dont les bonnes bouilles sont fort sympathiques.

J'ai beaucoup aimé le secret de Charlie, la pipelette de Billy et finalement il n'y a que Tom qui ne m'a pas séduite (de par son caractère mais aussi son aspect physique (probablement parce qu'il est plus "sec". on a moins envie de lui faire des bisous sur la joue)).

Les images sont agréables : lisses, contrastées, détaillées (voir exemple dans bonus).

Mon bémol irait à l'histoire. J'ai trouvé le tout un peu trop simple/linéaire et j'ai eu du mal à croire à l'amourette entre Black Tom et Betty. A 13 ans, on a des coups de cœur mais de là à crier au grand amour, j'ai du mal. J'aurai préféré que l'on se concentre sur l'affection/amitié qu'on ces deux enfants mais pas sur leur amour. Il aurait été tout aussi légitime de vouloir sauver son amie/coup de cœur.


Verdict :
Premier tome sympathique bien que imparfait en terme de scénario. Je vais lire la suite car ces 3 garnements et leur chat me plaisent bien.

Note : 7/10

Bonus 1 :


Bonus 2 : les billets de AllieHérissonKarine:)LouYaneck

Bonus 3 :  Les autres BDs du mercredi chez Mango

mercredi 17 juillet 2013

Bd du mercredi : "L'enfant cachée" de Marc Lizano, Loïc Dauvillier et Greg Salsedo


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Ce livre a été commenté sur plusieurs blogs et toujours en bien. 




Ce que j'en ai pensé :
J'étais à la fois attirée par cet album après toutes les bonnes critiques lues et à la fois, la couverture ne me tentait pas. 
Un je-ne-sais-quoi ne rebutait : l'immense tête de la fillette comparativement à son corps ? la fadeur du décor en arrière pour mieux faire ressortie cette petite fille ? la peur d'être déçue par un nouveau livre traitant des enfants juifs cachés pendant la seconde guerre mondiale ?

Finalement, telle Elsa qui demande à sa mamie, Dounia, de lui raconter son cauchemar pour qu'il disparaisse, je me suis laisser absorbée par l'histoire de cette petite fille lors de la rafle du vél' d'hiv'.
Happée par son histoire, je suis très vite passée sur l'aspect visuel qui me chicotait au départ (les têtes disproportionnées et les traits griffonnés sur les visages) pour ne m'intéresser que par l'histoire et finir par ne plus vraiment buter sur les dessins.

Les cases sont grandes, la typographie agréable (même si je ne suis pas sûre que tous les enfants aimeraient la lire car elle peut être serrée pour eux...), les couleurs tantôt chaleureuses, tantôt sombres et froides. Les décors sont généralement simples lorsque l'on ne se concentre que sur les personnages mais peuvent foisonner de détails lorsque sont illustrées des cours d'école, la ville, une salle de classe, une chambre, un appartement, la campagne...
Je n'ai pas réussi à vraiment aimer les dessins dans le détail (le mode "hachurage" et la tête des personnages) mais l'ensemble (découpage, cadrage, éclairage, disposition des images, variation de la disposition et taille des images dans les planches) m'a plu.

L'histoire est touchante et fait écho aux innombrables histoires d'enfants cachés qu'on pu sauver certaines bonnes âmes résistantes. Le sujet, très dur, est traité de manière très intelligente, subtile et touchante. Une pointe de nostalgie de jours heureux s'entremêlent avec les évènements tragiques et ... je n'en raconterai pas plus même si on imagine exactement ce que peut contenir cet album.

La postface est intéressante car elle recadre l'histoire dans son contexte historique en démontrant que cette histoire est loin d'être une histoire isolée... Cela pousse à la réflexion pour tous, notamment les enfants à qui s'adresse principalement cet ouvrage.

J'en profite pour pousser un coup de gueule qui n'a AUCUN rapport avec ma lecture mais j'ai juste envie de vider mon cœur ici : la fille d'une amie (8 ans et demi) a été traumatisée pas un prof remplaçant pas très pédagogue (pour ne pas dire complètement débile) qui aurait montré à la classe des photos non censurées des camps de concentration !!! Il aurait mieux fait de leur faire lire un album comme celui-ci et d'en discuter plutôt que d'attaquer leur sensibilité sous peine de "il faut qu'ils sachent vraiment ce qui c'est passé!" (ce qui est vrai, Monsieur, mais pas à 9 ans, enfin, pas de cette façon !!!)

Verdict :
Un incontournable, selon moi, pour discuter avec des enfants des rafles contre les juifs et de la résistance d'une partie de la population. 
Ce livre est recommandé à partir de 9 ans. Je suis peut-être trop fleur bleue mais j'attendrai un peu plus tard pour le faire lire à un enfant...

Note : 8/10

Bonus 1 : 



Bonus 2 : quelques autres avis : HérissonJérôme, Mo', MokaNoukette, Sandrine, YaneckYvan

Bonus 3 :  Les autres BDs du mercredi chez Mango