Affichage des articles dont le libellé est Polar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Polar. Afficher tous les articles

vendredi 26 décembre 2014

"Le chuchoteur" de Donato Carrisi



Pourquoi avoir lu le livre ?
Mon amie était plongée dedans et semblait si prise par cette histoire que j'ai voulu l'accompagner dans cette lecture.

Ce que j'en ai pensé :
J'aime bien replonger régulièrement dans les polars. Et là, même si c'était improvisée comme lecture commune, j'ai adoré. Mon amie avait une nette longueur d'avance sur moi mais de pouvoir partager avec elle c'était très chouette.

J'ai été happée assez rapidement dans cette histoire sombre où 5 petites filles ont disparu. 5 tombes ont été creusées avec à côté de chacune d'entre-elles un bras.
L'équipe d'enquête piétine et ils font appel à Mila Vasquez, une spécialiste en disparition d'enfants.

J'ai aimé Mila. J'ai aimé son côté mystérieux, fragile et cette carapace qu'elle revêt face aux autres. Bon, parfois, elle m'a semblé un peu irresponsable mais cela devait faire partie du charme pour cette histoire.

J'ai aimé la panoplie de personnages torturés au sein même de l'équipe policière.

J'ai aimé l'enquête qui nous met sur différentes pistes qui se mêlent puis se démêlent. J'ai adoré la chute.

J'ai aimé le rythme et l’enchaînement des situations.

Il y a bien quelques petites choses qui m'ont paru décalées comme la séance d'exorcisme et l'hyptnose mais globalement c'est un bon thriller qui m'a fait passer un bon moment de lecture.

Verdict :
Un polar sombre, haletant, stressant, construit et intéressant avec des personnages attachants.
Je lirai très vraisemblablement la suite "L'écorchée".

Note : 7/10

dimanche 14 décembre 2014

"Malphas - Ce qui se passe dans la cave reste dans la cave " Tome 3 de Patrick Senécal



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'aime Patrick Senécal. Parce que j'avais hâte de voir ce qui allait se passer dans cette série hautement décalée.
Parce que le premier et le second tome m'ont vraiment donné envie de connaître le fin mot de cette histoire incroyable.


Ce que j'en ai pensé :

Boudiou que le temps passe vite, cher toi. Figure toi que cela fait 2 ans que j'ai commencé cette série et j'ai l'impression que c'était hier.

Bref, j'ai renoué avec Julien Sarkozy et ses curieuses aventures dans le très bizarre CEGEP de  Malphas à Saint-Trailouin.
J'ai aimé le lire me raconter encore ses histoires. J'ai aimé qu'il m'interpelle dans son récit, qu'il me pose des questions, qu'il me fasse part des ses réflexions et de l'avancement de son enquête.

Je crois que c'est le tome que j'ai préféré. Le premier tome m'avait bien plu pour la mise en place de cette histoire loufoque avec des personnages complètement caricaturaux et spéciaux dans une ville des plus bizarres avec tout juste ce qu'il fallait de gore et de trash. Le second tome était sympa mais je l'ai trouvé peut-être un peu trop cru en matière de scènes à caractère sexuel.
Et dans ce troisième tome, alors, te questionnes-tu, cher toi ?
Et bien, ce troisième tome est parfait. Un bon équilibre entre de l'humour, de la violence, du sexe et du paranormal. Si dans ce livre on ne compte plus les morts, j'ai trouvé qu'il était le moins trash des 3 tomes.

Je ne me lasse pas des blagues salaces, des références culturelles québécoises, du style langagier de Gracq (un des personnages du livre qui me fait mourir de rire), de l'enquête de Sarkozy, des rebondissements et de toutes les révélations contenues dans ce livre.

Je n'ai pas vu les pages défiler sous mes yeux et heureusement que Senécal était là car j'étais sujette à une nouvelle panne de lecture.

Verdict :
Un très bon cru !
Je sens que je n'attendrai pas longtemps avant de lire le 4ème et dernier tome de cette chouette série pour jeunes adultes.

Note : 9/10

dimanche 2 novembre 2014

"La vérité sur l'affaire Harry Québert" de Joël Dicker


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'ai reçu, en cadeau, ce livre récemment, parce que tout le monde en parlait l'an passé, parce que j'attends toujours que les vagues passent avant de plonger, parce que Mo' m'a proposé une lecture commune avec elle (hiiiii, comment pouvais-je résister ?!).

Ce que j'en ai pensé :
Je suis le genre de fille naïve qui aime imaginer qu'elle est différente et qui s'est dit que puisque quasiment tout le monde aimé ce livre, elle ira à contre-courant et ne sera pas aussi conquise que les autres. 
Je ne me suis donc pas inquiétée quand Mo' m'a alertée : "Bon, je préfère te prévenir. Ce livre est traître. Galère pour le lâcher". J'étais persuadée que je gérerai parfaitement ma lecture et j'étais même persuadée que je poursuivrai dans ma panne de lecture du moment.

En plus, pour bien faire, je commençais cette lecture alors que l'Homme était en déplacement et donc que je devais gérer seule la maisonnée et les petits diablotins.

Ahh misère ! Elle avait bougrement raison ma co-équipière de lecture ! Ce livre est une véritable drogue... Les pages se tournent toutes seules au rythme des aiguilles de mon horloge !!!

Donc, bon, finalement, je fais bien partie de celles et ceux qui ont eu du mal à déposer le livre car j'ai été très intéressée par ce jeune auteur, Marcus Goldman, en manque d'inspiration pour son prochain livre qui retrouve son ami et ancien professeur Harry Québert pour avoir des conseils pour l'écriture de son prochain livre. C'est peu de temps après que ce dernier se retrouvera accusé d'un meurtre sordide d'une fille de 15 ans, il y a plus de 30 ans et que notre bon ami Marcus va essayer de tout faire pour prouver que son vieil ami est innocent.

J'ai trouvé ce livre à la fois drôle (la mère de Marcus est juste drôlement insupportable, son agent Barnaski est cynique à souhait et le duo formé par Marcus et Gahalowood est juste merveilleusement bien équilibré en humour) et haletant. Même si ce livre n'est pas classé policier, il en a toutes les caractéristiques.

Au niveau des personnes, Harry Québert, m'a un peu insupporté. Si ses conseils d'écriture sont agréables à lire à chaque début de chapitre, je l'ai trouvé relativement mièvre et je n'ai pas cru dans son histoire d'amour avec Nola. 
Nola... ahh cette Nola.. je ne sais pas mais dès le début, je l'ai trouvé très fatigante. Certes, elle est morte et il faut compatir mais je n'ai pas été sous le charme contrairement à tous les autres personnages du livre.
Mais Marcus me faisait oublier tout et tout le monde. Quel homme ;)

J'ai aimé l'enquête menée par Marcus et Gahalowood. Même si j'ai été sceptique, au départ, qu'une personne complètement étrangère au domaine policier puisse à force de poser des questions aux habitants de la paisible ville de Aurora, essayer de démystifier ce meurtre qui a eu lieu, il y a plus de 30 ans. Et, finalement, je me suis prise au jeu ! Si quelques fois j'ai trouvé que les coïncidences étaient un peu grosses et la fin un peu trop accélérée et étonnante, je me suis quand même laisser embarquer. 
Attention, cette lecture a été un peu éreintante. Les rebondissements sont nombreux. On finit par imaginer que tout le monde est coupable, que tout le monde a un secret bien caché et étrangement, j'avais hâte que ma lecture se termine car j'étais épuisée de me faire trimbalée sur autant de pistes. Non, mais attends, pour tout te dire, j'en étais rendue à un point où j'ai même pensé que Nola n'était tout simplement pas morte ...

J'ai aimé l'alternance judicieuse des scènes du passé sous la plume d'un narrateur externe et les scènes de passée sous la plume de Marcus. Par contre, les extraits de livre d'Harry Québert m'ont semblé inutiles et répétitifs. Ce qui se devait être des extraits d'un chef d'oeuvre m'a laissée un peu de glace (mais bon, c'est bien connu, les romans d'amour et moi on est pas forcément amis).

Enfin, j'ai aimé les descriptions de cette petite ville américaine. J'y ai retrouvé une ambiance que je connais. Puis, j'habite près de là, je suis passée plusieurs fois dans le New-Hampshire, le Maine et je suis allée récemment à New-York et je trouve que Harry Québert a su y mettre une bonne dose d'essence Nord-Américaine dans ce petit roman policier.

Verdict :
Une lecture agréable qui se lit vite, malgré l'épaisseur.
Une écriture sympathique.
Une histoire qui s'étire un peu trop. On a autant envie de la voir se poursuivre que de  la voir s'arrêter pour avoir le fin mot de cette histoire.
Je guetterai le prochain livre de Joël Dicker, en espérant, avoir autant de plaisir et si possible sur une plage ;)

Note : 8/10

Bonus 1 : Allons voir ce qu'en a pensé Mo, ma co-équipière de lecture. qui a du subir une grosse vague de mails à chaque rebondissement au fil de ma lecture. (Merci encore de m'avoir supporté et je te pardonne d'avoir gloussé si souvent ;) )

Bonus 2 : D'autres avis de lecture :EmeraudeJoelle, Sandrine,  Stephie, Sylire, UnCoinDeBlog 

dimanche 5 octobre 2014

"Gataca" de Franck Thilliez



Pourquoi avoir lu ce livre ?
La fin de "Syndrome E" était juste insupportable et j'ai donc voulu très rapidement connaître la suite et savoir ce qu'allaient devenir Lucie Hennebelle et Franck Sharko.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai lu le début de l'histoire à la fin de "Syndrome E" car elle était présente comme publicité dans mon édition. C'est donc avec beaucoup d'impatience que je voulais savoir comment tout allait se passer. J'étais aussi très curieuse de savoir quelles seraient les nouvelles aventures policières dont nos agents seraient en charge.

En lisant ce deuxième tome du dytique sur la violence, on est dans le domaine du connu, ou presque. On retrouve deux personnages qui m'ont plu au premier tome, une enquête intéressante (même si, cette fois, un peu lente à démarrer), une enquête alambiquée, un sujet d'étude intéressant (la génétique), et une enquête qui finit sur les chapeaux de roue.

J'ai encore adoré voir toutes ces pistes qui se croisent, qui s'emmêlent, qui me mettent à douter sans cesse.
Mais j'en encore plus aimé voir évoluer les deux protagonistes. Je ne peux rien vraiment dire de leur histoire sans spoiler ce qui s'est passé dans le premier tome alors je dirai juste que j'ai aimé ce qu'ils doivent vivre.

J'ai été très surprises à plusieurs endroits. Je suis une spectatrice/lectrice tellement crédule que j'ai eu parfois de petits chocs devant certaines révélations.

J'ai aimé sentir, une nouvelle fois, que Franck Thilliez se soit documenté et les faits scientifiques sont détaillés de façon très justes, ce qui fait de ce récit une entité très crédible.

Verdict :
Une suite de "syndrome E"fort sympathique mais qui s'appréciera d'autant mieux s'il est lu après le premier épisode.

Note : 8.5/10

jeudi 4 septembre 2014

"Le syndrome E" de Franck Thilliez



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Cela faisait longtemps que je croisais le nom de Thilliez sur les blogs et j'étais curieuse de me faire mon propre avis.
J'ai choisi ce titre complètement au hasard et me suis lancée même si la couverture ne m'inspirait pas du tout. 

Ce que j'en ai pensé :
Le début de ce livre est assez accrocheur. Deux intrigues se côtoient : un homme se trouve aveuglé par un film, des crânes sciés sont découverts. Deux protagonistes vont plancher chacun sur une de ces intrigues. Ces intrigues finiront-elles par se croiser ? Ont-elles un lien entre elles ? Les deux protagonistes vont-ils travailler ensemble ?
Tout plein de questions que se posent le lecteur (enfin, moi quoi ...) et qui donnent envie de poursuivre pour comprendre.

J'ai trouvé à la fois le rythme dynamique et fluide, l'intrigue intéressante, la trame du récit suffisamment alambiquée et réfléchie, les personnages intéressants et attachants et la fin un peu bâclée/précipitée en ce qui concerne la conclusion des enquêtes mais surtout frustrante en ce qui concerne les protagonistes.

J'ai aimé que l'enquête amène les policiers dans plusieurs pays. J'ai aimé aussi leur méthode de réflexion et leurs processus de résolution pas-toujours-catholiques. Bon, comme souvent dans les polars, ce qui fait la force du livre ce sont ces policiers hors-du-commun, un peu bourru. Ici, on n'échappe pas à la règle et même si on a une impression de déjà-vu, j''ai aimé la psychologie des personnages, leur complexité et la façade cachant de lourds secrets.


Verdict :
Une histoire policière qui se tient et qui est intéressante, documentée, intelligente.

Je ne connaissais, donc, pas Thilliez mais cette première lecture m'a séduite et je vais replonger très prochainement dans un autre de ces romans. Pour commencer, dans Gataca pour la suite de ce dyptique et ensuite dans les précédents livres pour retrouver les protagonistes dans leur enquêtes passées.

Une source fiable me susurre à l'oreille qu'il s'agirait de son 8ème livre publié. Cette même source m'explique que les 2 protagonistes apparaissent déjà 3 fois dans le passé mais jamais réunis dans le même livre. 





Note : 8.5/10

vendredi 8 novembre 2013

"The Killing" de David Hewson



Pourquoi avoir lu ce livre ?

Au mois d'août, j'ai vu mon homme se coucher à pas-d'heure captivé qu'il était par une série danoise "The Forbrydelsen"; série qui a obtenu plusieurs récompenses et qui était diffusée sur la BBC.
Intriguée, j'ai voulu y jeter un coup d'oeil moi aussi et, en septembre, c'est moi qui me couchait à pas-d'heure.

Était-ce intelligent alors que je vivais mes dernières soirées avant de retourner travailler alors que loulou ne fait toujours pas ses nuits ? Non, évidemment que non !

J'ai adoré la première saison de cette série... et quand j'ai vu qu'un livre avait été écrit dessus (écrit après la diffusions télévisuelle), je me suis jetée dessus, d'une part pour prolonger le plaisir, d'autre part pour voir s'il y avait plus d'indices, ou d'éléments explicatifs car j'ai eu l'impression d'être un peu restée sur ma faim avec la série.

Ce que j'en ai pensé :

La série TV se décompose en 20 épisodes d'une heure chaque. Chaque épisode représente une journée de l'enquête que va mener l'inspecteur Sara Lund. Il fallait donc bien un bon pavé de 900 pages pour retranscrire 20 heures de visionnage TV. De la même façon, on a 20 chapitres, chacun d'entre eux représentant une journée.

J'ai aimé cette histoire pour plusieurs raisons :
- J'aime vraiment le personnage de Sara Lund. Cette femme taciturne, pince sans rire, méticuleuse, persévérante, courageuse, solitaire, secrète, imbuvable parfois, chiante souvent, bref associable. 
- J'aime sa relation avec Jan Meyer, celui qui devra la remplacer et qui va faire équipe avec elle pendant l'enquête. J'ai aimé leurs joutes verbales, leur pseudo humour noir, leurs piques fréquences mais surtout le cheminement dans leur partenariat.
- J'ai aimé que se mêlent 3 sphères dans cette histoire. 3 dimensions qui vont, à la fois, évoluer en parallèle et s'entrecouper (quoi, ça ne se peut pas ?!? ... je sais, j'ai fait des études scientifiques mais je n'étais pas super bonne en géométrie, cher toi). On suit ainsi la famille de Nanna, la jeune fille qui a été retrouvée morte, l'enquête criminelle et la vie personnelle de Sara Lund, et le milieu politique avec les différents candidats en campagne pour l'élection du Maire de Copenhague.
- J'ai aimé les parents de Nanna. Les voir réagir de manière très différentes au choc de la disparition de leur fille.
- J'ai aimé voir l'enquête suivre différentes pistes, de voir que les policiers sont humains et se plantent lamentablement souvent.
- J'ai aimé sentir la détresse de plusieurs personnes.
- J'ai aimé l'ambiance lourde qui est là en permanence.

J'ai été amusée de voir que les 2 scènes que j'avais trouvé vraiment nébuleuses et inutiles dans la série télé n'apparaissent pas dans ce récit. Mais j'ai été déçue que certaines ne soient pas plus détaillées pour mieux comprendre l'intrigue.

J'ai été vraiment surprise par le dernier chapitre qui est un ajout par rapport à la série et qui donne un tout autre regard sur la conclusion de l'enquête. Je l'ai trouvé à la fois très intéressant car je trouve qu'il boucle bien l'enquête et permet d'expliquer des situations inexpliquées, et, à la fois, perturbant puisqu'il balayait toutes mes convictions et remettait en question la fin qui nous avait été donnée dans la série.

J'ai été déçue par le nombre de coquilles relevées. Je veux bien que ce soit un pavé de presque 900 pages mais une relecture attentive aurait évité que mes yeux saignent trop ou que mon cerveau se demande pourquoi il ne comprenait pas la phrase.

Verdict :
S'il est difficile d'adapter un livre à l'écran, il n'est pas plus facile d'écrire un livre basé sur un film ou téléfilm !
On ne peut s'empêcher de comparer avec le film. J'ai aimé les descriptions des états d'âme des personnages mais il manquait de description des lieux. Comme quoi, parfois, une image vaut mille mots.

Parenthèse :
A souligner que parce que les "États-Uniens" font toujours ça : une version américaine a été faite et a été un mini flop ! J'en suis super contente ;) 
Non, mais la série danoise est tellement bonne que je ne vois pas pourquoi un américain ne pourrait pas voir la version originale... Il faudra un jour qu'on m'explique !

Note : 8/10 pour le livre
9.5/10 pour la série télé (mini bémol pour certaines scènes inutiles ou quelques mini incohérences ou situations non expliquées). Il faudrait que je fasse un billet spécial  juste pour la série mais je suis flemmarde ;)
          



samedi 30 mars 2013

Club de lecture : "De sang et d'ébène" de Donna Leon


Éditions : Libra Diffusio, 2009
Date de première publication : 2005
372 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Il y a 2 jours, je te parlais de mon excès de zèle ... et, ayant reçu ce livre juste après avoir fini le premier et quelques jours avant la rencontre du club de lecture, je me suis lancée dans cette deuxième rencontre avec le commissaire Brunetti.

Je ne l'avais pas fini lors de la rencontre (il me restait à lire une trentaine de pages) mais ce n'était pas bien grave...


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Venise, un soir d'hiver. Un vendeur à la sauvette africain est assassiné au beau milieu de Campo San Stefano. Un groupe de touristes américains était sur la place, marchandant des contrefaçons de sacs de marque, mais personne n'a rien vu qui puisse aider la police. Le commissaire Brunetti est chargé de l'enquête et il a du mal à comprendre les raisons d'un tel crime : les immigrants sans-papiers vivent repliés sur eux-mêmes dans des squats insalubres, sans contact extérieur... Cela ressemble fort à un règlement de comptes au sein' de la communauté et sa hiérarchie lui conseille de laisser tomber ses investigations. Mais Brunetti veut en avoir le coeur net. Il fouille les quelques affaires de la victime et dans une petite boîte, il retrouve des diamants bruts dissimulés dans du sel... Qui était réellement cet immigrant ? Et comment s'est-il retrouvé en possession d'un tel trésor ?


Ce que j'en ai pensé :
Cette deuxième rencontre a été à la fois plus sympathique que la première et un peu moins. 

Plus sympathique car j'ai aimé rencontrer un peu plus la famille de Brunetti. On a quelques longues scènes avec les enfants Chiara et Raffi et on voit notamment les questionnements d'éducation de Paola vis-à-vis de sa fille qui émet quelques commentaires racistes, elle qui a toujours été élevée dans la tolérance. J'ai aimé cet aspect familiale avec les relations mère-fille et parents-enfants.
J'ai aussi aimé, à la fin, découvrir le beau-père de Brunetti et voir que le commissaire n'aime pas tout le monde de façon égale dans sa belle famille...

J'ai aussi bien aimé les thèmes présents dans ce tome : les immigrants sans papiers, le racisme, les vendeurs de contre-façons dans les rues, la gemmologie et les secrets d'états.

J'ai toujours aimé cette ambiance de Venise et de ses habitants.

Par contre, j'ai trouvé l'enquête un peu moins passionnante... Non, en fait, le développement, je l'ai aimé, c'est la fin que j'ai trouvé trop rapide, encore une fois, pas assez développé, car le tout est complexe et la vitesse de fin ne permet pas de bien comprendre facilement, sans une relecture (enfin, je dis ça mais je lisais avec un bébé de 3 mois et demi dans les bras, cela ne devait pas vraiment aider à la concentration), les tenants et aboutissants de cette histoire.


Verdict :
Une deuxième rencontre du même calibre que la première mais pas pour les mêmes raisons.
Une lecture sympathique mais pas enthousiasmante.

Note : 7/10


Bonus : Le billet du Papou qui l'a lu il y a quelque temps 

jeudi 28 mars 2013

Club de lecture : "Mortes-eaux" de Donna Leon

Éditions : Points, 2011
Date de première publication : 2004
310 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Pour le club de lecture, Le Papou a proposé que nous lisions un livre de Donna Leon. Parce que j'aime faire du zèle, j'en ai réservé 3 à la bibliothèque. Non, en fait, il m'est souvent arrivé de ne pas avoir mes livres réservés à temps que j'ai voulu mettre le maximum de chances de mon côté pour récupérer au moins un livre quelques jours avant la rencontre et avoir surtout le temps de le lire.
Le premier livre reçu a été celui-ci. Je l'avais choisi en clin d'oeil à notre dernière discussion au club de lecture où Yo disait qu'elle trouvait que l'on parlait trop de poissons et fruits de mer dans "Rosa Candida"... ici, la thématique serait encore plus intense :)

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Pellestrina, petite île située dans la lagune de Venise. Deux pêcheurs de palourdes sont retrouvés noyés dans les débris de leur bateau, leurs corps lardés de coups de couteau. Le commissaire Brunetti doit mener l’enquête au sein d’une communauté unie par un code de loyauté et une méfiance instinctive vis-à-vis des étrangers. Loin du monde raffiné de la Sérénissime, dans cette ambiance digne d’un village sicilien, la loi du silence est de mise. Pour tromper la méfiance des insulaires, Brunetti a l’idée d’envoyer sur place sa secrétaire, la signora Elettra. Celle-ci accepte de jouer les espionnes et de séjourner dans l’île, où elle a des parents. Mais Brunetti ne tarde pas à regretter sa décision lorsqu’il apprend qu’un troisième meurtre vient d’être commis à Pellestrina. Il se retrouve alors déchiré entre son désir de démasquer le coupable, son inquiétude pour la sécurité d’Elettra et les sentiments quelque peu ambigus qu’il nourrit pour elle …

Ce que j'en ai pensé :
Ma première rencontre avec le commissaire Brunetti a été assez sympathique. 
J'ai aimé le personnage et sa femme Paola que l'on rencontre aussi assez souvent. 
J'ai aimé aussi le personnage d'Elettra mais surtout ces petites discussions "houleuses" et fermes avec Brunetti. Mais ce que j'ai préféré, c'est l'ambiance des îles proches de Venise et du monde des pêcheurs qui vivent isolés et qui n'aiment pas voir des étrangers dans leurs pattes.

Comme on m'avait prévenu, on parle beaucoup de cuisine italienne dans les livres de Donna Leon mais on parle aussi beaucoup de la société contemporaine italienne (les difficultés des pêcheurs, l'écologie, la corruption et la mafia). 

Il ne faut pas chercher une enquête policière très haletante mais il y a juste assez d'acharnement de la part de Brunetti pour comprendre les meurtres qui ont eu lieu et que l'on se laisse porter par une lecture sympathique et facile. Irai-je jusqu'à dire relaxante ?

La seule chose qui m'a un peu moins plu c'est que j'ai eu l'impression que la fin était finalement un peu abrupte mais j'ai aimé la petite fin ouverte qui nous fait nous questionner sur ce que deviendra un des personnages de la série ...

Verdict :
Un petit policier sympathique qui se passe à Venise, écrit par une américaine qui vit là-bas depuis plus de 30 ans.
Plus que l'enquête qui m'a moyennement convaincue, j'ai aimé l'ambiance de Venise, ses préoccupations, sa population et les personnages présents.

(J'ai trouvé intéressant cette remarque sur un de ces sites officiels de Donna Leon  : "Donna Leon refuse que ses livres paraissent en Italie : « Je ne prends aucun plaisir à être une personne célèbre, a-t-elle déclaré sur une chaîne de radio américaine. La teneur de ma vie changerait du tout au tout si mes romans étaient traduits en italien, car je suis complètement anonyme ici ! »

Pour ce club de lecture, j'ai trouvé intéressant que seules deux personnes aient lu un titre en commun pour cette rencontre (C'est sans compter Renée qui en a lu plusieurs par le passé et donc avait déjà lu plusieurs titres que nous avons individuellement choisi, Lucie, elle, se reprendra car elle a du prendre le seul roman de Donna Leon qui ne met pas en scène le commissaire Brunetti mais on ne peut pas la blâmer : elle a été automatiquement attirée par une histoire de musicologue :) ). 
Le recoupement de nos impressions à travers différentes histoires d'une série avait un certain intérêt !

Note : 7/10

samedi 9 février 2013

"Le major parlait trop" d'Agatha Christie


Editions : Hachette, 2004
Titre original :A Caribbean Mystery
Date de première publication : 1964

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Un jour de 2004 où j'avais oublié mon livre, je me suis arrêtée chez un marchand de tabac pour acheter un magazine à la place. Mais que vis-je ? 2 livres d'Agatha Christie pour 4,95$ : un bon deal que je m'empressais d'acheter. La semaine suivante, il n'y avait plus qu'un livre à 4,95$ pour la 2ème parution de la collection Hachette sur Agatha Christie. Et la semaine suivante, le livre d'Agatha Christie était à 9,95$ (je crois) et à continué à être à ce prix jusqu'à la fin. Je me suis laissée piéger (et c'était la première fois de ma vie) par ces collections dans lesquelles on a un livre avec un fascicule explicatif du livre. Cette collection a duré longtemps puisque je me suis ainsi procuré 80 livres au total (je crois, je n'ai pas recompté et j'en ai un peu partout dans la maison ...). Je crois qu'il ne me manque que deux livres à cette collection (Or, il me semble ne pas avoir raté de semaines dans mon achat ... mais peut-être que je me trompe...)



Le Papou lit un livre d'Agatha Christie tous les mois. A force de lire ses chroniques, j'ai eu envie de m'y replonger aussi.

Au départ, j'ai pioché au hasard et suis tombée sur un recueil de nouvelles ("Le flambeau" ou The Hound of Death). J'ai lu 2 nouvelles et j'ai fermé le livre car cela ne me convenait pas. 
J'ai eu du mal avec ces nouvelles (je ne suis déjà pas nouvelles et en plus l'aspect fantastique 
de la chose m'a ;paru trop bizarre venant d'Agatha Christie. J'y reviendrais mais bien plus 
tard (ou pas).

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture : 
Miss Marple est en vacances aux Antilles et elle discute avec les hôtes de l’hôtel. Parmi eux se trouve le major Palgrave qui lui raconte ses aventures au Kenya. Alors qu’il cherche à lui montrer des photographies, il lui dit : « Tiens, voulez-vous voir la photo d'un assassin ? », puis marque un temps d’arrêt en regardant par-dessus les épaules de Miss Marple. Qui a attiré son regard ? Il s'en va précipitamment sans avoir terminé la conversation. Le lendemain, il est retrouvé mort. Pourquoi ? Aurait-il aperçu l'assassin dont il avait la photo parmi les membres de l'hôtel ? A-t-il été assassiné à son tour ?

Ce que j'en ai pensé :
Un très bon moment de lecture (qui passe très vite). Une bonne petite enquête de Miss Marple en vacances dans les Caraïbes. Sous le soleil, pas grand chose à faire sauf écouter distraitement un vieux monsieur raconter ses histoires en tricotant. Mais v'la t'y pas que le monsieur meurt pas longtemps après avoir raconté une histoire de meurtre et avoir voulu montrer la photo à Miss Marple. Voilà qui a de quoi susciter enfin l'intérêt de la vieille dame. 
Comme toujours, dans cette enquête, on soupçonne tout le monde pour finir par être surpris (je suis un très bonne lectrice de policier : je gobe toujours tout et l'auteur me mène facilement par le bout du nez).
Cette histoire se lit tellement vite que si ça n'avait pas été la crainte de ne pas dormir en même temps de loulou après lui avoir donné du lait, je l'aurai lu d'une traite.

Verdict :
Quel plaisir de lire une petite histoire d'Agatha Christie de temps en temps. ça tombe bien, j'en ai encore une tonne à lire)

Note : 8.5/10

vendredi 2 novembre 2012

"Félicité de la Croix Rousse" de Charles Exbrayat



Éditions : Club des Masques, 1974
Date de première publication : 1968
234 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
J'aime beaucoup Exbrayat pour les expériences de complète détente sympathique qu'il m'offre à chaque fois ! 
J'ai du acheter une bonne dizaine de "nouveaux" titres lors d'une vente de livre pour une oeuvre de charité.
C'est toujours distrayant de lire ce genre de livre quand on a rien à lire ou après des lectures plus intenses.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Personne n'a jamais vu Désiré LANVALLAY en colère. Ni même de mauvaise humeur. C'est bien simple, Désiré est la gentillesse même. Pourquoi lui voudrai-on du mal ? Désiré mène depuis toujours une vie simple et réglée de fonctionnaire paisible, et ses distractions sont tout à fait inoffensives. Pourquoi donc ces lettres anonymes qui l'accusent d'avoir des mœurs dépravés ? C'est ridicule ! Un si brave garçon ! Pas une faiblesse, jamais d'histoire... En fait, il est impossible de lui reprocher quoi que ce soit. Alors un personnage aussi parfait devrait mourir tranquillement dans son lit. Et nulle part ailleurs...

Ce que j'en ai pensé :
Ce qui est chouette avec Exbrayat c'est que c'est vraiment relaxant, amusant et léger. Les personnages sont colorés, excentriques, caricaturaux et drôles.
Dans ce livre, on aime voir l'inspecteur de police et son chef se déclarer la guerre à la moindre occasion alors qu'il y a quelques années, ils étaient les meilleurs amis du monde.
On aime aussi suivre l'histoire farfelue de la mort de Désiré Lanvallay et l'enquête rebondissante autour de ce mystère. 
On aime voir la famille bizarre de Félicité.
L'histoire en tant que tel, comme souvent, ne casse pas trois pattes à un canard mais l'idée de fond est rigolote. On n'a pas ici une histoire d'espionnage ou policière de haut calibre mais une historiette amusante.

Verdict :
Encore une historiette d'Exbrayat qui se lit rapidement, qui fait sourire, qui est plaisant et qui détend vraiment (mais il ne faut pas s'attendre à de la grande littérature, hein ;) )
Heureusement, j'ai encore de bons titres dans ma bibliothèque... car cet auteur était plus que prolifique !

Note : 7.5/10

lundi 17 octobre 2011

"Vendetta" de R.J. Ellory


Pourquoi avoir lu ce livre?
Non, non tu ne rêves pas ! Voici un petit billet sur ce blog abandonné. Je m'étais engagée, il y a fort fort longtemps, dans cette lecture commune que j'avais repérée chez Manu et je voulais l'honorer. Or, j'avais ce livre dans ma PAL depuis le fameux jour de décembre 2011 où mon vol pour Paris a été retardé de 24 heures. Qu'est-ce que l'on fait quand on est en vacances, que l'on a une journée entière devant soi avant de partir en vacances? On se ballade dans ma librairie préférée (Monet, au cas où tu aurais oublié (car oui, ça fait assez longtemps que je ne t'en parle pas )) et on tombe sur la thématique du moment : les polars. Acheteuse compulsive, j'ai été tout de suite attirée par ce livre que j'ai acheté immédiatement et qui a pourtant fini comme bien des livres achetés trop vite sur ma PAL. Rien de tel qu'une lecture commune d'organisée pour m'y plonger.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Après Seul le silence, R. J. Ellory nous offre un thriller au suspense exceptionnel, doublé d’une impressionnante histoire de la mafia depuis les années 50 jusqu’à nos jours.
2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée, son garde du corps assassiné. Confiée au FBI, l’enquête prend vite un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. À sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Alors que s’engage une course contre la montre pour retrouver Catherine et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final.
Avec ce roman d’une envergure impressionnante, R. J. Ellory retrace cinquante ans d’histoire clandestine des États-Unis à travers une intrigue qui ne laisse pas une seconde de répit au lecteur. Maître de la manipulation, il mêle avec une virtuosité étonnante les faits réels et la fiction, le cinémascope et le tableau intime, tissant ainsi une toile diabolique d’une rare intensité.


Ce que j'en ai pensé :
Quelle bonne idée que cette lecture commune qui m'a permis de me plonger dans ce livre qui vaut vraiment le détour. Lorsque je l'ai commencé, la semaine dernière, j'étais persuadée que je n'arriverai jamais à le finir avant la date de publication de nos billets car il faut s'entendre, c'est une brique de 763 pages et cela fait quelques longs mois que je ne prends plus le temps de lire ! Je l'ai commencé en me disant que je ferai peut-être un billet pour dire où j'en étais et ce que j'en pensais jusque là. C'était sans compter sur ma frénésie de lecture lorsque j'ai commencé ce livre (et optionnellement, le beau week-end de 3 jours pour le Thanksgiving Canadien qui m'ont donné le temps de vraiment prendre le temps !) J'ai été happée immédiatement par l'histoire et par l'envie que l'on me réponde à toutes les questions qui se posent : Qui est ce cadavre trouvé dans une vieille voiture? Qui est Verlaine ? Quelle sera son implication dans l'enquête ? Qui est Ernesto Perez? Pourquoi veut-il absolument parler à Hartmann? Comment le connait-il ? Pourquoi lui? Est-ce que Hartmann va être à New-York à temps? Où est la fille de Ducane? Est-elle vivante? Pourquoi s'en prendre à la fille de Ducane? Pourquoi Ernesto est comme il est? Pourquoi a t-il fait tout ça?
J'ai beaucoup aimé les différents personnages du livre mais j'ai été déçue que Verlaine ne soit pas plus présent. Au départ, je pensais qu'il allait l'être un des protagonistes importants et j'ai regretté qu'il ne joue pas un plus grand rôle. Heureusement, j'ai bien apprécié Hartmann qui prend la place pour le reste du livre.
J'ai adoré l'ambiance de la Louisiane, la description des odeurs, des habitants, de la misère.
J'ai aimé la façon dont Ernesto Perez fait défiler sa vie. Comme Hartmann, après le dégoût, l'incompréhension et le rejet, on finit par comprendre même si on ne peut pas l'accepter.
Au tiers du livre, j'ai compris ce qu'il avait pu se passer (ce qui est très très rare) mais j'ai quand même été surprise (agréablement) par la conclusion du livre.
Le rythme de ce livre est rythmé. J'ai aimé l'alternance du récit des évènements contemporains et les récits de la vie passée d'Ernesto. J'ai aimé l'évolution d'Enersto, sa façon de penser, sa droiture, son sens de l'engagement et son complet détachement. J'ai aimé l'histoire de Hartmann aussi bien son enfance, sa vie familiale, ses déboires et ses doutes. 
J'ai aimé l'apparition de personnages historiques comme Maryline Monroe, les 2 Kennedy, John Hoffa, Al Capone, Sinatra ...
J'ai aimé la violence inhérente au récit. C'est parfois cru mais pas au point d'être écoeurant.
J'ai quand même trouvé quelques bémols à ce livre : il y a trop de personnages. S'il était intéressant (contre toute attente, pour moi qui ne pensait pas aimer le thème) de baigner dans la mafia américaine et naviguer entre La Louisiane, Cuba, New-York, Chicago ..., j'ai trouvé parfois les histoires confuses. On ne sait jamais si le personnage que l'on cite va être un personnage secondaire important ou juste un nom parmi tant d'autre.
J'ai, aussi, eu beaucoup de difficultés à imaginer que le récit d'Ernesto était sur le mode de la narration d'une histoire racontée de vive voix. Cela sonnait bien trop littéral et clairement articulé pour un monologue face à quelqu'un. Ça sonnait plutôt comme un écrit d'une confession.

Verdict :
Mais sinon, ce livre est un vrai page-turner car on veut savoir, comprendre et on est servis !

Note : 8.5/10

C'était une lecture commune avec Petite Fleur,  Lounima et Manu. As-tu été voir leur billet? Moi je file à l'instant !