Éditions : Casterman, Collection : Écritures
2011
674 pages
Pourquoi avoir lu ce livre ?
Quand je suis en manque d'inspiration pour les BD du mercredi, je pioche, presque les yeux fermés, dans un des titres du Top BD des blogueurs tenu par Yaneck.
Parfois, je me souviens vaguement de certains billets élogieux sur le livre et me précipite sur le site de la bibliothèque pour réserver le livre...
Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Vendue à un scribe alors qu’elle vient tout juste de quitter l’enfance, puis éduquée par celui-ci, une très jeune femme voit son mari assassiné sous ses yeux par des voleurs. Elle parvient pourtant à leur échapper et trouve refuge sur une improbable épave de bateau échoué en plein désert, en compagnie d’un enfant nommé Habibi. Ensemble, dans des décors souvent nimbés de magie, ils vont grandir et vivre leur vie au sein de cet étrange endroit, en s’efforçant autant que possible de se protéger de la violence et de la dureté du monde, au rythme des contes, histoires, mythes et légendes racontés par la jeune femme… Au fil de ce grand récit tour à tour onirique, érudit et sensuel, dans une capiteuse atmosphère orientale digne des Mille et Une Nuits, Craig Thompson livre un travail graphique d’une impressionnante sophistication, traversé par de multiples réminiscences issues des traditions sacrées chrétiennes et musulmanes.
Ce que j'en ai pensé :
Parfois ... je ne regarde pas le nombre de pages que contient un livre ...
Puis, parfois, en allant chercher le livre je me dis "Mais, comment vas-tu faire pour lire cette brique en 3 semaines?"
Et puis bon, je me calme en me disant que c'était un roman graphique... Certes il y a 670 pages mais bon, ça doit se lire vite... Enfin, oui et non. Oui les pages se tournent relativement vite, oui, il n'y a pas énormément de texte à lire mais d'une part, on veut s’appesantir sur les images et d'autre part, j'ai quand même trouvé des longueurs et j'ai eu du mal a trouvé ma motivation pour en venir à bout.
Alors, pour ce qui est des images, pour être graphique, c'est spectaculairement graphique : j'ai été bluffée par les décors où s'entremêlent multitudes de calligraphie arabes et symboles, décorations religieux. C'est très beau comme rendu. J'ai été vraiment très impressionnée au début. J'ai aimé quand, par exemple, les calligraphies penchées sur la pages finissent pas représenter la pluie (voir exemple sur une planche en anglais ci-dessous).
J'ai beaucoup aimé les dessins noirs et blancs, le trait des personnages et les scènes oniriques où se mélanges traits réalistes et figures fantastiques.
Au début, j'ai bien aimé les parenthèses d'enseignement religieux mais cela m'a lassé par la suite et je n'ai pas réussi à y prêter une grande attention vers la fin du roman graphique.
Par contre, du début à la fin du livre, j'ai aimé l'alternance du passé et du présent, les discontinuités dans le rythme de lecture.
Et enfin, pour ce qui est de l'histoire : c'est une belle histoire, bouleversante. On s'attache à Dodola et Zam. Leurs histoires respectives et commune sont poignantes et cruelles et ne laissent pas indifférent.
Verdict :
Un très beau roman graphique mais que j'ai trouvé trop long et qui a finit par me lasser (possiblement car le manque de temps avec Loulou ne m'a pas permis d'être complètement plongée dedans. Les interruptions de lecture ont finit par tuer la lecture)
En demi teinte, ou du moins, moins enthousiaste que toutes les critiques que j'ai lu. Peut-être avais-je trop d'attentes...
Note : 7/10
Bonus 1 :
Bonus 2 : les autres Bd du mercredi sont chez Mango