mardi 15 novembre 2011

"Et au pire, on se mariera" de Sophie Bienvenu

Editions : La Mèche, 2011
160 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
J'ai été contactée par une relationniste des éditions "La mèche" me demandant si je voulais recevoir cet exemplaire et un autre livre dont je parlerai un autre jour. La description qu'elle m'en a fait (et que je te copie, ci-dessous) m'a plu et j'ai accepté.

Voici son commentaire sur le livre :

"Sophie Bienvenu : C’est du bonbon. Une petite bombe littéraire de la rentrée. On s’'approprie spontanément l’univers de son héroïne, Aïcha Bouchard. Son histoire, c’est aussi un dispositif narratif qui fonctionne comme un tribunal, un huit clos où les lecteurs sont sommés de sonder leurs coeurs. Sophie a ce don de faire entendre les voix de personnages cassés qui nous seraient autrement étrangers."




Ce que j'en ai pensé :

Quand j'ai commencé ce livre, j'étais pas mal sceptique.

J'ai eu du mal à adhérer au langage de cette adolescente et à son monologue (entrecoupé de "... " qui laissent présager qu'une personne en face a répondu (ou alors reste t-elle silencieuse, en tous les cas, on ne saura jamais ce qu'elle a dit car on ne l'entendra jamais tout au long du livre)).

J'ai aussi eu du mal, au début avec :
  • Ses fréquentations : ses seules amies sont deux prostituées.
  • Ses amours : elle tombe amoureuse d'un homme ayant le double de son âge.
  • Sa relation de haine avec sa mère.
  • Son esprit rebelle...

Et puis, au fur et à mesure, j'ai appris à la connaître et à vouloir savoir pourquoi elle raconte son histoire à cette illustre inconnue qu'elle a en face d'elle. J'ai voulu savoir ce qu'il s'était passé, pourquoi elle était là, pourquoi elle raconte tout ça, pourquoi elle a l'air si torturée, pourquoi elle est si révoltée, en gros, savoir qui est Aïcha. Car c'est comme ça que s'appelle cette jeune adolescente blonde aux yeux bleus.

J'ai, donc, fini par aimé Aïcha, par vouloir la protéger.

Les sujets qu'elle aborde sont souvent tabous (abus sexuels, viol, prostitution, syndrome de Stockholm, amour interdis entre une adolescente et un adulte ...)  et je trouve cela très culotté de la part de Sophie Bienvenu d'en parler depuis le point de vue de cette adolescente fragile. Mais ce qui fait le pouvoir du livre c'est qu'elle en parle très bien. On finit par bien comprendre, au travers du monologue d'Aïcha, pourquoi elle est là, pourquoi tout cela s'est passé. Sous son langage cru, dur, violent d'adolescente, ponctuée de "Whatever", "Anyway", "Genre", "Tsé", on se rend compte qu'elle a une immense carapace et que l'on à affaire à un petit être fragile, abusée et désabusée.

Je te laisse découvrir la fin et on s'en reparlera quand tu auras lu le livre !

Verdict :
Petit livre coup de poing qui m'a pris un peu de temps à apprivoiser mais que je relirai probablement (chose que je ne fais jamais, je te le rappelle).
Cette courte histoire ne laissera certainement personne de marbre.

Note : 8/10

Bonus : 
Je suis tombée sur ces petites capsules de promotion du livre (comme il s'en fait de plus en plus). Je les ai trouvées chouettes (enfin, je suis quand même contente de les avoir vues qu'après avoir lu le livre). 
Les voici pour toi :





Merci aux éditions "La mèche" pour cet envoi !

dimanche 13 novembre 2011

"Le journal d'Aurélie Laflamme -Plein de secrets" Tome 7 d'India Desjardins





Éditions : Les intouchables, 2010
416 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?


Depuis 7 tomes maintenant, je ne fais que me répéter mais Aurélie, c'est ma bulle de douceur, de légèreté qui me fait du bien !
(Les premiers épisodes sont là : le premier tomele secondle troisièmele quatrièmele cinquième, le sixième)
J'ai énormément de retard dans mes billets de lecture. Ce livre a été lu au début de l'été. Comme on dit "Mieux vaut tard que jamais" alors voici enfin mon billet !






Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Aurélie entame sa dernière année au secondaire.Puisque tout va très bien dans sa vie personelle, elle a envie, plus que jamais, de se consacrer à ses études. Mais son attention est facilement détournée de ses ambitions scolaires ( et pas seulement à cause des vidéos rigolotes sur YouTube), surtout lorsque son entourage se met à agir mystérieusement ! 

Sa mère avec qui elle s'emblait avoir atteint une complicité inégalée, se transforme de façon aussi subite qu'incompréhensible en Godzilla.Sa meilleure amie adopte des comportements étranges avec un ex. Et Aurélie découvre rapidement qu'avoir un chum, même si c'est celui dont on rêvait depuis longtemps , peut entraîner certaines complications. 

Comme si ce n'était pas assez, elle n'a aucune affinité avec ses nouveaux professeurs et fige complètement lorsqu'on lui pose des questions sur son avenir. Ce qui la fait douter de toutes ses décisions passées. 

Aurélie sera placée malgré elle devant plusieurs choix importants. Pour s'y retrouver, elle devra sortir de sa coquille et faire face à ses véritable émotions. 





Ce que j'en ai pensé :
Aurélie c'est devenue une amie, ou plutôt une petite soeur. J'aime suivre ses histoires, ses difficultés à trouver une place, à réussir dans ses études, à vivre sa relation avec ses amies, à vivre ses amours, à continuer à trouver un équilibre avec sa maman alors que celle-ci à un nouvel homme dans sa vie...
J'aime toujours autant l'humour de cette jeune Aurélie.
J'ai aimé que ce tome soit un peu plus épais que les précédent. Avant chaque nouveau tome, je me demande si je vais finir par être lassée (comme cela m'arrive très/trop souvent avec de longues séries) mais non ! Certes, il n'y a plus la découverte d'Aurélie mais il y a l'envie de savoir ce qu'elle devient et voir comment elle évolue et grandit. On a maintenant une belle et intelligente jeune fille qui doit faire des choix par rapport à sa future carrière ou du moins à son chois d'études et qui est un peu paniquée. J'aime la façon dont elle voit comme une réincarnation de Godzilla (t'ai-je déjà dit que j'aime beaucoup son imagination?)
J'aime les relations saines qu'elle a avec ses amis et j'aime que ses relations amoureuses ne soient pas orientées trop intimes (j'avais peur qu'en grandissant, Aurélie ressemble un peu trop à quelques adolescentes dont on me parle parfois et dont le fort pouvoir de séduction ou leur trop grande envie de séduire les font passer pour des adultes.). Aurélie est une jeune fille qui vit bien avec son temps, qui vit l'instant présent et qui est profite vraiment bien de son adolescence, avec ses doutes, ses joies, ses déceptions et ses secrets.

Verdict :
Rahhh, mais pourquoi je ne connais pas de jeune fille dans mon entourage ? J'ai tellement envie d'offrir la série à Noël à une ado !
(je reviens te parler du dernier tome très vite, enfin, j'espère)

Note : 8.5/10





vendredi 11 novembre 2011

"Pride and prejudice" de Jane Austen


Lu sur Kindle
Date de publication : 1813



Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai lu la version traduite il y a fort longtemps et j'avais été séduite (mais qui ne l'a pas été?). J'ai vu quelques adaptations cinématographiques et télévisuelles et j'ai toujours adoré.
Avec la venue de mon Kindle et la possibilité de télécharger gratuitement des tonnes de livres tombés dans le domaine public, je ne me suis pas gênée pour me replonger dans cette histoire mais en VO cette fois (vu que je connaissais l'histoire, je n'avais pas trop peur de me lancer en anglais au risque de ne pas comprendre certains bouts)

Résumé (est-ce vraiment nécessaire?) :
Elizabeth est l'une des cinq filles de Mr et Mrs. Benneth qui espèrent bien voir l'une d'entre elles gagner le coeur de leur riche voisin. C'est pourtant l'arrivée du riche et orgueilleux Darcy qui retiendra l'attention de la jeune fille. De là, commence une intrigue reposant sur deux personnages que l'orgueil et la condition sociale séparent. Quelle sera l'évolution de leur relation?...
(Sur Evene.fr)

Ce que j'en ai pensé :
Bah, comme mes précédentes lecture : j'ai ADORÉ. 
J'ai été très contente d'avoir fait l'effort de l'avoir lu en anglais. Je n'ai éprouvé aucune difficulté de lecture.
J'ai encore plus aimé Elizabeth : sa vivacité d'esprit, son intelligence, sa rancune, son orgueil et son empathie. C'est un caractère fort comme je les aime.
Mon personnage préféré reste son père : le si drôle, si sarcastique et si cynique Mr. Bennet. J'adore sa façon de parler à sa femme. C'est tout simplement hilarant et jouissif !
Parlons-en de sa femme, je l'ai encore plus détestée que mes précédentes rencontres avec elle. Je hais cette femme vénale, antipathique et hypocrite.
Jane et Bingley sont sympathiques mais un peu trop passifs pour qu'ils aient mon entière admiration.
Lydia, toujours aussi bête et pimbêche m'a encore fait sortir de mes gonds et j'ai eu envie de la baffer à maintes reprises. Wickham aussi est de plus en plus insupportable.
Et Darcy ... Darcy ! Et bien Darcy a fait fondre mon petit coeur une nouvelle fois. Il est arrogant, hautain et j'aime sa carcasse qui fissure petit à petit tout au long du livre. Et quelle lettre !! mais quelle lettre il a écrit à Lizzy ! Je fonds à chaque fois que je la relis.
Un personnage qui me fait réagir aussi est bien évidemment Lady Catherine de Bourg qui me fait vaguement penser à Lady Susan : calculatrice, manipulatrice et dangereuse.
Pour ce qui est de l'histoire, je suis comblée, aussi, car 1./ ça se passe en Angleterre, au début du 19ème siècle, 2./ car Jane Austen y dépeint la société aristocratique vénale, intéressée, hypocrite et avec des valeurs qui sont bien loin des miennes 3./ car le mariage est au coeur de ce roman car il était aussi au coeur des préoccupations des "bonnes gens". J'ai aimé comment tout gravite autour "du bon mariage", d'être capable de s'associer avec la "bonne famille". Tout n'est que manigances et bien paraître.
4./ car j'ai aimé les scènes de bals.
5./ car j'ai aimé toute cette sensation d'oisiveté inhérente au livre et cela me fait toujours rêver. Je pense que j'aurai aimé ça ne rien faire de mes journées, juste aller me promener, faire du social et jacasser :)
6./Et enfin, car j'ai aimé cette histoire d'amour entre Lizzy et Darcy. Une histoire qui se développe tout doucement, tout juste comme j'aime.

Verdict :
Un super roman, un classique à découvrir ou redécouvrir. Une belle peinture de l'Angleterre du 19ème siècle
Voilà, j'ai envie de relire et re-relire Jane Austen... 
Je ne pense pas résister trop longtemps avant de m'essayer à ses autres oeuvres en anglais puisque j'ai tout téléchargé avec mon super Kindlejoujounet.

Note : 10/10

mercredi 9 novembre 2011

BD du mercredi : De retour la semaine prochaine

... Comme tu le sais, je me remets tout doucement à ré-écrire sur mon blog alors patience, je pense être de retour pour la BD du mercredi dès la semaine prochaine.


A très vite !

lundi 7 novembre 2011

"Les soeurs Deblois - Charlotte" Tome 1 de Louise Tremblay d'Essiambre


Editions : Guy St-Jean, 2003
527 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que mon amie Nath m'avait prêté ce premier tome, il y a fort fort fort longtemps. Elle me l'avait prêté en même temps que le premier tome de "Mémoires d'un quartier" et sans vraiment me soucier de la chronologie, j'ai commencé par la 2ème série.
Après avoir fini tous les tomes publiés de "Mémoires d'un quartier", je me suis enfin décidée à plonger dans cette première série.





Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Cette nouvelle saga, qui s'amorce dans les années vingt, a pour cadre une famille québécoise dont la mère hypocondriaque, sombre dans l'alcoolisme et la dépression aux côtés d'un mari qui se refuse de voir la vérité.Au début de ce premier tome de la trilogie, Charlotte a quatre ans. Aînée de famille avec une mère presque toujours malade, elle doit, pour sa petite soeur Émilie, être l'exemple à suivre. Charlotte si responsable, autonome, compréhensive !Elle grandira en se détachant de plus en plus d'une famille où maladie réelle ou imaginaire occupe toute la place. Petite fille vive et intelligente, elle prend vite conscience de l'étrange comportement de sa mère qui, malheureusement par amour, en vient à être un réel danger pour les siens.En quête perpétuelle d'amour et d'affection, Charlotte portera un regard passionné, colérique, désabusé sur cette famille et cette mère qui l'étouffent.Charlotte réussira-t-elle à s'extirper de ce climat malsain ? Qu'adviendra-t-il de sa petite soeur Anne qu'elle aime comme sa fille ? Son père saura-t-il la protéger comme il n'a pas su le faire pour Émilie et elle ?Charlotte, un livre bouleversant de vérité qui expose une réalité trop souvent ignorée ou tout simplement tue. Une réalité pourtant beaucoup plus répandue qu'on se plaît à le dire... 



Ce que j'en ai pensé :
Parce que je lis souvent les livres dans un ordre complètement arbitraire et donc, pas forcément chronologique, il m'arrive souvent de prendre plaisir et être surprise à découvrir le passé de personnages que j'ai découvert dans une lecture précédente. J'aime ces flashbacks qui font la lumière sur le caractère d'un personnage, qui me permettent de revenir sur les livres plus récents et de les voir sous un autre angle.

C'est donc exactement ce qui est arrivé avec cette lecture. J'ai pris du plaisir à découvrir l'enfance de Charlotte et de sa soeur Émilie que j'ai rencontré dans la série "Mémoire d'un quartier". J'ai aimé aussi découvrir un peu plus leur mère, Blanche, que l'on croise à peine dans la deuxième série mais suffisamment pour se poser des questions sur le personnage et surtout sur sa relation avec ses filles. Toutes les questions que je me suis posées pendant ma lecture de "Mémoire de quartier" ont partiellement été répondues à la lecture de ce tome (comme quoi, si j'avais lu les livres dans l'ordre, je me serai posée moins de questions ... en même temps, comme Louise Tremblay d'Essiambre a la manie de répéter plusieurs choses, j'en savais déjà beaucoup sur cette famille avant de plonger dans cette saga...).
Comme pour "Mémoires d'un quartier", j'aime l'écriture simple et fluide de l'auteure et sa manière de décortiquer les relations de familles. Elle détaille en profondeur ses personnages, leur donne forme, leur donne un caractère propre, les personnalise. 
J'ai aimé la franchise et l'intelligence de Charlotte. 
J'ai aimé le personnage torturé de Blanche qui à vouloir faire le bien finit par tout faire mal.
J'ai aimé le désespoir de son mari et l'impression de passivité nombriliste d'Émilie.
J'ai aimé l'évolution des situations, voir les tords et raisons de chacun.
Par contre, je suis de moins en moins tolérante avec la redondance. En effet, je commence à avoir, maintenant, lu pas mal de ses livres et ce qui ne me chicotait pas, au début, finit maintenant par m'agacer. Je ne comprends pas cette tendance à dire les choses plusieurs fois mais avec des tournures de phrases différentes. On comprend très bien les tergiversations du papa de Charlotte ou les questionnements de cette dernière mais a t-on besoin de voir fleurir les presque-même questions toutes les 20 pages?

Verdict :
Une histoire sympathique, des personnages attachants, une lecture fluide même si certains passages sont décidément trop redondants.
Je vais suivre la série car elle a le méga gros avantage de ne tenir qu'en 4 tomes. Hourraaaaa !

Note : 7.5/10




dimanche 6 novembre 2011

De retour ... enfin, j'espère ! :)





Bon, je suis encore passablement débordée (surtout à la veille des vacances de Noël), mais je suis en manque de blogosphère alors je vais revenir progressivement te voir (chez toi et en postant un peu chez moi).


A bientôt donc !

vendredi 4 novembre 2011

Montréal aura son festival de BD


Montréal aura son festival de BD
2011/10/31

Le propriétaire de la librairie Planète BD et cofondateur de l’organisme Promo 9e art, François Mayeux, annonce la création d’un festival de la bande dessinée à Montréal. À partir du 1er et jusqu'au 3 juin prochain, le grand public pourra se masser à l’Espace La Fontaine, situé au cœur du parc qui porte le même nom.M. Mayeux, qui caressait le projet depuis plusieurs années, se dit persuadé que le milieu de la bande dessinée est devenu suffisamment important au Québec pour accueillir une telle manifestation à Montréal. L’organisateur espère convaincre le plus d’éditeurs possible et prévoit déjà inviter de grands noms de la bande dessinée européenne, dès la première édition.
Parallèment, le Festival de la bande dessinée francophone de Québec célèbrera en 2012 ses 25 ans d’existence.


Lu ici : http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp#