mercredi 6 avril 2011

BD du mercredi : "Lou- Laser Ninja" tome 5 de Julien Neel


Édition : Glénat, Tchô, la collec, 2009
48 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Tu as du le voir, je l'aime cette fille (la preuve ici, , et puis ici aussi).


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Il n'y en a pas mais voici la présentation de l'éditeur:

Les nouvelles aventures de la merveilleuse petite Lou. Et de Julien Neel, à la sensibilité et au dessin toujours aussi justes. Bon, ok, l'immeuble de son enfance qui part en fumée, au milieu de la nuit, ça fait un gros choc. Mais bon, apprendre la même nuit que l'on va avoir un petit frère, c'est merveilleux et ça équilibre pas mal le truc. L'année des quatorze ans de Lou, ça commence comme ça, cash. Donc, tout va très bien. Ou pas. Ça continue dans la chambre d'un grand hôtel du centre ville, en feuilletant le journal intime que sa mère tenait, adolescente. C'est marrant, ça explique plein de trucs, ce journal. Genre
pourquoi elle est comme ça, sa mère, a tellement profiter du moment présent. Et puis ça fait se poser des questions, on fait des parallèles, forcément, ça donne des sortes de pistes pour se construire soi-même. Ou pas. Ensuite, et bah la vie continue. Les copines qui ne changent pas mais qui sont de plus en plus différentes, les visites sans fin de tout un tas d'appartements et puis toujours, cette histoire avec les deux garçons là, choisir entre Paul et Tristan. Ou pas.

Ce que j'en ai pensé :
Ayant beaucoup aimé le 1er et le 3ème mais moins le 2ème tome, j'avais peur de la loi des séries qui prévoyait une lecture moins bonne que la précédente.
Et bien non ! J'ai adoré ma lecture. 
Sacré Lou qui ne cesse de grandir. 14 ans maintenant et elle va devenir une grande soeur ! Mais avant, tous ses souvenirs matériels vont finir en fumée car son immeuble part en fumée.
Je vais me répéter mais j'adore les dessins, les couleurs éclatantes, le caractère de Lou, son indécision face aux amourettes, l’immaturité de sa maman, son acariâtre grand-mère au coeur mou, ses copines.
J'ai aimé que Julien Neel laisse une grande place aux souvenirs de la maman de Lou, nous l'a montrant adolescente au moment où elle est tombée amoureuse et au moment où elle a conçu Lou.
Ça m'a fait bizarre de voir Lou aller en vacances au chalet de Tristan alors qu'ils étaient seuls tous les deux (bon, Ok, il y a quand même l'oncle pas trop loin mais il les laisse seuls quelque temps !!!). Mes parents ne m'auraient jamais laissés partir seule avec un garçon avant mes 25 ans :)
J'ai été étonnée de voir les craintes de Richard, sûrement pas prêt, finalement à être papa.
Je suis contente car Laser Ninja (le petit frère de Lou qui est né à la fin de l'album) laisse entrevoir de belles perspectives pour des suites vraiment chouettes (enfin, je l'espère...)
Ah oui, et il faut que je te dise que j'ai souri tout au long de ma lecture en pensant à PG Luneau qui se plaignait, pour le tome 4, de la petitesse des cases... il me semble que l'on t'a écouté, PG, parfois certaines cases et textes étaient démesurément gros :)

Verdict :
Que du bonheur encore !

Note : 9/10


Bonus 1 :


Bonus 2 : Autres Bds du mercredi chez mango

lundi 4 avril 2011

Et je m'émerveille à chaque fois !

Bientôt les tulipes, les jonquilles et les lys ... et moi de trépigner d'impatience comme une petite fille.
Le début d'une bien belle saison !

"Les piliers de la terre" de Ken Follett

Editions : Livre de poche
Date de publication ; 1989
Date de traduction française : 1990
1050 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Ça fait un moment que je vois ce livre entre les mains d'amis, collègues, de passagers de trains/métro sans que ce livre m'attire vraiment. C'est bizarre mais je pensais bêtement qu'il s'agissait d'un livre de Science Fiction (oui, pat très informée la fille). La raison de cette méprise : j'ai vu mon collègue de travail être plongé dedans pendant des jours, lui qui ne lisait que de la Fantasy et de la SF... J'ai fait 1+1 = 2 et je "m'a trompé".
Et puis, un, deux, trois amis m'ont déclaré qu'il s'agissait de leur livre préféré. Il ne m'en fallait pas vraiment plus pour attiser ma curiosité. Rien de tel qu'un long voyage en Europe pour les fêtes de fin d'année pour traîner ce pavé (à défaut de 2-3 livres minimum). (Oui, là tu te rends compte que j'ai lu ce livre en décembre-janvier et nous sommes en avril ... ahum ... en fait, j'ai repoussé et repoussé et re-repoussé ce billet en avril pour ne publier que des romans québécois en février et en mars.)

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.
Ce que j'en ai pensé :

C'est dingue comment ce livre a un pouvoir obnubilant ! A peine les quelques premières pages lues que je ne voulais plus lâcher mon livre. Quel désarroi et frustration quand il fallait que je le pose pour être sociale et profiter de ma famille (euh, dit comme ça mes vacances paraissent avoir été un calvaire mais ce n'est absolument pas le cas, rassures-toi). Le livre m'a vraiment obsédé et j'ai vraiment regretté de l'avoir laissé de côté à plusieurs reprises. Pendant une semaine de temps, je n'y ai pas touché parce que je "faisais mon devoir familial" en profitant de chaque instant avec mes parents et ma soeur (et pitchounette, cela va de soi) et lorsque j'ai commencé ma lecture du 3ème et dernier tome d'Azilis.
J'ai aimé la fluidité de l'écriture, le déroulement de l'histoire, l'équilibre de narration pour se concentrer sur l'histoire personnelle de chacun des personnages. J'ai aimé toutes ces personnes au caractère bien prononcé. 
J'ai aimé sentir (presque au sens propre puisque cela m'a rappelé un musée olfactif anglais que nous avions visité lors de notre séjour linguistique) le milieu du Moyen-Âge anglais.
J'ai aimé toutes les manigances, les complots, les revirements de situation et l'intrigue qui se tient de bout en bout. C'est très rythmé et on ne s'ennuie pas une seconde pendant la lecture du pavé.
Il m'a semblé que l'histoire d'Angletterre, la description de construction des cathédrales et les conditions de vie des personnes au XIIè siècle étaient très bien documentés et donnait à l'histoire une touche de belle crédibilité.
Mon bémol concerne la fin. le trouve qu'elle est un peu précipitée et j'ai regretté que l'on ne parle pas plus de Martha.

Verdict :
Cher toi, si tu n'as pas déjà lu cette oeuvre, ne te laisse donc pas impressionner par le nombre de page. Tu risques d'être happé(e) comme je l'ai été et de ne pas voir le temps passer en lisant ce livre.
Il me tarde de lire "Un monde sans fin" qui se passe 2 siècles après cette histoire mais qui se lit comme une histoire complètement indépendante. Un autre gros pavé, donc, m'attend pour renouer, probablement, avec la chouette écriture de Ken Follett.
Enfin, il parait que la série télévisée est très bonne et fidèle à ce livre. Il faudra juste que je trouve la temps de la voir ( 8 épisodes de 1h ); ça devrait être jouable pendant mes folles et passionnantes heures de repassage :)

Note : 9.5/10

dimanche 3 avril 2011

Rencontre de bloggueurs à Montréal le 30 avril à 15h

Bonjour cher toi !




Le sondage a tranché (et par une voix) : la date et l'heure du rendez vous est le samedi 30 avril à 15h.
Afin d'être capable de réserver un endroit adapté pour le nombre de personne que nous serons, peux-tu me confirmer ta présence d'ici le vendredi 22 Avril
Je me chargerai alors de réserver et de te dire où aura lieu le RDV.


Merci et à bientôt cher toi !


Kikine


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Les présents :


GeishaNellie
Kikine
Liceal
Lucie
Mirianne
Opaline
Pimpi
Yo

samedi 2 avril 2011

BD :"Garance" de Gauthier, Labourot et Lerolle

Attention coup de coeur !

Éditions : Delcourt, jeunesse, 2010
32 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Comme je te le disais, il y a quelques jours (je te le disais ici), j'ai trouvé cette BD seule sur une étagère de la bibliothèque. Elle me regardait et me faisait de l'oeil. Il lui a suffit que mon regard se pose dessus pour que je sois immédiatement subjuguée. Je n'ai même pas pensé à l'ouvrir sur place tant j'étais déjà sous le charme de la couverture ! J'étais certaine d'adorer !


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Léopold, à peine arrivé au bord de mer, se précipite sur la plage où l’attend son amie Garance. Garance a un secret : son papa est un géant qui vit au large sur une île, et c’est grâce à lui qu’elle a le don de marcher sur l’eau.

Ce que j'en ai pensé:
Mais quel magnifique album!!! C'est tout doux, tout beau, tout léger mais si touchant. J'ai tout aimé : les dessins superbes avec une couleur effet aquarelle que j'ai adoré, dans les tons bleus/verts, l'histoire touchante d'une belle relation d'amitié-amour entre deux enfants,  l'impatience de Léopold de retrouver son amie, le partage d'un secret, la beauté des relations où il n'y a pas besoin de parler pour combler les silences car c'est beau aussi de juste être côte à côte sans se parler, la quiétude des bords de mer, les jeux sur le sable, la relation de Garance avec son papa, la difficulté de vivre la disparition de quelqu'un. 
Ce livre m'a replongé dans mon enfance : l'impatience lors du long chemin en voiture vers les vacances au bord de l'eau, la joie de retrouver mes "amis de vacances", les petits plaisirs de jeux simples quand on est jeunes et innocents, le monde qui nous sépare des adultes, la beauté de partager des secrets et le bonheur de voguer sur les mers.
Cette histoire entre Léopold et Garance est douce, belle, touchante et empreinte de bonheur et de nostalgie.

Verdict :
Je vais me répéter mais :
Ohh mon Dieu ... cet album est un vrai bijou. Y'a pas à dire, je suis une vraie fan de l'aquarelle, de la douceur et du charme que cette technique de peinture apporte. Quand on rajoute à cela une histoire d'enfants amoureux si belle et délicate, un conte sur un être cher que l'on a perdu, on se retrouve avec une Kikine complètement bouleversée par ce petit bijou d'album en littérature jeunesse.
Je te le recommande plus que chaudement !

Note : 10/10

Bonus : Une planche


vendredi 1 avril 2011

Bilan "Février et Mars au Québec"

Bon, toi qui est si perspicace, tu as bien remarqué que je n'ai fait que te parler de lectures québécoises depuis 2 mois.


C'est partir de l'idée de Jules qui nous invitait au défi "Décembre au Québec" que je me suis lancée dans une lecture exclusive de livre québécois. Comme je ne pouvais pas relever le défi en décembre, je me suis dit que je le ferai en février et puis comme février est trop court, j'ai décidé de poursuivre en mars.


Au total, j'ai lu 20 livres (et je lutte pour finir le gros pavé de 800 pages de Jean-Jacques Pelletier... (et je me demande même si je vais vraiment le finir un jour)) et 10 BD (9 billets déjà programmés et un à venir)



Comme je suis la reine de paresseuse (si, si j'ai eu mon trophée et ma couronne plusieurs fois dans ma vie...) je ne te fais pas le résumé des liens de chacun de mes billets (en fait, j'avais commencé mais la mise en page me casse les pieds alors j'ai abandonné) et je laisse naviguer dans les billets de février ou de mars ou alors je t'invite à aller voir dans le menu à "Littérature québécoise" Voilà ! (Ne me dis pas merci, ça me fait super plaisir ...)


Merci Jules pour cette initiative ... Ma PAL et moi te sommes vraiment reconnaissantes :)

"L'enfant des cimetières" de Sire Cédric


Éditions : Pocket, 2009
527 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Lorsque j'ai vu sur  Blog-O-Book, le partenariat avec Pocket pour "L'enfant des cimetières" de Sire Cédric, je n'ai pas résisté et j'ai été super contente de remporter un exemplaire. Même si j'avais une tonne de lectures prévues devant moi, j'ai interrompu ma lecture du moment pour enfin découvrir Sire Cédric dont j'ai pas mal entendu parlé ces derniers temps et qu'il me tardait de découvrir à mon tour !

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Un fossoyeur vivant près d'un cimetière est pris d'une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avant de se suicider.
Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d'un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre. David, photo-journaliste - et compagnon de Kristel-, décide de découvrir l'origine de cette vague de meurtres sordides et de suicides, qui ne cesse d'augmenter. Bientôt, il va être confronté à l'inimaginable.

Ce que j'en ai pensé:
Moi la cartésienne, me voici devant un thriller gothique ayant comme ingrédients du fantastique et une enquête policière. J'étais vraiment curieuse de voir ce qu'allait donner ce mélange. Je ne suis pas habituée à ce que fantastique, ésotérisme et histoire contemporaine se mélangent dans les livres que j'ai l'habitude de lire. 
Quand j'ai commencé à lire les premières pages, je me suis dit "Ohhh non, me revoici à lire des scènes sexuelles détaillées à n'en plus finir" comme pour ma dernière lecture de Senécal (je t'en parlais ici). Heureusement, comme pour "Hell.com" cette scène est isolée et la suite du livre ne repose pas du tout sur ce thème.
Et puis, un peu plus loin dans le livre je me suis, encore, mise à comparer avec Sénécal en me disant "Ahhh, ici aussi il y a des scènes bien sanguinolentes et sordides mais c'est quand même moins intense".
J'ai eu un peu peur de ne pas accrocher mais  David et  Aurore sont apparus et ont commencé leur reportage journalistique sur un horrible crime familial. Dès cet instant, je me suis laissée emportée par l'histoire au point de ne pas vouloir le lâcher pour voir où tout ceci allait me mener. Ça tombait bien, comme j'ai du aller chez le médecin, j'ai pu passer de longs moments à lire dans la salle d'attente... 
J'ai aussi beaucoup aimé le personnage du flic bourru, Vauvert.
J'ai été séduite une bonne partie du livre mais il y avait pourtant quelque chose qui me chicotait : je n'arrêtais pas de penser au film "Le témoin du mal" ("Fallen") avec Denzel Washington mais je n'en dirai pas plus pour ne pas trop dévoiler des éléments de cette histoire. Une sensation de déjà-vu (et non, je ne parle pas du film du même nom avec le même acteur précédemment cité...) avec un thème qui est somme toute assez commun et souvent documenté.
Autre chose qui troublait : une ressemblance entre le personnage de Nathaniel et son créateur, Sire Cédric, que l'on peut voir dans le livre. J'ai été bluffée par ses yeux au bleu si intense, son regard perçant, son visage fin et ses longs cheveux... Mais là encore, je n'en dirai pas plus...
Tant la première partie du livre m'a plu puisque j'ai réussi à adhérer au mélange de réel et de surnaturel, tant j'ai peiné pour finir la seconde partie que j'ai trouvé de moins en moins crédible puisqu'il y avait de plus en plus de manifestations surnaturelles. C'était comme un peu trop pour moi et mon petit esprit cartésien a eu du mal à suivre. J'ai perdu un peu d'intérêt au fur et à mesure du scénario. Comme si les différents épisodes s’essoufflaient  un peu ou comme si l'on en faisait un peu trop avec les apparitions de certains personnages.
La fin ne pas vraiment convaincue et je dirai même que je l'ai trouvé un peu décevante.

Verdict :
Voici un thriller gothique dans lequel j'ai plongé facilement, au début, en sachant qu'il fallait que je m'habitue au fait que réel et surnaturel se mélangeaient allègrement. Par contre, même si je reconnais la qualité d'écriture de Sire Cédric qui maintient le suspense tout au long de son livre, mon intérêt s'est un peu effiloché au fur et à mesure lorsque la tournure du livre est devenue un peu trop ésotérique/mystique à mon goût.
Je le recommanderai aux personnes qui aiment les thrillers palpitants, des scènes un peu dures et du surnaturel.

Note : 7/10