samedi 12 mars 2011

"Le poids des secrets - Wasurenagusa" Tome 4 d'Aki Shimazaki


Editions : Babel, 2008
Première parution : 2003
125 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Suite logique de ce coup de coeur. Quatrième tome à lire absolument après le premier, le deuxième et le troisième !

Et je continue ainsi dans le double défi :
  • "Décembre, Février, Mars au Québec" 
  • Challenge "In the mood for Japan"


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent. Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai été agréablement surprise que le narrateur de cet opus soit Kenji, le père adoptif de Yukio. Il me semblait qu'il avait une place si peu importante dans les précédents tomes. Quel tour de force que de le mettre au premier plan. Son histoire dévoile, elle aussi, de terribles secrets de famille et c'est tout au long de sa narration qu'on en découvre. J'ai été touché par son  ses propres secrets (enfin, celui de ses parents, de ses origines...)
J'ai aimé l'ironie de la situation pour cet homme, même si dans le fond, toutes les histoires de ces personnages et de ses familles est terriblement triste.
J'ai encore aimé me laisser transporter par l'écriture simple, épurée mais efficace, pour moi, d'Aki Shimazaki.
Bon, par contre, si je devais nuancer mon enthousiasme, je dirai que la teneur des secrets est un peu récurrente pour chacun des personnages et cette succession d'origines douteuses commençait un peu à rendre moins crédible l'histoire.


Verdict :
Encore une lecture éclair mais remplie de plaisir. Un narrateur qu'il m'a surpris de découvrir mais que j'ai aimé.
Ce n'est pas mon préféré mais cela reste une belle continuité avec les premiers livres de la pentalogie.


Note : 8/10

mercredi 9 mars 2011

BD du mercredi : Retard ... prochainement Zed ...

Oups, j'ai complètement oublié d'écrire mon billet pour la BD du mercredi ... mais bientôt, je viendrais te parler de ma lecture de cette semaine :






A bientôt donc !

mardi 8 mars 2011

"Scrapbook" de Nadine Bismuth

Editions : Boréal, Compact, 2006
Date de parution : 2004
392 pages




Pourquoi avoir lu ce livre?
Un ex-collègue de travail qui me voyait tout le temps le nez fourré dans un livre en arrivant à mon bureau, en quittant mon bureau, dans les ascenseurs, les escaliers, à la cafétéria, dans la rue ... (je vais arrêter ici mon énumération car je pense que je tu as compris...), m'avait interpellé en me demandant si j'avais déjà lu Nadine Bismuth. Il m'avait dit que sa blonde adorait son écriture et que cette auteure valait le détour. (Je me demande même s'il ne m'avait pas dit que sa copine connaissait personnellement Nadine Bismuth... avaient-elles même fait leur études ensemble? Ahhhh satanée mémoire de poisson rouge ...)

Quelle bonne occasion que "Décembre, Février, Mars au Québec" pour me faire ma propre idée !


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Aux éditions Duffroy, qui publient son premier roman, Annie Brière fait la connaissance de Laurent Viau, correcteur d’épreuves de son métier. Laurent Viau n’est pas insensible au charme d’Annie Brière, et une idylle se noue. Mais, après une nuit de passion, Annie apprend que Laurent Viau, s’il ne porte pas d’anneau à la main gauche, n’est pas pour autant célibataire.

Elle devra donc trouver de façon urgente ce que signifie, pour elle, l’engagement amoureux. Devenue joueuse compulsive de Tetris, convertie aux vertus curatives de Leonard Cohen, du lac Champlain jusqu’à Paris, en passant par les cocktails littéraires de la maison Duffroy au Ritz-Carlton, y arrivera-t-elle ?




Ce que j'en ai pensé :

Bon bon bon ... pauvre Nadine Bismuth ... la lecture que j'ai faite de son livre Scrapbook est arrivée à un assez mauvais moment. Tu l'as vu, cher toi, que je commence vraiment beaucoup à saturer d'histoire de filles célibataires qui cherchent désespérement l'amour. Le sentiment que j'ai c'est que les histoires d'Ophélie, Justine et maintenant Annie, vont être complètement enchevêtrées de manière très diffuse dans mon esprit dans quelques semaines (déjà qu'aujourd'hui, j'ai un peu du mal à me rappeler les més/aventures de chacune d'elles...
Sinon, au départ, le sujet et le cadre du livre me plaisaient bien : une jeune étudiante en écriture littéraire essaye de publier son premier livre. Elle se trouve catapultée dans le monde impitoyable des correcteurs et de l'édition. (cela m'a fait un peu pensé au "parcours du combattant" que nous expliquait Julie pour son livre "Enthéos"). Par contre, vu que l'on parle beaucoup de corrections de texte dans ce livre, j'ai eu vraiment beaucoup de mal avec certaines coquilles. J'ai trouvé cela assez paradoxal qu'il y en ait :)
Au départ, l'interlude d'échanges emails m'a plu mais j'ai, finalement, trouvé que ce passage était trop long.
Sinon, il faut quand même dire que si l'histoire ne m'a pas du tout passionné, j'ai bien aimé l'humour de l'auteure et sa plume légère.


Verdict :
J'arrive à un moment d'overdose d'histoire de jeunes trentenaires célibataires... ce qui a forcément un peu gâché ma lecture. Je suis certaine que j'aurai bien plus aimé ce livre si je l'avais lu à un autre moment. Dommage !
Il faudra, néanmoins, que je relise Nadine Bismuth car je pense que dans d'autres circonstances j'aimerai bien


Note : 5.5/10 (à cause du moment de ma lecture) 7.5/10 (objectivement parlant si je l'avais lu à un autre moment)


Bonus : On en parle chez BoB. Elles en ont aussi parlé Allie, Flo, Jules, Maribel.

dimanche 6 mars 2011

"Le journal d'Aurélie Laflamme - Sur le point de craquer !" Tome 2 d'India Desjardins

Editions : Les intouchables, 2006
249 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
J'ai enchaîné ma lecture au premier tome. Dans le premier tome, je n'apprenais rien, je faisais juste me remémorer le film que j'avais lu. Après cette lecture, j'avais envie de savoir ce qui allait se passer dans la suite de la vie d'Aurélie.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Aurélie n'en peut plus ! Sa mère cherche l'amour sur Internet et Aurélie s'inquiète: elle pourrait tomber sur des maniaques ! Quant à sa meilleure amie, Kat, elle est en plein chagrin d'Amour, se révolte contre les gars de la terre et propose à Aurélie un pacte de célibat qui les liera jusqu'à la fin du secondaire ! Mais le coeur d'Aurélie balance entre la proposition de son amie et ses sentiments de plus en plus forts pour Nicolas. Pour couronner le tout, son nouveau voisin se montre plutôt envahissant, et elle a une montagne de travail à faire pour améliorer ses résultats scolaires... Pas étonnant qu'elle soit sur le point de craquer !

Ce que j'en ai pensé:
J'ai été contente de poursuivre ma lecture en compagnie d'Aurélie. J'ai pu découvrir la suite de l'histoire que je ne connaissais pas.
J'ai encore aimé les réparties d'Aurélie. 
J'ai encore aimé sa gaucherie. 
J'ai aimé son embarras récurrent.
J'ai encore beaucoup aimé son humour.
J'ai aimé la sentir coincée entre son honnêteté et sa peur de blesser les autres. Elle a tellement un bon fond cette Aurélie que ça lui gâche souvent la vie.
J'ai aimé sentir la continuité dans l'histoire avec des réflexions, épisodes du livre précédent.
J'ai aimé l'arrivée d'un nouveau personnage : son nouveau voisin et les possibilités qu'il apporte à la suite du scénario.
J'ai aimé les scènes au centre-ville de Montréal, sur la rue Ste-Catherine, en face de MusiquePlus.
Mais j'ai un peu moins aimé que le premier car l'effet de découverte n'était plus là.

Verdict :
J'ai encore passé un super bon moment. Par contre, la magie a un peu moins opéré qu'au premier tome.
Je lirai sans aucun doute la suite mais je pense que je vais laisser Aurélie se faire désirer un petit peu pour que les retrouvailles soient des meilleures.

Note : 7.5/10

vendredi 4 mars 2011

"Le journal d'Aurélie Laflamme - Extraterrestre ... ou presque !" Tome 1 d'India Desjardins

Editions : Les intouchables, 2005
247 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Lorsque j'étais en congé maternité, j'allais souvent à la séance de cinéma "maman-bébé" et l'un des derniers films que j'ai vu était l'adaptation du premier tome de la série "Le journal d'Aurélie Laflamme". J'y allais en me disant que j'allais probablement m'ennuyer car il s'agissait là d'un film pour ados mais j'ai eu la banane tout au long de la séance. J'ai tout de suite aimé le personnage d'Aurélie et en sortant de la salle, je me suis dit qu'il fallait absolument que je lise les livres pour voir si je retrouvais l'ambiance qui m'avait tant plu dans le film.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
À quatorze ans, Aurélie Laflamme ne se sent aucune affinité avec personne. Depuis le décès de son père, sa mère est un vrai zombie, mais la voilà soudainement qui revit (et qui va même jusqu'à porter des dessous affriolants!). Pourrait-il y avoir un lien avec Denis Beaulieu, le directeur de l'école? (ou-ach!) Quant à sa meilleure amie, Kat, l'amour lui ramollit complètement le cerveau. Pas question de s'y laisser prendre, elle aussi ! Mais personne n'est à l'abri du coup de foudre...
Et au milieu de ce tourbillon, Aurélie ne désire qu'une chose, trouver sa place dans l'univers.


Ce que j'en ai pensé :
Quelle lecture bien sympathique. J'ai vraiment retrouvé mon sourire en me plongeant dans cette lecture ! J'ai retrouvé la jeune fille dynamique, un peu espiègle, rigolote, avec de la répartie (enfin, sauf parfois) et globalement, une fille comme beaucoup d'adolescentes.
J'ai aimé la façon d'écrire d'une adolescente qui tient son journal intime. On y croit ! Le langage de jeune québécois, les arcades de jeux, les premières histoires d'amour, la relation d'amitié entre deux jeunes filles qui sont "best friends 4 ever", la relation des ado avec leur parents, l'univers des écoles de filles, la naïveté des adolescents...
J'ai aimé les petits dessins précédant chaque nouveau chapitre (un chapitre correspondant à un mois).
J'ai aimé les situations embarrassantes où Aurélie se sent vraiment cruche. J'ai aimé ces petits moments où elle se sent bête parce qu'elle ne sait pas comment se comporter face à Nicolas ou parce qu'elle ne trouve pas la bonne répartie eu bon moment.
J'aime quand elle précise les choses quand la phrase qu'elle vient d'écrire pourrait être interprétée de plusieurs façons. En voici un exemple :
J'ai aimé l'écriture avec tout plein de parenthèses.
J'ai aimé toutes les réflexions farfelues d'Aurélie. 
J'ai aimé sa passion pour "Les frères Scott" :)
J'ai aimé la retranscription des quizz de magazines de fille auxquels elle a répondu et les résultats cucul dignes de "bons" magazines d'ados.
J'ai aimé la relation d'Aurélie avec sa maman. Certes, Aurélie est souvent excédée par la maniaquerie de sa maman mais dans le fond, y'a que de l'amour et de la complicité qui se dégagent de cette relation mère-fille.
J'ai aussi aimé la relation d'amitié profonde entre Aurélie et Kat et la peine d'Aurélie lorsque sa meilleure amie vit sa première relation amoureuse. J'ai aimé leurs fou-rires.


Depuis sa sortie en France, plusieurs blogueuses françaises ont lu ce livre. Je présume que le texte a été retravaillé pour le rendre plus français mais j'aimerai ça que quelqu'un me le confirme.
Voici, par exemple, le début du livre. J'ai mis en gras, ce que je présume a du être adapté.
Peux-tu me dire, cher toi, si je me trompe?
"Mardi 13 septembre
Parfois, je me sens seule dans l'univers. Je ne me sens aucune affinité avec personne, sauf avec ma meilleure amie Kat, mais depuis qu'on s'est chicanées pour une niaiserie, on ne se parle plus. Il y a bien ma mère  (elle est en bas, dans la cuisine, en train de faire la sauce à spag et ça sent trèèèès bon), mais je ne peux pas vraiment tout lui dire et, parfois, elle m'énerve. Comme en ce moment. Je suis punie car j'ai commis une petite "erreur de comportement" à l'école. Ce n'était vraiment rien du tout. Vraiment. Mais ma prof de maths (auprès de qui j'ai commis l'erreur en question) l'a dit au directeur qui l'a dit à ma mère et me voilà punie. Personnellement, je ne pense pas qu'on devrait être punie à quatorze ans. Il devrait y avoir une loi pour que les parents n'aient pas le droit de nous punir, disons, après onze ans. Sinon, c'est poche!" (première page)


Je me demande aussi si les dessins au début de chaque chapitre sont les mêmes (je ne vois pas pourquoi ils auraient changé mais bon ... comme la couverture du livre français est tellement différente de la couverture québécoise, il se pourrait bien que le contenu ait aussi été remanié).
Voici un exemple de dessins : le premier du livre :




Est-ce les mêmes que la version française?



Verdict :
Un excellent moment de lecture.

Une série qui plaira, sans aucun doute, à toutes les filles entre 10 et 15 ans mais aussi à toutes les femmes qui se rappellent avec nostalgie leur adolescence.
J'ai même entendu mes collègues de travail dire que leurs fils, ados, aimaient aussi beaucoup... Moi je pensais que seules les filles aimeraient mais peut-être que non, finalement !

J'ai retrouvé l'ambiance et les personnages que je voulait trouver. J'ai même réussi à me faire ma propre image d'Aurélie et de sa maman sans revoir systématiquement les actrices de l'adaptation. Même si je connaissais déjà toute l'histoire, et donc, qu'il n'y avait aucune surprises, j'ai éclaté de rire plusieurs fois.
Je lirai la suite sans aucune hésitation. D'ailleurs, je vais lire le 2ème tome tout de suite.

Note : 9/10

Bonus : Je t'invite à voir la bande annonce du film, qui vaut le détour pour une petite séance ciné fort sympa !

mercredi 2 mars 2011

BD du mercredi : "Chroniques de New York" de Jean-François Jouanne et Julie Doucet


Editions : Seuil, 2003
96 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que je cherchais un album québécois pour  et pour "Février Mars au Québec" (comme la semaine dernière) et que j'ai cherché à l'aveuglette sur le site de réservation des bibliothèques municipales.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
On a appris ce matin que le Pont de Brooklyn était désaccordé. En temps normal, le vent soufflant à travers les fùins d'acier de la structure porteuse émet un la à une fréquence de 440 hertz. Or, les câbles alourdis par la neige ont fait perdre au pont un demi-ton, ce qui est ennuyeux pour ce diapason architectural. Résultat : tous les oiseaux de Brooklyn et de Manhattan chantent faux.

Ce que j'en ai pensé:
Mauvaise pioche encore une fois... Décidément !
J'ai vu quelque part que c'était un roman graphique ... Euh, je ne dirai pas ça du tout moi. Mais honnêtement, je ne sais pas où le catégoriser.
Cette fois, je pense que je n'étais tout simplement pas dedans. Les illustrations ne me plaisaient pas et les anecdotes ne me faisaient pas rire du tout. Enfin, non, pour être plus juste, il y en a quand même quelques unes qui m'ont légèrement fait sourire mais ce n'était pas assez pour maintenir mon intérêt. J'ai trouvé le tout vieillot et je me suis demandée plusieurs fois s'ils ne s'étaient pas trompé dans le date de parution !
Du coup, au bout de 10 pages, j'ai simplement feuilleté l'album en diagonale pour le fermer en me disant que je l'oublierai bien bien vite.

Verdict :
Sûrement une de mes chroniques les plus courtes... Désolée, cher toi, mais ne compte pas sur moi pour t'inciter à le regarder.

Note : 3/10

Je n'ai pas trouvé de planches de ce livre et je n'ai pas vraiment envie de perdre du temps à en chercher. Désolée, cher toi, il n'y aura pas d'extrait de ce livre aujourd'hui !

Bonus : Mango liste les autres BDs du mercredi

mardi 1 mars 2011

"Justine ou comment se trouver un homme en 5 étapes faciles" d'Annie Oullet

Editions : Stanké, 2010
382 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Lucie m'a passé ce livre qui ne semblait pas du tout l'intéresser. N'étant pas une fan (le mot est faible) de chick lit, je l'ai pris sans trop de conviction en me disant que je le lirai peut-être un jour à la plage lorsqu'aucune lecture prise de tête ne serait de propos.
Claudio nous avait lu les premières pages. J'ai beaucoup ri : d'une part parce que Claudio lit trèèèès bien la chick lit en mettant bien le ton et d'autre part parce que je sentais que ce livre ne me plairait pas.
Voici comment cela commence :
"Lundi : jour-7
- Quoi ?!
Mes mains se crispèrent sur le clavier de mon ordinateur, sur lequel je pianotais distraitement en discutant au téléphone avec mon amant du moment.
- J'ai les couilles qui élancent ! répéta t-il un peu plus fort.
Mon coeur s'arrêta quelques secondes.
- Comment ça, t'as les couilles qui élancent? murmurai-je pour ne pas alerter mes collègues de bureau, qui étaient déjà trop au courant de tout ce qui se passait dans ma vie.
_ Ben, je ne sais pas. Depuis deux jours, ça me fait mal. Je crois que l'on a quelque chose.
Je crois que l'on a quelque chose.
Je te rappelle, lui répondis-je d'une voix blanche avant de raccrocher.
Ma semaine commençait plutôt mal."

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Justine est une jeune femme hypocondriaque, qui a une forte tendance à dramatiser. Aussi, lorsque son amant prétend qu’elle lui a refilé une MTS, c’est la catastrophe. S’ensuit une chute vertigineuse dans les excès de toutes sortes. Heureusement, une remarque de sa meilleure amie provoque une remise en question qui débouche sur un constat : à trente-deux ans, il serait temps qu’elle cesse d’ingurgiter des médicaments comme s’il s’agissait de pastilles pour la gorge, qu’elle modère sa consommation d’alcool, et surtout qu’elle se trouve un amoureux qui n’est pas déjà marié. Car si Justine sait comment attirer les hommes dans son lit, elle ne sait pas comment les garder dans sa vie.

Lors d’une beuverie avec des amies, Justine consulte son jeu Ouija. Les réponses qu’elle obtient la mènent à un vieux livre : Comment se trouver un job en cinq étapes faciles. Au bord du désespoir, Justine fait alors un pacte : elle va suivre les étapes de ce livre en les appliquant aux relations sentimentales.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai cru plusieurs fois que j'allais abandonner car je n'ai pas aimé les passages vulgaires qui ne donnaient aucune plus-value à l'histoire, au contraire ! J'ai trouvé que souvent (en fait non ... tout le temps), ça déservait l'histoire et ça me rendait très antipathique l'héroïne.

Voici un exemple de passages que je trouvais complètement déplacés :
"Comme je n'avais pas de sac en papier sur moi, je plongeais entre mes cuisses et pris plusieurs grandes bouffées d'un air qui sentait la merde et le déodorant chimique à l'odeur de rose. Je crois qu'entre les deux odeurs, je préfère celle de la merde." (page11)

ou bien :
"Tu aurais du essayer de péter, à la place ! Avec l'odeur qu'ont tes pets, c'est certain qu'ilserait parti" (page 59)

Et j'en passe ...

Pour ce qui est du personnage principal, j'ai été incapable de m'identifier ou de transposer avec des personnes que je connais. Justine est super hypocondriaque, ne cherche que le plaisir : sexuel, drogue et alcool. Il lui arrive tellement de mélanger ces trois ingrédients qu'il lui arrive trop souvent des situations embarassantes, surtout qu'elle ne se rappelle souvent de rien. (Ce genre de personnages m'exaspèrent puisque je suis aux antipodes de ce stéréotype). On pourrait presque la plaindre parce que tout ceci n'est pas de sa faute, elle a une mère qui est pire qu'elle. Personnellement, encore une fois, je ne connais aucune mère d'amie qui soit aussi décalquée que celle de Justine. J'ai du mal à imaginer une telle femme puisque je n'ai aucun modèle et que la transposition est difficile à faire (je ne suis pas assez imaginative).

J'ai bien aimé la relation d'amitié poussée de Justine et Mélanie mais la relation avec Solène m'a dérangée.

Je n'ai pas bien compris le "nouveau concept" de trame sonore pour accompagné le livre et ce, pour plusieurs raisons :
1- Je ne lis jamais devant un ordinateur (en fait, je lis assez rarement à la maison ou quand je le fais, c'Est souvent dans mon lit ou avec mon ordinateur fermé pour ne pas être perturbée pendant ma lecture)
2 - je ne lis pas avec un ipod sur les oreilles quand je lis dans les transports ou dehors
3- plusieurs pages n'ont aucune références de musiques mais certaines références musicales se trouvent à 1 paragraphe de distance. il me semble que ça prend plus d'un paragraphe de lecture pour que la chanson mentionnée au début se termine et avant de pouvoir écouter le morceau suivant.
4- je ne dois pas être une fille moderne ou alors je suis trop réfractaires aux nouveaux concepts mais celui-ci n'a vraiment pas réussi à me séduire.

L'histoire en tant que tel est un peu brouillon, selon moi. et tourne en rond. Sans grand intérêt et c'est loin d'être vraiment original.

Je n'ai pas aimé non plus les regards des gens autour de moi, dans le train, qui, après avoir réussi à lire le titre du livre me dévisageaient. Probablement essayaient-ils de savoir si j'étais célibataire et si je cherchais moi aussi l'homme en 5 étapes faciles. J'ai eu peur que l'on me demande quelles étaient ces 5 étapes "faciles".

Verdict :
Un livre qui plairait sûrement aux femmes fan de chick lit, lors d'une envie de lecture légère (comme lors d'une journée à la plage) mais pour moi, cela a été la confirmation que la chick lit n'est pas pour moi ou alors que je ne suis, encore, pas tombée sur le bon livre et cette nouvelle expérience ne me donne pas envie de réessayer d'aussitôt !

(Merci Lucie mais j'aurai du suivre mon instinct et ne pas m'aventurer dans cette lecture :) )

Note : 4.5/10