vendredi 15 avril 2011

"Mémoires d'un quartier- Marcel" Tome 7 de Louise Tremblay d'Essiambre




Editions : Guy St-Jean, 2010
311 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que je me suis laissé entraînée dans la lecture de cette série.
Parce que, veut veut pas (je l'aime cette expression québécoise aussi), on finit par s'attacher aux personnages et parce que l'on a hâte de savoir ce qu'ils deviennent...




Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Depuis un an, Marcel n'a plus le temps d'aller prendre une bière à la taverne. En fait, il est épicier à plein temps et, à bien y penser, il vient de vivre la pire année de toute sa vie.
Marcel parviendra-t-il à s'en sortir? Il le faut pourtant, c'est le bien être de toute sa famille qui en dépend. La vie file et Marcel vient de prendre conscience qu'il ne la voit pas passer.
Bernadette, elle, n'a pas envie de voir partir Adrien. Pourtant, depuis l'automne dernier, ses paroles proclament le contraire. Elle se fait l'avocat du diable en répétant que Maureen a le droit de connaître sa fille, d'autant plus que la lointaine mère commence à manifester un intérêt pour l'enfant.
Cependant, comme le dit si bien Évangéline: s'il fallait qu'ils ne reviennent jamais.En plus, depuis quelques mois déjà, son fils Antoine s'est mis en tête d'aller passer l'été à New-York pour tenter d'intéresser quelques propriétaires de galeries afin qu'ils exposent ses toiles.
En attendant, Bernadette s'inquiète aussi pour Laura qui, de son côté, n'a toujours pas annoncé à son père qu'elle retourne à l'université. Avec l'humeur de Marcel qui s'assombrit de jour en jour, Bernadette ne voit pas comment Laura va s'y prendre. La jeune fille semble par ailleurs très préoccupée par le nouvel ami un peu louche de Francine.
Voici le septième tome de la très belle série Mémoires d'un quartier, Marcel, où le père de famille Lacaille apprendra à découvrir le véritable visage de tous ceux qui l'entourent.
Ce que j'en ai pensé:
Même si la lecture a été encore fort agréable ("page turner"), je commence à ressentir la pointe de lassitude (Dieu que je suis prévisible). Ça a commencé au tome précédent et ça se confirme avec ce tome-ci, j'ai vraiment l'impression que l'auteur étire au maximum son histoire et ajoute des épisodes au fur et à mesure pour prolonger au maximum sa publication de livres... Oui j'aime toujours la famille Lacaille mais je sens que ça pourrait durer aussi longtemps qu'une télésérie populaire comme "Les feux de l'amour", par exemple.
Il me semble que c'est chouette aussi quand un livre/série se termine et que l'on peut passer à autre chose ... Enfin bon ... parlons plutôt de ce qui m'a plu:
J'ai aimé que l'auteur passe plus de temps à nous parler de Marcel. On avait l'habitude de le voir bougon le soir chez lui et à quelques reprises dans sa boucherie. Dans ce tome, on le découvre pas mal plus en journée, au travail. On découvre un autre homme, celui du jour, celui du travail acharné, celui qui veut subvenir décemment aux besoins de sa famille et contre toute attente (enfin si ... on le sentait venir quand même), l'entendre même faire des compliments aux membres de sa famille. J'ai, donc, aimé voir l'autre facette de cet homme qui, au même titre que sa mère finira sûrement par bien se bonifier. Je m'attendais, par contre, à un scoop sur son enfance qui expliquerait peut-être pourquoi il est devenu cet homme si aigri, la plupart du temps.
J'ai aimé retrouver Adrien mais il a commencé à m'agacer. Lui, qui m'avait un peu séduite par ses façons de faire à l'égard de sa fille et de sa famille, voilà 2 tomes, a commencé à me casser les pieds avec ses tergiversations et sa difficulté à faire des choix.
J'ai aimé la quête de Laura et Bébert pour déterminer si Francine est heureuse avec son nouvel amant.
J'ai aimé l'enthousiasme et la passion d'Antoine pour la peinture et le voir face à une future aventure à New-York.
J'ai aimé retrouvé la famille Prescott et leur attitude face à la petite Michelle qu'ils apprennent à découvrir et à aimer à leur façon.
J'ai aimé retrouver Charlotte et sa fille Alicia mais je trouve que l'auteur mélange trop d'histoires et en fait, j'aurai préféré que l'on se cantonne aux personnages principaux de la famille Lacaille. C'est bien qu'il y ait des personnages secondaires mais d'une certaines mesure ils prennent trop de place par endroits et pas assez par d'autres. Comme si on nous faisait un teasing à chaque fois pour ajouter un ingrédient à la sauce déjà suffisamment riche.

Verdict:
Une lecture en demi-teinte dans laquelle on sent un début de lassitude. Ceci est le dernier tome paru. le prochain est prévu dans quelques jours/semaines, le suivant cet été, les suivants (oui ... parce qu'il vient de s'en rajouter un depuis mon dernier billet), l'automne suivant ...
Bien sûr, le livre finit, avec un nouveau cliffhanger mais mon intérêt n'est pas assez grand en fermant ce tome pour que je veuille me replonger prochainement dans une suite.
Je pense que je vais faire une pause et peut-être relire les histoires de la famille Lacaille dans un futur moyen si j'apprends que la série se termine.
En attendant, le vais me concentrer sur la série "les soeurs Deblois" qui compte 4 tomes même si j'ai le sentiment que je vais peut-être un peu m'ennuyer car beaucoup de punchs ont été dévoilés dans "mémoires d'un quartier". Mais, ne sait-on jamais ...

Note : 6/10 (non pas à cause de mon plaisir de lecture mais plus à la lassitude qui s'installe)

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