vendredi 28 décembre 2012

"Au bonheur des ogres" de Daniel Pennac

Éditions : Folio, 1988
Date de première publication : 1985
288 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
Et voilà, j'ai enfin mis la main sur cet exemplaire de la bibliothèque (comme je disais ici. c'est Emeraude qui m'a donné envie). J'avais tellement hâte. J'ai lu ce livre, il y a fort fort longtemps. J'avais suivi avec "La fée carabine" puis j'avais arrêté la série et j'avais lu d'autres livres dits plus sérieux comme "Le dictateur et le hamac" et "Chagrin d'école".
Maintenant, j'ai envie de relire les 2 premier tomes de la saga puis de la lire au complet.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Côté famille, maman s'est tirée une fois de plus en m'abandonnant les mômes, et le Petit s'est mis à rêver d'ogres Noël. Côté coeur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire). Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j'étais là aussi pour l'explosion de la troisième, ils m'ont tous soupçonné. Pourquoi moi ? Je dois avoir un don.

Ce que j'en ai pensé :
Ahh qu'il est bon de lire l'écriture jouissive de Daniel Pennac. Il a une telle façon de manier les mots que le tout est à la fois poétique, très drôle et déjanté.
La famille Malaussène, c'est quelque chose. Benjamin, l'aîné s'occupe de ses frères et soeurs car leur maman est toujours en fugue. Clara photographie toujours des scènes tragiques de la vie. Thérèse est medium. Le petit rêve d'ogres de Noël. Jérémy est un peu perdu mais met toute son énergie pour aider.
Et Benjamin, Benjamin, lui, a un métier particulier : il est bouc émissaire et cela va le poursuivre dans sa vie privée puisqu'il pourrait être le bouc émissaire concernant toutes les explosions qui ont lieu, mystérieusement, à chaque fois qu'il est présent dans le magasin où il travaille.
Le titre avait déjà tout pour le plaire car la référence "Au bonheur des dames" est déjà un clin d'oeil qui me fait bien bien plaisir.
Ensuite, le style : c'est du bonheur de lire Daniel Pennac car le tout est toujours très fluide.
Enfin, le contenu : l'histoire est déjantée et les personnages délurés.

Verdict :
Un bon moment de lecture et l'envie pressante de lire la suite !

Note : 8.5/10

Bonus : les billets de Emeraude, karine:)



mercredi 26 décembre 2012

BD du mercredi : "Calvin et Hobbes" L'intégrale 1 de Bill Watterson


Paris : Hors collection, 2005,
127 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?

Voici ma première participation au challenge "Classic'BD" dont Yaneck est l'instigateur, que je combine avec la BD du mercredi et le top des blogueurs ! (ça en fait des logos aujourd'hui ;)))








Figures toi, cher toi, que je n'avais encore jamais lu Clavin et Hobbes. Oui, j'ai peut-être déjà vu un strip ou deux dans des magazines (en encore, je n'en suis pas sûre...) alors je me suis dit qu'il fallait que je me lance pour vraiment cerner ces deux personnages classiques.


Ce que j'en ai pensé :

Pour essayer de bien faire, j'ai pris le tout premier tome.
Alors oui, j'aime bien l'humour de ces 2 personnages. Calvin, petit garçon indiscipliné, agité et plein de ressources pour les bêtises et Hobbes, ce tigre, véritable tigre aux yeux de Calvin, simple peluche aux yeux des autres...
Alors oui, j'ai bien aimé la relation entre Calvin et Hobbes son meilleur ami imaginaire...
Alors oui j'ai adoré la relation entre Calvin et la petite Susie.
Alors oui, j'ai beaucoup aimé l'imagination de Calvin lorsqu'il s'ennuie à l'école et s'évade, par l'esprit, dans l'espace.
Mais, je ne suis pas encore fan... je n'ai pas particulièrement aimé les dessins et certains gags ne m'ont pas vraiment fait rire.

Verdict :

Contente d'avoir découvert ces 2 joyeux lurons mais je ne pense pas me jeter tout de suite sur les suites.

Note : 5/10


Bonus :



PS : As-tu passé un bon Noël ????


dimanche 23 décembre 2012

"Monsieur Malaussène au théâtre" de Daniel Pennac


Editions : Gallimard, 1996
Date de première publication : 1985
82 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
C'est Emeraude qui m'a donné envie de replonger dans la saga des Malaussène. A la biblio, il n'y avait pas "Au bonheur des ogres" qui est le premier livre de la série et que je voulais donc lire en premier. Mais il y avait ce petit livre qui se veut un résumé de "Monsieur Malaussène" que j'ai lu il y a fort longtemps...
Je me suis dit que cela serait un bon moyen de me remettre doucement dans la saga avant de recevoir le premier livre en attente.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Enceint, Malaussène.
À qui se confier, dans cet état ?
Au nouveau venu, évidemment. Tout le monde vous le dira : il faut leur parler avant l'atterrissage.
Mais voilà que le nouveau venu prend la parole à son tour : 
« Père, quand vous serez passé par ce que j'ai vécu avant de naître, vous pourrez l'ouvrir ! »
Ce qui nous donne les 1550 pages de la saga Malaussène concentrées en une seule conversation où Benjamin joue tous les rôles, sans trop savoir, comme d'habitude, quel est le sien.
« Ça... On ne peut pas dire que j'ai une grossesse exemplaire. »

Ce que j'en ai pensé :
Ce petit livre se lit en un rien de temps et m'a, effectivement, replongé dans l'ambiance de la série. Par contre, comme c'est une sorte de résumé, on a l'impression que le tout est trop rapide, presque bâclé et sans vraiment d'intérêt. En fait c'est un ensemble de petits passages du roman, une sorte de compilation. Il y a de beaux passages jubilatoires "à la Pennac" et rien que pour ça, je ne tiens plus de ne pas encore avoir "Au bonheur des ogres" entre mes mains (mais ça ne saurait tarder).
On peut y lire quelques doutes/réflexions sur la fait de devenir parents. 
Mais bon, je suis quand même passée à côté.

Verdict :
Lecture très rapide pour se remettre dans l'ambiance de la famille Malaussène. Si on a déjà lu les livres, cela fait un rappel. Si non, c'est une petite réflexion sur la maternité/la paternité...

Note : 6/10


vendredi 21 décembre 2012

Film : "Le chasseur de têtes" de Morten Tyldum

Réalisé par Morten Tyldum
Titre original : Hodejegerne
août 2011

Pourquoi avoir vu ce film ?
C'est bizarre, des fois, mon homme et moi, sans le faire exprès, on est sur la même longueur d'onde. Je venais de finir la lecture de mon premier Jo Nesbo ("L'homme chauve-souris") qu'il me proposait de regarder un film norvégien car les pays scandinaves lui manquaient déjà.
C'est donc avec beaucoup d'étonnement que j'ai vu, au début du film, que le film qu'il me proposait était une adapatation du livre "Le chasseur de tête" de Nesbo. Il ne le savait pas mais cela a fait une belle redondance dans la même semaine.

Synopsis :
Roger Brown (Hennie), le plus talentueux chasseur de têtes de Norvège, mène également une double vie de voleurs de tableaux. Lorsque sa femme (Lund) lui présente le chef d'entreprise Clas Greve (Coster-Waldau), Roger voit l'opportunité de lui dérober une toile de valeur. Mais ce dernier va s'avérer être un dangereux adversaire...

Ce que j'en ai pensé :
Bien, bien, bien, très bien même. 
J'ai beaucoup aimé ce film ! Tous les ingrédients d'un bon thriller étaient réunis : de bons acteurs, un bon scénario, de beaux décors, un suspense intenable. En plus, comme je ne savais pas d'avance (comme souvent), ce que nous allions voir, j'ai été très surprise par le film (c'est pour cela que je ne lis jamais les quatrième de couverture ou les synopsis : j'adore les surprises !!!)

Verdict :
Un très bon film que je recommande aux amateurs de thrillers rondement bien menés.
Moi, ça me réconcilie déjà avec Jo Nesbo et j'ai hâte de lire d'autres livres, finalement !

Petite parenthèse :
Comme toujours, je suis super déçue quand je vois qu'un très bon film se fait réadapter aux Etats-Unis. C'est pourtant ce que j'ai pu lire sur Wikipédia... On sait pourquoi il réadaptent tout le temps aux Etats-Unis mais ça m'exaspère vraiment beaucoup beaucoup.

Note : 9/10

Bonus : La bande annonce (qu'il est préférable de ne pas regarder avant de voir le film car selon moi, comme toujours, ça en dit bien trop)


mercredi 19 décembre 2012

BD du mercredi : "Shenzhen" de Guy Delisle

Éditions : L'association, 2000
148 pages(non numérotées)



Pourquoi avoir lu ce livre?
Mieux vaut tard que jamais, j'ouvre enfin un album de Delisle qui fait le buzz depuis quelques mois et dont, en vraie ignare que je suis, je n'avais jamais entendu parler avant son prix du "Fauve d'Or" au festival d’Angoulême pour "Chroniques de Jérusalem".
"Chroniques de Jérusalem" que j'ai failli avoir entre les mains d'ailleurs, après de longues semaines d'attente sur la liste de la bibliothèque et que je n'ai pas pu aller chercher quand il est devenu disponible pour moi.
Qu'à cela ne tienne, profitons-en pour les lire ses plus anciens albums. Pourquoi ne pas commencer par "Shenzen", le premier de ses récits autobiographiques, pour voir si cela évoque des souvenirs chez moi ?









Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Je ne trouve pas l'image ... mais en gros, il n'y a rien d'écrit :) Juste le dessins d'un homme chinois qui tient un serpent suspendu à une baguette...

Ce que j'en ai pensé :

(attention cher toi, je vais un peu/beaucoup te parler de ma vie)

Ce récit m'a replongé dans le souvenir de mes 3 semaines de voyage en Chine. Les évènements décrits ici sont ceux de 1997 lorsque Guy Delisle a passé 3 mois à Shenzhen pour y travailler. Moi, je suis allée en Chine en 2006. On pourrait donc imaginer qu'il y aurait une différence temporelle entre ce qu'il nous décrit et ce que j'y ai vécu et pourtant, je m'y suis retrouvée.
Nous sommes passés très rapidement à Shenzhen et les constructions d'édifices continue de bon train. je me demande où ils arrêteront. Cette ville est considérée comme un vrai modèle de développement. La ville est propre, les bâtiments sont luxueux et beaucoup des personnes que nous avons croisé semblaient aisées.
Je disais donc que cela m'a rappelé des souvenirs : Nous sommes allés en Chine 2 ans avant les J.O et nous avons commencé par Beijing (Pékin). On pourrait s'attendre à ce que dans la capitale, à la veille des JO, il soit possible de parler un petit peu en anglais, langue dite internationale. Et bien non, pas plus que Guy Delisle en 1997 à Shenzhen ! Il est évident que l'on ne peut pas s'attendre à ce que les Chinois adoptent l'anglais pour faire plaisir aux touristes mais je me suis souvent demandée comment ils allaient faire face aux touristes pour les Jeux Olympiques. Par contre, dans le Sud, (à partir de Shanghai, en fait), il a été beaucoup plus aisé de pouvoir communiquer avec le monde. D'ailleurs à Shenzhen, nous n'avons eu aucune difficulté à nous faire comprendre, contrairement à Guy Delisle quelque 10 ans plus tôt.
J'ai été amusée de voir les épisodes où certains personnages voulaient s'approcher de cet occidental pour s’entraîner à parler (difficilement) l'anglais. Ça nous est arrivé aussi plusieurs fois pendant le séjour. Parler oralement avec un chinois s'est avéré souvent plus que laborieux. Par contre, c'est beaucoup plus facile avec eux à l'écrit !
J'ai beaucoup aimé aussi les expériences culinaires de Guy Delisle. Cela m'a rappelé les notre aussi ! Heureusement que nous étions souvent accompagnés de personnes chinoises pour nous aider à commander et faire de bons choix ! Les rares fois où nous sommes allés manger seuls, nous avons été ravis d'avoir des images. Ou alors, nous y allions au pif en déchiffrant les pictogrammes chinois tels que poulet, boeuf, crevette. Je dois avouer que je suis moins téméraire que Guy Delisle et je n'ai pas mangé aussi exotique que lui même si j'ai eu le droit aussi au serpent et ai refusé de manger du chien suspendu des heures au soleil...
Je me suis rappelé aussi les intérieurs de maisons de certaines personnes chez qui nous avons été invité et c'est vrai que c'était très épuré, pas beaucoup de meubles, juste le strict minimum. 
Nous ne sommes pas allés à Canton mais à Hong-Kong où comme Guy Delisle, on se fond dans la foule, personne ne nous remarque... enfin, disons plutôt qu'ils sont habitués à voir des occidentaux et n'en font pas cas du tout contrairement au Nord où je me faisais dévisager en permanence. J'ai eu peur plusieurs fois pour certains cyclistes, à Beijing ou Xi'an, qui après m'avoir croisé continuaient à me regarder en tournant la tête et donc en ne regardant plus du tout où ils allaient !

Bon, parce que je pourrai encore parler des heures de mon petit séjour en Chine, je vais arrêter là et me concentrer plus sur l'album que je viens de lire ...

Cette lecture était donc une découverte du dessin de Guy Delisle et j'ai été plutôt séduite. Le crayonné est puissant. Il y a différents tons de noirs/gris, différents rendus gras/sec des traits (je ne sais pas du tout si c'est comme cela qu'on doit dire, je ne connais pas les termes techniques en dessin) et cela m'a fait penser aux différents crayons à papier B, HB, H et mes cours de dessins. Sauf que moi je suis pourrie en dessin (je ne sais absolument pas dessiner) et que Guy Delisle excelle avec ses crayons !
Le dessin est très simple mais suffisamment clair pour être très explicite. D'ailleurs, outre les vignettes de l'histoire, on se trouve parfois avec des dessins sur une page complète représentant un immeuble, un pylône électrique.. Ces grandes illustrations sont sublimes et tranchent un peu avec les dessins simples des vignettes.  On a même le privilège de voir un un extrait d'un projet précédent de Guy Delisle et voir que le crayonné est encore différent et bien plus travaillé que les images de cet album. 
Si j'ai aimé les différents éléments que soulève Monsieur Delisle sur le clash pour un occidental de se trouver en Chine, j'ai trouvé le tout très brouillon. On passe souvent du coq à l'âne. Certaines portions parlent de son quotidien de façon linéaire avec ses journées au travail, à la salle de sport et puis d'un coup, on a une réflexion sur la manipulation des sous par les personnes qui vont l'apporter à la banque ou sur les défilés des mannequins dans les centres commerciaux ou alors la conduite d'un vélo en pleine rue, puis on revient au travail à proprement parler de Guy Delisle dans le studio d'animation avec des cours sur la façon de présenter une personne qui se lève ou des yeux qui ne louchent pas.... Bref, j'ai trouvé que ça allait trop souvent dans tous les sens. Comme si cet album se voulait à la fois un concentrée de réflexions sur les différences entre la Chine et les pays occidentaux mais aussi un recueil d'un séjour à Shenzhen à la façon d'un journal qui retrace tous les évènements et les anecdotes d'une journée. Peut-être aurait-il été plus judicieux de séparer les deux ?

Verdict :
Cette première incursion dans la vie et les oeuvres de Guy Delisle me donnent bien envie de continuer. L'expérience sera d'autant plus intéressante que si, ici, je me suis retrouvée dans les expériences de Monsieur Delisle, il ne pourra pas du tout être le cas lors que je lirai "Chroniques birmanes" ou "Les chroniques de Jérusalem", par exemple.

Note : 7.5/10

Bonus 1 : 




Bonus 2 : Les billets de GéraldinePG Luneau

Bonus 3 : les autres BDs du mercredi chez Mango 





mardi 18 décembre 2012

"Comme un chef" de Daniel Cohen



mars 2012
1h25
Réalisé par 

Pourquoi avoir vu ce film ?
J'ai pris ce film un peu au hasard. Un peu parce que j'avais envie d'une comédie. Un peu parce qu'il y avait Jean Reno et Michaël Young et que je voulais voir ce qu'allait donner la combinaison des deux. Parce que le gars du vidéo-club m'a dit " Vous allez aimer!"

Synopsis :
Jacky Bonnot, 32 ans, amateur de grande cuisine, au talent certain, rêve de succès et de grand restaurant. La situation financière de son couple le contraint cependant d'accepter des petits boulots de cuistot qu'il n'arrive pas à conserver. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'Alexandre Lagarde, grand chef étoilé dont la situation confortable est mise en danger par le groupe financier propriétaire de ses restaurants...

Ce que j'en ai pensé :
Le début m'a plu. J'ai aimé l'attitude de Jacky qui fait preuve de bien trop de zèle dans les cuisines de petits bistros parisiens. Il n'arrive pas à rester plus d'une semaine à un endroit car il excède tout le monde autour de lui. C'est un incompris. C'est caricatural mais ça m'a fait sourire.
Puis, il est remarqué par Alexandre Lagarde et là, pouf, ça descend d'un degré ... On a la désagréable impression de voir une mauvaise adaptation de "Ratatouille".
On surfe sur l'attitude "Cooking is good and fashion" et tout est prétexte pour faire de l'argent autour de l'art culinaire. J'ai eu comme une impression de déjà vu et mon sourire s'est crispé.
Et puis, cela va de mal en pis...
Au final, je suis très déçue de cette comédie qui, finalement, a arrêté de me faire rire sourire, au bout de 15-20 minutes. 
Certes c'est une comédie, certes c'est à prendre au second degré, certes c'est caricatural, certes les situations, les personnages et l'histoire ne sont pas du tout crédibles et c'est ce que doit faire rire, justement, mais cela n'a pas fonctionné avec moi. 
En plus, j'ai trouvé les jeux d'acteurs très mauvais !

Verdict :
A moins d'être un très bon public, je te recommande de passer ton chemin. Cette comédie n'est vraiment pas très drôle.

Note : 4/10 (mon appréciation est passé de 6 à 1 à 3 à 4 à 2 à divers moments du film)

Bonus : la bande annonce :

dimanche 16 décembre 2012

"Il est plus facile pour une chameau..." de Valérie Bruni Tedeschi




2003,
110 minutes
Réalisation : Valérie Bruni Tedeschi


Pourquoi avoir vu ce film ?
Encore une pioche à la bibliothèque... J'ai été attirée par le titre intrigant.

(Je pigeais régulièrement à la bibliothèque pour me relaxer avant la venue de Bébé 2 ou pour m'occuper pendant les tâches ingrates que sont le repassage, le pliage de vêtements, le rangement,  ... et surtout avant de ne plus avoir le temps de regarder la télé :) )

(à l'heure où tu me lis, bébé doit être déjà avec nous... Ce billet a été programmé avec presque 3 semaines d'avance)

Synopsis :
Federica est si riche que ce privilège l'empêche de faire sa vie d'adulte, d'assumer son quotidien : les attentes de son fiancé qui voudrait fonder une famille, le retour inattendu d'un ancien amant, les conflits avec une famille déconnectée de la réalité et déstabilisée par la mort annoncée du père. Accablée par un héritage prochain, par ces rapports emmêlés avec son entourage et par le poids d'une culpabilité lancinante, Federica cherche le réconfort dans l'imaginaire...

Ce que j'en ai pensé :
Quel film particulier. J'aime sans aimer. 
J'aime parce que les acteurs sont très bons, parce que l'imagination débordante et onirique de la protagoniste m'a plu, parce que c'est bilingue français/italien, parce que ça parle d'immigration, d'intégration, parce que ça parle des enlèvements d'enfant de riches en Italie dans les années 70 (comme filmé et raconté aussi dans ce magnifique film et livre "Je n'ai pas peur"), parce qu'il y a une bonne ambiance du Paris qui me plait.
Mais je n'ai pas aimé car j'ai, une nouvelle fois, l'impression d'être passée à côté. En fait, c'est la fin qui m'a déstabilisée. Quand le film s'est arrêté, je me suis dit dit : "Ok, bon c'est quoi la finalité? pourquoi ça s'arrête là comme ça maintenant ?" (ce qui, tu pourras le constater est quand même un bon point car je voulais que cela continue pour qu'on m'explique comment tout allait se finir et que je n'étais même pas ennuyée après 1h50 de film).

L'origine du titre vient d'un passage de la Bible : « il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au royaume des cieux ». Car l'héroïne est riche. Son mal être vient de là. Cela peut paraître fatigant de voir une riche se plaindre du fait qu'elle soit riche mais cela ne m'a pas dérangé. Comme quoi l'argent ne fait le bonheur :)

On suit une jeune femme du milieu de la trentaine qui un peu/beaucoup perdue. Elle ne sent pas bien, donc, parce qu'elle est riche, elle ne se sent pas bien en couple, elle se sent attirée par son ex-amant, elle a une relation bizarre avec sa soeur et sa famille en générale, elle est la chouchoute de son père mais ça rend inconfortable. Bref. cette femme a plein de problèmes. Elle est touchante et même si elle peut nous agacer car elle est bourrée de fric, on a envie de la consoler et de lui dire que la vie est belle.
Ses liens familiaux, son histoire, son passé, son présent s'entremêlent sans que cela soit laborieux. On a le droit aussi à quelques scènes bien déjantées mais qui m'ont fait sourire.

Ce n'est qu'après coup que je me suis mise à me "documenter" sur le film pour me rendre compte que c'est un récit semi-autobiographique de Valéria Bruni Tedeschi. Donc, dans ce film, il y a de fortes inspirations de sa vie, sa famille (sa soeur Carla Bruni, appelée Bianca dans le film, de son frère, sa mère (qui joue son propre rôle dans le film), de son père), de sons arrivée en France, de son enfance en Italie, de sa fortune, etc.
Il est très difficile de connaître la part des choses inventées et celles de choses réelles. On se demande, par exemple, si cette Bianca, torturée parce que son père ne l'aime pas autant qu'il aime sa grande soeur est vraiment le sentiment qui a poursuivi Carla pendant une bonne partie de sa vie ou si le trait est très exagéré. On se demande aussi s'il est vrai que tous ces gens n'ont jamais vraiment travaillé depuis que le père est devenu milliardaire. On se demande aussi si les aventures sentimentales de la protagoniste, , correspondent un peu, beaucoup, a ceux de Valéria Bruni Tedeschi...

Bref, ce film a eu plus de retombées, finalement, après les recherches que j'ai faites pour comprendre certains aspects de ce film qui m'échappaient :)

Verdict :
Un petit film sympathique mais que j'aurai vu avec un oeil tout à fait différent si j'avais su ou compris qu'il s'agissait d'une sorte d'autobiographie ...

Note : 7/10

Bonus : La bande annonce: