mercredi 16 avril 2014

Un jour ce blog ne se réanimera pas :)

Voilà, je viens ENCORE de faire subir un long mois de pause pour ce blog !

À chaque fois, l'envie de bloguer et partager mes lectures est plus forte que le profond coma dans lequel je mets artificiellement ce petit espace... 

J'ai toujours cette crainte qu'un jour l'envie ne soit plus aussi forte que toutes mes contraintes temporelles qui me font reléguer cet espace au second, voire troisième ou quatrième plan.

Bref, je n'ai plus la broue dans le toupet (expression tout ce qu'il y a de plus québécoise qui veut dire être débordée) et je recommence à avoir un peu de temps devant moi pour revenir alimenter un peu mon petit blog. Donc, je le réanime encore... pour combien de temps ?? On lance des paris ? ;)

mercredi 12 mars 2014

BD du mercredi : "Le val des ânes" de Matthieu Blanchin


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il fait partie de la liste des livres à lire dans le challenge "Les ignorants".  
Choisi au hasard dans le liste et réservé à la bibliothèque !











Ce que j'en ai pensé :

Plus je plonge dans la fabuleuse liste d'Étienne Davodeau, plus mes attentes sont hautes et je m'attends, à chaque fois, à être époustouflée. Alors bon, cette fois-ci, j'ai été un petit peu déçue. 

Je m'explique :

En général, j'aime bien les autobiographies. Soit elles sont un témoignage sympa d'une époque, soit elles me plongent dans ma propre histoire et me rendent nostalgique (et j'aime ça, en fait), soit elles me donnent envie d'en savoir plus sur la vie d'un auteur ou d'une personne comme ce fût le cas pour Alan, récemment.

Mais là, si j'ai aimé le graphisme troublant, atypique et irrégulier de Matthieu Blanchin, je n'ai pas été emballée. Je m'étais attendue à une histoire plus construite ou alors des petits épisodes de vie qui auraient eu une certaine forme de continuité. Or, dans ce recueil, j'ai senti trop de vide, trop de scènes décousues, trop d'introspection ou "inside jokes" desquelles je suis restée étrangère.

Par contre, certaines scènes et particulièrement certains dessins, m'ont fait passer par d'étranges émotions. Au début, il y a une sorte de noirceur, une sorte de gros malaise, des images torturées et laissant vraiment sentir un mal-être intense. Mais c'est juste au début que j'ai ressenti ça. Ensuite, on découvre de petits épisodes, somme tout relativement sympathique, de trois frès à la campagne. Le dessin est simple mais ce qui rajoute un charme d'enfance c'est cette écriture en attaché qui rappelle nos cahiers de primaire.

Il y a juste 3-4 pages en couleur qui m'ont vraiment surprise et qui sont un peu, finalement, comme un cheveu sur la soupe et dont le style de dessin tranche aussi passablement avec le reste. Ce qui aurait pu passer pour original m'a un peu trop déstabilisée..

Verdict :
Si je veux être un peu objective, je dirai que, sincèrement, c'est une bonne BD mais je suis vraiment passée à côté. Que cela ne te décourage pas, cher toi, de l'essayer... Elle se lit très vite. Au pire tu auras perdu un peu de temps. Au mieux, tu auras vu une BD au dessin relativement original.

Note : 6/10

Bonus 1 :





Bonus 2 : Les autres BD chez Mango

jeudi 27 février 2014

La blogosphère en culottes courtes de l'Irrégulière



L'Irrégulière a eu une super idée et bon nombre de blogueurs ont participer : avoir des photos de nos minois quand on était enfant. Elle en a fait un super montage que je t'invite, cher toi, à aller voir ICI

mercredi 26 février 2014

BD du mercredi : "La guerre d'Alan" d'Emmanuel Guibert


Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai découvert Alan à travers l'album qui parle de son enfance.
J'avais adoré.
Maintenant, il me fallait découvrir sa vie de soldat et espérer retrouver ce qui m'avait charmé dans la narration de son enfance.











Ce que j'en ai pensé :
Même sublimes dessins que dans le premier livre que j'ai lu d'Emmanuel Guibert (qui s'avère, en fait, être le premier tome sur la vie d'Alan et ensuite, on pourra lire son adolescence). Ces planches en noir et blanc oscillent entre le souci du détail et la présence de vides qui permettent de mieux mettre en lumière certains personnages ou certaines situations. Cette alternance de prises de vues rend le récit très dynamique. Les chapitres sont courts et nous emportent dans la vie du jeune Alan qui va s'engager dans l'armée, être formé pour la guerre et se retrouver en Europe pour combattre sur le front américain, voir les drames de guerres mais échapper au pire.

Si j'ai encore aimé les dessins et l'ambiance générale, j'ai un peu moins aimé que l'histoire de son enfance.

J'ai adoré, par contre, le contexte militaire de seconde guerre mondiale et l’œil sous lequel sont vues certaines situations, certains villages traversées et certains partenaires de guerre.

Alan, ce témoin de  l'Histoire, nous donne une vue tout à fait intéressante de cette période fascinante. Une personne comme Monsieur et Madame tout le monde. Une personne qui, sans ce témoignage retracé par Emmanuel Guibert, aurait été oublié comme plusieurs autres soldats mais qui a eu la chance de rencontrer un fabuleux dessinateur.

Verdict :
Pour être franche, mon intérêt s'est étiolé à partir de la moitié du livre et j'ai peiné à finir cette intégrale. Mais, cela reste un chouette témoignage de la seconde guerre mondiale et je suis ravie de l'avoir lu et je vais vouloir continuer mon plaisir de découverte de la vie d'Alan quand celle-ci sera disponible.

Note : 7/10

Bonus 1 :





Bonus 2 : Les autres BD chez Mango

mercredi 19 février 2014

BD du mercredi "Blacksad - Amarillo" de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'étais super impatiente avec tout le teasing que j'ai vu sur facebook et sur la toile... alors je me la suis offerte pour Noël.
Parce que j'aime Blacksad, ce beau gros matou qui fait presque chavirer mon cœur.
(Ça avait commencé ici : premier tome puis avec le 2ème tome puis le 3ème tome et enfin avec le 4ème)









Ce que j'en ai pensé :
Bon, je suis déçue. Trop d'attentes probablement. J'avais tellement hâte de lire ce tome et cela n'a pas été à la hauteur de mes attentes.

Visuellement, j'en ai encore eu pour mon argent. Il me semble que le souci du détail est de plus en plus présent à chacun des tomes. Je suis toujours aussi admirative devant la façon dont les animaux sont humanisée. On en oublie que ce sont des animaux et on se laisse prendre à les juger sur leurs caractères en commençant par leur aspect physique qui les caractérise.

Par contre, au niveau du scénario, j'ai trouvé que celui était le plus pauvre des 5 tomes. Il m'a semblé que ça partait un peu dans tous les sens que que la trame principale était super simple. En plus, il y a plusieurs éléments sur lesquels on attend une chute ... mais qui ne vient jamais.

Verdict :
Puisque c'est Blacksad, c'est à lire mais il ne faut pas avoir trop d'attente, comme j'en avais, pour ne pas être déçu.
Attendons le 6ème tome pour voir si je retrouve un scénario qui va m’époustoufler.

Note : 7/10

Bonus 1 :

Bonus 2 : Les autres BD chez Mango








dimanche 16 février 2014

"Les évaporés" de Thomas B. Reverdy




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce que j'étais en vacances chez ma belle-mère pour Noël et elle m'en a parlé, m'a donné envie de le lire et c'est avec plein d'enthousiasme que j'ai fais une pause dans ma lecture du moment pour découvrir ce livre te le lire en 2 soirées.
(Oui, tu le remarqueras cher toi que je rédige ce billet 2 mois après avoir lu ce livre ... donc il se peut fort bien que mon billet soit encore plus décousu qu'à l'habitude).

Ce que j'en ai pensé :
En général, j'aime toutes les lectures que ma belle-mère me recommande. Cette lecture n'a pas fait exception à la règle. J'ai aimé.

En fait, plus que l'histoire qui, à certains endroits, ne m'a pas toujours convaincue, ce sont les références culturelles japonaises qui m'ont marqué. J'aime quant, au travers d'une lecture, j'apprends des choses historiques ou socio-culturelles. Et là, j'ai été servie car j'ai découvert une notion qui m'était complètement inconnue : les évaporés au japon. Ces personnes sont des personnes disparues que personne ne recherche, pas même la police ni la famille qui en a honte. 

C'est ainsi que Kaze, un homme dans la soixantaine prépare son départ, part puis essaye de se faire une nouvelle vie. En parallèle, on va suivre sa fille Yukiko, immigrée à San Francisco qui va revenir au japon pour essayer de le retrouver avec un de ses ex, Richard, un détective privé sur lequel elle mise beaucoup pour comprendre ce qu'est devenu son père.

Je ne connaissais pas Thomas B. Reverdy. J'ai croisé beaucoup de tes billets, cher toi, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de rencontrer cet auteur et je dois admettre que j'aime beaucoup son style. Il y a une sorte de poésie au détour de chacune de ses phrases. On y sent une grande sensibilité. Ça m'a plu.

J'ai aimé que l'histoire soit faite dans un Japon contemporain, celui après le tsunami, celui après la drame de Fukushima, celui où l'on parle encore de Yakuzas, celui où le respect des traditions et de l'honneur sont encore là, celui dans lequel il y a des classes sociales en grande difficultés, celui où la pudeur japonaise tranche avec le monde des marginaux.

Verdict :
Une belle découverte grâce à belle-maman. J'ai envie de lire d'autres livres de Thomas B. Reverdy et d'autres livres sur le Japon :)

Note : 8.5/10




mercredi 12 février 2014

BD du mercredi : "Muchacho" de Lepage


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Parce qu'il fait partie de la liste des livres à lire dans le challenge "Les ignorants". 

Parce que j'ai aimé ce que j'ai lu de Lepage ("Oh les filles",  "Voyage aux îles de la Désolation"  et "Un printemps à Tchernobyl").

Parce que j'avais lu beaucoup d'avis positifs avant.

Pourquoi l'intégral ? Parce que je suis souvent frustrée à la fin d'un tome de ne pas avoir la suite. Là, j'ai toute l'histoire d'un coup !







Ce que j'en ai pensé :
Ce n'était vraiment pas loin du coup de coeur !

J'ai aimé cette histoire qui s'inscrit dans un contexte historico-géopolitique intéressant auquel, ignorante que je suis, je n'y connaissais rien. En effet, on suit l'histoire de Gabriel, jeune séminariste issu d'une famille riche dans ce Nicaragua de 1976 où sévit une répression militaire contre les paysans.

Je ne cesse d'être admirative devant le fabuleux travail de recherche de Lepage. On sent, encore une fois, qu'il s'est vraiment bien documenté sur cette période, sur le contexte pour essayer, encore une fois, au mieux de nous présenter une sorte de témoignage d'une époque.
On sent facilement les ondes de la révolution, des exactions militaires, de l'ambiance lourde dans les campagnes, de l'omni-présence de la religion, de la crainte des étrangers à un village mais surtout du clivage entre les pauvres et les riches et la difficulté de se faire accepter quand on ne vient pas du "bon" milieu.

Sorte de roman initiatique, on suit Gabriel dans ses doutes, dans se recherche personnelle, dans ses envies, dans son analyse de la société qui l'entoure et de ses protagonistes. L'observation dont fait preuve, progressivement, Gabriel guide le lecteur vers l'apprentissage de l'histoire Nicaraguayenne et de la façon dont sont décryptés les codes de la révolution.

J'ai adoré la façon dont nous est montrée la douce découverte de émois tabous d'un jeune garçon religieux et de l'homosexualité.

Le dessin, quant à lui, est sublime... à la hauteur de tous les autres albums de Lepage que j'ai lu avant.  Les traits sont fins, détaillés, les décors fournis et réalistes, les couleurs somptueuses et harmonieuses.

Le seul bémol qui n'en a pas fait un immense coup de coeur : j'ai trouvé quelques mini longueurs.

Verdict :
Un dyptique super intéressant tant sur le plan historique que graphique (c'est Lepage, hein! donc c'est bon).
Il faut le lire !
Merci Monsieur Davodeau de m'y avoir incité.

Note : 9/10

Bonus 1 :




Bonus 2 : Les autres BD chez Mango