lundi 26 août 2013

"Espaces" d'Olivia Tapiero


Pourquoi avoir lu ce livre ?
C'est chez Topinambulle que j'ai repéré ce titre. Son billet m'avait donné envie de le lire et puis, chouette comme elle l'est, Topinambulle me l'a prêté. (Merci)

Ce que j'en ai pensé :
Quel récit particulier ! Au début, j'ai été surprise par tant de poésie pour décrire autant de désarroi, de tristesse, de solitude, d'isolement, de traumatisme... C'était trèes paradoxal et perturbant...

Lola est une fille un peu perdue, se cherche mais cherche surtout à trouver des repères, un espace où elle existerait suite au traumatisme qu'elle a vécu juste après la rentrée scolaire. 

Le mot "espace" est la clé du livre. On le trouve présent très souvent. On le cherche constamment et il se décline sous diverses formes.

L'écriture de la très jeune Olivia Tapiero est particulière et son histoire est torturée, juste comme il faut. Elle s'apprivoise, on s'y habitue et on finit par adorer et se laisser bercer par ses phrases qui décrivent une histoire sombre et dénuée d'espoir.

Les personnages secondaires (la colloc', le professeur, Thallie, la membre d'un jury) sont aussi très particuliers et ont une place intéressante.

Au départ, j'étais sceptique, donc, et ensuite, j'ai été complètement emballée.

En tournant la dernière page, j'ai vu les remerciements à Lucie Renaud et Claudio Pinto... sympa ! Je me doutais que ces deux là connaissaient du très très bon et talentueux monde !!! :)

Verdict :
Une écriture poétique sur un sujet difficile.
Une qualité d'écriture d'autant plus bluffante qu'elle vient d'une si talentueuse jeune femme.
Une auteure qu'il me fera plaisir de suivre.
Il faudra que je lise son premier livre "Les murs".

Note : 8/10

Bonus : Les billets de PhilTopinambulle


vendredi 23 août 2013

"Le club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia


Pourquoi avoir lu ce livre ?
Lire un pavé alors que Loulou commence à découvrir la vie à quatre pattes, ne veut pas dormir en journée et m'épuise tellement que je tombe de sommeil le soir, c'était assez optimiste (facile, le jeu de mot ...) mais bon, ce livre me faisait de l’œil depuis longtemps et je l'ai acheté chez Mélanie lors de mes dernières vacances à Paris. Depuis, il n'arrêtait de m'appeler lorsque je passais proche d'une de mes PAL... et puis, nous partions une semaine en vacances alors je l'ai amené en promenade !

Ce que j'en ai pensé :
Quand on veut, on peut ! J'ai été séduite par l'écriture, par les petites histoires et les grandes Histoires. Et au final, j'avais du mal à le reposer... et je l'ai fini très rapidement. Ce qui m'a valu de bien petites nuits ... mais aucun regret ! C'était agréable.

Au départ, j'ai eu du mal à embarquer dans les histoires de ces immigrés de l'Est. Leurs noms, leurs histoires, leurs liens. J'ai eu du mal à tout mettre en place dans ma tête, au début. Heureusement, il y avait le jeune Michel qui me plaisait, sa vie, sa famille, ses rencontres, ses lectures, sa relation avec la belle grande Cécile, et il a fait le pont avec ces "héros" polonais, hongrois, tchèque et autres... Et, petit à petit, Jean-Michel Guenassia nous les présente un par un avec leur histoire, finalement, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Alors, j'ai fini par les aimer ces immigrants mal-aimés. J'ai voulu en savoir toujours plus sur leur passé et j'ai été bien servie.

Je ne mentirai pas en disant que je préférais les chapitres avec Michel mais sans tomber du tout dans l'ennui lorsque je revenais aux autres personnages !

J'ai aimé, au fil de la lecture, de comprendre les liens entre les personnages et je n'ai absolument pas vu venir la chute (naïve un jour, naïve toujours...).

J'ai aimé aussi les thèmes abordés : la guerre froide, la France des années soixante, la guerre d'Algérie, la situation des pays de l'Est...

J'ai aimé les clins d’œil avec Sartre et Kessel.

Je n'ai pas été rebutée par le club d'échec, moi, l'inculte qui n'y connait rien, car au final, c'est très secondaire comme thème et on n'épilogue pas trop sur les parties en tant que tel mais plus la psychologie de jeu.

L'écriture est simple et fluide même si l'on ne parle pas de grande littérature. J'ai aimé tourner les pages de ce pavé sans voir le temps passer.

Verdict :
Un excellent premier livre d'un auteur qui j'espère nous livrera d'autres récits du même calibre. Je file acheter "La vie rêvée d'Ernesto G."

Note : 8.5/10

Bonus : Les billets de Daniel Fattore. Et toi, cher toi, en as-tu parlé ? Depuis que je ne suis plus sous Google Reader, je n'arrive plus à faire de recherches efficaces de billets...


mercredi 21 août 2013

BD du mercredi : "La balade de Yaya" de Omont, Zhao et Marty





Pourquoi avoir lu ce livre ?
Sur une tablette à la biblio...
J'ai craqué pour la couverture. Elle a une belle bouille la petite Yaya, ne trouves-tu pas cher toi ?





Ce que j'en ai pensé :
Ces trois premiers tomes sont agréables à lire. Le tout se lit très vite sans lassitude (pour le moment...).

Les personnages sont attachants : 
Yaya, petite fille riche avec son caractère bien trempé, têtue comme une mule (hmm, faudrait que je trouve une autre expression car il parait que les mules ne sont absolument pas têtues en fait ...). Elle rêve de devenir pianiste et veut absolument aller passer des auditions même si ses parents lui interdisent (car c'est la guerre et ils veulent fuir, au plus vite, vers Hong-Kong). Et qu'est-ce que tu crois qu'elle va faire Yaya ? Elle ne comprend pas vraiment les enjeux de la guerre et l'urgence, alors ? Alors ? Bingo ! elle va décider d'aller seule à l'audition. Bravo championne !
Donc, elle va se trouver en galère dans une ville bombardée mais, heureusement, elle va rencontrer le petit Tuduo, acrobate agile, futé, sale mais généreux et altruiste. Son problème, c'est qu'il est sous le joug de Zhu, qui tel Mr Sowerberry va le traiter aussi mal qu'Oliver Twist...
Et puis il y a aussi le mignon petit oiseau de Pipo. C'est un oiseau qui parle mais seule Yaya peut le comprendre.

L'histoire, même si un peu caricaturale est sympathique :
Les aventures d'une petite fille riche et d'une pauvre petit mendiant qui vont devoir s'entraider pour échapper aux mains de l'affreux Zhu tout en essayant de retrouver les parents de Yaya. Bref, de petits enfants bien dégourdis qui se prennent en main et essaye de ne relever d'aucune autorité.
Les méchants sont très méchants mais il y a aussi des gentils, très gentils.
C'est rythmé avec plusieurs aventures, fugues, courses poursuites.
On y voit des bombardements, les effets de la guerre et ses destructions.

J'ai aimé les dessins ronds avec un petit style manga. Les pages ont un teint mat, limite délavé et les dessins sont comme des aquarelles.

La fin du 3ème tome est une sorte de clifhanger et je me demande fatalement ce qu'il va se passer.

Verdict :
Cette série est mignonne et devrait plaire aux plus jeunes. Les personnages sont attachants et leurs aventures, en période de seconde guerre, en Chine, sont intéressantes. 
J'ai réservé le second intégral pour poursuivre ma lecture.

Note : 7.5/10

Bonus 1 : 



Bonus 2 : les autres BD du mercredi avec Mango



 

lundi 19 août 2013

Quelques images de vacances fort sympathiques

Une semaine dans un chalet d'un parc national du Québec.

Au menu :
- rencontre avec
             - un héron
             - des huards
             - des tonnes de têtards
             - trois belles grenouilles
             - deux loutres avec lesquelles j'ai eu une mini discussion (oui, je suis sobre, le matin à 6h. Non, je ne fume pas. Non, je ne me drogue pas ...)
             - une poule sauvage
- ballades sur le lac
- pêche avec la prise de 2 truites mouchetées
- lectures
- profiter des enfants
- se promener
- décompresser
- dormir à la noirceur
- dormir sans aucun bruit autre que la nature, et les petits animaux
- voir loulou commencer à marcher à quatre-pattes, pressé qu'il était de vouloir toucher l'eau du lac (ou s'y jeter)
- voir pitchounette profiter de la nature et bien s'amuser

Bref, j'ai passé d'excellentes vacances !
















vendredi 16 août 2013

"Voyages de Gulliver" de Jonathan Swift



Pourquoi avoir lu ce livre ?

C'est un classique que j'ai dans ma PAL depuis des lustres. Je voulais le lire en souvenir des films ou séries télé sur lesquelles je suis tombée quelque fois, enfant.

Ce que j'en ai pensé :

J'ai commencé ce livre au début de l'année. J'en ai lu la moitié et me suis vraiment essouflée. Au départ c'était sympa et ensuite ça m'a vite saoulé. Je manque bien trop de culture sur le contexte politique de l'époque en Angletterre et donc lire toutes les notes de pages pour comprendre les références satiriques, ça m'a fatigué.Et puis, si au départ, je trouvais sympathiques et intéressantes les histoires/aventures de Lemuel Gulliver, après le voyage à Lilliput, à Brobdingnag, j'ai abandonné le récit alors qu'il se trouve sur Laputa.

J'ai laissé moisir le livre pendant 5 mois avant d'essayer de le reprendre et le finir pour le thème du club de lecture d'août : "Le voyage" !

Sans succès ! Abandon total après 3-4 autres pages lues la semaine dernière.

Je vais me contenter des grandes lignes du roman de Jonathan Swift et les faciles adaptations cinématographiques vues auparavant.

Verdict :

Lecture trop difficile et prenante pour moi en ces temps où j'ai envie de me laisser porter par une lecture sans trop faire d'efforts...

Note : Non Applicable - Abandon


mercredi 14 août 2013

BD du mercredi : "Les ignorants - Récit d'une initiation croisée" d'Etienne Davodeau



Pourquoi avoir lu ce livre ?
La semaine dernière, j'avais eu un peu trop d'attentes pour une BD et j'ai été un tout petit (mais alors tout petit peu de rien du tout) déçue. 
Là, encore une BD qui a reçu tellement de critiques dithyrambiques que, cette fois-ci, j'ai essayé de ne pas m'emballer et attendre un phénomène...

Serai-je à nouveau un peu déçue ou serai-je complètement séduite ?




Ce que j'en ai pensé :
Et bah, j'ai ADORÉ !
Oui, cette fois, je suis complètement d'accord avec tous les bons billets. Le succès de cet album est plus que mérité !

Etienne Davodeau propose à l'un de ses amis, vigneron, Richard Leroy, de lui permettre de découvrir la culture des vignes, la fabrication et la dégustation des vins. Pour cela, il travaillera bénévolement et suivra son ami toute une année et fera un livre dans lequel il décrira tout ce qu'il a appris. En échange, il initiera Richard à la bande-dessinée.

Je pensais que je partais de loin (trop loin?) puisque je ne bois du vin et lis des BD que depuis très peu de temps mais, justement, ce livre était tout à fait pour moi car je suis à la fois une inculte/ignorante dans ces deux domaines et donc, j'allais, comme chacun des deux protagonistes apprendre la passion de l'autre. Parfait !

Quel régal de suivre le métier d'un vigneron sur un cycle complet de un an ! Quel plaisir que de découvrir les passions respectives d'Étienne Davodeau pour la BD et pour la préparation d'un vin par Richard Leroy ! Quelle générosité d'Étienne et de Richard de partager cette expérience tout en détail ! Quelle belle disponibilité de certains bédéiste pour recevoir les deux amis et discuter de leur passion du neuvième art !

Je me suis retrouvée à la place d'Étienne Davodeau sur plusieurs plans. La scène de comparaison de différents vins (un sublime grand cru et de la piquette) m'a fait vraiment beaucoup rire car elle m'a rappelée le jour où mon père a voulu me renier, lui, qui, depuis l'âge de 14-15 ans boit un verre de vin à chaque repas (enfin, maintenant c'est plus un verre par jour ...) a essayé désespérément de m'initier au vin mais je suis restée hermétique et ce, jusqu'à très très récemment. Rares sont les vins que j'apprécie finalement, mais ça évolue doucement.

J'ai aussi souri que l'on parle de biodynamie car j'ai appris en quoi cela consistait, l'année dernière, lorsque je préparais la soirée de vins et fromages pour le club social de mon entreprise et que le sommelier a voulu faire de la biodynamie le thème de la soirée. Nous avons bu Ils ont bu (moi j'étais enceinte, c'est ballot pour celle qui organise la soirée et ne peut pas du tout en profiter, hein?) que des vins issus de cultures biodynamiques. C'était fort intéressant et cet album a complété ce que j'avais déjà appris sur le sujet.

C'était la première fois que je lisais une oeuvre de Davodeau et j'ai été conquise. J'aime son trait simple mais précis, j'ai aimé ses teintes de blancs et gris, j'ai aimé la foison des détails lorsqu'il dessine un pied de vigne, un paysage viticole, une usine, une ville...
C'est un style de dessin qui me convient très bien. Maintenant, il faudra voir ses dessins en couleur ...

Au fur et à mesure de ma lecture, en ce qui concerne l'apprentissage de Richard Leroy dans le domaine des BDs, je notais les différents auteurs et titres qu'il me fallait absolument découvrir pour poursuivre, moi aussi, mon initiation à la BD. Et ô joie ! à la fin du livre, il y a un double page des livres lus par Richard et des vins bu par Etienne. GÉNIALISSIME ! Merci pour cette attention. Encore une fois, c'est tellement généreux ! 
Je sens que je vais lancer un défi moi : celui de lire et boire (enfin, si je trouve au Québec et si ça ne me coûte pas un bras...) tout ce qui est référencé dans cette page ! (des partants ?)

Bref, j'ai dévoré une première fois cette BD, puis je l'ai relu avec calme pour bien intégrer toute la richesse des 266 pages.

Verdict :
A lire absolument, que l'on soit adepte de vin, de BD, des deux ou novice dans l'un ou l'autre de ces domaines.
Un livre à offrir, un livre à découvrir, à livre à lire et relire.
Un livre qui va trouver une place dans ma bibliothèque, c'est évident !

Note : 9.5/10

Bonus 1 :





Bonus 2 : Les billets des tentateurs et tentatrices : AifelleHélèneJoëlleMangoMo',  NouketteOliv', TopinambulleYaneckYvan ... et j'en oublie.... (n'hésite pas, cher toi, à ajouter ton lien dans les commentaires !)


Bonus 3 : les autres BD du mercredi avec Mango


samedi 10 août 2013

Pitchounette et ses livres : "Je ne veux pas être un petit pois" de Ann Bonwill et Simon Rickerty



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Ma grande pitchounette a gagné un tirage au sort à la bibliothèque. Elle a donc gagné 6 livres que voici :


Ça tombe bien, elle est la reçu la veille de son anniversaire. Du coup, elle a eu du mal à comprendre le concept de gagner un tirage au sort et que celui-ci soit dé-corrélé de son anniversaire... Pas grave. Si ça lui fait plaisir de croire que c'est un de ses cadeaux, alors tant mieux :)

Revenons à nos moutons.
Aujourd'hui, je vous parle d'un de ses préférés : "Je ne veux pas être un petit pois".




Ce que pitchounette et maman en ont pensé :
Hugo (un hippo...) et Bella (son petit oiseau), sont invités à un bal costumé Hippo-oiseau. Mais voilà, il n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les déguisements croisés qu'ils vont porter. Au début, Hugo veut être une princesse et suggère à Bella d'être le petit pois. Mais Bella ne l'entend pas de cette oreille. Elle propose alors d'être une sirène et Hugo un rocher. Bizarrement, ça me plait pas à Hugo ... et ainsi de suite, chacun des deux petits personnages va suggérer des costumes et auront du mal à se mettre d'accord (c'est qu'à chaque fois, le costume suggéré pour l'autre n'est pas très flatteur ...)

C'est un magnifique livre qui parle d'amitié, des disputes entre amis et de concessions que l'on doit faire pour garder ses amis et réussir à s'entendre. 

Hippo et Bella sont deux personnages qui nous ont fait rire. Ils sont mignons, ils sont coquins, ils sont marrants.

Les pages sont colorées et les dessins simples mais chouettes.




Pitchounette et maman ont hâte de retrouver des histoires de Hugo et Bella (puisqu'il semblerait qu'il y en ait d'autres : youppi !!)

Verdict :
Un charmant livre coloré avec une histoire d'amitié, de costumes, de dispute et de réconciliation.
Une histoire qui nous a bien plu à pitchounette et moi.