vendredi 14 septembre 2012

"Le goût du bonheur : Gabrielle" Tome 1 de Marie Laberge



Éditions : Boréal, 2006
Date première publication : 2001
616 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?

C'est Pimpi qui m'a offert la trilogie (oui 3 livres au lieu d'un !!!!) pour mon anniversaire. Autant te dire, cher toi, que j'ai été over-méga-super-vachement gâtée (merci merci merci !!!!).
Curieuse de lire cette série qui avait tant plu à mon amie, je me suis ruée sur le premier tome quelques jours après les avoir reçu.
Ça tombe bien, je peux maintenant en parler pour "Mon Québec en septembre" de Karine:)






Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l''île d''Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.De toute évidence, il s''agit d''un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l''entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l'Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir notre devoir.L''élégante Gabrielle a bien du mal à se soumettre au code strict de la société bien sage et bien pensante. Et si c''était possible de changer le monde autrement que par la prière ? Dans ce premier volet de la grande trilogie romanesque intitulée «Le Goût du bonheur», Marie Laberge brosse une vaste fresque du Québec de l''avant-guerre. Fidèle à sa manière, elle nous fait partager le destin de personnages si vrais qu''ils semblent bondir de la page. Grâce à une écriture qu''on dirait faite pour traduire les mouvements du cœur les plus subtils ou les plus inavouables, elle éclaire de l''intérieur une époque où, sous la gangue des conventions sociales et de la religion, les passions ne brûlaient pas avec moins de force qu'aujourd'hui.«Le Goût du bonheur» compte également deux romans déjà parus, Adélaïde et Florent. 

Ce que j'en ai pensé :
Une belle saga familiale comme je les aime avec des personnages attachants, des histoires de familles détaillées, crédibles et intéressantes qui laissent imaginer que cette histoire aurait vraiment pu avoir eu lieu à la veille de la seconde guerre mondiale.
Comment ne pas rêver d'une vie de couple comme celle de Gabrielle et Edward Miller ? Comment ne pas s'attendrir devant des enfants comme Adélaïde, Béatrice, Florent,  Guillaume, Fabien et Rose? Comment ne pas aimer cette famille unie où vivent en harmonie et dans le respect chaque être ?   
Comment ne pas tomber amoureuse de Nic?  
Comment ne pas haïr Kitty?  
Comment ne pas s'attacher petit à petit à cette Germaine dont la coquille se fend ?
Comment ne pas être bouleversée par certaines situations tragiques ? 
Comment ne pas avoir envie de savoir ce que vont devenir les plus jeunes (Béatrice deviendra t-elle une peste ? Reine reverra t-elle ses ambitions de mariage?) et les moins jeunes (Quelle sera la place de Nic dans cette famille ? Georgina sera t-elle toujours aussi pénible ? Germaine continuera t-elle à s'ouvrir ?)
Mais surtout, ce que ne m'avait pas dit Pimpi, c'est qu'une fois commencée, on ne peut plus s'arrêter de lire la série (ce qui explique qu'elle m'ait offert les 3 tomes, ne voulant pas me laisser en panique à la fin du premier tome)... 
Comment fermer ce tome sans ouvrir le 2ème pour suivre les aventures de la famille Miller ? (Comme de fait, au final, à la fin de premier tome, il m'a été impossible de ne pas poursuivre immédiatement avec le 2eme tome et alors qu'il était déjà bien tard, que j'étais fatiguée, que j'étais dans mon lit à lire les dernières pages de ce tome avant de m'endormir, je me suis levée, suis descendue dans la bibliothèque chercher le deuxième tome pour continuer encore à lire de belles longues minutes (Pimpi, mon sommeil ne te remercie pas, lui !)).

Verdict :
Cette histoire m'a fait un peu penser aux histoire d'Élisabeth d'Essiambre-Tremblay. 
Par exemple, Adélaïde me fait beaucoup penser à Charlotte de "Les soeurs Deblois" et Florent me fait penser à Antoine dans "Mémoire d'un quartier".
C'est une chouette histoire qui se passe dans une chouette époque et dans une chouette province ! Je te le recommande cher toi !

Note : 8.5/10

Bonus : Elles en parlent aussi : Cath, Karine :)

mercredi 12 septembre 2012

BD du mercredi .... à la semaine prochaine !!

Je l'ai entre mes mains depuis hier mais je n'ai pas eu le temps de le lire, donc, encore moins de le commenter mais je t'en parle la semaine prochaine :

A très vite alors :)

mardi 11 septembre 2012

"La mémoire du lac" de Joël Champetier


Editions : ALIRE, 2001
274 pages


Pourquoi avoir lu ce livre? 
Dans le cadre du défi "Mon Québec en septembre" lancé par Karine:), j'ai voulu regarder du côté des parutions de l'édition A Lire qui promet souvent des lectures percutantes.


 


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture : 

Ville-Marie, petite ville sur les bords du lac Témiscamingue. Parmi la population, Daniel Verrier, que tous connaissent parce qu'il vient de perdre ses deux enfants en bas âge, morts par noyade.

Miné par le remords ­ il est en partie responsable de la mort de ses enfants ­, délaissé par sa femme et aux prises avec de graves problèmes psychologiques, dont le moindre n'est pas une amnésie partielle, Verrier sombre lentement dans la folie.
Mais est-ce bien la folie ou s'agit-il d'autre chose ? Pourquoi le demeuré de la ville, Éric « la Poche » Massicotte, le poursuit-il sans relâche de son message sibyllin : Daniel, le lac attend ? Et quel rapport y a-t-il entre ses malheurs et le charnier découvert dans les caves du manoir Bowman, où d'étranges rites amérindiens semblent avoir été utilisés ?
Les réponses sont peut-être enfouies dans la mémoire déficiente de Verrier... ou au plus profond du lac Témiscamingue ! 

Ce que j'en ai pensé :

Le rythme de ce livre entraîne le lecteur à tourner rapidement les pages pour savoir ce qui va se passer. On suit avec intérêt la vie du misérable Daniel Verrier et on se demande s'il va réussir à s'en sortir et passer au dessus des épreuves qu'il doit subir. Sera t-il capable de vivre à cette culpabilité qui le ronge ? Sera t-il possible de vivre une nouvelle relation avec une femme ? Arrivera t-il à avoir une nouvelle vie "normale"?  Quel est cet individu qui le harcèle ? Trouvera t-il ses réponses parmi les rites amérindiens?

Globalement, ce livre m'a plu mais ... (oui ces derniers temps, il y a toujours un mais...) j'ai eu du mal à accepter le côté fantastique/mystique de cette histoire. Disons que si d'emblée, on s'attendait à avoir une bonne portion de fantastique, on entrerait plus facilement dans ce monde mais là, il y a juste quelques petites situations fantastiques noyées dans tout le réalisme de l'histoire. Pour ma part, j'ai eu du mal à adhérer à juste cette pointe de l'iceberg. 
Sinon, les personnages torturés, la vie autour de ce lac Témiscamingue et les rites amérindiens rendent cette histoire intéressante.
Contrairement à ce à quoi je m'attendais, ce n'est pas gore, trop violent/sanguinolent même s'il y a quelques scènes un peu plus "secouantes". Tout juste assez d'horreur pour justifier l'appartenance à la collection des éditions A Lire ;)

Verdict :
C'était ma première lecture d'un livre de Joël Champetier. Loin d'être un Patrick Senécal, il y a quand même un fort potentiel et il faudra que je me penche sur d'autres livres de son cru.

Note : 7/10

samedi 8 septembre 2012

"Crimes horticoles" de Mélanie Vincelette


Editions : Points, 2011
Première publication : 2005
182 pages


Pourquoi avoir lu ce livre? 
Autre livre débusquée en librairie pour "Mon Québec en septembre" de Karine:)



 




Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture : 

Pas facile d'avoir douze ans. Surtout quand on est une fille affublée du prénom d'Émile. À La Conception au Québec, entre un père cultivateur de pavot et une mère voyante à ses heures, Émile rêve : de son grand avenir de peintre, d'amour, d'aventure et surtout de fuir pour toujours son village peuplé d'adultes extravagants. 

Ce que j'en ai pensé :
Voici un livre pour le moins bizarre. La jeune Émile (oui c'est une fille), narratrice de ce livre, n'a pas la vie facile dans ce village québécois (Hautes-Laurentides) peuplé de personnes farfelues. Elle essaye de se faire une place parmi les personnes du village, parmi sa famille. Autant dire que ses parents sont hors-normes. Son père est taxidermiste, cultive du pavot, trompe sa femme tout le temps et ne s'intéresse pas vraiment à sa fille. Sa mère, elle, dépressive (?) lit l'avenir des gens mais n'ose pas parler de la vie avec sa propre fille.
Elle côtoie le vieux peintre français, ami de la famille qui la renseigne, lui, sur la vie et surveille son éducation.
Son premier amour sera un amour interdit.
Son amie est encore plus perdue qu'elle puisqu'elle cherche à comprendre la disparation de sa mère et que son père est le propriétaire du bar de danseuses nues (et prostituées) du village.
Bref, comment se sentir "normale" dans de telles circonstances ? 
J'ai trouvé ce texte un peu décousu et je n'ai pas été capable de vraiment m'attacher aux personnages mais certaines phrases sont magnifique et empreintes de beaucoup de poésie.

Verdict :
Un premier roman qui n'est, selon moi, pas une grosse réussite mais qui laisse envisager d'autres titres plus aboutis (prochainement?).

Note : 7/10

jeudi 6 septembre 2012

"La bar-mitsva de Samuel" de David Fitoussi


Editions : Livre de Poche, 2010
Date première publication : 2009
288 pages


Pourquoi avoir lu ce livre? 
Je me suis arrêtée en librairie (quel calvaire ... (ou pas)) pour faire une petite provision de littérature québécoise pour  "Mon Québec en septembre" de Karine:).
Un de mes choix s'est arrêté sur ce livre dont la couverture et le titre sonnaient "sympa".
Je me souvenais aussi avoir vu ce titre plusieurs fois sur les blogs, il y a quelque temps, et que le titre me plaisait déjà à l'époque.

 

Bon, David Fitoussi n'est pas québécois mais il y a vécu un bon nombre d'années alors je crois que ça compte. En plus, dans les librairies, ce livre est placé dans la littérature québécoise, c'est que c'est bon alors, hein Karine ?

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture : A la fin des années 1970, la vie familiale de Samuel Elbaz, un jeune garçon de 9 ans, dont les parents divorcés se haïssent et multiplient les entorses aux jugements successifs qu'ils ont obtenus l'un contre l'autre. La mère de Samuel et son nouveau conjoint s'enfuient avec les enfants au Canada, où Samuel trouve l'équilibre auprès du rabbin de la communauté juive locale. Premier roman.

Ce que j'en ai pensé :
Le début de ce livre m'a fait rire avec son ton cynique et son humour noir mais plus j'avançais dans ma lecture, plus je décrochais et moins j'adhérais au discours.
Quelques commentaires sur les premières impressions d'un immigrant au Québec sont très justes et je m'y suis retrouvée (même si ces situations sont vue du haut d'une jeune garçon de 9 ans). Ce qui me faisait rire au départ a fini par m'énerver car plus on avance dans le livre plus c'est cynique, irrévérencieux et vulgaire.
Samuel est un garçon, pré-adolescent, puis adolescent comme bien d'autres : il se cherche, il est mal dans sa peau et rien n'aide du côté de sa famille (une mère délurée, un père absent, une soeur-teigne). A travers son regard, le Québec et sa famille se prennent de méchantes claques. 
On suit Samuel et sa famille atypique dans leur intégration québécoise puis la préparation de la Bar-Mitsva à laquelle le père de Samuel (qui est en France lui) n'a pas été convié. 
On s'imagine qu'une grande place sera faite à cette célébration juive et dans laquelle on espère que le père de Samuel sera quand même présent mais au final, il n'y a que peu de pages sur cette journée. 
De la même façon, la fin semble un peu escamotée mais je ne m'en plaindrait pas trop car quelque part, j'avais hâte que cette histoire se termine. 

Verdict :
Des thèmes intéressants qui n'ont pas été suffisamment développés, un humour qui aurait pu me plaire s'il n'avait été dans des extrêmes de vulgarité, une histoire somme toute banale qui aurait bien plu me plaire mais qui finalement m'a laissée un peu amère.

Note : 6/10

Bonus : La Recrue du mois en a déjà bien parlé

mercredi 5 septembre 2012

BD du mercredi : "Very bad twinz" de Pacco et Margaux Motin


Editions : La Courte Échelle, 2011
480 pages


Pourquoi avoir lu ce livre? 
Encore un généreux prêt de Pimpi !






Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture : 
L'Enfer n'est pas l'endroit le plus fun de l'univers, Gomar, un super démon déglingue et sexy s'y ennuie à mourir. Lorsqu'elle décide d'entraîner Pacc’, son acolyte qui aspire au calme et à l'ordre, dans une virée sur terre, les choses ne se passent pas du tout comme prévu. Satan les avait pourtant prévenus: en période de trêve, pas de connerie, ni de sortilège, les démons devront là haut faire profil bas. Mais, dès le passage qui les mènera à la surface, Gomar et Pacc’ vont vivre une expérience troublante et ce sera loin d’être de tout repos ! Quand un démon mâle soupeau- lait porte une jupe et qu’un démon femelle border line pisse debout, vous pouvez être certains que l'ordre cosmique et universel des choses est en train de partir en sucettes !

Ce que j'en ai pensé :
J'aime beaucoup ce que font séparément Pacco et Margaux Motin. J'étais donc curieuse de voir ce que leur partenariat avait donné ... et ... et ... je suis déçue ! Oui, c'est terrible comme conclusion mais je suis déçue. 
Oui, il y a des moments drôles comme avec le personnage de Florence Foresti, Omar et Fred mais cette anarchie de sexe, partouzes et de grossièretés ne m'a pas plu.
Je n'ai pas trouvé le tout très cohérent. 
Les dessins, eux, sont bien conformes à ce que font les deux dessinateurs et le mélange des quatre mains offre un rendu assez intéressant.

Verdict :
C'est très moyen et tellement en deçà de ce qu'aurai pu imaginer qu'ils pourraient faire ensemble. Un coup marketing qui m'a beaucoup laissée sur ma faim et que j'ai trouvé sans intérêt. Il est prévu en trois tomes mais je crois que cela sera sans moi (sauf si les prochains tomes tombent par hasard entre mes petites mains, mais cela ne sera pas du tout dans mes priorités de lecture).

Note : 4/10

Bonus : quelques images 






Bonus 2 : les autres BDs du mercredi chez Mango 

dimanche 2 septembre 2012

"Le goût du Paradis" de Julie Balian



Editions : La Courte Échelle, 2011
480 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Ce livre m'a été offert en même temps que "Et au pire, on se mariera" de Sophie Bienvenue.
J'ai lu ce livre quelque part en février-mars, lorsque je n'étais plus trop active sur ce blog. Ce billet traîne donc depuis ... Et je profite du défi "Mon Québec en septembre" lancé par Karine:) pour le ressortir de la poussière.





Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Clarence Paradis, dix-neuf ans, mène chaque jour le même combat : celui de camoufler ses désordres alimentaires. Ironiquement, elle est sur le point d’hériter du « Goût du Paradis », la pâtisserie de sa grand-mère. Face au dilemme de vaincre ses démons ou de sacrifier le rêve de son aïeule, elle part à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, où elle croit pouvoir trouver le chemin de la réconciliation avec son corps.

Ce que j'en ai pensé :
Voici un livre qui de prime abord je qualifierai de livre pour filles. C'est une jeune femme qui a des problèmes avec la nourriture (elle doit combattre un démon intérieur), qui a des relations d'un soir, qui profite de sa jeunesse en faisant parfois les 400 coups...
Cette jeune Clarence va vivre une petite descente aux enfers pour ensuite mieux se retrouver. Si je n'ai  pas été transcendée par ce livre j'ai quand même aimé certains éléments : J'ai beaucoup apprécié la relation de Sophie avec Clarence et surtout celle avec sa grand-mère Rose (personnage que j'adore). J'ai aimé les remises en questions que Clarence pose sur son avenir et la profession qu'elle aimerait exercer. J'ai aimé le courage que démontre Clarence lorsqu'elle décide de partir en Nouvelle-Zélande...
L'écriture est fluide et quelques pointes d'humour sont bien senties.
Mais, je n'ai pas aimé la conclusion trop "bon enfant". Certes, il y a une forte note d'espoir mais cette fin est bien trop prévisible ... Je n'ai pas aimé non plus certains passages qui me paraissaient trop invraisemblables et puis il y a , il faut bien l'avouer, quelques passages qui dont très chick-list (et je n'en suis pas fan, en général, tu t'en souviens).

Verdict :
Un livre qui ne me laissera pas un souvenir encore longtemps mais qui a été relativement agréable à lire sur le moment.
Il touchera probablement ceux qui ont des problèmes alimentaires ou qui connaissent du monde qui en ont.

Note : 6.5/10