mardi 19 avril 2011

"La destruction d'un coeur" de Stefan Zweig


Éditions : Le livre de poche, 2010
Première édition : 1931
160 pages





Pourquoi avoir lu ce livre?
Je ne sais pas si tu te souviens, cher toi, mais je faisais religieusement le challenge "Ich liebe Zweig" et j'avais acheté ce recueil de nouvelles pour ma lecture de décembre 2010 ou janvier 201 (en fait, Caro et Karine, quand était censé se terminer le challenge? [...] Je viens de trouver !!! c'était jusqu'au 31 décembre 2010 :) ) mais j'ai été prise de court et ce n'est qu'en avril, soit presque 6 mois sans avoir lu un mot de Zweig que je me suis décidée à replonger dans une lecture de ce cher Stefan !


Pour ceux qui, contrairement à moi,  aiment lire la quatrième de couverture :
Avec Maupassant pour modèle, Stefan Zweig s'est attaché, selon ses propres mots, à donner à chacune de ces trois nouvelles toute « la substance d'un livre ». Dans « Destruction d'un coeur », un vieil homme ne se résout pas à admettre que sa fille devienne adulte. Il se laisse consumer par une jalousie qui, peu à peu, l'isole de ses semblables. Romain Rolland voyait là l'une des « plus lucides tragédies de la vie moderne, de l'éternelle humanité ». Dans « La gouvernante » et « Le jeu dangereux », c'est encore la cruauté des rapports entre générations - mais aussi l'intelligence immédiate des enfants face aux choses de la vie ou le refus de vieillir - que Stefan Zweig met en scène.


Ce que j'en ai pensé :
Je ne suis pas fan de nouvelles et pourtant toutes celles que j'ai lu (ou presque) de Stefan Zweig ont été un pur moment de bonheur. Ces 3 petites nouvelles n'échappent pas à la règle.



Dans "La destruction d'un coeur", j'ai aimé l'évolution de cette nouvelle et comme à chaque fois, l'évolution des sentiments de quelqu'un en quelques pages.
J'ai été touchée par ce père dont le coeur va être détruit par la non-acceptation que sa fille grandit et devient une femme.
J'ai aimé la façon dont est décrite sa descente aux enfers et son début de folie. J'ai aimé le voir basculer doucement en passant par toute une gamme d'émotions. Ce qui m'a le plus touché c'est de la voir devenir indifférent à tout et amer en considérant que sa femme et sa fille profitent de cet homme travailleur qui s'est acharné toute sa vie pour que les femmes de sa vie aient tout ce qu'elles désirent. Ils voient en elles beaucoup d'ingratitude et de méprit.
Cette nouvelle est courte mais poignante (oui, c'est TOUJOURS le cas avec mon cher Stefan)


Dans "La gouvernante", j'ai adoré l'histoire de ces deux jeunes soeurs naïves et innocentes qui vont grandir d'un coup suite à un drame. J'ai aimé leur complicité et leur gentillesse. J'ai aimé l'affection qu'elles portent à leur gouvernante et leur inquiétude à son égard. J'ai aimé les voir découvrir et affronter les mensonges de ce monde d'adultes. J'ai aimé le regard que pose Stefan Zweig pour les moeurs de l'époque et sur la condition des gouvernantes mais surtout des filles-mères rejetées par leurs amants.


Dans "Le jeu dangereux" (nouvelle qui m'a un peu moins rejointe), j'ai aimé cette histoire de vieil homme qui relate le "crime" qu'il a commis d'interférer dans la vie d'une jeune fille et d'un jeune homme en écrivant des lettres laissant croire que le jeune homme était amoureux de la jeune fille. J'ai aimé la cruauté, le cynisme et le presque-regret de ce vieil homme qui semble être revenu sur le lieu du crime pour se remémorer cet épisode ou pour espionner ce qu'ont pu devenir ses victimes.


Verdict :
Y'a pas à dire Stefan Zweig est une valeur sûre !


Note : 8.5/10 (10/10 pour "La destruction d'un coeur" 10/10 pour "La gouvernante" et 6/10 pour "Le jeu dangereux")

dimanche 17 avril 2011

"Le journal d'Aurélie Laflamme - Un été chez ma grand-mère" Tome 3 d'India Desjardins

a
Éditions : Les intouchables, 2007
304 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Tu as peut-être déjà vu que j'avais adoré le premier tome, bien aimé le second et que Marguerite m'a proposé une lecture commune pour ce troisième tome ...


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
À l'aube de ses quinze ans, Aurélie Laflamme a pris une décision : celle de devenir plus mature. Plus question de se laisser envahir par toutes sortes d'émotions incontrôlables ! Peu importe sa rupture avec Nicolas, ses mauvais résultats scolaires et le fait que sa mère parte en voyage avec son nouveau chum (possiblement diabolique) de l'autre côté de l'Atlantique, Aurélie (aidée par tout le chocolat qu'elle peut trouver) veut rester zen. Heureusement que l'année scolaire tire à sa fin, elle pourra enfin souffler et mettre à profit sa nouvelle résolution ! Mais comment y arriver quand elle doit s'expatrier à la campagne chez sa grand-mère pendant que sa meilleure amie, Kat, passe un mois dans un camp d'équitation et que son voisin, Tommy, se rend dans sa ville natale ? Alors qu'Aurélie se prépare à passer un été à écouter gazouiller les moineaux et à observer la danse nuptiale des vers de terre (bref, déprimant !), elle ne peut imaginer la foule de péripéties qui l'attendent...

Ce que j'en ai pensé :
Je ne savais pas si j'allais aimer ou être déçue par ce tome ... et bien, je crois que c'est, pour le moment, le tome qui m'a fait le plus rire. Je me revois pouffer sur le canapé puis exploser de rire sans pouvoir m'arrêter et de devoir dire à Monsieur Kikine "Ne me regarde pas comme ça, c'est juste trop drôle" (Il faut dire que Monsieur Kikine ne m'a jamais vu (je crois) éclater de rire en lisant un livre (ce qui s'explique par le fait que c'est somme toute assez rare).
Bref, j'ai ADORÉ !
Plus on l'a connaît, Aurélie, plus on l'aime et plus elle nous fait rire.
Elle est toujours aussi attachante, drôle, maladroite, sensible, timide dans certaines circonstances... bref une vraie ado comme je les aime.
Elle va passer des vacances chez sa grand-mère paternelle pendant que sa maman passe des vacances à paris avec son nouvel amoureux.
J'ai aimé voir la complicité qui va se tisser entre Aurélie et sa grand-mère. C'est toujours touchant quand on voit qu'une relation évolue comme ça. Ça m'est arrivé à quelque reprises d'avoir mal jugé une personne et lorsque l'on finit par l'apprécier c'est toujours plus jubilatoire que lorsqu'on savait déjà qu'on l'aimerait.
J'aime quand elle rencontre du nouveau monde et se sent super gênée.
J'aime quand elle analyse le monde autour d'elle. 
J'aime quand elle fait la morale à sa grand-mère.
J'aime quand elle jour les adultes alors que le monde autour d'elle (sa maman) semble jouer les ados ;)

Verdict :
Je vais me ruer très prochainement sur le 4ème tome c'est certain !
Si tu ne l'as pas déjà fait, je te recommande vivement cette série si tu es une femme ou jeune fille !

Note : 9/10

vendredi 15 avril 2011

"Mémoires d'un quartier- Marcel" Tome 7 de Louise Tremblay d'Essiambre




Editions : Guy St-Jean, 2010
311 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que je me suis laissé entraînée dans la lecture de cette série.
Parce que, veut veut pas (je l'aime cette expression québécoise aussi), on finit par s'attacher aux personnages et parce que l'on a hâte de savoir ce qu'ils deviennent...




Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Depuis un an, Marcel n'a plus le temps d'aller prendre une bière à la taverne. En fait, il est épicier à plein temps et, à bien y penser, il vient de vivre la pire année de toute sa vie.
Marcel parviendra-t-il à s'en sortir? Il le faut pourtant, c'est le bien être de toute sa famille qui en dépend. La vie file et Marcel vient de prendre conscience qu'il ne la voit pas passer.
Bernadette, elle, n'a pas envie de voir partir Adrien. Pourtant, depuis l'automne dernier, ses paroles proclament le contraire. Elle se fait l'avocat du diable en répétant que Maureen a le droit de connaître sa fille, d'autant plus que la lointaine mère commence à manifester un intérêt pour l'enfant.
Cependant, comme le dit si bien Évangéline: s'il fallait qu'ils ne reviennent jamais.En plus, depuis quelques mois déjà, son fils Antoine s'est mis en tête d'aller passer l'été à New-York pour tenter d'intéresser quelques propriétaires de galeries afin qu'ils exposent ses toiles.
En attendant, Bernadette s'inquiète aussi pour Laura qui, de son côté, n'a toujours pas annoncé à son père qu'elle retourne à l'université. Avec l'humeur de Marcel qui s'assombrit de jour en jour, Bernadette ne voit pas comment Laura va s'y prendre. La jeune fille semble par ailleurs très préoccupée par le nouvel ami un peu louche de Francine.
Voici le septième tome de la très belle série Mémoires d'un quartier, Marcel, où le père de famille Lacaille apprendra à découvrir le véritable visage de tous ceux qui l'entourent.
Ce que j'en ai pensé:
Même si la lecture a été encore fort agréable ("page turner"), je commence à ressentir la pointe de lassitude (Dieu que je suis prévisible). Ça a commencé au tome précédent et ça se confirme avec ce tome-ci, j'ai vraiment l'impression que l'auteur étire au maximum son histoire et ajoute des épisodes au fur et à mesure pour prolonger au maximum sa publication de livres... Oui j'aime toujours la famille Lacaille mais je sens que ça pourrait durer aussi longtemps qu'une télésérie populaire comme "Les feux de l'amour", par exemple.
Il me semble que c'est chouette aussi quand un livre/série se termine et que l'on peut passer à autre chose ... Enfin bon ... parlons plutôt de ce qui m'a plu:
J'ai aimé que l'auteur passe plus de temps à nous parler de Marcel. On avait l'habitude de le voir bougon le soir chez lui et à quelques reprises dans sa boucherie. Dans ce tome, on le découvre pas mal plus en journée, au travail. On découvre un autre homme, celui du jour, celui du travail acharné, celui qui veut subvenir décemment aux besoins de sa famille et contre toute attente (enfin si ... on le sentait venir quand même), l'entendre même faire des compliments aux membres de sa famille. J'ai, donc, aimé voir l'autre facette de cet homme qui, au même titre que sa mère finira sûrement par bien se bonifier. Je m'attendais, par contre, à un scoop sur son enfance qui expliquerait peut-être pourquoi il est devenu cet homme si aigri, la plupart du temps.
J'ai aimé retrouver Adrien mais il a commencé à m'agacer. Lui, qui m'avait un peu séduite par ses façons de faire à l'égard de sa fille et de sa famille, voilà 2 tomes, a commencé à me casser les pieds avec ses tergiversations et sa difficulté à faire des choix.
J'ai aimé la quête de Laura et Bébert pour déterminer si Francine est heureuse avec son nouvel amant.
J'ai aimé l'enthousiasme et la passion d'Antoine pour la peinture et le voir face à une future aventure à New-York.
J'ai aimé retrouvé la famille Prescott et leur attitude face à la petite Michelle qu'ils apprennent à découvrir et à aimer à leur façon.
J'ai aimé retrouver Charlotte et sa fille Alicia mais je trouve que l'auteur mélange trop d'histoires et en fait, j'aurai préféré que l'on se cantonne aux personnages principaux de la famille Lacaille. C'est bien qu'il y ait des personnages secondaires mais d'une certaines mesure ils prennent trop de place par endroits et pas assez par d'autres. Comme si on nous faisait un teasing à chaque fois pour ajouter un ingrédient à la sauce déjà suffisamment riche.

Verdict:
Une lecture en demi-teinte dans laquelle on sent un début de lassitude. Ceci est le dernier tome paru. le prochain est prévu dans quelques jours/semaines, le suivant cet été, les suivants (oui ... parce qu'il vient de s'en rajouter un depuis mon dernier billet), l'automne suivant ...
Bien sûr, le livre finit, avec un nouveau cliffhanger mais mon intérêt n'est pas assez grand en fermant ce tome pour que je veuille me replonger prochainement dans une suite.
Je pense que je vais faire une pause et peut-être relire les histoires de la famille Lacaille dans un futur moyen si j'apprends que la série se termine.
En attendant, le vais me concentrer sur la série "les soeurs Deblois" qui compte 4 tomes même si j'ai le sentiment que je vais peut-être un peu m'ennuyer car beaucoup de punchs ont été dévoilés dans "mémoires d'un quartier". Mais, ne sait-on jamais ...

Note : 6/10 (non pas à cause de mon plaisir de lecture mais plus à la lassitude qui s'installe)

mercredi 13 avril 2011

BD du mercredi : "Mon année - Printemps" Tome 1 de Taniguchi et Morvan



Édition : Dargaud, 2009
64 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que je l'avais repéré sur quelques blogs et que je l'ai vu à la bibliothèque. Je l'ai pris sans hésiter !



Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Capucine vient d'avoir 8 ans. C'est une petite fille comme les autres ... À une seule "toute petite" différence près : Capucine est porteuse de la trisomie 21. Le pire pour elle, c'est qu'elle n'en a que très peu les caractéristiques physiques : les braves gens ne comprennent donc pas pourquoi elle est "si bizarre"...
Ce printemps est un tournant dans la vie de Capucine, car elle va voir fleurir soudainement de nombreux problèmes qui n'étaient alors que des germes. Entre une école de la République qui la pousse vers la sortie, une tante gravement malade, une famille inquiète et des parents sur le point de craquer, Capucine va devoir apprendre à "gérer" ses problèmes, mais aussi ceux des autres. 
Dans la tourmente, elle n'aura souvent que son amour à offrir, et sa façon "extra-ordinaire" de voir les choses ...

Ce que j'en ai pensé :
Tu le sais, cher toi, que je ne lis jamais (ou presque) les quatrièmes de couverture et que j'évite au possible de trop en lire sur un blog quand on parle d'un livre ou d'un album. Je me contente souvent de ne juste lire (et retenir, en fait) les impressions de lecture des gens en évitant au maximum de trop m'imprégner de l'histoire. C'est donc quasiment vierge de l'histoire que je me suis plongée dans ce livre.
Comme je ne m'étais pas vraiment renseignée avant, j'ai été très embrouillée au début car les traits de dessins (de Taniguchi) sont fortement "japonisés" et me rappellent certains mangas ou dessins-animés japonais alors que l'histoire se passe en France. On parle en effet de la fameuse A13 (on sent d'ailleurs au début que l'on est quelque part en Normandie avec les dessins de la campagne et des maisons typiques de la région) puis on se retrouve à Paris. Or, il m'a semblé que les personnages ne "ressemblaient pas à des français" et puis voyant Capucine dessiner sur le sable un dessin me faisant vraiment penser à Totoro, je m'imaginais que l'histoire avait lieu au japon et que l'on avait ici qu'une semble traduction du texte. (Ouais, je suis un peu lente à la détente parfois et il me faut du temps pour comprendre certaines choses!)
Une fois assimilée le fait que Morvan était le scénariste, Taniguchi le dessinateur et que l'histoire se passait bien en France, dans une famille française, ça a été un peu plus facile à suivre !
J'ai trouvé la petite Capucine très charmante et on comprend assez vite qu'elle est différente sans que cela ne nous pose un problème car cette petite fille est attachante et rigolote. Ceci dit, très rapidement on se met à la place des parents et on se demande comment on gèrerait la situation si on était les parents de cette petite fille. J'ai eu beaucoup de compassion pour ces parents qui aiment très fort leur fille et qui ne souhaitent que son bonheur mais qui se heurtent aux difficultés de la situation. Comment faire face quand son enfant est dé-scolarisé? Comment être toujours sur la même longueur d'onde et toujours avoir un discours et une attitude cohérents et constants ? Comment supporter que son enfant n'avance pas aussi vite que les autres et que si, à son âge, ce n'est pas encore important, ça va s'empirer avec l'âge et l'écart avec les autres va être de plus en plus accentué?
Bref, j'ai aimé suivre ces questionnements et le positionnement de Capucine qui ne comprend pas bien les choses mais qui sent qu'il y a des tensions autour d'elle.
J'ai aimé les tons pastel et surtout ce vert éclatant de l'herbe et des arbres de Normandie.
J'ai aimé le crayonné.
J'ai aimé les dessins de maisons normandes et d'immeubles parisiens. J'ai adoré les dessins à l'intérieur et à l'extérieur de l'école et j'ai eu l'impression de revoir les cours de récréation de mon enfance.

Verdict :
Un premier tome fort réussi et qui m'incite à vouloir lire la suite... puisque cette histoire se déroulera en 4 épisodes constituant une année dans la vie de Capucine.

Note : 8.5/10

Bonus 1 :


Bonus 2 : Les autres BDs du mercredi ici !


lundi 11 avril 2011

"Le passage de la nuit" d'Huraki Murakami

Editions : 10/18, 2008
Première parution : 2004
229 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Huraki Murakami, je l'ai découvert en 1998 grâce à Monsieur Kikine. J'ai adoré les 3 premiers livres que j'ai lu de lui "La course au mouton sauvage" (mon préféré ever ... d'ailleurs j'ai bien envie de le relire), "La fin des temps", "La ballade de l'impossible". J'ai un peu moins aimé "Danse danse danse", j'ai été très déçue par "Chroniques de l'oiseau à ressort". J'ai moyennement aimé "Kafka sur le rivage"
En fait, plus je lis Haruki Murakami, moins je retrouve ce qui m'a allumé lors de mes premières lectures. C'est comme si, à chaque nouvelle lecture, j'essayais de retrouver le
Est-ce que ce livre-ci à réussi à relever le défi?

En parlant de défi, ce livre s'inscrit aussi au challenge "In the mood for Japan" de Choco.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture:
Dans un bar, Mari est plongée dans un livre.

Elle boit du thé, fume cigarette sur cigarette. Surgit alors un musicien qui la reconnaît. Au même moment, dans une chambre, Eri, la sœur de Mari, dort à poings fermés, sans savoir que quelqu'un l'observe. Autour des deux sœurs vont défiler des personnages insolites : une prostituée blessée, une gérante d'hôtel vengeresse, un informaticien désabusé, une femme de chambre en fuite. Des événements bizarres vont survenir : une télévision qui se met brusquement en marche, un miroir qui garde les reflets...
A mesure que l'intrigue progresse, le mystère se fait plus dense, suggérant l'existence d'un ordre des choses puissant et caché. Le temps d'une nuit, Haruki Murakami nous entraîne dans un Tokyo sombre, hypnotique, aux prémices d'un drame.


Ce que j'en ai pensé:
Non, encore une fois, je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais, au début avec cet auteur, à savoir, l'ambiance poétique sous fond d'onirisme, de fantastique et histoire loufoque, singulière mais travaillée.
En fait, dans "Le passage de la nuit" on retrouve la thématique onirique (qui revient très souvent dans les écrits de cet auteur" mais l'histoire contemporaine de Mari n'a pas su me toucher. Les personnages tous plus colorés les uns que les autres n'ont pas su m'apprivoisier.
Si j'ai aimé l'ambiance particulière de la nuit et de sa "faune nocturne", je n'ai pas réussi à m'intéresser aux histoires de Mari ni à la partie onirique de l'histoire avec sa soeur, Eri . Je lisais ce livre mais j'étais à côté comme si j'avais raté le train. J'étais très peu concentrée et intéressée.
J'ai aimé que l'histoire se passe sur une courte période : une simple nuit et les chapitres sont annoncées avec une horloge où s'égrennent les minutes de la nuit. 
J'ai aimé la façon dont apprennent à se redécouvrir Mari et un ex-camarade de classe.
J'ai aimé la relation entre les deux soeurs où l'une semble prendre beaucoup de place et effacer sa jeune soeur. Malgré tout, on sent l'amour qui unie ces deux êtres.
J'ai aimé me questionner sur la frontière entre le réel et le rêve.
Encore une fois, il y a beaucoup de références musicales dans ce livre. Beaucoup de Jazz et j'ai été tentée de regarder sur youtube les morceaux et artistes qu'il mentionne mais je n'ai pas encore eu le temps de le faire (Note à moi même : prendre le temps de prendre du temps)
J'ai aimé (encore et toujours) la poésie de Murakami mais je n'ai pas aimé la trame de cette histoire.

Verdict:
Une petite déception encore pour un livre d'Haruki Murakami et un moment de lecture qui aurait pu être plus agréable qu'il ne l'a été, malheureusement...
J'ai comme le sentiment désagréable que cette lecture ne restera pas dans ma tête longtemps.

Note : 6.5/10

dimanche 10 avril 2011

"Anatole Latuile" d'Anne Didier, Clément Devaux et Marion Montaigne


Editions : Bayard, 2007
88 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Pure découverte au hazard à la bibilothèque. 
Vois-tu, quand Pitchounette va à la bibliothèque, c'est un bonheur pour elle de prendre des livres, s'installer sur les fauteuils ou les coussins ou alors réclamer des jeux (comme les petites maisons de poupées miniatures) et de prendre son temps. Passer les portes de la bibilothèque c'est prévoir y passer beaucoup de temps. Il faut être arméè de beaucoup d'arguments  de négociation pour éviter les crises de larmes lorsque maman a envie de rentrer à la maison...
Donc, pendant tout ce temps là, je fouine et regarde ce que la littérature jeunesse a à offrir, en ce moment, je prends un livre puis un autre, les feuillette, les repose ou alors m'installe confortablement pour lire le début.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture:

Avec ses chevaux en pétard et une idée de bêtise à la seconde, Anatole enchaîne les catastrophes à une cadence endiablée.
Pour lui et sa bande de copains, la cour d'école devient l'espace propice à toutes sortes d'aventures saugrenues... La maîtresse, madame Goulominoff, a intérêt a bien ouvrir l'œil !


Ce que j'en ai pensé :
La semaine dernière, j'ai ouvert le premier tome d'Anatole Latuile et je suis retombée, comme par enchantement, l'espace de quelques minutes en enfance.
Anatole m'a beaucoup fait penser à la série "Tom Tom et Nana" dont je ne me laissais jamais de lire les histoires (j'ai commencé à les lire dans les J'aime lire"). Chaque mois, j'avais hâte que paraisse la nouvelle histoire de la famille Dubouchon.
Avec Anatole, j'ai ressenti la même ambiance d'enfants espiègles qui n'en ratent pas une pour faire des bêtises et faire tourner en bourrique leur maîtresse !

Verdict:
Je présume que les mamans de jeunes enfants doivent connaître cette série... moi, je la découvre avec enchantement et je pense que je vais l'offrir à la fille de mes amis qui a 7 ans et qui va probablement adorer !

Note: 7.5/10

samedi 9 avril 2011

"Mémoires d'un quartier- Francine" Tome 6 de Louise Tremblay d'Essiambre


Editions : Guy St-Jean, 2010
271 pages


Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que mon amie Nath me les as tous passé et parce que je voulais continuer à lire les histoires de cette famille québécoise des années 60.





Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture:
Après la naissance de son fils, Francine est complètement bouleversée, même si Cécile et sa tante Gisèle l'ont gardée sous leur aile et lui offrent une aide précieuse. Elle n'est plus certaine de vouloir abandonner l'enfant à qui elle vient de donner la vie.

La jeune femme n'est pas la seule à avoir des décisions déchirantes à prendre. Rassuré sur les capacités mentales de sa fille, Adrien doit maintenant choisir quelle vie il souhaite offrir à sa petite Michelle: retourner au Texas pour donner une deuxième chance à la mère de l'enfant ou rester à Montréal, là où ils ont été accueillis avec chaleur et simplicité.

Pendant ce temps, le destin rend possible les souhaits inespérés d'Antoine. Grâce à la peinture, de nouveaux horizons s'offrent à lui. Sous le regard approbateur d'Émilie et Anne Deblois, il aura enfin l'occasion de faire éclore son talent artistique. Pour peu qu'il réussisse à faire disparaître l'ombre grandissante qui envahit le quotidien de son frère Charles.

À d'autres, par contre, la vie joue quelques tours. Laura et Bébert Gariépy, liés par un même projet, se découvriront des points en commun, bien au-delà de leur affection partagée pour Francine. Et voilà que Marcel est contraint soudainement de revoir ses plans d'avenir. Reprendra-t-il ainsi une place enviable dans le coeur de Bernadette?

Voici le sixième tome des Mémoires d'un quartier, consacré à Francine, où tous les habitants du quartier, les Lacaille, Gariépy, Deblois et Veilleux se retrouvent à des moments déterminants dans leur histoire personnelle alors que la société québécoise se construit peu à peu autour d'eux.

Ce que j'en ai pensé :


Encore une fois, le livre se referme vite. Les pages tournent aisément et on prend plaisir à voir comment évoluent les membres de la famille Lacaille et leurs amis. J'ai été étonnée que le titre de ce livre soit le prénom d'une "non-Lacaille". Même si Francine est un personnage secondaire important, j'aurai préféré que l'on suive la logique et donne le prénom d'un membre de la famille. Pourquoi pas Michelle? (Ok, bon, de quoi je me mêle?).
Oui Francine prend de la place dans ce livre et oui son histoire est intéressante mais je trouve que cela sort du cadre auquel je m'étais habitueé. Oui, on parle beaucoup d'Antoine (et j'en suis ravie car je l'aime beaucoup et je suis contente que l'avenir semble être moins sombre que son passé), Adrien (qui se pose une multitude de questions par rapport à sa fille pour qui il souhaite le bonheur) et Laura (et Bébert ... finiront-ils par sortir ensemble?)
J'aime toujours autant que les chapitres commencent par un hit musical de l'époque.


Verdict :
Est-ce que je commence à me tanner? Peut-être ... Je vais lire la suite en espérant qu'elle regagne mon intérêt car visiblement, "Laura 2" et "Antoine 2" sont prévus pour cette année.


Note : 7/10