dimanche 13 février 2011

"Le Survenant" de Germaine Guèvremont

Editions : Fides, 1974
220 pages 

Note : cette couverture n'est absolument pas celle du livre que j'ai lu mais mon livre datant de Mathusalèm. je ne trouve pas sa pochette sur Internet et comme je suis une fille TRÈS fainéante (autre défaut que j'assume parfaitement), je n'ai pas eu envie de prendre en photo mon livre, de le télécharger et de le publier dans ce billet (mais comme tu es toujours si conciliant(e) avec moi, je sais que tu ne m'en tiendras rigueur et c'est pour ça que je t'aime bien, toi !

Pourquoi avoir lu ce livre?
Parce que j'avais vu le film et l'avais aimé. Parce que je suis tombée sur ce livre lors d'une vente de charité

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Y'en a pas sur mon livre mais voici un résumé :
Le célèbre roman de Germaine Guèvremont raconte l’arrivée d’un étranger, un soir d’automne, dans une famille du Chenal du Moine, près de Sorel. Le passage du Survenant transforme complètement la vie de cette petite communauté jusque-là fermée au monde. L’habile inconnu conquiert rapidement l’admiration du père Didace, qui l’aimerait bien comme fils, d’autant qu’Amable, son unique enfant, est malhabile, insignifiant et paresseux. Angélina, la fille du voisin, qui n’a jamais eu de succès auprès des hommes, s’épanouit au contact de l’étranger. Celui-ci repart comme il est venu, non sans avoir suscité de grandes rivalités dans son entourage. On parle dès lors de l’avant et de l’après Survenant.

Roman régionaliste, Le Survenant est d’abord et avant tout un grand roman d’amour et de liberté. En 2005, l’œuvre est adaptée pour le cinéma, sur un scénario de Diane Cailhier et dans une réalisation d’Érik Canuel, avec Jean-Nicolas Verreault dans le rôle titre.


Ce que j'en ai pensé :
Si je n'aime pas voir l'adaptation d'un livre après l'avoir lu car je suis presque toujours déçue (parce que les acteurs choisis ne correspondent pas à l'imaginaire que je m'étais fait ou parce que l'histoire n'est pas intègre ou parce que les décors ne correspondent pas ... etc), ce n'est pas mieux finalement de lire un livre après avoir vu le film car il est impossible de se défaire de l'image des acteurs. Ainsi donc, pendant toute ma lecture, j'ai vu dans ma tête Jean-Nicolas Verreault dans le rôle du Survenant. J'ai vu Catherine Trudeau dans le rôle d'Aphonsine, Anick Lemay pour représenter Angelina... etc
C'est assez pénible car, veut veut pas, toute ma lecture s'est faite en souvenir du film. Ce n'est pas désagréable en soi car j'ai bien aimé le film mais c'est somme toute un peu dérangeant.
Comme je connaissais l'histoire, je n'ai pas eu de surprises et j'ai apprécié la lire.
J'ai, à la fois, beaucoup aimé l'écriture de Germaine Guèvremont parce que je la trouve très poétique lorsqu'elle décrit des moments de la journée, des effets de lumières, quand elle décrit la nature, la campagne mais je me suis trouvée inculte bien des fois devant l'abondance de mots que je ne connaissais pas. Après quelques recherches, certains semblent être purement québécois, d'autres sont du vieux français et d'autre ... et bien, je ne sais pas car je n'ai pas pris le temps de tous les chercher (puisque je lis dans la train en général et que je ne me balade pas avec mon dictionnaire et qu'il faudrait peut-être que je charge un dictionnaire numérique sur mon Ipod Touch (Note à moi même : essayer de penser à installer un dico rapidement)).
J'ai beaucoup aimé lire sur la vie des cultivateurs dans le coin de Sorel. J'ai aimé "sentir la campagne québécoise". J'ai aimé le fort patois québécois (Que je présume être plus des campagnes que de la ville) même si je suis passée à côté de moult expressions ! (cf paragraphe précédent).
J'ai aimé le lire à cette période de l'année puisque l'histoire s'étire sur une année à partir du mois d'octobre mais il me semble qu'il y a une accentuation sur l'hiver.

Verdict :
Un livre fort sympathique qui n'a certainement volé sa popularité mais qui, je pense, n'est pas facile à lire pour une personne qui n'a jamais entendu parler québécois... et même comme ça ...

Note : 7.5/10

vendredi 11 février 2011

"Le temps des Galarneau" de Jacques Godbout


Editions : Seuil, 1993
183 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Ma copine Yo m'avait acheté plein de livre québécois lors d'une grande vente de livres dans la bibliothèque du CEGEP où elle travaillais. Ce mois québécois était une bonne occasion de les sortir de la PAL.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Le temps des Galarneau. Mon frère Jacques, écrivain professionnel, m'a dit : «Si tu veux, François, que ton livre accroche, soigne ta quatrième.» J'ai demandé :
«Où ça la quatrième?» Du doigt Jacques m'a montré l'arrière du livre : «Un roman, c'est comme une fille qui passe. Tu la regardes marcher de dos, avant l'effeuillage.» Mon frère est un peu mercantile. Je veux dire, Le Temps des Galarneau, c'est pas un casseau de frites comme j'en vendais au Roi du Hot-Dog. C'est depuis vingt-cinq ans de vie sans Marise qui a cédé la place à Véronique, qui est partie. J'écris pour ne rien oublier. Il y a Catherine avec son zigoto, Helen dans la porno, et mon frère Arthur enfargé dans une magouille internationale. Moi, je travaille pour Harry Sécurité, je m'accroche, je fonce. Comme dit maman, on ne se refait pas. Les Galarneau ont aussi droit, il me semble, à leur place au soleil!

Ce que j'en ai pensé :
Bof ! Il s'agit du genre de livre pas trop désagréables à lire mais durant lequel on se dit qu'il ne nous restera probablement pas grand chose d'ici quelques semaines/mois.
Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal (François Galarneau). Je n'ai pas réussi à déterminer s'il était un peu lent ou s'il était considéré comme une personne "dite normale" (ark, je déteste je genre de tournures mais je ne trouve pas le/les bon/s terme/s. Il m'a semblé être niais, limite autiste. Je n'ai pas aimé cette écriture qui, justement, me faisais penser que c'était une personne autiste qui écrivait sans être capable de confirmer ou informer cette remarque.
Je n'ai pas réussi à aimer cette histoire de famille. Je n'ai pas réussi à aimer les personnages secondaires.
Par contre, j'ai aimé l'amour des livres du narrateur. J'ai aimé la façon dont il en parle, son profond attachement aux histoires et aux écrivains.
J'ai aussi aimé quand il parle des pertes de mémoires de plus en plus fréquentes chez sa maman. On sent de l'attachement et de la tristesse face à ce mal toujours plus présent.
La partie du roman que j'ai préféré est l'avant-dernier chapitre quand le narrateur écrit une lettre à chaque personne dont il est proche.

Verdict :
Livre que je n'ai pas su apprécier et que je ne te recommanderai, donc, pas ... Mais si un jour, par hasard, tu te décidais à le lire, n'hésites pas à me dire ce que, toi, tu en as pensé !
J'ai lu que ce livre fait suite (presque 30 ans plus tard) à "Salut Galarneau!" qui a rendu Jacques Godbout célèbre. Je ne pense pas que je le lirai mais ne sait-on jamais ...

Note : 5.5/10

mercredi 9 février 2011

BD du mercredi : "Magasin général - Ernest Latulipe " Tome 6 - de Loisel et Tripp

Édition : Casterman, 2010
72 pages



Te souviens-tu du premier, deuxième, troisième, quatrième  et cinquième tome de cette série qui se compose devait se terminer après 6 albums?

Et bien, j'attendais avec impatience que ce 6ème tome sorte. Et puis j'ai un peu oublié et je me suis dit que je l'achèterai à mon retour de vacances en janvier... Sauf que, le vol que je devais prendre pour rentrer en Europea été annulé et déplacé au lendemain. Aïe, les vacances commençaient "mal". 
Devines ce que l'on fait dans ce genre de situations? On file se consoler dans la librairie, bien sûr !
C'est ce que Monsieur Kikine et moi avons fait et Monsieur Kikine a acheté ce fameux 6ème tome tant attendu.
Sitôt acheté, sitôt englouti, fatalement !

Et puisque ce mois-ci est le "mois québécois", même si les auteurs ne le sont pas, comme l'intrigue se passe ici, je trouve que cette BD a vraiment sa place ce mois-ci pour la BD du mercredi :)





Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
"Mais quand c'est-tu que ça va achever, cette poisse là !
- Tout ça c'est depuis l'affaire à Marie !
- Toute cette marde !
- Voyons donc Môman... le pont écroulé c'est pas la faute à Marie quand même !
-Ta fille a raison, Lucienne, c'est pas Marie qui fait pleuvoir?
- Mphf ... Pis la grosse chicane avec les hommes, c'est pas faute à Marie peut-être?...
- Ben moi, marie, elle me manque ..."




Ce que j’en ai pensé :
Je commence par la fin mais ce n'est pas grave (je sais que tu ne m'en voudras pas d'être aussi brouillon).
J'ai été vraiment très surprise lorsque je suis arrivée vers la fin du tome et que je me rendais compte que la fin n'arrivait pas ou alors allait arriver trop vite et pouf, que voit-on en bas de la dernière vignette? "A tantôt"... comment ça à tantôt? N'était-ce pas censé être le dernier tome? J'étais un peu furax. Je n'aime pas les longues séries ou quand les choses s'étirent et là, je pensais vraiment qu'il n'y aurait que 6 tomes. Alors, oui, je suis, quelque part, bien contente de savoir que je vais pouvoir lire un autre tome (voire plus? qui pourra me renseigner maintenant?) mais je me sens un peu flouée. Et je n'aime pas ce sentiment.
Mais sinon, et bien que dire : que les images sont toujours aussi belles, les personnages toujours aussi attachants, l'intrigue toujours aussi lente, l'ambiance toujours aussi feutrée et l'histoire toujours aussi bucolique.
J'aime toujours autant les dessins de la nature, des personnages, du magasin, du village, de Montréal. J'aime surtout la façon dont c'est écrit et qui inévitablement je lis avec l'accent québécois (enfin, juste dans ma tête car dans la vraie vie je suis assez mauvaise pour parler avec le bel accent québécois).

Verdict :
Un bel album que je relirai puisque celui-ci nous l'avons acheté. Je pense d'ailleurs qu'à terme je les acheterai tous car c'est le genre de série dans laquelle il me fera plaisir de replonger souvent.
Ce tome en tant que tel est très beau mais mieux vaut savoir à l'avance qu'il ne s'agit pas du tome final pour ne pas être déçue comme je l'ai été...
On parle maintenant de 8 tomes ... on va voir jusqu'où cela va réellement s'arrêter !

Note : 8/10

Bonus 1 : (cliques pour voir plus grand)



Bonus 2 :  Tu l'as peut-être déjà fait, mais tu peux aller chez Mango pour voir les BDs du mercredi

lundi 7 février 2011

"Une vie à aimer" de Michel Jean

Editions : Libre expression, septembre 2010
220 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Lucie m'a prêté son exemplaire, lors du salon du livre de Montréal, en novembre 2010 (oui, elle m'a prêté plein de livre car elle est super gentille tu sauras! (Merci encore copine!)). Elle a participé à la lecture critique du manuscrit avant qu'il ne soit publié. (Elle en parle ici).
Nous avons rencontré Michel Jean au salon du livre et comme je ne suis pas physionomiste du tout, je ne l'ai pas du tout reconnu alors qu'il s'agit d'un journaliste québécois qu'il m'a été donné plusieurs fois de voir à la TV (A ma défense, les gens à la télé ne se ressemblent souvent pas, n'est-ce pas? (allez, tu peux m'encourager un peu ... ma tare est assez pénible à vivre tu sauras aussi)). L'homme avait l'air sympathique mais je ne sais pas pourquoi, j'hésitais à lire ce livre de peur de le trouver "plate"... mais comme Lucie me l'a conseillé, je lui ai fait confiance et j'ai donné une chance à ce livre pour "Février au Québec".


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Marc-Antoine est un avocat qui a aimé. Aussi loin qu'il se souvienne, il a toujours recherché la compagnie des femmes. Il écoutait avec intérêt les conversations des amies de sa sour aînée, tout comme celles de sa mère qui passait - avec les siennes - des heures à boire du café et à parler de leurs maris absents. Son premier amour a laissé des traces. C'est si fragile, un cour d'adolescent ! Mais ces premières expériences le préparaient à rencontrer son « Anglaise », son artiste, l'amour de sa vie. Puis survient le drame et Marc-Antoine est démuni. Il s'accroche tant bien que mal, et c'est au travail qu'il rencontrera sa jeune amoureuse, impétueuse, très différente et pas tout à fait libre. Elle sera sa dernière histoire d'amour connue.

Car Marc-Antoine est paralysé. Il garde tous ses sens, sauf l'odorat. Pour le reste, son corps a oublié ou a simplement cessé de tenir compte du monde extérieur.

Une vie à aimer trace le portrait d'un homme qui jette un regard lucide sur le monde, sur les gens qu'il a rencontrés durant sa vie et, surtout, sur lui-même. C'est l'histoire d'un homme qui a aimé, qui a été aimé, qui aurait aimé que ça continue et qui, malgré son état, espère toujours.


Ce que j'en ai pensé :
Je venais de sortir de ma lecture de Ken Follett (Les pilliers de la Terre) donc le livre qui se trouvait à être le prochain avait une barre assez haute pour me maintenir intéressée et me permettre de faire le deuil de ma lecture précédente. Ça commençait mal quand au bout de 5 pages, je me suis dit que j'allais m'ennuyer... et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai été séduite par l'histoire des amours adolescentes de Marc-Antoine qui, depuis sa carcasse qui fait office de corps inerte et sur lequel il n'a plus aucun contrôle, se remémore son passé et sa relation avec les femmes de sa vie.
J'ai aimé l'alternance des chapitres sur le souvenir de sa vie avant l'accident qui va le paralyser complètement et sur la descriptions de son quotidien d'infirme qui n'intéresse plus personne et qui se sent délaissé.
J'ai aimé que le ton ne soit pas à l'accablement.
J'ai aimé ce regard sur les instituts spécialisés pour les personnes avec de lourds handicaps. La façon mécanique dont travaillent certains préposés m'a rappelée ma dernière visite dans l'institut a été placé mon grand-père (et pourtant il est au Portugal, mais il ma semblé que le détachement de certains préposés envers leurs patients est assez patent et malheureusement universel?).
J'ai aimé la façon dont la femme est perçue et décrite. J'ai aimé le sentiment qu'elle apporte le bonheur, le désir, la sensualité et qu'elle fasse vibrer les hommes.
J'ai trouvé très beau et touchant certains passages sans que le ton ne devienne mièvre. On ne tombe pas non plus dans la facilité et, pour une fois, j'ai été ravie de lire un livre d'un auteur québécois qui nous montre un type d'homme plus proche de ceux que je connais et plus éloigné de ceux qui parlent de sexe à l'excès.
Seul petit bémol, j'ai trouvé que certains qualificatifs pour parler de la sensualité de la femme ou de son corps étaient un peu répétitifs avec des tournures reprises telles quelles à quelques pages mais ce commentaire est vraiment mineur et n'a gâché en rien ma lecture !
Et finalement, j'ai aimé que certains scènes se passent dans des quartiers de Montréal dans lesquels j'arrivais très bien à me projeter.

Verdict :
Une belle découverte (d'autant plus quand on part avec des à-priori) et un auteur dont je vais lire le premier livre et dont il me tarde de voir la suite de son parcours.

Note : 8/10

Bonus : Venise en parle aussi ici


vendredi 4 février 2011

"Échecs et Maths" d'Anne Bonhomme




Editions : Stanké, 2010
400 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?

Mon amie Lucie m'avait offert le premier livre d'Anne Bonhomme pour le swap de la rentrée 2010 et j'avais bien aimé ma lecture (hiiiiiii, je suis tellement de bonne humeur quand j'y repense !). Tu te doutes bien que j'étais curieuse de lire son second livre et`c'est Lucie qui m'a passé son exemplaire au salon du livre de Montréal en novembre 2010 après l'avoir fait dédicacé et après avoir discuté avec la charmante Anne Bonhomme. (Elle est chouette ma copine, hein? ;) )


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Il est probable que des événements improbables se produiront. Mais la très cérébrale Ophélie Tanguay a horreur des situations imprévues, et elle essaie constamment de soumettre le hasard à des règles mathématiques. Si au moins elle pouvait ressembler à sa soeur, la belle Mari-Pier, à qui la chance semble toujours sourire ! C'est clair, on ne connaît pas l'échec lorsqu'on a l'air d'une déesse.

Mais le bonheur n'appartient pas qu'aux autres, lui affirme une coach de vie. En délaissant son attitude négative et en cultivant la pensée positive, elle peut avoir droit elle aussi à sa part du gâteau. C'est si simple, elle n'a qu'à demander et l'Univers exaucera ses voeux !

Alors pourquoi les choses deviennent-elles de plus en plus compliquées ? Et surtout, pourquoi le bonheur tant attendu tarde-t-il à venir ?



Ce que j'en ai pensé :
La lecture de ce livre est arrivé au bon moment. Et pourtant j'ai eu peur qu'il parle de partie d'échecs (je ne sais pas jouer et j'exaspère tous ceux qui ont essayé de m'apprendre) mais je me réjouissais qu'il parle de Maths. Et bien, non ça ne parle pas du jeu d'échecs mais des échecs de la vie et la notion de Maths est très peu présente en fait :). 
J'ai trouvé ce livre intéressant pour sa question de timing car certains thèmes évoqués étaient en parfaite adéquation avec ceux que je vivais dans mon entourage : la comparaison du succès des enfants d'une même famille, la vague de la pensée positive qui, si elle est appliquée correctement, permet d'apporter presque tout ce que l'on veut dans une vie, la profusion des séries de télé-réalité, les retrouvailles avec une amie perdue de vue depuis fort longtemps ...
J'ai aimé retrouver l'écriture d'Anne Bonhomme qui est légère sans être superficielle. Sous trait d'humour et d'ironie, on peut trouver plusieurs tableaux de la société.
J'ai aimé le personnage d'Ophélie (la narratrice) pour son esprit (trop) cartésien. Je me suis sentie proche (trop) d'elle. Il m'arrive comme elle, parfois, d'être prise de frénésie et de tout (non, je ne me soigne pas encore mais j'y songe parfois).
Et enfin, j'ai aimé sentir Montréal sous la plume d'Anne Bonhomme.

Verdict :
Un livre léger qui se lit fort bien et qui met de bonne humeur. Par contre, il intéressera sûrement plus les filles que les gars ! Je te le recommande, cher toi, si tu as envie d'une lecture fraiche et sympathique.
A quand le 3ème livre madame Bonhomme? J'ai hâte de vous relire !

Note : 8.5/10

mercredi 2 février 2011

BD du mercredi : "Le contact" de Maury et Robberecht


Editions : Casterman, Ligne Rouge, 2004
46 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Je l'ai pioché complètement par hasard à la bibliothèque nationale lors d'une virée avec la petite famille.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Parmi les individus qui ont vécu une EMI (expérience de mort imminente), certains sont élus pour faire le lien entre le monde des vivants et celui des morts. C'est le cas de Thomas Lalandes : il est le contact

Ce que j'en ai pensé :
De prime abord, j'ai aimé les dessins, la typographie et le début du scénario que je trouvais sympathique mais au milieu du livre j'ai commencé à me dire que le scénario était bien faible et, si au début on commence doucement, les choses s'accélèrent (trop) pour une fin complètement bâclée, selon moi. Grosse déception donc ... pour un début si prometteur.
Je n'ai pas aimé la relation d'amour qui s'établit comme un coup de foudre instantané et à partir duquel les 2 amants seront prêts à donner leur vie (j'ai trouvé cela très puéril et nullement crédible).
Je n'ai pas aimé le soit-disant revirement de situation de fin d'album.
Je n'ai pas aimé confondre les hommes d'un certain âge (mais, ça, tu le sais, c'est ma faute car je ne suis pas physionomiste du tout et ça me gâche parfois une lecture de BD).
J'ai quand même aimé les images, le teint un peu grisâtre (même si à la longue, j'ai trouvé ça triste et monotone), la simplicité des traits des personnages, les dessins des ruelles, de la ville et de la nature. 

Verdict :
J'ai lu que ce livre est le premier d'une série... Je ne lirai probablement pas la suite. J'ai bien trop peur d'être autant déçue et d'avoir l'impression de perdre mon temps.

Note : 4/10

Bonus 1 : Une page



Bonus 2 : D'autres BD du mercredi chez Mango

mardi 1 février 2011

"Mémoires d'un quartier- Antoine" Tome 2 de Louise Tremblay d'Essiambre

Editions : Guy St-Jean, 2008
336 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Pour commencer "février au Québec", je vais tricher (oh, ça va .. que celui ou celle qui n'a jamais triché se lève), et te parler d'un livre québécois que j'ai lu en novembre (mais je n'avais pas encore eu le temps de rédiger mon billet). Mon souvenir risque d'être déjà un peu étiolé mais je vais faire mon nécessaire pour t'en parler quand même.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Deuxième tome de la saga, Antoine poursuit l'histoire de la famille Lacaille.
Antoine dessine. C'est sa passion. Mais c'est aussi une source d'angoisse depuis le début des cours du samedi. Son professeur a une technique bien particulière pour apprendre le dessin aux petits garçons. Et Antoine n'est plus certain d'aimer apprendre à dessiner de cette façon...
Bernadette a retrouvé sa routine quotidienne. Après le départ d'Adrien et la naissance de Charles, une belle complicité s'est installée entre elle et sa belle-mère. Ce qui pallie à l'humeur exécrable de Marcel, son mari.
Évangéline, de son côté, jubile: son fils Adrien viendra passer l'été chez elle. En attendant, son attention est tournée vers les nouveaux voisins, une musicienne, Anne Deblois, et son époux...
Laura est songeuse. Cécile Veilleux, une docteur de Québec, lui a fait une proposition excitante. Si ses parents acceptent, cette aventure lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle ne connaît pas du tout. Mais si certaines portes s'ouvrent, d'autres se referment... 


Ce que j'en ai pensé:
Ce second tome nous plonge à nouveau dans les histoires de la famille Lacaille. Le premier tome s'appelait Laura et finalement, elle ne prenait pas vraiment de place dans la narration alors quand le second tome qui s'appelle Antoine a commencé à parler longuement de ce petit garçon, je me suis réjouies en m'imaginant qu'il aurait une grande place dans ce deuxième volet. Je l'aime bien Antoine et je voulais qu'on m'en parle le plus possible. Finalement, après s'être concentré sur lui, on le délaisse un peu par la suite pour reparler ponctuellement de lui, mais c'est normal car on veut savoir ce qui se passe aussi avec les autres membres de la famille.
J'ai aimé voir prendre de la place des personnages secondaires comme Anne Deblois (dont il me tarde de découvrir l'histoire dans la précédente saga de Louise Tremblay d'Essiambre "Les soeurs Deblois") et Cécile Veilleux chez qui Laura va faire un séjour. J'ai aimé d'ailleurs le fait que l'action ne se passe pas qu'à Montréal et que l'on sente un peu l'air de Québec grâce au voyage de Laura.
J'ai aimé retrouver l'acariâtre Évangeline sous ses meilleurs jours. La sentir si joyeuse avec le retour annoncé d'Adrien, la présence de son dernier petite fils Charles mais aussi la voir plus gentille et complice avec Bernadette. Il est bon de voir qu'un personnage puisse changer d'attitude et qu'ils ne sont pas coulés dans le béton.
Encore une fois, j'ai aimé voir évoluer le québec des années cinquante et lire le joual. J'ai eu presque l'impression d'y être. Tu sais, j'aime quand un livre arrive à me transpoter comme ça.

Verdict:
C'est le genre de livres qui se lit vite et bien. J'attends la suite que mon amie ne devrait pas tarder à me prêter.

Note : 8/10