vendredi 11 février 2011

"Le temps des Galarneau" de Jacques Godbout


Editions : Seuil, 1993
183 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Ma copine Yo m'avait acheté plein de livre québécois lors d'une grande vente de livres dans la bibliothèque du CEGEP où elle travaillais. Ce mois québécois était une bonne occasion de les sortir de la PAL.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Le temps des Galarneau. Mon frère Jacques, écrivain professionnel, m'a dit : «Si tu veux, François, que ton livre accroche, soigne ta quatrième.» J'ai demandé :
«Où ça la quatrième?» Du doigt Jacques m'a montré l'arrière du livre : «Un roman, c'est comme une fille qui passe. Tu la regardes marcher de dos, avant l'effeuillage.» Mon frère est un peu mercantile. Je veux dire, Le Temps des Galarneau, c'est pas un casseau de frites comme j'en vendais au Roi du Hot-Dog. C'est depuis vingt-cinq ans de vie sans Marise qui a cédé la place à Véronique, qui est partie. J'écris pour ne rien oublier. Il y a Catherine avec son zigoto, Helen dans la porno, et mon frère Arthur enfargé dans une magouille internationale. Moi, je travaille pour Harry Sécurité, je m'accroche, je fonce. Comme dit maman, on ne se refait pas. Les Galarneau ont aussi droit, il me semble, à leur place au soleil!

Ce que j'en ai pensé :
Bof ! Il s'agit du genre de livre pas trop désagréables à lire mais durant lequel on se dit qu'il ne nous restera probablement pas grand chose d'ici quelques semaines/mois.
Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal (François Galarneau). Je n'ai pas réussi à déterminer s'il était un peu lent ou s'il était considéré comme une personne "dite normale" (ark, je déteste je genre de tournures mais je ne trouve pas le/les bon/s terme/s. Il m'a semblé être niais, limite autiste. Je n'ai pas aimé cette écriture qui, justement, me faisais penser que c'était une personne autiste qui écrivait sans être capable de confirmer ou informer cette remarque.
Je n'ai pas réussi à aimer cette histoire de famille. Je n'ai pas réussi à aimer les personnages secondaires.
Par contre, j'ai aimé l'amour des livres du narrateur. J'ai aimé la façon dont il en parle, son profond attachement aux histoires et aux écrivains.
J'ai aussi aimé quand il parle des pertes de mémoires de plus en plus fréquentes chez sa maman. On sent de l'attachement et de la tristesse face à ce mal toujours plus présent.
La partie du roman que j'ai préféré est l'avant-dernier chapitre quand le narrateur écrit une lettre à chaque personne dont il est proche.

Verdict :
Livre que je n'ai pas su apprécier et que je ne te recommanderai, donc, pas ... Mais si un jour, par hasard, tu te décidais à le lire, n'hésites pas à me dire ce que, toi, tu en as pensé !
J'ai lu que ce livre fait suite (presque 30 ans plus tard) à "Salut Galarneau!" qui a rendu Jacques Godbout célèbre. Je ne pense pas que je le lirai mais ne sait-on jamais ...

Note : 5.5/10

mercredi 9 février 2011

BD du mercredi : "Magasin général - Ernest Latulipe " Tome 6 - de Loisel et Tripp

Édition : Casterman, 2010
72 pages



Te souviens-tu du premierdeuxièmetroisièmequatrième  et cinquième tome de cette série qui se compose devait se terminer après 6 albums?

Et bien, j'attendais avec impatience que ce 6ème tome sorte. Et puis j'ai un peu oublié et je me suis dit que je l'achèterai à mon retour de vacances en janvier... Sauf que, le vol que je devais prendre pour rentrer en Europea été annulé et déplacé au lendemain. Aïe, les vacances commençaient "mal". 
Devines ce que l'on fait dans ce genre de situations? On file se consoler dans la librairie, bien sûr !
C'est ce que Monsieur Kikine et moi avons fait et Monsieur Kikine a acheté ce fameux 6ème tome tant attendu.
Sitôt acheté, sitôt englouti, fatalement !

Et puisque ce mois-ci est le "mois québécois", même si les auteurs ne le sont pas, comme l'intrigue se passe ici, je trouve que cette BD a vraiment sa place ce mois-ci pour la BD du mercredi :)





Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
"Mais quand c'est-tu que ça va achever, cette poisse là !
- Tout ça c'est depuis l'affaire à Marie !
- Toute cette marde !
- Voyons donc Môman... le pont écroulé c'est pas la faute à Marie quand même !
-Ta fille a raison, Lucienne, c'est pas Marie qui fait pleuvoir?
- Mphf ... Pis la grosse chicane avec les hommes, c'est pas faute à Marie peut-être?...
- Ben moi, marie, elle me manque ..."




Ce que j’en ai pensé :
Je commence par la fin mais ce n'est pas grave (je sais que tu ne m'en voudras pas d'être aussi brouillon).
J'ai été vraiment très surprise lorsque je suis arrivée vers la fin du tome et que je me rendais compte que la fin n'arrivait pas ou alors allait arriver trop vite et pouf, que voit-on en bas de la dernière vignette? "A tantôt"... comment ça à tantôt? N'était-ce pas censé être le dernier tome? J'étais un peu furax. Je n'aime pas les longues séries ou quand les choses s'étirent et là, je pensais vraiment qu'il n'y aurait que 6 tomes. Alors, oui, je suis, quelque part, bien contente de savoir que je vais pouvoir lire un autre tome (voire plus? qui pourra me renseigner maintenant?) mais je me sens un peu flouée. Et je n'aime pas ce sentiment.
Mais sinon, et bien que dire : que les images sont toujours aussi belles, les personnages toujours aussi attachants, l'intrigue toujours aussi lente, l'ambiance toujours aussi feutrée et l'histoire toujours aussi bucolique.
J'aime toujours autant les dessins de la nature, des personnages, du magasin, du village, de Montréal. J'aime surtout la façon dont c'est écrit et qui inévitablement je lis avec l'accent québécois (enfin, juste dans ma tête car dans la vraie vie je suis assez mauvaise pour parler avec le bel accent québécois).

Verdict :
Un bel album que je relirai puisque celui-ci nous l'avons acheté. Je pense d'ailleurs qu'à terme je les acheterai tous car c'est le genre de série dans laquelle il me fera plaisir de replonger souvent.
Ce tome en tant que tel est très beau mais mieux vaut savoir à l'avance qu'il ne s'agit pas du tome final pour ne pas être déçue comme je l'ai été...
On parle maintenant de 8 tomes ... on va voir jusqu'où cela va réellement s'arrêter !

Note : 8/10

Bonus 1 : (cliques pour voir plus grand)



Bonus 2 :  Tu l'as peut-être déjà fait, mais tu peux aller chez Mango pour voir les BDs du mercredi

lundi 7 février 2011

"Une vie à aimer" de Michel Jean

Editions : Libre expression, septembre 2010
220 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Lucie m'a prêté son exemplaire, lors du salon du livre de Montréal, en novembre 2010 (oui, elle m'a prêté plein de livre car elle est super gentille tu sauras! (Merci encore copine!)). Elle a participé à la lecture critique du manuscrit avant qu'il ne soit publié. (Elle en parle ici).
Nous avons rencontré Michel Jean au salon du livre et comme je ne suis pas physionomiste du tout, je ne l'ai pas du tout reconnu alors qu'il s'agit d'un journaliste québécois qu'il m'a été donné plusieurs fois de voir à la TV (A ma défense, les gens à la télé ne se ressemblent souvent pas, n'est-ce pas? (allez, tu peux m'encourager un peu ... ma tare est assez pénible à vivre tu sauras aussi)). L'homme avait l'air sympathique mais je ne sais pas pourquoi, j'hésitais à lire ce livre de peur de le trouver "plate"... mais comme Lucie me l'a conseillé, je lui ai fait confiance et j'ai donné une chance à ce livre pour "Février au Québec".


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Marc-Antoine est un avocat qui a aimé. Aussi loin qu'il se souvienne, il a toujours recherché la compagnie des femmes. Il écoutait avec intérêt les conversations des amies de sa sour aînée, tout comme celles de sa mère qui passait - avec les siennes - des heures à boire du café et à parler de leurs maris absents. Son premier amour a laissé des traces. C'est si fragile, un cour d'adolescent ! Mais ces premières expériences le préparaient à rencontrer son « Anglaise », son artiste, l'amour de sa vie. Puis survient le drame et Marc-Antoine est démuni. Il s'accroche tant bien que mal, et c'est au travail qu'il rencontrera sa jeune amoureuse, impétueuse, très différente et pas tout à fait libre. Elle sera sa dernière histoire d'amour connue.

Car Marc-Antoine est paralysé. Il garde tous ses sens, sauf l'odorat. Pour le reste, son corps a oublié ou a simplement cessé de tenir compte du monde extérieur.

Une vie à aimer trace le portrait d'un homme qui jette un regard lucide sur le monde, sur les gens qu'il a rencontrés durant sa vie et, surtout, sur lui-même. C'est l'histoire d'un homme qui a aimé, qui a été aimé, qui aurait aimé que ça continue et qui, malgré son état, espère toujours.


Ce que j'en ai pensé :
Je venais de sortir de ma lecture de Ken Follett (Les pilliers de la Terre) donc le livre qui se trouvait à être le prochain avait une barre assez haute pour me maintenir intéressée et me permettre de faire le deuil de ma lecture précédente. Ça commençait mal quand au bout de 5 pages, je me suis dit que j'allais m'ennuyer... et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai été séduite par l'histoire des amours adolescentes de Marc-Antoine qui, depuis sa carcasse qui fait office de corps inerte et sur lequel il n'a plus aucun contrôle, se remémore son passé et sa relation avec les femmes de sa vie.
J'ai aimé l'alternance des chapitres sur le souvenir de sa vie avant l'accident qui va le paralyser complètement et sur la descriptions de son quotidien d'infirme qui n'intéresse plus personne et qui se sent délaissé.
J'ai aimé que le ton ne soit pas à l'accablement.
J'ai aimé ce regard sur les instituts spécialisés pour les personnes avec de lourds handicaps. La façon mécanique dont travaillent certains préposés m'a rappelée ma dernière visite dans l'institut a été placé mon grand-père (et pourtant il est au Portugal, mais il ma semblé que le détachement de certains préposés envers leurs patients est assez patent et malheureusement universel?).
J'ai aimé la façon dont la femme est perçue et décrite. J'ai aimé le sentiment qu'elle apporte le bonheur, le désir, la sensualité et qu'elle fasse vibrer les hommes.
J'ai trouvé très beau et touchant certains passages sans que le ton ne devienne mièvre. On ne tombe pas non plus dans la facilité et, pour une fois, j'ai été ravie de lire un livre d'un auteur québécois qui nous montre un type d'homme plus proche de ceux que je connais et plus éloigné de ceux qui parlent de sexe à l'excès.
Seul petit bémol, j'ai trouvé que certains qualificatifs pour parler de la sensualité de la femme ou de son corps étaient un peu répétitifs avec des tournures reprises telles quelles à quelques pages mais ce commentaire est vraiment mineur et n'a gâché en rien ma lecture !
Et finalement, j'ai aimé que certains scènes se passent dans des quartiers de Montréal dans lesquels j'arrivais très bien à me projeter.

Verdict :
Une belle découverte (d'autant plus quand on part avec des à-priori) et un auteur dont je vais lire le premier livre et dont il me tarde de voir la suite de son parcours.

Note : 8/10

Bonus : Venise en parle aussi ici


vendredi 4 février 2011

"Échecs et Maths" d'Anne Bonhomme




Editions : Stanké, 2010
400 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?

Mon amie Lucie m'avait offert le premier livre d'Anne Bonhomme pour le swap de la rentrée 2010 et j'avais bien aimé ma lecture (hiiiiiii, je suis tellement de bonne humeur quand j'y repense !). Tu te doutes bien que j'étais curieuse de lire son second livre et`c'est Lucie qui m'a passé son exemplaire au salon du livre de Montréal en novembre 2010 après l'avoir fait dédicacé et après avoir discuté avec la charmante Anne Bonhomme. (Elle est chouette ma copine, hein? ;) )


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Il est probable que des événements improbables se produiront. Mais la très cérébrale Ophélie Tanguay a horreur des situations imprévues, et elle essaie constamment de soumettre le hasard à des règles mathématiques. Si au moins elle pouvait ressembler à sa soeur, la belle Mari-Pier, à qui la chance semble toujours sourire ! C'est clair, on ne connaît pas l'échec lorsqu'on a l'air d'une déesse.

Mais le bonheur n'appartient pas qu'aux autres, lui affirme une coach de vie. En délaissant son attitude négative et en cultivant la pensée positive, elle peut avoir droit elle aussi à sa part du gâteau. C'est si simple, elle n'a qu'à demander et l'Univers exaucera ses voeux !

Alors pourquoi les choses deviennent-elles de plus en plus compliquées ? Et surtout, pourquoi le bonheur tant attendu tarde-t-il à venir ?



Ce que j'en ai pensé :
La lecture de ce livre est arrivé au bon moment. Et pourtant j'ai eu peur qu'il parle de partie d'échecs (je ne sais pas jouer et j'exaspère tous ceux qui ont essayé de m'apprendre) mais je me réjouissais qu'il parle de Maths. Et bien, non ça ne parle pas du jeu d'échecs mais des échecs de la vie et la notion de Maths est très peu présente en fait :). 
J'ai trouvé ce livre intéressant pour sa question de timing car certains thèmes évoqués étaient en parfaite adéquation avec ceux que je vivais dans mon entourage : la comparaison du succès des enfants d'une même famille, la vague de la pensée positive qui, si elle est appliquée correctement, permet d'apporter presque tout ce que l'on veut dans une vie, la profusion des séries de télé-réalité, les retrouvailles avec une amie perdue de vue depuis fort longtemps ...
J'ai aimé retrouver l'écriture d'Anne Bonhomme qui est légère sans être superficielle. Sous trait d'humour et d'ironie, on peut trouver plusieurs tableaux de la société.
J'ai aimé le personnage d'Ophélie (la narratrice) pour son esprit (trop) cartésien. Je me suis sentie proche (trop) d'elle. Il m'arrive comme elle, parfois, d'être prise de frénésie et de tout (non, je ne me soigne pas encore mais j'y songe parfois).
Et enfin, j'ai aimé sentir Montréal sous la plume d'Anne Bonhomme.

Verdict :
Un livre léger qui se lit fort bien et qui met de bonne humeur. Par contre, il intéressera sûrement plus les filles que les gars ! Je te le recommande, cher toi, si tu as envie d'une lecture fraiche et sympathique.
A quand le 3ème livre madame Bonhomme? J'ai hâte de vous relire !

Note : 8.5/10

mercredi 2 février 2011

BD du mercredi : "Le contact" de Maury et Robberecht


Editions : Casterman, Ligne Rouge, 2004
46 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Je l'ai pioché complètement par hasard à la bibliothèque nationale lors d'une virée avec la petite famille.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Parmi les individus qui ont vécu une EMI (expérience de mort imminente), certains sont élus pour faire le lien entre le monde des vivants et celui des morts. C'est le cas de Thomas Lalandes : il est le contact

Ce que j'en ai pensé :
De prime abord, j'ai aimé les dessins, la typographie et le début du scénario que je trouvais sympathique mais au milieu du livre j'ai commencé à me dire que le scénario était bien faible et, si au début on commence doucement, les choses s'accélèrent (trop) pour une fin complètement bâclée, selon moi. Grosse déception donc ... pour un début si prometteur.
Je n'ai pas aimé la relation d'amour qui s'établit comme un coup de foudre instantané et à partir duquel les 2 amants seront prêts à donner leur vie (j'ai trouvé cela très puéril et nullement crédible).
Je n'ai pas aimé le soit-disant revirement de situation de fin d'album.
Je n'ai pas aimé confondre les hommes d'un certain âge (mais, ça, tu le sais, c'est ma faute car je ne suis pas physionomiste du tout et ça me gâche parfois une lecture de BD).
J'ai quand même aimé les images, le teint un peu grisâtre (même si à la longue, j'ai trouvé ça triste et monotone), la simplicité des traits des personnages, les dessins des ruelles, de la ville et de la nature. 

Verdict :
J'ai lu que ce livre est le premier d'une série... Je ne lirai probablement pas la suite. J'ai bien trop peur d'être autant déçue et d'avoir l'impression de perdre mon temps.

Note : 4/10

Bonus 1 : Une page



Bonus 2 : D'autres BD du mercredi chez Mango

mardi 1 février 2011

"Mémoires d'un quartier- Antoine" Tome 2 de Louise Tremblay d'Essiambre

Editions : Guy St-Jean, 2008
336 pages



Pourquoi avoir lu ce livre?
Pour commencer "février au Québec", je vais tricher (oh, ça va .. que celui ou celle qui n'a jamais triché se lève), et te parler d'un livre québécois que j'ai lu en novembre (mais je n'avais pas encore eu le temps de rédiger mon billet). Mon souvenir risque d'être déjà un peu étiolé mais je vais faire mon nécessaire pour t'en parler quand même.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Deuxième tome de la saga, Antoine poursuit l'histoire de la famille Lacaille.
Antoine dessine. C'est sa passion. Mais c'est aussi une source d'angoisse depuis le début des cours du samedi. Son professeur a une technique bien particulière pour apprendre le dessin aux petits garçons. Et Antoine n'est plus certain d'aimer apprendre à dessiner de cette façon...
Bernadette a retrouvé sa routine quotidienne. Après le départ d'Adrien et la naissance de Charles, une belle complicité s'est installée entre elle et sa belle-mère. Ce qui pallie à l'humeur exécrable de Marcel, son mari.
Évangéline, de son côté, jubile: son fils Adrien viendra passer l'été chez elle. En attendant, son attention est tournée vers les nouveaux voisins, une musicienne, Anne Deblois, et son époux...
Laura est songeuse. Cécile Veilleux, une docteur de Québec, lui a fait une proposition excitante. Si ses parents acceptent, cette aventure lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle ne connaît pas du tout. Mais si certaines portes s'ouvrent, d'autres se referment... 


Ce que j'en ai pensé:
Ce second tome nous plonge à nouveau dans les histoires de la famille Lacaille. Le premier tome s'appelait Laura et finalement, elle ne prenait pas vraiment de place dans la narration alors quand le second tome qui s'appelle Antoine a commencé à parler longuement de ce petit garçon, je me suis réjouies en m'imaginant qu'il aurait une grande place dans ce deuxième volet. Je l'aime bien Antoine et je voulais qu'on m'en parle le plus possible. Finalement, après s'être concentré sur lui, on le délaisse un peu par la suite pour reparler ponctuellement de lui, mais c'est normal car on veut savoir ce qui se passe aussi avec les autres membres de la famille.
J'ai aimé voir prendre de la place des personnages secondaires comme Anne Deblois (dont il me tarde de découvrir l'histoire dans la précédente saga de Louise Tremblay d'Essiambre "Les soeurs Deblois") et Cécile Veilleux chez qui Laura va faire un séjour. J'ai aimé d'ailleurs le fait que l'action ne se passe pas qu'à Montréal et que l'on sente un peu l'air de Québec grâce au voyage de Laura.
J'ai aimé retrouver l'acariâtre Évangeline sous ses meilleurs jours. La sentir si joyeuse avec le retour annoncé d'Adrien, la présence de son dernier petite fils Charles mais aussi la voir plus gentille et complice avec Bernadette. Il est bon de voir qu'un personnage puisse changer d'attitude et qu'ils ne sont pas coulés dans le béton.
Encore une fois, j'ai aimé voir évoluer le québec des années cinquante et lire le joual. J'ai eu presque l'impression d'y être. Tu sais, j'aime quand un livre arrive à me transpoter comme ça.

Verdict:
C'est le genre de livres qui se lit vite et bien. J'attends la suite que mon amie ne devrait pas tarder à me prêter.

Note : 8/10

vendredi 28 janvier 2011

"Azilis - Le sortilège du vent" Tome 3 de Valérie Guinot

Editions : Rageot, 2010
400 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
J'ai adoré le premier tome, j'ai eu un énorme coup de coeur pour le deuxième tome, il me fallait ABSOLUMENT lire ce troisième tome et découvrir comme se concluait cette belle trilogie !
J'ai encore contredit ma propre règle qui dit qu'il ne faut JAMAIS lire deux livres en même temps (Pire, figures toi qu'il est arrivé un temps, à la fin de ma lecture, où j'en lisais trois de front).On m'avait dit que le livre ne sortirait pas avant les fêtes au Québec et une amie m'a prévenue qu'il y aurait du retard et que le livre n'arriverait pas avant la fin janvier !!! Horreur ! Mais comme je suis une fille pleine de ressources (si si...), j'ai profité de mon séjour en France pour me ruer dans la librairie du coin pour acheter ce troisième tome tant attendu. Et c'est là où je n'ai pas pu résister à ouvrir le livre et juste jeter un coup d'oeil sur le premier chapitre mais c'était une erreur ... j'ai été tout de suite complètement happée !

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Ils se serrèrent l'un contre l'autre, les mains jointes. 
Leurs pouls s'accordèrent presque immédiatement,
comme s'ils se retrouvaient
après une trop longue absence.
Quand le coeur de Myrddin battit au rythme du sien,
le bonheur envahit Azilis.
Ainsi qu'une peine immense, que traversaient
les éclairs d'une haine incandescente...

Ce que j'en ai pensé :
Oui j'ai aimé ce troisième tome mais il m'a moins plu que les deux précédents. Je pense qu'il manquait de Kian (oui, je suis tombée amoureuse de lui). En fait, j'ai adoré le début et la fin mais le milieu du livre m'a semblé un peu plus lente, moins intéressante. Certains passages m'ont paru longs inutilement. 
J'aime toujours le découpage en tout petits chapitres. 
J'ai trouvé délicieux comment se tissent les liens d'amitiés entre Azilis et Enid, les liens ambigus entre Caius et Enid (Enid qui prend une plus grand part dans ce livre, ce que j'ai trouvé chouette), la dualité Azilis/Niniane, l'amour fraternel, la vengeance et le terrible pouvoir de séduction de Myrddin (qui ne plaisait toujours pas... et qui changeait de l'image que je me faisais de lui via les légendes que j'ai pu lire).
J'ai aimé les références mythiques, les lieux où se situent l'action et les bribes de légendes dans ce récit (plus que dans les 2 premiers tomes).

Verdict :
Un livre que j'ai vraiment dévoré mais qui m'a laissé sur une petite faim et ce, parce que je devais avoir trop d'attentes, parce que je l'ai lu en même temps qu'un autre livre qui me passionnait (Les piliers de la Terre), parce que ce n'était peut-être pas le bon moment pour cette lecture. Mais je suis sûre que tu vas adorer car cette série vaut vraiment le détour. Il me reste plus qu'à trouver des adolescent(e)s pour offrir cette trilogie super chouette !

Note : 7.5/10