mardi 31 décembre 2013

Bonne année 2014 !


Puisse cette année est chargée en belles lectures, en santé, en joie et en amour.

A bientôt, cher toi 

mercredi 27 novembre 2013

BD du mercredi : "Les nombrils - Un été trop mortel" Tome 6 de Delaf et Dubuc




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Dubuc et Delaf sont venus dans ma librairie préférée (Monet) pour le lancement de leur 6 ème tome des Nombrils.
Je me suis empressée d'acheter le dernier tome et je l'ai dévoré avant d'aller les rencontrer et essayer d'avoir un autographe.








Ce que j'en ai pensé :
Avec cette série je suis toujours à la fois super impatiente de voir apparaître un nouveau tome et à la fois inquiète de ne plus aimer ou d'être déçue. C'est compliqué avec les séries qui s'étirent de maintenir un cap sur la qualité, l'originalité et continuer à susciter mon intérêt. Delaf et Dubuc, après 6 tomes, y arrivent encore drôlement bien !

J'ai eu du plaisir à retrouver Karine et ses amies Vicky et Jenny. Dans ce tome, celle qui prend la plus grosse part du gâteau, c'est Vicky et j'ai adoré ça. On avait commencé à en découvrir un peu plus sur elle (et sa famille) dans les précédents tomes mais là, on gratte encore un peu plus et on développe davantage pour comprendre la psychologie Vickéenne.

Sous ses airs de "fille qui assure et maîtrise tout", on voit une fille pour qui la pression familiale est insupportable et carrément malsaine. A l'instar de Jenny, dont les déboires familiaux sont tout autant traumatisants, on sent que Vicky s'arme d'une carapace et fait mine d'être la fille la plus en contrôle au monde entier. Que de fissures dans sa carapace ! Il va être intéressant de voir comment elle va tourner. Vivra t-elle un révolution comme Karine ? A suivre mais je sens que l'attente va être (très) longue !

Dans ce tome, j'ai encore aimé les dessins, simples mais efficaces et la typographie agréable à lire.

J'aime toujours autant les physionomies des personnages avec l'exagération des traits (tailles super fines pour les filles, corps démesurément long pour Karine, poitrine exagérément gonflées pour Jenny et Vicky... etc). J'aime aussi la présence intéressante des personnages secondaires qui se trouvent présents de tomes en tomes (revoir Mélanie ou le répugnant lycéen boutonneux sont des moments succulents).

J'ai aimé, encore une fois, voir une couverture de "sombritude" masquer l'aspect superficiel des ados. J'ai aimé que ne s'attarde pas trop sur Karine et sa relation avec Dan et Albin même si j'ai hâte de savoir avec qui va poursuivre Karine. Dan est un peu trop niais (mais New-York va t-il le faire grandir?? et Albin a quelque chose d'encore trop mystérieux (je sens un gros scoop comme avec John-John) mais il permet à Karine de s'émanciper... Bref, attendons de voir ce que nous réservent les créateurs de cette super série.

Bon et sinon, pour la petite histoire, je n'ai, finalement, pas pu aller voir Delaf et Dubuc. Loulou avait de la fièvre et voulait passer sa journée collé contre sa maman. Comme il était très irritable (une poussée de dents ce n'est jamais drôle), j'ai raté ma chance de me faire autographié mon album par Delaf et Dubuc mais je ne désespère pas de les rencontrer à nouveau.

Verdict : 
Je continue d'être fan et j'attends déjà avec impatience la suite !

Note : 9/10

Bonus 1 :


Bonus 2 : Ils en ont déjà parlé : Jérôme, LaSardineSara

Bonus 3 : Les autres BDs du mercredi chez Mango


 

mardi 26 novembre 2013

"Les amoureux de Leningrad" Exbrayat




Pourquoi avoir lu ce livre ?
Après une lecture comme "Juste une ombre", je me suis dit qu'un petit Exbrayat ferait une coupure sympathique avant de plonger vers une autre lecture (qu'il est difficile de passer à autre chose après un très bon livre !). 
Et comme j'ai encore une tonne de livres d'Exbrayat à la maison, j'ai pioché au hasard.

Ce que j'en ai pensé :
Une histoire d'amoureux, une histoire en Russie : Ok, ça devait me plaire !

Alors, oui, c'était sympa (puisque que c'est Exbrayat, c'est forcément agréable) mais... (oui, il y a un "mais"), je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il s'agisse d'un recueil de 3 petites nouvelles. Quelle surprise quand je suis arrivée à la fin de la première nouvelle, celle qui parle véritablement des amoureux de Leningrad ! J'en voulais plus. D'autant plus que je ne suis pas habituée à des histoires sérieuses et dramatiques avec Exbrayat. Ce que j'ai lu avant faisait souvent montre de drôleries ou situations cocasses. Ici, on a plutôt 3 nouvelles avec, toutes, une chute dramatique.

Les trois nouvelles sont les suivantes :
"Les amoureux de Leningrad" : Un vent de révolte, en 1933, dans ce Leningrad encore bien fermé et où de jeunes rêvent d'Occident. Ioula amoureuse de Boris arrivera t-elle à le sauver de la perte ?

"Les amoureux de Saint-Étienne" : Lulu se laissera t-elle embobiner par le séducteur Jo qui, sorti de prison, est à nouveau déjà condamné ? Arrivera t-elle, elle aussi, à le sauver ?

"Les amoureux de Ribatejo" : Ohh, une histoire au Portugal. Forcément, j'étais curieuse. On y parle un peu de l'animosité entre les espagnols et les portugais, à la difficulté de trouver du travail mais surtout, encore une fois, à l'emprise amoureuse. Amalia arrive t-elle à ramener Miguel à la raison, lui qui se jette à corps perdu dans les bras de la dangereuse Claudia ?

A travers ces 3 nouvelles, Exbrayat tente de démontrer que l'amour rend aveugle et qu'il peut conduire à la perte des principaux protagonistes. L'ambiance est sombre, tragique et désespérée (un peu moins dans la seconde nouvelle où les dialogues sont légers et rafraichissants). Bien loin de ce à quoi je m'étais habituée avec Exbrayat. Drôle d'expérience !

Verdict :
Je suis contente de lire un style d'Exbrayat bien différent de ce à quoi je m'étais habituée mais je reste toujours frustrée par le format d'une nouvelle. C'est bien trop court et on n'a à peine le temps de s'attacher aux personnages que "pouf" c'est fini.
Ça se lit bien, vite et c'est arrivé au parfait timing pour moi mais je préfère nettement ses livres policiers rigolos. Ce qui me fait rire chez lui c'est le côté burlesque et ici, il m'a clairement manqué !
Regardons le côté positif de la chose : j'ai pu tourner une page après ma lecture intense de "Juste une ombre" !

Note : 6.5/10

dimanche 24 novembre 2013

Une lettre juste pour toi ...


Cher toi, je tiens à te parler d'une super maison d'édition "Unelettrejustepourtoi.com". 
Celle qui a eu cette idée originale est la femme d'un ex-collègue de travail. 

Je suis passée les voir au salon du livre de Montréal car je voulais plus de détail sur cette maison d'édition et parce que je voulais trouver un cadeau original pour l'anniversaire de la fille de nos amis qui est une férue de lecture.

Le concept est super simple mais, je le crois, super efficace : l'enfant à qui l'on achète une histoire va recevoir 10 lettres qui vont lui raconter une histoire. Le roman épistolaire pour enfants ! Quelle chouette idée ! L'enfant peut recevoir sa lettre personnalisée toutes les semaines et attendre avec impatience la semaine suivante pour suivre les aventures de son ami virtuel.

Cette idée est génial, notamment pour les enfants dont l'épaisseur d'un roman peut effrayer. Là, on incite l'enfant à lire et à aimer ça en découvrant une lettre qui lui est personnellement adressée. On m'expliquait que les enfants adoraient le concept et je n'ai aucun mal à le croire !

Les histoires sont classées par genre (quand cela s'y prête) et par tranche d'âge. L'épaisseur des lettres et la grosseur de la police est en lien, en théorie, avec l'âge.
Les expéditions peuvent se faire vers n'importe quel pays du monde. Si on achète le roman et on utilise le système d'envoi postal, alors les lettres seront postées toutes les semaines. Les lettres seront adressées au nom de l'enfant et il y aura la date d'envoi sur chacune des lettres, pendant 10 semaines.

La fille de mes amis aura bientôt 10 ans et elle dévore les briques en quelques jours... donc j'avais peur qu'une lettre de quelques pages par semaine pouvait la frustrer. J'ai donc opté pour un roman pour les enfants de 12 ans et plus et pour le coffret qui contient déjà les 10 lettres. Je vais ensuite demander la collaboration de ses parents pour lui donner une lettre par jour ou au rythme qu'elle le souhaitera.

J'ai tellement hâte de lui offrir ... mais surtout qu'elle m'en parle et me dise si elle a aimé !
(je t'en reparle dans quelques semaines ...)

Une collection adulte sur le même thème va bientôt voir le jour. J'ai hâte de voir ça !

A bientôt, cher toi ! (Fais moi signe si tu essayes ce concept pour m'en donner des nouvelles)


samedi 23 novembre 2013

Salon du livre 2013

Je me promets, à chaque fois que j'y vais, de ne plus jamais y retourner. 
Presque à chaque fois, j'en suis sortie frustrée : trop de monde, pas assez de temps avec les auteurs, entrée trop chère, l'impression de n'être que dans une immense librairie .. et puis, il y a eu cette proposition de mon amie de prendre une journée de congé et d'y aller en dehors du week-end. Quelle charmante idée ! J'étais prête à tenter l'expérience !

C'était TELLEMENT bien que le rendez-vous est pris pour l'an prochain !

Nous avons pu déambuler tranquillement, prendre le temps de parler à plusieurs auteurs, acheter un cadeau original pour la fille de mes amis, acheter quelques livres pour pitchounette (à prix super alléchant et loulou et être super raisonnable et n'en acheter qu'un pour moi (mais me bâtir une solide liste pour le père-Noël (pour moi ou pour mes bouts de chou)).

Voici la preuve de ma raisonnable-attitude :


Voici les dédicaces des auteurs que je voulais voir et qui étaient présents vendredi en journée :


Michel Jean qui nous a accordé un très sympathique moment

André Marois dont j'avais adoré "La fonction" et qui nous a parlé aussi longuement de ses livres jeunesse.

La pétillante Kim Thuy qui avait une telle file d'attente que l'échange a été trop bref mais néanmoins fort symathique (comme toutes les autres fois où je l'avais rencontré). Ici, une dédicace de "Man", à défaut d'avoir pu retrouver "Ru" (à qui donc est-ce que je l'ai prêté en dernier???) et parce que je n'ai moins aimé "A toi", donc, je ne l'avais pas apporté)

Une superbe discussion avec la femme de mon ex-collègue de travail qui a une maison d'édition avec un concept que j'adore et dont je te parle très prochainement, cher toi !

Bref, une superbe journée qui a passé trop vite. Nous y retournerons, en semaine, l'an prochain avec mon amie et j'essayerai, cette fois-ci, de rester aussi en soirée car j'ai manqué plusieurs auteurs que je voulais croiser (mais c'est ça, faut faire un choix entre les auteurs connus ou éviter la foule...)

A bientôt, cher toi !



vendredi 22 novembre 2013

"À cause des garçons" de Samuel Larochelle



Pourquoi avoir lu ce livre ?
Un jour ce livre se trouvait dans ma boite aux lettres. Un service de presse.
Un jour, je me suis dit que j'allais le lire puisque je n'ai lu que quelques fois Samuel Larochelle à travers ses chroniques au Huffington post, La presse ou L'actualité, et j'aime son ton incisif.

Ce que j'en ai pensé :
Bon, comment dire ? Je ne suis pas fan de chick-lit et, visiblement, je ne suis pas plus fan de ce genre lorsque le protagoniste est un homo-sexuel.

Pourtant, je m'étais dit que ça changeait un peu des traditionnelles filles en peine de coeur. Un homme, ça prévoyait un peu de changement (j'allais dire "fraicheur" mais je trouve ce terme inapproprié pour un homme :P ). 

En fait, pendant toute ma lecture, j'ai eu l'impression d'assister aux déboires bien trop nombreux d'un jeune homme paumé à Montréal.  On suit Émile qui du haut de ses 19 ansquitte sa Gaspésie natale pour connaître l'effervescence de Montréal, grande ville où il espère rencontrer l'amour ou tout du moins du potentiel pour des relations amoureuses.

Ok Émile est désespéré d'être toujours puceau à son âge mais bon, enchaîner autant de rencontres insignifiantes m'exaspère déjà un tantinet mais quand on passe tout le roman à nous les détailler à la chaîne, Samuel Larochelle a perdu tout mon intérêt. Clairement, cela ne diffère pas du tout du peu de romans de chick-lit que j'ai pu lire avant. Donc, je suis déçue. J'aurai aimé me dire que j'avais lu quelque chose de franchement original et intéressant. Je dirai même que je me suis ennuyée. C'est somme toute assez rare que je lise des livres mettant en scène de jeunes homosexuels donc j'imaginais qu'il y avait matière à m'intéresser. Dommage.

Je dois reconnaître, ceci dit, que Samuel Larochelle a une belle façon de manier le mots. Ses tournures de phrases sont parfois succulentes. Ses réflexions existentielles (et parfois complètement futiles) sont souvent empreintes de profondeur et d'humour. J'ai juste trouvé que parfois le trait était tellement forcé que cela finissait, au fil de la lecture, par perdre son charme et devenir un peu "surfait".

En conclusion, je pense qu'il y a du talent qui doit juste être peaufiné :)


Place à l'anecdote :
À chaque fois que je prenais le livre, j'avais la musique suivante dans la tête (attention, ne cliques pas sur le lien si tu ne veux pas, toi aussi avoir la chanson dans la tête ... si tu le fais malgré mon avertissement, ne viens pas te plaindre après !!) :





Verdict :
Je suis passée à côté de cette lecture qui ne me restera pas longtemps en tête mais la critique, elle, est pas mal plus enthousiaste.
Ceci est la première publication de Samuel Larochelle et je suis convaincue que son écriture va se bonifier. 
Je viens de découvrir qu'il a un blog de critiques artistiques : Sage Gamin. Je vais le suivre et voir si cela me plait...
A suivre donc !
Merci aux éditions Druide de m'avoir fait parvenir ce livre.


Note : 5/10