Lu sur mon kindle
3ème tome de la série Rougon-Macquart
1873
Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'aime Zola ... C'est, on peut le dire, un de mes auteurs préférés.
Je veux lire et/ou relire tous ses livres.
Résumé :
En souvenir du temps où il mourait de faim, Émile Zola jette Florent, jeune homme évade de Cayenne, au cœur des halles de Paris, celle "chaudière destinée à la digestion d'un peuple ". Recueilli par son frère et sa, belle-sœur Lisa - une fille Macquart - somptueuse charcutière de la rue Rambuteau, le proscrit s'adapte mal à ce monde démesuré de la victuaille qu'incarne cette femme, ce beau monstre d'égoïsme et d'opulence, symbole de la bourgeoisie commerçante. Dés lors, l'affrontement entre le gras, modèle de prospérité, et les maigres, crève-la-faim incontestablement coupables, est inévitable. Aujourd'hui, le ventre de Paris et sa débauche orgiaque fascinante se sont déplacés. Les marchands du Temple et leur voracité triomphante demeurent...
Ce que j'en ai pensé :
Avec Zola, je sais à quoi m'attendre, c'est un terrain connu : un réalisme impressionnant... (je dis ça alors que je ne sais pas vraiment ce à quoi ressemblait le 19ème siècle, mais quand on lit Zola, on a l'impression d'y être, de faire partie de la scène).
Il y a beaucoup de descriptions (certains diront "trop") et d'ambiances. Ça doit être le seul auteur duquel j'admets qu'il puisse, pendant 3 pages décrire des étals de fruits et légumes, de poissons, de viandes... et que cela me passionne comme si ces choses finissaient par être réelles et diffuser une odeur qui chatouillerait mes narines pendant ma lecture !
Fort, il est fort cet Emile : c'est encore plus vivant qu'un tableau !
Et encore une fois, un lieu (ou un objet) prend les allures d'un monstre. Cet énorme ventre que représentent les Halles sonne comme les boutiques de tissu dans le Bonheur des Dames, l'assommoir ou la locomotive de Germinal ... j'aime ces métaphores.
Outre les descriptions, on a encore le droit à une histoire d'ambiance avec plusieurs cadres historiques : le début des Halles de Paris, le clivage entre les parisiens et les "banlieusards" (oui, à l'époque, Nanterre, c'était la grande banlieue où il y avait plein de champs et où cultivaient et vivaient les maraîchers), le coup d'Etat de 1851, les Bonapartistes, les républicains, le métier de commerçants, ...
J'aime ce roman mais il n'est pas mon préféré : si l'ambiance est là, s'il y a des éléments de l'intrigue qui m'ont plus (la rivalité entre Lisa, la charcutière, et La Normande, la poissonnière), je n'ai pas été sensible à l'histoire de Florent qui m'est apparu comme assez antipathique et "mou".
Verdict :
Un bon roman de Zola, même s'il ne s'agit pas de son meilleur. Il reste que c'est toujours agréable de plonger dans un livre de cette géniale série des Rougon-Macquart !
Note : 7.5/10

























