mercredi 14 novembre 2012

BD du mercredi "Lanfeust Odysée - L'énigme Or-Azur" Tome 2 de Arleston et Tarquin



Éditions : Dupuis, 2010
48 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
En prenant le premier tome, j'ai aussi pris la deuxième partie qui était disponible à la biblio. N'ayant pas été transcendée par le premier tome, j'ai quand même eu envie de lire le second pour voir ...








Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Troy, le monde mythique où chacun possède un pouvoir magique différent. Simple forgeron doté de la capacité de faire fondre le métal d'un regard, Lanfeust est devenu le héros qui a sauvé l'univers. Mais à son retour, si moins de deux années se sont écoulées pour lui, c'est presque vingt ans qui sont passés sur Troy. Accompagné de son fidèle compagnon Hébus le Troll, il va devoir faire face à un monde où il est presque une légende pour les nouvelles générations... et parfois une gêne pour les anciennes. Un retour mouvementé dans la grande tradition du cocktail humour, aventure, dragons et crottes de nez, qui a fait de Lanfeust le héros incontournable de la fantasy moderne !


Ce que j'en ai pensé :
Bof, je décroche ... Je n'ai vraiment plus autant de plaisir qu'avant et ça me déçoit à chaque fois.
Je vais être brève, si, si !
Dans ce tome, j'ai un peu plus sourit que dans le premier mais l'histoire était assez pathétique. Plein d'épisodes qui me semblaient ridicules et illogiques.
Oui, les dessins sont toujours très beaux (pas exceptionnels, cela dit, mais je les aime bien) mais je n'adhère plus au scénario.
Pour une Odysée, je trouve que c'est très léger comme histoire. On imagine une grande épopée et au final, on a juste une petite historiette moyenne.
Ok, on a bien un dyptique avec ces 2 tomes mais la série Odysée continue et elle continuera sans moi.

Note : 5/10

Bonus 1 :




Bonus 2 : les autres BDs du mercredi chez Mango 



mardi 13 novembre 2012

"Granny" d'Anthony Horowitz



Pourquoi avoir lu ce livre?
C'était lors du swap des"50 états" que mon amie Yo  m'a offert ce livre.
Envie de légèreté, je me suis penchée sur ce livre jeunesse qui avait l'air distrayant.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Twelve-year-old Joe Warden isn't happy. He has rich, uncaring parents and is virtually a prisoner in the huge family mansion, Thattlebee Hall. Worst of all, though, is his granny. Not only is she physically repulsive, she's horribly mean. She has the look in her eye of a predatory crocodile and Joe starts to suspect that she has unpleasant designs on him. But what are they and how can he foil them?



Ce que j'en ai pensé :
Avec la couverture, on imagine déjà que la mamie qui a l'air gentille sera une horrible grand-maman. Et ça se confirme assez rapidement. Toutes les images de bonne-grand-maman que nous imaginons sont à recaler au dernier plan car ici, on a une mamie qui déteste les enfants, qui aime les humilier, qui veut même s'en débarrasser ! Ohh non, la vie de Joe n'est pas facile. Son père est incapable de retenir son prénom, ses parents l'ignorent et ils les voient à peine dans cette immense maison, il est plus proche de ses domestiques et de sa nounou que de sa famille. 
On a envie de savoir ce qui va se passer même si on sait dès les premières pages que Joe et sa famille vont échapper à Granny ...
Bien sûr, ce qui m'a le plus plu, c'est d'avoir la vision de cette mamie aux antipodes des gentilles mamies que je connais. Enfin, je dis ça, mais dans les faits, j'ai une gentille mamie et une moins gentille mamie et la mamie de Joe est juste une HORRIBLE mamie !!!
La lecture est simple, le narrateur (je jeune garçon) fait des pointes d'humour, le ton est limite sarcastique et finalement, ça ressemble un tout petit peu à Roald Dahl.

Verdict :
Une lecture relaxante, rigolote, qui ne me laissera pas un grand souvenir mais que je suggère vivement aux petits lecteurs de l'âge cible : 9-13 ans car je pense que ça les fera rire.

Note : 7/10


dimanche 11 novembre 2012

"L'énigme du retour" de Dany Laferrière

Éditions : Boréal, 2009
296 pages


Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai pris ce livre à un vente des bibliothèques de Montréal pour les deux simples et bonnes raisons suivantes : Il était à 1$ et je voulais donner une dernière chance à Dany Laferrière. 
J'ai lu 2 livres de Dany Laferrière et j'avais décidé de jeter l'éponge. Dans "Je suis un écrivain japonais" et "Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer", j'ai détesté la lourdeur des plaisirs de la chair; comme si l'auteur était obsédé. Pour moi, cela ne menait nulle part et ces livres ne m'ont absolument pas intéressé.
Là, on ne parle pas de roman mais plutôt d'un récit autobiographique lors du retour de l'auteur dans son pays d'origine. J'ai voulu essayer pour voir si je me réconciliais avec Dany Laferrière (qui, soit-dit en passant, est presque mon voisin de quartier et que je croise régulièrement dans la rue).


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Un matin, on téléphone à l'écrivain : son père vient de mourir. Son père qui, dans un parallèle saisissant, avait été exilé d'Haïti par le dictateur Papa Doc, comme lui, des années plus tard, l'avait été par son fils, le non moins dictatorial Bébé Doc. C'est l'occasion pour le narrateur d'un voyage initiatique à rebours. Il part d'abord vers le Nord, comme s'il voulait paradoxalement fuir son passé, puis gagne Haïti pour les funérailles de son père. Accompagné d'un neveu - qui porte le même nom que lui -, il parcourt son île natale...

Ce que j'en ai pensé :
Le début du livre est déstabilisant .. Comme tu le sais, cher toi, je ne lis jamais les 4ème de couverture et donc je ne connaissais pas le style d'écriture. J'ai été étonnée, donc, de lire des poèmes, des haïku pour être plus précise, puis, plus tard, on passe à de la narration pure et dure et ensuite on alterne entre les deux styles. Je ne suis pas une fan de lecture de poésies/poèmes mais pour le coup, ces vers m'ont interpellée et m'ont vraiment plu.
J'ai été touchée par le cheminement du narrateur qui va à New-York où son père est décédé puis qui retourne en Haïti pour voir sa mère et sa famille restées là-bas. Je suis toujours sensible aux questions d'identité/de perte d'identité/de double identité, des exilés/immigrés/émigrés et ce livre soulève pleins de sentiments mixtes de retour aux racines et d'éloignement des sources.
J'ai beaucoup aimé aussi avoir l'impression de sentir les odeurs de Haïti, voir les couleurs éclatantes, entendre les sonorités, l'accent, les chants. Je trouve que l'auteur a su bien traduire l'ambiance dans laquelle il a pu baigner lors de son séjour. Certes, il faudrait y être ou y être allé pour que cela fasse écho... il n'en reste pas moins qu'il arrive à nous donner envie de visiter, même si Haïti n'est jamais dans les brochures de voyages idylliques (surtout après toutes ces catastrophes naturelles, la criminalité, la drogue, la pauvreté ...)
J'ai aimé les références à Césaire, aux bandits de Port-Au-Prince.
J'ai aimé la façon dont est décrit le décalage entre le narrateur et sa famille : sa mère, sa soeur, son neveu qui suit les traces de cet oncle avant qu'il ne quitte le pays. J'ai aimé le regard de celui qui retourne et voit comment certaines choses sont restées identiques et comment d'autres n'ont pas changé.
Enfin, j'ai aimé sentir comment le narrateur cherche et trouve des réponses en côtoyant les anciens amis de son père, ceux qui vont aider à tracer le portrait à ce fils qui a perdu son père alors qu'il n'avait que 4 ans.

Verdict :
Pas de déception cette fois-ci. Avec ce style d'écriture, je comprends pourquoi tant de personnes aiment Dany Laferrière. Et moi, je me dis que je ne m'attarderai qu'à ce genre de récits et je vais possiblement continuer à éviter les romans trop basés sur les plaisirs charnels.

Note : 7.5/10


vendredi 9 novembre 2012

"La femme du Vème"



Pourquoi avoir vu ce film :
Parce que je voulais découvrir l'histoire avant de lire le livre de Douglas Kennedy (je fais souvent "l'erreur" de lire le livre avant de voir le film et je suis, généralement, déçue du résultat... j'avais donc envie de voir si faire les choses dans l'autre sens était plus agréable...
D'ailleurs, cher toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu lis avant ou après le film quand tu as le choix ?

Synopsis :
Tom Ricks, romancier américain, la quarantaine, vient à Paris dans l’espoir de renouer avec sa fille. Mais rien ne se passe comme prévu : démuni, logé dans un hôtel miteux, il se retrouve contraint de travailler comme gardien de nuit.
Alors qu’il croit toucher le fond, Margit, sensuelle et mystérieuse, fait irruption dans sa vie. Leur relation passionnée déclenche une série d’évènements inexplicables, comme si une force obscure prenait le contrôle de sa vie.

Ce que j'en ai pensé :
Au départ, je me suis dit : "chouette, un petit film avec une ambiance intimiste". Puis, au milieu du film, je me suis dit "Oh là, j'ai un peu peur que cela tourne en rond. Espérons que les choses se mettent en place". Et à la fin du film j'ai hurlé "Rahhhhh, je déteste quand je ne comprends rien à un film !". Je me trouve tellement bête dans ces situations là et c'est pas plaisant du tout.
Je n'ai donc pas aimé ce film !
Pourtant, encore une fois, cela partait bien : une belle ambiance de paris, un écrivain qui semble être malade mais on ne sait pas encore exactement de quoi, un père qui veut rester proche de sa fille et comme il est écrivain, il lui écrit une superbe longue lettre, une histoire difficile de séparation de couple et puis, "pof" un virage à 180 degrés où tout devient lourd, inconsistants, des scènes absolument pas crédibles, des pseudo coups de foudres débiles, une histoire qui s'embourbe, des questions qui se rajoutent et aucune réponse à l'horizon.
On a l'impression que le réalisateur s'est fait un trip pour lui même ou alors pour un minorité dont je ne fais clairement pas partie.

Verdict :
Je n'ai pas du tout aimé ce film ! (Soyons franche, j'ai aimé le premier quart, commencé à m'interroger au milieu puis j'ai fulminé jusqu'à la fin)
Je ne sais même plus si j'ai envie de lire le livre pour voir s'il est mieux/plus compréhensible que le film ou si je vais encore finir frustrée de cette lecture... En fait, plus j'y pense, plus je me dis que je vais passer mon tour. J'ai assez donné !
Je te conseille donc, cher toi, de passer ton tour... à moins que tu aimes les films où rien n'est dit/résolu et qui se termine en queue de poisson ...

Note : 3/10

Bonus : La bande du film

mardi 6 novembre 2012

Film : "No et moi"

Directeur : Zabou Breitman
Acteurs : Julie-Marie Parmentien (No), Nina Rodriguez (Lou), Antonin Chalon (Lucas), Bernard Campan (père e Lou), Zabou Breitman (mère de Lou)
Date de sortie : 2010


Pourquoi avoir vu ce film ?
Je continue avec Delphine de Vigan ;)
Je t'en parlais ici : quand j'ai lu le livre "No et moi", j'ai eu envie de voir l'adaptation ciné.
Je profite des mes vacances avant l'arrivée de bébé pour faire le plein de détente en regardant des films ou alors en repassant le linge (ce qui est moins détente tu en conviendra, cher toi !)

Synopsis :
On dit de Lou qu’elle est une enfant précoce. Elle a treize ans, deux classes d’avance et un petit corps qui prend son temps. Elle a une mère emmurée dans les tranquillisants, peu d’amis, et le ressenti aigu d’un monde qui va de travers.
Lou doit faire un exposé sur une jeune femme sans abri. Elle en a vu une à la Gare d’Austerlitz. Une qui fait la manche, demande des clopes, s’endort sur la table du café lorsque Lou lui offre à boire pour l’interviewer.
Elle a 18 ans, s’appelle No, Nora en fait mais tout le monde dit No, et bientôt Lou ne pourra plus se passer d’elle. Mais No est imprévisible, elle a grandi dans les foyers et elle ne ressemble à personne. Un jour, elle disparaît.
Lou la recherche, sûre de ce besoin qu’elles ont l’une de l’autre. Lorsque No réapparaît à bout de forces, Lou sait ce qu’elle doit faire : No viendra vivre chez elle.


Ce que j'en ai pensé :
Non mais quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi lors d'adaptations cinématographiques, on trouve des changements mineurs comme le prénom des personnages. Ça m'ennuie déjà quand le scénario change complètement par rapport à l'histoire originale, quand il y a ce nouvelles scènes ou des suppressions trop grandes qui font en sorte que l'histoire n'est plus du tout la même, mais, je me suis rendue compte que ce sont les changements dans les détails qui m'agacent encore le plus finalement. Non mais franchement, quel est l'intérêt de changer le prénom d'un personnage par exemple? ( À part me faire pester tout le long du film? ). Dans le livre, No est le diminutif de Nolwenn, alors que dans le film cela correspond à Nora ??!!! Non mais quel intérêt ? Quelqu'un peut-il m'expliquer, please ?

Autre élément qui m'a fatiguée : En général, je trouve que dans les films, les fins sont souvent édulcorées, rajoutées par rapport au livre mais cette fois c'est carrément le contraire. On a supprimé la scène finale. Certes, elle était un peu "quétaine" mais pour une fois, je l'avais trouvé "cute" ! Dommage.
Pour ce qui est des acteurs, j'imaginais No et Lou comme dans le film (probablement tout simplement parce qu'elles étaient déjà la pochette de mon livre et donc que je les ai transposées comme cela dans mon histoire) mais je trouve que le personnage de Lucas ne cadrait pas dut out avec l'image que je m'en étais faite. Oui, Antonin Chalon, l'acteur qui l'interprète est bon dans son rôle mais j'ai mis bien trop de temps à me dire que c'était le même Lucas que dans la livre. Les parents de Lou, eux, sont assez proches de l'idée que je m'en étais faite (Bernard Campan et Zabou Breitman).
Autre élément qui m'a chicoté : Lou semble bien plus agressive avec ses parents que dans le livre. oui c'est une adolescente donc oui elle passe par une phase un peu plus rebelle mais bon, ses altercations avec ses parents m'ont surprises.
J'ai, enfin, trouvé dommage que l'on ne parle pas plus de la relation entre Lou et son prof de sciences sociales. J'avais beaucoup aimé cette relation dans le livre.
Du reste, si on ne compare pas avec le livre (ce que je fais, hélàs trop souvent), je trouve que c'est un bon film qui parle des jeunes SDF, des adolescents, des relations avec les parents. On veut croire à une belle relation d'amitié qui va se créer entre Lou et No. J'ai trouvé les acteurs crédibles, les scènes bien jouées et bien enchaînées mais j'aurai préféré ne pas avoir lu le livre avant (comme d'habituuuuuuuuuuuuude ! (à chanter avec un faux air de Claude François))
C'est un film qui plaira aux jeunes et au moins jeunes.


Verdict :
Un film bien sympathique, basé, il faut le dire, sur une très bonne histoire. Les adolescents acteurs sont touchants et j'ai bien aimé leur jeu d'acteur. 

Note : 7.5/10

Bonus : la bande-annonce du film 

NO ET MOI - Film-annonce par diaphana

dimanche 4 novembre 2012

Club de lecture : "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan


Lu sur mon kindle
Date de publication : août 2011

Pourquoi avoir lu ce livre?
Voici la seconde lecture qui devait être faite pour le club de lecture. J'ai emporté cette lecture dans mon kindle pour la lire pendant les vacances d'été.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :
Sur Amaz--.fr
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma soeur et moi, mais toute tentative d'explication est vouée à l'échec. L'écriture n'y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes  recherches parlent de fascination ; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. 
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourdhui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »



Ce que j'en ai pensé :

J'avais hâte de lire ce livre car d'une part j'ai adoré ma première rencontre avec Delphine de Vigan ("No et moi") et d'autre part, j'avais lu une tonne (au moins) de billets élogieux.
Ce que je n'avais pas prévu en apportant cette lecture en vacances c'est qu'une fois plongée dedans, je n'aurai plus envie d'en sortir. Or, en vacances, avec des baptêmes  mariages, soirées, repas de famille, balades, visites, il ne reste, finalement que peu de temps pour se poser dans un coin et lire (à moins d'être considérée comme une sauvagine (ce qui est quelque part déjà le cas puisque j'ai "fui" dans "un pays où la seule saison est l'hiver" (mais c'est une toute autre histoire))). Donc, je lisais ce livre le soir/la nuit et fallait que je lutte pour le refermer et me reposer.
Cette lecture m'a touchée. L'écriture est, encore une fois, si fluide que tout coule facilement. Les thèmes de la bipolarité et des suicides sont forts et difficiles à aborder et pourtant, il me semble que cet exercice de catharsis auquel se livre Delphine de Vigan a porté fruit et est un vrai succès.
Contrairement à Le Papou qui avait une impression de voyeurisme tout au long de sa lecture, moi j'ai eu l'impression d'avoir beaucoup d'empathie pour les membres de cette famille. Comme je lui expliquais, j'ai eu comme le sentiment d'écouter une amie qui a des problèmes et qui a besoin d'une écoute attentive pour avancer. Comme je lui disais, ce livre doit plus plaire aux filles car nous sommes plus habituées à avoir ce genre de conversations avec nos amies, notre famille. Peut-être que ce genre de sujets ne font pas partie de ceux dont on discute entre hommes.
Ce livre pose des questions existentielles sur la maladie et comment réagir devant un être cher qui est malade, les relations de famille et comment elles peuvent empoisonner ou égayer notre quotidien, l'impact de son éducation et son enfance sur une vie, les tabous/non-dits dans une famille, les suicides, comment avancer après le deuil, la douleur, et voir si l'écriture peut libérer celui qui écrit d'une poids, est-ce que cela soulage ?...
Rien de gai dans ce récit et pourtant j'ai cru sentir en peu de bonheur au milieu de tout plein de difficultés dans l'enfance de Lucile. On sent moins ce bonheur dans l'enfance des filles de Lucile mais on sent un profond attachement mêlé de peurs. Qu'il doit être traumatisant de vivre dans de telles conditions (que ce soit Lucile ou ceux qui l'entourent) et le tout, écrit sur le mode "je vous aime et je vous hais", en dessine parfaitement les effets .

Verdict :
Une lecture coup de poing qui m'a touchée. Une lecture qui ne laisse pas indifférente mais qu'il faut lire en n'étant pas trop déprimé(e) à la base car rien de gai dans cette lecture !

Note : 9.5/10

Bonus : Désolée ... je ne vais mentionner que le billet du Papou qui en a parlé au club de lecture. J'ai listé plus de 15 billets sur ce livre et étant très fainéante, je n'ai pas le courage de lister le tout... MAIS, je t'invite à mettre ton lien dans les commentaires pour qu'on les ai en référence. Un gros merci, cher toi !

vendredi 2 novembre 2012

"Félicité de la Croix Rousse" de Charles Exbrayat



Éditions : Club des Masques, 1974
Date de première publication : 1968
234 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
J'aime beaucoup Exbrayat pour les expériences de complète détente sympathique qu'il m'offre à chaque fois ! 
J'ai du acheter une bonne dizaine de "nouveaux" titres lors d'une vente de livre pour une oeuvre de charité.
C'est toujours distrayant de lire ce genre de livre quand on a rien à lire ou après des lectures plus intenses.

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Personne n'a jamais vu Désiré LANVALLAY en colère. Ni même de mauvaise humeur. C'est bien simple, Désiré est la gentillesse même. Pourquoi lui voudrai-on du mal ? Désiré mène depuis toujours une vie simple et réglée de fonctionnaire paisible, et ses distractions sont tout à fait inoffensives. Pourquoi donc ces lettres anonymes qui l'accusent d'avoir des mœurs dépravés ? C'est ridicule ! Un si brave garçon ! Pas une faiblesse, jamais d'histoire... En fait, il est impossible de lui reprocher quoi que ce soit. Alors un personnage aussi parfait devrait mourir tranquillement dans son lit. Et nulle part ailleurs...

Ce que j'en ai pensé :
Ce qui est chouette avec Exbrayat c'est que c'est vraiment relaxant, amusant et léger. Les personnages sont colorés, excentriques, caricaturaux et drôles.
Dans ce livre, on aime voir l'inspecteur de police et son chef se déclarer la guerre à la moindre occasion alors qu'il y a quelques années, ils étaient les meilleurs amis du monde.
On aime aussi suivre l'histoire farfelue de la mort de Désiré Lanvallay et l'enquête rebondissante autour de ce mystère. 
On aime voir la famille bizarre de Félicité.
L'histoire en tant que tel, comme souvent, ne casse pas trois pattes à un canard mais l'idée de fond est rigolote. On n'a pas ici une histoire d'espionnage ou policière de haut calibre mais une historiette amusante.

Verdict :
Encore une historiette d'Exbrayat qui se lit rapidement, qui fait sourire, qui est plaisant et qui détend vraiment (mais il ne faut pas s'attendre à de la grande littérature, hein ;) )
Heureusement, j'ai encore de bons titres dans ma bibliothèque... car cet auteur était plus que prolifique !

Note : 7.5/10