lundi 7 juin 2010

"Les nombrils - Mais pour qui tu te prends" Tome 1 de Delaf et Dubuc


Édition : Dupuis SA 2006
46 pages

Pou
rquoi avoir lu ce livre?
C'est Venise qui m'en a parlé il y a 2 semaines lorsque je l'ai rencontré dans "ma" librairie (préférée) lors d'une vente-promotion de BDs. J'étais persuadée n'avoir entendu parlé de cette série mais en allant chercher cet album à la bibliothèque, je me suis rappelée que Marguerite en avait parlé aussi.
Et puis bon, c'est québécois, alors tout ça combiné, forcément, j'ai eu envie d'essayer !

Résumé :
Vicky et Jenny sont deux pestes...

Elles sont jolies, sexy, toujours habillées à la dernière mode (style pantalon moulant et string qui dépasse) et ne pensent qu'à une chose : les garçons.

Et plus particulièrement au séduisant John John et sa grosse moto.

Les deux amies ont une copine, Karine, une espèce de grande asperge bien moche qui leur sert de faire-valoir et de souffre-douleur. 

Ce que j'en ai pensé :
Venise m'avait prévenue : c'est méchant, très méchant... de la vraie méchanceté gratuite. Je suis assez sensible à ce genre de comportement car je n'aime vraiment pas quand l'humour vise à se moquer de quelqu'un. 

Ici, Karine, adolescente, a deux "amies", Vicky et Jenny, qui n'ont de cesse de se moquer d'elle, de tout faire pour foirer le seule RDV galant qu'elle pourrait avoir, et de la ridiculiser en public... Bref, de vraies amies, hein? On se demande comment ce trio peut fonctionner. Deux filles superficielles imbues d'elles-mêmes, toujours à la dernière mode, super manucurées, coiffées, maquillées et Karine, fille simple, sportive, grande mais pas particulièrement jolie (enfin, moi je la trouve mignonne comme tout ... bien plus charmante que ses 2 acolytes...) et sensible.
Je vais encore te dévoiler un défaut : moi, je suis une fille super rancunière... (je travaille là-dessus mais c'est loin d'être facile). Alors, quand j'ai vu Karine se faire avoir et être dénigrée en permanence par ses copines, je me suis sentie aux antipodes de ce personnage (sans compter son physique ... tu prends tout son contraire et c'est moi ou presque). J'ai donc été à la fois agacée puis attendrie  (face à cette "injustice de camaraderie", j'ai fini par la prendre en pitié et à de plus en plus détester ses amies).

J'ai aimé les couleurs flashy, le style des dessins (qui me rappelaient ceux de ma jeunesse), les personnages caricaturés, les mimiques des personnages, le pseudo-mystère autour de John John et l'histoire de Karine avec le séduisant Dan.
C'est bête (je ne te permets pas de rigoler d'ailleurs), mais j
'ai adoré un tout petit détail auquel je ne pouvais pas rester insensible : un petit Caliméro qu'arbore Karine sur son sac... Forcément, si Delaf et Dubuc utilisent mon Caliméro préféré, c'est sûr que moi je craque ;)

Enfin, j'ai aimé les souvenirs que cet album a pu suscité comme les lettres d'amours écrites pendant les pauses récréation, le super-beau-mec qui fait baver toutes les filles, le laid que personne ne veut approcher mais qui colle toute fille qui bouge, les tentatives de sorties en discothèque dans le dos des parents ...
Par contre, on sent bien que cette BD est contemporaine quand on voit les tenues des filles à base de pantalons moulants, strings, petit top avec décoletés impossibles .... Je pense que je ne serai pas là pour vous parler de tout ça si j'avais osé sortir un orteil de chez moi comme ça, à cet âge là :)

J'ai un peu moins aimé l'humour gratuit mais cela reste assez proche des attitudes qu'ont les filles de cet âge là ... Et mine de rien cela m'a rappelé quelques souvenirs. Qui n'a jamais vu dans son parcours scolaire des boucs-émissaires?

Verdict :
C'est frais et léger.
Les jeunes filles ado et pré-adolescentes devraient aimer cette BD sans aucun doute !
Les femmes plus âgées souriront probablement :)

Note : 7/10

Bonus 1 :

Bonus 2 : un extrait

dimanche 6 juin 2010

"Le retard" de Barbara Yelin


Édition : de l'an 2 - traits féminins, 2006
Traduit de l'allemand par Thierry Groensteen
86 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Sur le blog de Choco, j'ai vu un article sur "L'empoisonneuse" dessiné par Barbara Yelin. J'ai été curieuse et j'ai voulu le réserver à la bibliothèque mais comme ce livre est trop récent, il n'apparaissait pas encore dans la liste des livres disponibles. 
Qu'à cela ne tienne, j'ai réservé un autre livre de Barbara Yelin car son crayonné (des extraits sont disponibles sur le blog de choco) m'avait plu.

Résumé :
Moments de vérité à la campagne.

Cinq amis perdus de vue depuis longtemps se retrouvent dans une maison isolée à la campagne. Celui qui a pris l'initiative de les réunir se fait attendre. Ils ne savent pas pourquoi ils sont là. Ils tuent le temps en remontant des bouteilles de vin de la cave. Des souvenirs reviennent à la surface. Ils mesurent le temps qui a passé sur leurs vies, leurs rêves, leurs ambitions. Au fil des heures, les masques s'effritent et les âmes se confessent. Et l'on apprend que l'une des deux jeunes femmes attend le retardataire depuis... quinze ans, depuis l'époque où il lui écrivait des lettres enflammées.

Le Retard relève du huis clos psychologique, un genre rarement abordé en bande dessinée. Tout en subtilité - à l'image de l'utilisation de la couleur-, il sera, pour chacun des personnages, un moment de vérité. 

Ce que j'en ai pensé :
Bon et bien n'y allons pas par quatre chemins : je n'ai pas aimé. 

A chaque page tournée je me disait "Allez continues, tu vas finir par aimer... si ça se trouve ça va devenir intéressant", "Bin là, ils peuvent passer à autre chose, il me semble que ça tourne en rond" ou finalement "Allez, à force, tu vas aimer le dessin !". Quelle lutte, ô toi. Persévérant j'ai été jusqu'au bout mais cela a été difficile !

Si on résume, je n'ai pas réussi à trouver l'histoire intéressante. Pourtant ça partait bien : des amis se retrouvent après de longues années sans se voir ( tu sais un peu comme la chanson de Patriiiiiiiiiiiick Bruel "On s'était dix rendez-vous dans dix ans ..."). Ils sont 5 dans une maison de campagne complètement isolée et attendent Jean, celui qui a du retard. Pendant l'attente, ils boivent, boivent, boivent, évoquent des souvenirs, se baladent un peu... et c'est tout...

En fait, j'ai bien aimé les planches sur laquelle il n'y avait que des paysages et peu d'action mais dès que les personnages parlaient ou apparaissaient trop, ça m'agaçait.
Alors, oui autant j'aime souvent les petites histoires intimistes et sans forcément beaucoup d'action, au cinéma, autant là je me suis royalement ennuyée.

Au départ, j'ai aimé être intriguée, bousculée et dérangée par le style : un crayonné très crayonné et sombre dans les teintes de noir, gris, rouge-brique (là, ne te moques pas, on voit tout-de-suit' que je ne suis pas une experte en "critique de BD"...). Mais là, je n'ai pas réussi à m'y faire (contrairement à d'autre album comme la série des Paul ou des Fog, où, à la longue, j'ai fini par apprivoiser le dessin...). 

Verdict:
Bon et bien, voici, cher toi, la définition même d'un rendez-vous manqué !
Je pense que je réessayerai des illustrations de Barbara Yelin, notamment si je mets la main sur "L'empoisonneuse" car je ne veux pas rester sur cette impression qui, je veux le croire, n'est pas forcément la bonne

Note : 3/10

Bonus :

Genre de planche que j'ai aimé :



Genre de planche que je n'ai pas aimé :




vendredi 4 juin 2010

"The Enormous Crocodile" de Roald Dalh


Édition : Puffin, 1993
Date parution : 1978
42 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
C'était samedi après-midi, nous avons décidé d'aller à la grande bibliothèque nationale (parce que cela faisait une éternité que je n'y allais pas et que pendant ce temps, mon homme pourrait aller nager un peu dans une piscine proche). Pitchounette et sa maman se sont immédiatement retrouvées dans la section jeunesse. Pitchounette a jeté son dévolu sur les quelques livres délaissés sur une petite table et sur quelques sièges bien confortables. Pendant qu'elle jouait avec ses trésors, maman a tendu le bras pour atteindre la rangée des lectures jeunesse anglaises et a réussi à atteindre un livre de Roald Dahl ...
Quelle bonne idée pour faire une petite lecture rapide et continuer mon 



challenge Roald Dahl, n'est-ce pas?







Résumé :

" Rien n''est plus délicieux qu''un enfant! " dit l''énorme crocodile. Heureusement, ce n''est pas facile pour un crocodile de trouver un enfant à manger lorsque les autres animaux de la forêt s''en mêlent.


Ce que j'en ai pensé :
Ahh mais quelle lecture succulente ! Certes, je me suis souvent interrompue puisque je m'occupais, en même temps, de pitchounette mais ça coulait tellement et c'est tellement court (surtout que les illustrations prennent de la place). 
Encore une fois, j'ai été complètement transportée par cette mignonne petite histoire. On y rencontre un énorme crocodile arrogant et prétentieux à souhait, méchant et gourmand de petits enfants... Son défi de la journée : manger un petit enfant bien juteux. Tout fier de lui, il en parle à tous les animaux de la jungle qu'il rencontre sur son passage de son but ultime en dénigrant ses interlocuteurs . Au lieu de l'admirer et de l'encourager, tous s'indignent et vont tenter le tout pour le tout pour éviter que cet énorme crocodile arrive à ses fins et reste donc sur sa faim...
J'ai adoré cette chouette petite histoire qui rappelle un peu des histoires de loups de mon enfance. J'ai trouvé rigolo cette transposition dans la jungle.
J'ai trouvé très drôle les "astuces" du crocodile pour piéger les enfants et espérer les manger.
Et t'ai-je déjà dit que j'ADORE les illustrations de Quentin Blake ? Je les trouve tellement vivantes, colorées et drôles !

Verdict :
Encore et toujours sous le charme de l'imaginaire, des histoires et de la plume de Roald Dahl pour ce qui est  de ses livres jeunesse. J'ai presque envie d'acheter tous ses livres en souhaitant pouvoir les lire dans quelques années à ma pitchounette !

Note : 9.5/10

mercredi 2 juin 2010

Sondage : Swap rentrée ?

Cher toi,


Je sais que tu as probablement plus la tête à tes vacances qu'à la prochaine rentrée mais je me demandais si tu serai intéressé(e) par un swap pour la rentrée?


(Mon portefeuille sera alors à nouveau rempli et il m'autorise à me lancer dans un nouveau swap... alors j'anticipe)


Je ne sais pas pour toi mais pour moi la rentrée s'accompagnait toujours d'un petit pincement au coeur de dire au revoir à l'été, de l'excitation de retrouver ses ami(e)s,  de la crainte de changer d'école et de se demander si on va se faire de nouveaux copains-copines, de stress car la prof de français est une teigne et que l'on ne pige rien à ce que raconte le prof de Maths, mais surtout, du plaisir d'aller faire les courses pour s'acheter des nouveau stylos, feutres, crayons, le dernier stylo plume, les agendas rigolos, les cahiers qui auraient la plus belle couverture ...
Ces achats de papeterie et matériel scolaire me mettait le baume au coeur et compensait mes craintes car armée de mes nouveaux trésors, j'étais prête à affronter toutes mes incertitudes.

Et toi, comment se passait ta rentrée?

Aurais-tu envie de participer à un swap dont la thématique serait "la rentrée"? 

Le contenu du colis serait du genre :
  • 1-2 livres et/ou un DVD dont le cadre est l'école ou la vie d'étudiants (je pourrai proposer une bibliographie/filmographie)
  • Un objet qui évoque la rentrée comme des stylos ou un agenda, ou un carnet de note ou un cahier ou de belles feuilles pour écrire ou un petit sac ou ...
  • Une gourmandise pour affronter le stress de la rentrée
Les dates seraient plus ou moins les suivantes (je verrai si on peut adapter en fonction des participant(e)s car je sais que certain(e)s seront en vacances en août) :
- Inscriptions jusqu'au 1er août
- Envoi des questionnaire : le 3 août
- Date limite pour répondre au questionnaire : le 15 août
- Réception du questionnaire de votre swappé(e) : le 22 août
- Envoi des colis : du 6 au 13 septembre.
- Publication des messages : dès réception du colis

Qu'en dis-tu?