mercredi 7 avril 2010

"Shutter Island"; Livre de Dennis Lehane ; Film de Martin Scorsese

Commençons par le livre :


Édition : Rivages/noir 2010
Date parution : 2003
393 pages

Poursuivons avec le film :

Réalisateur : Martin Scorsese
2010
2h18

(Toi qui es attentif, tu remarqueras le regard vachement plus méchant/suspicieux sur la couverture du livre ... j'aime ça )

Pourquoi avoir lu ce livre et vu le film (ou en gros, comment je vais te raconter ma vie) ?
Grace à mon meilleur ami (Google Reader ou GR pour les intimes), j'ai vu fleurir plusieurs billets soit sur le film soit sur le livre. Forcément, à force, ça a attisé ma curiosité. Or, tu le sais, je suis une fille TRÈS curieuse (Trop dirait ma mère).
Ça faisait quelque temps que je vérifiais si le film était proposé pour une séance cinéma maman-bébé (Il faut que je te dise que généralement, les films qui sont proposés sont plutôt du genre dessins animés, comédies romantiques ou comédies pour enfants...) En gros, je n'avais AUCUN espoir d'aller le voir au cinéma. Résignée, je me suis dit que j'aurai tout le temps de le lire dans les prochains mois, avant sa sortie en DVD.
Or vl'a t'y pas que la semaine dernière, alors que je me baladais dans le centre commercial, ma pitchounette s'est soudainement endormie (merci ma chérie). Hors de question de la réveiller pour la mettre dans la voiture ... allons plutôt faire un tour par la librairie voir quels sont les nouveaux arrivages (je dois avouer que je me lançais déjà dans une petite séance de repérage pour mon futur swap : Le Swap Happy Face)... Et BANG, juste devant moi, à peine rentrée dans le magasin, une petite table avec une belle pile du livre ! Si c'est pas un signe ! Bien évidemment, moi qui sait interpréter les signes de la vie (si, si, c'est facile, je peux t'apprendre un jour si tu le souhaites), je me suis lancée sur le premier livre de la pile ! Mais comme je venais un peu de céder à une pulsion, saches que je n'ai pas acheté plus (tu vois, moi, je sais être raisonnable... des fois ...)
Super contente de mon achat, je me suis dit que je le lirai dans quelques semaines (car figures toi que j'avais déjà une lecture en cours et tu le sais, je ne suis pas capable de lire plusieurs livres en même temps...).
Mais voilà, tout ceci était sans compter la perfidie de Monsieur Cinéma ! Car oui, je regarde tous les week-end quels sont les films proposés le mercredi suivant pour les mamans avec bébés... et là, devines c'est quoi qui passait aujourd'hui ? Je te le donne en mille : Shutter Island ...
Tu vois comment la vie est rigolote ?! Sauf que bon, moi j'avais un petit dilemme. Je préfère toujours voir le films après avoir lu le livre (ce qui est paradoxal car après je me plains tout le temps que le film n'est pas fidèle au livre ...) Mais bon, c'est encore plus intéressant de découvrir les choses en lisant pour un thriller que de les découvrir à l'écran, non? 
Qu'à cela ne tienne, j'ai lu le livre de Dennis Lehane en quatrième vitesse (ce qui, tu le verras, est impossible autrement) et j'ai été au cinéma aujourd'hui !


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique pour assassins. Le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés par les autorités de cette prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solano, manque à l'appel. Comment a t-elle pu sortir de cette cellule fermée à clef de l'intérieur? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle ont peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme? Progressivement, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité.

Shutter Island a été récompensé par le grand prix des lectrices de Elle en 2004.

Ce que j'en ai pensé :
Quelle ambiance, quel suspense, mais quelle histoire mon ami ! Mon dieu que cela se lit vite ! Impossible de lâcher ce libre une fois commencé !
Je suis encore bien contente de ne pas avoir été tentée de lire les quatrième de couvertures et juste balayé du regard (et en diagonale (et c'est vraiment un exercice difficile, je trouve)) les billets des autres ! Qu'il est plaisant de découvrir les choses au fur et à mesure de sa lecture. De savoir pourquoi les personnages sont là, d'apprendre qui ils sont, de projeter ce qui pourrait potentiellement arriver !
J'ai aimé complètement découvrir cette histoire. Et d'ailleurs, c'est là que je me rends compte que c'est difficile d'en parler puisque je ne veux rien te révéler pour que tu puisses apprécier à juste titre ta lecture ou le film ! Je peux juste te dire que j'ai aimé le rythme haletant donné par Dennis Lehane. 
J'ai aimé essayer de comprendre ce qui se passait, de savoir de qui se tramait, de deviner l'issue du livre. A ce stade, il faut que je te prévienne que je suis archi-nulle pour deviner quoique ce soit dans un polar (et pourtant, à force d'en lire, je devrai devenir experte ... mais non) et c'est finalement tant mieux car on arrive ainsi souvent à me surprendre (dans le bon sens du terme). 
J'ai aimé jongler avec les suppositions comme si je menais moi même l'enquête. 
J'ai aimé me tromper sur bien des points, la chute n'en a été que plus belle !
En fait, j'ai été complètement happée du début à la fin. A tout prix, je voulais savoir ce qui se cachait sur cette île... Les pages tournaient avidement, j'avais hâte de connaître la fin et finalement quand elle est arrivée, j'ai trouvé ça trop court. J'en redemandais une dose. Car oui, j'aime quand c'est angoissant, stressant et surtout si intrigant !

Pour ce qui est du film, il faut te dire que j'étais à la fois super impatiente et super angoissée d'être déçue... (tu commences peut-être à savoir que je suis difficile en terme d'adaptations cinématographiques) mais je me suis laissée dire que c'était super ... 
Et bien, oui, c'était super ! J'ai trouvé que plusieurs points étaient fidèles au livre : l'ambiance s'assombrit, la lourdeur s'intensifie et le rythme devient de plus en plus rapide. 
Bien sûr, connaissant d'avance la chute du film, j'ai pu apprécier l'évolution de chacun des personnages et je trouve que cela a été très bien rendu. 
Mais, fatalement, je me suis permise de comparer avec le livre, de voir les scènes coupées, les moments où j'aurai aimé plus d'explications ou alors moins d'insistance sur certains points, ou alors un autre angle de vue, une autre façon d'illustrer certaines scènes  (oui, oui, je suis une spectatrice chiante mais j'assume). 
Mais globalement, j'ai été bluffée par le jeu de Léonardo Di Caprio. Je ne le visualisais pas, de prime abord, comme marshal Daniels mais finalement, le rôle lui sied bien. 
Et puis, je suis sortie de là amusée par la dernière phrase du film qui (j'ai vérifié en rentrant) n'était pas dans le livre. Généralement, je suis "by the book" (c'est le cas de le dire, hein?) pour des adaptations cinématographiques mais là, j'ai été agréablement surprise par cette fin là qui m'a ouvert une autre dimension... et j'aime ça. Ça te laisse réfléchir longtemps après ta séance, ça vit en toi encore et c'est chouette comment sentiment. J'aime l'idée que ce livre/film m'a me hanter quelque temps... 

J'ai hâte de savoir ce que toi tu en as pensé !

Verdict:
Je n'avais encore jamais lu Dennis Lehane et c'est une erreur car j'aime sa façon d'écrire et sa façon de nous plonger dans une ambiance lourde. Je me souviens avoir adoré le film "Mystic river" et m'être dit qu'il fallait absolument que je lise le livre mais ça a dû me sortir de la tête. Et c'est bien dommage car j'aurai alors rencontré plus rapidement cet auteur de polars qui mérite vraiment, je crois, qu'on s'y attarde. En tous les cas, moi je vais le faire très prochainement en lisant ses livres.

Note : 9.5/10

lundi 5 avril 2010

"Maliki Broie la vie en rose" Tome 1 de Maliki

Édition Ankama, 2007
160 pages





Pourquoi avoir lu ce livre ? 
Ça un moment que je voyais cette pochette d'album sur la blogo et que je la trouvais chouette. Je pense que j'avais envie d'explorer un autre style de BD (maintenant que je suis complètement tombée dedans... autant continuer) et comme les commentaires étaient bons, pourquoi ne pas essayer, hein?

Résumé :
L’animal le plus tyrannique de la planète, le chat, est le pilier de ce premier recueil de strips signé Maliki. Le phénomène du Webcomic enfin en version papier :attention haute teneur en humour garantie ! Une héroïne partagée entre rêveries sucrées et traumas profonds nous parle de l’enfance, mais aussi et surtout de ses chats. Exigeants, drôles et facétieux, c’est eux le vecteur principal de la beauté et de la poésie du quotidien. L’incroyable ironie de la réalité dans toute la splendeur est ici mise en scène avec une grande sensibilité. Une réalité finalement toujours bien plus extraordinaire que n’importe quelle fiction lorsqu’elle est narrée avec autant de talent et d’humour. (www.maliki.com)








Ce que j'en ai pensé :

Passée les premières pages d'adaptation à ces images mangas mais dans un contexte occidental, j'ai bien aimé cette BD. J'ai trouvé les couleurs éclatantes (pas pour tous les strips, mais quand même majoritairement), les dessins très beaux et les thèmes sympathiques. Amoureuse des chats, j'ai, forcément, craqué pour les 2 amis compagnons de Maliki qui lui volent (comme elle le mentionne) la vedette la plupart du temps. J'ai aimé les "humanisation" avec cette façon de leur prêter des réflexions et des attitudes parfois très mesquines. J'ai aimé les intrusions dans le passé de Maliki mais aussi dans son quotidien qui pourrait être banal mais qui rappellent parfois des pièces de ta vie.
Globalement, j'ai trouvé qu'il y avait un bonne grosse dose d'imagination et de talent!
En fait, l'album est basé sur le blog de Maliki et reprend plusieurs de ses strips. Ne connaissant pas ce blog (



http://maliki.com/) cela a été une grande découverte sympathique. D'ailleurs, si toi non plus tu ne connais pas ce blog, je te recommande d'aller y jeter un coup d'oeil. Y'a de belles choses à voir (Bon, moi je n'a pas trop aimé la mise en page du site mais sous différents onglets, on trouve différentes belles choses).
Enfin, tu le sais j'aime les clins d'oeil et là j'ai trouvé ça chouette que Maliki insère un peu par ci et par là des fan-arts. Super chouette idée et bel hommage à ses fans !
J'ai aimé aussi les photos de ses chats... bien sûr ! ;)

Verdict :
Un BD qui vaut largement le détour. Deux autres tomes sont sortis depuis... je vais probablement les lire aussi.


Note : 8/10

dimanche 4 avril 2010

Résultat du concours des Marque-ta-page

Coucou toi qui te demandais où en était le concours sur les marque-pages! 
Saches que les résultats ont été dévoilés.

Et surtout, surtout, fais toi plaisir en regardant le superbe sketch de Dany Boon sur la lecture (en bas de son billet) !
Moi, j'ai fait ma séance d'abdos ! Merci Pickwick ;)

A bientôt cher toi !

"Pico Bogue-Question d'équilibre" - Tome 3- Dominique Roques, Alexis Dormal


Edition Dargaud
48 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ? 
Parce que j'ai aimé le premier tome et le second et que l'on dit "jamais deux sans trois", n'est-ce pas?

Ce que j'en ai pensé :
J'ai lu cette bande-dessinée au soleil sous un beau 25 degrés et j'ai aimé le décalage avec l'album. Cet album s'étale sur l'automne et l'hiver puisque l'on y parle d'Halloween, de batailles de boules de neige et du père Noël. J'ai aimé voir Pico et Ana Ana à l'école, charrier leur parents, se disputer, jouer les grands, jouer les bébés, jouer tout simplement. J'ai beaucoup ri de certaines petites histoires, notamment des "mésaventures" d'Ana Ana avec sa luge et la triste désillusion avec le Père Noël. Je me suis sentie un peu nostalgique de l'automne et de l'hiver ( si si, c'est assez paradoxal). 
Je dois te dire, cher toi, qu'il me tarde qu'un nouvel album soit publié pour retrouver ces fort sympathiques personnages car encore une fois j'ai été vraiment été touchée par leur charme, leurs réflexions rigolotes, leur façon de parler et la façon dont les enfants font tourner en bourrique les grands :)

Verdict :
C'est frais (et pas que à cause de la météo), c'est attendrissant, c'est amusant. Que du plaisir ! Je te le recommande !

Note : 9/10

Bonus :
Comme je ne sais pas quand la prochaine livraison d'un album de Pico Bogue est prévue, donc quand je vais avoir l'occasion de t'en reparler, parce que je veux que tu lises ces magnifiques albums, et parce que je pense tout simplement à toi, voici 2-3 extraits de cette fantastique BD relaxante :

(cliques dessus pour agrandir)
Extrait du Tome 1 : "La vie et moi"

Extrait du Tome 2 : "Situation critique"


Extrait du Tome 3 : "Question d'équilibre"


Bon, j'espère que j'ai réussi à te convaincre un peu et que tu vas bientôt lire aussi ces petits albums remplis de bonne humeur :)
Redonnes-moi en des nouvelles !

samedi 3 avril 2010

"James et la grosse pêche" de Roald Dalh






Edition : Folio, 1997
Date de publication :1997


Pourquoi avoir lu ce livre ?
C'est 

Lucie/Diabolo (en laissant un commentaire sur


 ma liste de quinze ) qui m'a donné envie de faire connaissance avec ce classique de la littérature jeunesse que je ne connaissais absolument pas ! Et pourtant j'aimais beaucoup Roald Dahl. Il faut croire qu'ils ne l'avaient pas à la bibliothèque de mon école à l'époque !





Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
Le petit James mène une existence bien malheureuse auprès de ses deux tantes abominablement méchantes, tante Eponge et tante Piquette, qui ne cessent de le tourmenter et de le maltraiter. Mais un jour, James rencontre un curieux personnage : un vieil homme qui lui confie un sac rempli de mille petites choses vertes recelant tout le pouvoir magique du monde. De plus, une pêche se met à pousser sur le vieux pêcher, à pousser jusqu'à devenir aussi grosse qu'une maison ! Evènements insolites qui vont bouleverser la vie de James.


Ce que j'en ai pensé :
Quitte à ce que tu te moques de moi, figures toi que lorsque diabolo a évoqué le titre "James et la grosse pêche", dans la tête c'était une histoire de canne à pèche ou de sortie à la pèche... Mon cerveau ne veut, parfois pas, voir les accents qui diffèrent d'un mot à l'autre ... J'ai rigolé quand j'ai vu la couverture du livre. Il m'a fallu on bon 20 secondes (oui, je suis vite comme fille) pour réaliser qu'il s'agissait du fruit... Pathétique, je sais...
En tous les cas, qu'il a été charmant de faire la connaissance du malheureux petit James (Boudiou, sa vie n'est pas facile : parents morts dramatiquement, tantes hyper méchantes qui le maltraitent, pas un seul ami, et j'en passe ...)
Qu'il a été charmant de le suivre dans ses aventures loufoques mais ô combien chouettes avec ses amis ô combien farfelus, énormes mais attachants ( on parle ici d'insectes géants ... et pourtant, les insectes moi, j'en suis pas fan du tout).
J'ai aimé retrouver l'imagination débordante de Roald Dalh qui m'avait tant séduite avec, entre autre, Charlie lorsque j'étais en primaire. J'ai aimé sentir ce monde bizarre peuplé d'être imaginés ou complètement déformés.
J'ai aussi beaucoup aimé les illustrations de Quentin Blake. J'aime son crayonné !
J'ai un peu moins aimé certains parties de l'aventure que je trouvais parfois un tout petit peu longuet.


Verdict :
Je pense bien que j'aurai aimé avoir lu ce livre en étant enfant. Je pense que j'essaierai de faire en sorte que pitchounette le lise quand elle sera grande. J'ai hâte de voir ce qu'elle en pensera, elle, avec ses yeux d'enfant !


Note : 8.5/10


Edit du 6 avril 2010 : Ce billet sera le premier du challenge Roald Dalh



vendredi 2 avril 2010

"Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig

Attention GROS GROS COUP DE COEUR !!!

Édition : Livre de Poche, 2008
Année première publication : 1922, Traduction française : 1926
190 pages, 54 pages pour "Lettre d'une inconnue"





Pourquoi avoir lu ce livre ? 
Parce que l'on m'avait dit que c'était LE récit à lire ! Et parce qu'il était à la suite de Amok. 
En fait, j'ai enchainé mes lectures sans aucun temps d'arrêt entre les deux (oui, oui, une fois n'est pas coutume, pitchounette faisait une bonne sieste, ce jour là...).

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
La passion en ce qu'elle a d'irrésistible et de semblable à la folie : c'est le thème central de ces trois récits publiés en 1922 par le grand écrivain autrichien, auteur du Joueur d'échecs et de La confusion des sentiments.
[...]
Histoire encore d'une folie, d'une passion - d'un amour fou, cette fois - que la Lettre d'une inconnue reçue par un romancier à succès
[...]

Ce que j'en ai pensé :
Ohhhhhh my ... Tout simplement génialissime !!! Je me sens presque transformée avec cette lecture. Si si, je ne plaisante presque pas ! C'est fou les émotions qui se sont emparées de moi pendant ma lecture. Il est fort Stefan, très très fort ! Il a été capable de presque me faire ressentir l'amour et la douleur de cette femme qui écrit cette lettre à cet auteur à succès (encore une fois, la façon dont c'est écrit pourrait nous faire croire que ce récit est autobiographique ...). Dis moi comment fait-il pour décrire si précisément les sentiments de cette femme éperdument amoureuse et malheureuse ( Elle commence sa lettre avec les mots suivants "Mon enfant est mort hier [...]"). Je me suis toujours imaginée, naïvement, que seule une femme pourrait décrire ce que peut ressentir une femme et que seul un homme pourrait retranscrire les émotions d' un homme (oui, tu sais "Les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars" ... bref ...).
Est-ce que tu sais ce que ça fait quand tu as une boule dans le ventre? Quand ton coeur palpite? Quand tu as presque des sueurs froides et des frissons? C'est une peu tout ça que j'ai ressenti. Pendant quelques instants, j'ai été cette femme qui écrivait, qui aimait puis qui souffrait. Sauf que bon, je pense que je suis incapable d'aimer comme elle 
(je suis incapable de relations à sens unique et surtout moi, j'ai un autre gros défaut, je suis un peu du genre rancunière)
 mais il reste que je peux très bien l'imaginer !


Verdict :
Si comme moi tu ne le l'avais jamais lu avant : Cours, file, vole ... va vite le chercher, je te promets tu vas adorer, toi aussi ... 

Note : 10/10

jeudi 1 avril 2010

"Amok" de Stefan Zweig


Édition : Livre de Poche, 2008
Année première publication : 1922, Traduction française : 1926
190 pages, 78 pages pour "Amok"





Pourquoi avoir lu ce livre ? 
On est quel jour aujourd'hui ? Oui, oui, le premier du mois : Le 1er avril.
Est-ce que je radote si je te dis que je participe au challenge "Ich liebe Zweig" et que je dois lire un livre de Stefan par mois? Non, parce que si tu trouves que je me répète trop, n'hésite pas à me donner un carton jaune ... En même temps, comme j'ai complètement succombé au charme de Stefan, au lieu de lire une oeuvre par mois, j'en lis au moins 2 !!! Donc les répétitions, en veux-tu en voilà, tu vas être servi(e) !
Non pas que je fasse du zèle, non non, c'est juste que c'est devenu une vraie drogue. Toutes les 2-3 lectures, il me faut ma dose de Stefan. J't'jure c'est dingue, quand je lis un livre, ma pensée est souvent déjà sur le prochain livre de Stefan que je vais lire. C'est terrible !

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrièmes de couverture :
La passion en ce qu'elle a d'irrésistible et de semblable à la folie : c'est le thème central de ces trois récits publiés en 1922 par le grand écrivain autrichien, auteur du Joueur d'échecs et de La confusion des sentiments.
L'amok, en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu'on puisse rien faire pour le sauver. Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence.
[...]


Ce que j'en ai pensé :
Rien à redire sur l'écriture de Stefan. Je ne ferai que me répéter encore et encore en disant que c'est complètement envoûtant, fluide, rythmé et haletant... Par contre, même si j'ai encore adoré les récits enchâssés, j'ai été un peu moins séduite par l'histoire. Les personnages n'ont pas réussi, cette fois-ci, à vraiment me toucher. Je me suis sentie un peu mise à l'écart, un peu étrangère à la scène qui se déroulait sous mes yeux (je te rappelle que lorsque je lis Stefan, je suis comme une petite souris dans un coin de la pièce et je regarde avec attention les personnes qui jouent leur scène devant moi ... si si ...). J'avais un peu du mal à comprendre ce docteur et cette femme. Je n'ai pas su vraiment m'apitoyer sur leur sort, leur histoire. 


Verdict :
Une lecture agréable mais moins poignante que celle que j'ai déjà lues de Stefan. Vivement la prochaine !

Note : 7/10