mercredi 13 mars 2013

BD du mercredi : "Rewind" de Philippe Girard


Editions : Glénat, 2011
135 pages

Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai vu cet album dans la section nouveauté de la bibliothèque et j'ai été curieuse.


Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :


« Il y a des gens qui luttent pour échapper à la mort, alors que moi, je lutte pour échapper à ma vie. »
Vous marchez parmi la foule. Deux tueurs sont à vos trousses. Sachant que votre seule chance de leur échapper est de vous jeter dans les bras d’une inconnue en espérant qu’elle vous emmènera chez elle lorsque les balles vous auront troué la peau…Qui choisirez-vous ? La grande hippie lunatique ? La carriériste matérialiste ? La petite grosse complexée ? Ou l’exaltée provocante ? Non. Elle, la fille ordinaire, celle à qui il n’arrive jamais rien de spécial. Elle me sauvera...



Ce que j'en ai pensé :
Comme le mentionne le titre, on revient souvent en arrière dans le film et on revit une sorte de journée de la marmotte... Tant et tant qu'on a presque l'impression de voir et revoir toujours les mêmes images (il y a bien quelques variations mais on a la mauvaise impression d'assister à du pseudo-copier-coller).

Le dessin ne m'a pas plu ni déplu, en fait. C'est très sommaire, caricatural et simple. Les couleurs sont fades et homogènes (brun-orangé) et cela devait être pour cadrer avec le thème du livre. Et puis ces énormes cases avec si peu de contenu m'ont fait penser à un livre pour enfants. Il y a beau y avoir 135 pages, ça se lit en moins de 15-20 minutes en prenant vraiment son temps (en allant très vite, si on ne s'attarde pas au dessin, en 10 minutes gros max, c'est fini :( )

Enfin, je trouve qu'il y a trop de caricatures stéréotypées : la jeune hippie, la petite ronde et moche, la grande et belle femme fatale .. bref, trop facile comme catégorisation (même si on est un tout petit peu surpris par la chute avec chacune de ces femmes).

Verdict :
Un album qui avait l'intérêt d'être un tant soit peu original mais qui est trop répétitif pour vraiment m'accrocher. Selon plusieurs critiques, cet album n'est vraiment pas le meilleur de Philippe Girard. Je vais laisser la chance au coureur et lire au moins un autre album de cet auteur.

Note : 5.5/10


Bonus 1 :



Bonus 2 : les autres Bd du mercredi sont chez Mango

mardi 12 mars 2013

"Safe haven" de Lasse Hallström

Direction : Lasse Hallström
1h56
Vu le 6 mars 2013

Pourquoi avoir vu ce film ?
Séance ciné maman-bébé où j'avais envie d'amour. J'avais adoré "The Notebook" alors j'étais presque sûre de bien aimer celui-ci.

Synopsis :
Après avoir fui son domicile en catastrophe à la suite d'un drame familial, Katie se retrouve au coeur d'une petite ville côtière de la Caroline du Nord où elle décide de s'installer avec l'espoir d'y refaire sa vie. Elle y fait la rencontre d'Alex, le propriétaire d'une station-service élevant ses deux enfants seul depuis la mort de sa femme survenue il y a quelques années. Leur relation florissante leur donnera à tous deux la chance de se tourner vers l'avenir pour la première fois depuis longtemps. Mais le passé de Katie semblera encore vouloir la rattraper lorsqu'un policier sera visiblement prêt à tout pour retrouver la jeune femme.

Ce que j'en ai pensé :
Une fille avec un mystère qui fuit on-ne-sait pas trop quoi exactement mais on devine au fur et à mesure des flash-back. Une nouvelle petite ville au bord de mer. Un nouvel homme qui s'intéresse à elle. Elle qui ne veut plus s'attacher, qui a peur, qui a du mal à céder ...

Adaptation d'un roman de Nicholas Sparks à grand succès.

Les ficelles sont grosses mais on s'en fiche. Ça fait du bien de rêver. 
Il y a beaucoup de cliché, beaucoup de situations improbables mais ce n'est pas grave. 
Il y a même une scène où je me suis demandée comment des vêtements et des cheveux pouvaient sécher si vite mais ce n'est pas grave non plus. 

J'ai juste été déçue que Cobie Smulders ne soit pas plus présente.

Je vais te dire un secret, cher toi : j'ai versé ma petite larme à la fin ! Chut !

Verdict :
Un film sympa (pour filles, uniquement, je le crois). Quelques longueurs mais du romantisme dégoulinant comme il fait du bien à prendre de temps en temps.
Je n'ai encore jamais lu de livre de Nicholas Sparks mais ça m'a donné envie d'essayer à l'occasion.

Bonus :

 

dimanche 10 mars 2013

"Life of Pi" de Ang Lee

Réalisation : Ang Lee
Durée : 2h07
Sortie : novembre 2012
Vu le 7 mars 2013


Pourquoi avoir vu ce film ?
J'appréhendais un peu de voir ce film. En effet, si globalement j'avais aimé le livre, j'y avais trouvé des longueurs. Tout le temps où Pi est sur le bateau m'avait semblé infini. Les pages tournaient un peu trop lentement à mon goût.
J'ai été convaincue par les avis d'Allie et de Mango

Synopsis :
Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d'un canot de sauvetage. Seul, ou presque... Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. L’instinct de survie des deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un courage insoupçonné pour survivre à cette aventure incroyable.

Ce que j'en ai pensé :
Finalement, les longueurs que j'avais ressenties dans le livre et que j'appréhendais dans le film n'ont pas été du tout où je les attendais. Le périple de Pi sur la mer s'est passée relativement vite (disons que cela prend du temps mais que le tout m'a semblé passer rapidement). Par contre, la mise en contexte de l'histoire s'étirait un peu trop et j'avais hâte de voir les "paysages" océaniques. 

Les images, les décors, les effets spéciaux, la réalisation photographique sont époustouflantes. Aucune surprise donc de savoir que ce film a obtenu 2 oscars : Meilleure réalisation (Ang Lee) et meilleur effet visuel (On me communique à l'oreillette qu'il a aussi reçu l'oscar de la meilleure musique, mais là, je n'ai pas été transcendée et n'ai même pas réalisé qu'il y avait de la musique tellement j'étais subjuguée par les images). 

J'aime beaucoup les félins et donc ai adoré toutes les scènes avec le tigre que je trouvais magnifique. J'avais mal au coeur à chaque fois qu'il lui arrivait quelque chose de désagréable (bizarrement, cela me faisait plus mal quand il lui arrivait quelque chose que lorsqu'il arrivait quelque chose à Pi (Brigitte B. serait fière de moi.))

Les images des animaux de l'océan m'ont émerveillé.

J'ai adoré le fait que l'on voit l'évolution physique de Pi et du tigre. à la fin, ça fait vraiment pitié.

J'ai été étonnée de voir Gérard Depardieu. J'avais oublié qu'il y faisait une apparition, pas des plus flatteuses ;)

Verdict :
Un magnifique film : à voir ! Rien que pour les images splendides, cela vaut largement le coup.

Note : 8.5/10

Bonus :

 

vendredi 8 mars 2013

"Henry" de Yan England


Avec Gerard Poirier et Marie Tito
2013
23 minutes

Pourquoi avoir vu ce film ?
Parce que la semaine des Oscars, on a en beaucoup entendu parler car ce film était en nomination dans la catégorie "Court métrage". Tou.tv mettait ce film a disposition sur le site. (visible uniquement si on vit au Canada, je crois, cher toi) 
Y'avait plus qu'à cliquer et se faire son idée.

Synopsis :
Y'en aura pas .. ça en dirait trop !

Ce que j'en ai pensé :
Wow ! en 20 minutes j'ai été complètement happée par cette histoire et elle a réveillé en moi beaucoup de sentiments. 

J'ai toujours du mal avec la maladie et la vieillesse en ce qui me concerne mais encore plus en ce qui concerne les gens autour de moi. J'ai eu du mal à vivre la maladie de mon grand-père (atteint du même mal que dans ce court métrage (mais je n'en dis pas plus si tu ne sais pas encore ce dont cela parle, cher toi) et j'appréhende tellement la vieillesse de mes parents (la distance n'aide pas du tout et j'angoisse beaucoup à ce sujet ... mais on a le temps encore ... c'est loin tout ça).

Bref, tout ça pour dire que je me suis sentie très fébrile et émotive pendant tout c court métrage. Les acteurs sont très bons (surtout Gérard Poirier) et les mises en situations très belles. 

J'ai aimé l'aspect photographique de la réalisation avec des jeux de fondus et de flous.

Le fait que cela soit inspiré sur la vie du grand-père de Yan England rend l'histoire encore plus crédible et touchante.

Verdict :
C'est court mais intense et beau. A la fois poétique et dur.
A voir absolument. C'est si court qu'il serait dommage de s'en passer.

Note : 9/10

mercredi 6 mars 2013

La BD du mercredi : "Le singe d'Hartlepool" de Lupano et Moreau

Éditions : Delcourt- Mirages, 2012,
95 pages

Pourquoi avoir lu ce livre?
Vous avez été nombreux à me tenter (voir bonus 2) et donc, j'ai réservé ce livre à la bibliothèque et j'ai été le chercher dès qu'il a été disponible.











Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :




Ce que j'en ai pensé :
Mais que j'ai bien fait de t'écouter, cher toi, et de me lancer dans cet album ! Le tout est de très bonne qualité. 

Les illustrations m'ont plu : les personnages avec des têtes caricaturales : d'énormes ou alors de minuscules petits nez, des cheveux en pagaille, des poils partout, des dents cariées, des membres squelettiques ou alors bien graisseux; les couleurs éclatantes, parfois sur fond rouge ou bleu marin et parfois sur un fond très gris-turquoise clair; de beaux paysages et décors même si le tout est souvent comme griffonné. Il y a un bon rythme variable : parfois c'est très volubile et parfois, il y a des doubles pages sans aucun texte.

L'histoire, quant à elle est très bonne. Je ne connaissais pas du tout la légende napoléonienne dont elle est issue mais je n'ai eu aucun mal à imaginer comment le tout a pu se passer si "aisément". On y parle de profonde stupidité humaine (universelle au demeurant, pas plus les anglais que les français n'ont une attitude enviable) et la conclusion du livre est assez sombre et cynique. Plus on évolue et plus c'est pareil, il me semble, hélas.

J'ai aimé la pointe d’optimisme qui revêt les traits des enfants (particulièrement de la petite fille lucide). J'ai aimé leurs vivacité et leurs jeux d'enfants, même si trop souvent ils apparaissaient être la mimique des vies adultes.

Verdict :
Un très bel album que cela soit par le dessin que par l'histoire fort bien menée et drôle (sarcastique) que l'ignorance et la bêtise humaine.

Note : 9/10

Bonus 1 :

Bonus 2 : ceux qui m'ont tenté : Jérôme, Hélène, Noukette, MangoYspaddaden

Bonus 3 : les autres BD chez Mango

dimanche 3 mars 2013

"Haute-Ville, Basse-Ville" de Jean-Pierre Charland


Editions : Hurtubise, 2009
442 pages (version électronique)
publication antérieure : 1998 avec le titre "Un viol sans importance"


Pourquoi avoir lu ce livre ?
J'ai emprunté ce livre en version numérique à la bibliothèque. Je voulais l'essayer sur une liseuse (autre que kindle car ce n'est pas compatible) qu'une amie m'a prêté et je n'ai pas pu (besoin d'un adobe id et je ne voulais pas mettre le mien sur son appareil)... Au fibal, j'ai lu ce livre sur un écran d'ordinateur : c'est très inconfortable comme lecture mais je me suis accrochée car je voulais vraiment lire ce livre.



Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire la quatrième de couverture :

Par un beau soir de juillet, en plongeant dans la rivière Saint-Charles, un garçon découvre le corps d'une jeune femme. L'indignation populaire s'enfle au gré des informations nouvelles : fille de charpentier, membre de la chorale de la paroisse Saint-Roch, désireuse de se faire religieuse un jour, elle aurait subi les « derniers outrages » et des brutalités inouïes.


Que fait la police? Rien, semble-t-il. Ou plutôt, murmure-t-on, elle s'efforce de soustraire les coupables à la justice. Des personnes jouissant d'un alibi à toute épreuve se trouvent poursuivies, alors que quelques beaux garçons de la Haute-Ville ne sont guère inquiétés. Pourtant, des noms circulent, des publications évoquent les circonstances du drame. Et voilà que le policier enquêteur chargé de l'affaire disparaît pour toujours dans les entrailles de l'immense asile de Beauport, Saint-Michel-Archange.

Se pourrait-il que la vertu et la vie d'une pauvre fille de la Basse-Ville pèsent, dans la balance de la justice, moins lourd que la quiétude des garçons des familles de la Grande Allée? C'est compter sans la faculté d'indignation d'un avocat récemment revenu à Québec et prêt à tout pour découvrir la vérité.


Ce que j'en ai pensé :
Ce n'est qu'en lisant les dernières pages du livre que j'ai su que ce roman historique est basé sur une histoire vraie. Il y a beaucoup d'enrobage et de spéculation fictive mais l'ensemble reste en partie fidèle aux évènements de 1920 à Québec lors de l'assassinat de Blanche Garneau (renommée Blanche Garnier dans le livre).

Historiquement parlant, ce livre est très intéressant car il décrit le monde de Québec à la fin de la première guerre mondiale. Le meurtre de Blanche a eu lieu en 1920 mais Jean-Pierre Charland a déplacé son récit en 1925. Il nous expose les magouilles politiques, la puissance et les atrocités de l'Église, le clivage entre les gens riches (de la Haute-Ville) et les pauvres gens (ceux de la Basse-Ville), la prostitution, la prohibition, la justice du début du 20ème siècle, la petite et la grande criminalité, l'internement facile des personnes en institut psychiatriques, la grippe espagnole ... 
Tous ces sujets sont intéressants et fort bien amenés et intégrés dans cette histoire qui se situe à cheval entre un roman policier et un roman historique.

J'ai beaucoup aimé le personnage du policier Gagnon et ai eu de la peine à le voir s'éclipser au profit de Renaud qui, bien que sympathique, m'enthousiasmait moins.

Jean-Pierre Charland glisse quelques commentaires sur la première guerre mondiale via Renaud Daigle mais j'ai trouvé que c'était trop peu et donc pas pertinent dans cette histoire.

Si le livre se lit très vite (il y a beaucoup de dialogues, ce qui joue beaucoup dans la vitesse de lecture et l'effet "page-turner"), il y a eu quelques longs passages sur les positions politiques que j'ai un peu lu en diagonale (je dois avouer, cher toi)

Verdict :
Un bon roman historique sur la ville de Québec en 1925.
Une histoire touchante et révoltante sur le viol puis le meurtre d'une jeune fille à qui la vie n'a pas souri.

Note : 8/10

Bonus : L'avis de Suzanne



vendredi 1 mars 2013

"Hysteria" de Tanya Wexler



Autre titre : Oh my God !
Hugh Dancy, Maggie Gyllenhaal, Rupert Everett et Felicity Jones
1h39
decembre 2011

Pourquoi avoir vu ce film ?
Encore un film surprise rapporté par Monsieur Kikine...

Synopsis :
Dans l’Angleterre Victorienne, Mortimer Granville, jeune et séduisant médecin entre au service du Dr. Dalrymple, spécialiste de l’hystérie féminine. Le traitement préconisé est simple mais d’une redoutable efficacité : donner du plaisir pour soulager les troubles ! Le docteur Mortimer y met toute sa ferveur [...] (censuré pour ne pas trop en dire)

Ce que j'en ai pensé :
Comment ai-je pu oublier de parler de ce film que j'ai vu il y a déjà quelques semaines ?
J'ai vraiment aimé ce film (même, si encore une fois, je ne suis pas du même avis que les critiques de la presse qui l'ont descendu).
Ceci est une histoire vraie. Si tu ne sais pas dont il est question, je n'en parlerai pas car l'histoire vaut la peine de ne pas trop en dévoiler (pour ma part, comme d'habitude, je ne savais pas de quoi il allait être question, et donc j'ai été très (agréablement) surprise).
J'ai aimé cette ambiance londonienne de la fin du 19ème siècle. J'ai aimé cette attitude hypocrite des personnes de la haut société envers les gens pauvres et les femmes "malades". J'ai aimé la relation "puritaine" entre le docteur Granville et la plus jeune fille du Dr. Dalrymple. J'ai aussi aimé la relation de ce même jeune homme avec la fille plus âgée Dr. Dalrymple. Cette dernière d'ailleurs est admirable dans sa "folie" et ses combats. J'ai adoré son personnage.
J'ai aimé l'humour et les clichés de ce film.
J'ai aimé les petites touches romantiques et à l'eau de rose.
La réalisation est très bonne, les décors superbes et le casting excellent.
Et puis finalement, avec ce film, j'ai beaucoup appris sur le traitement de certaines maladie dans cette Angleterre victorienne et sur les retombées encore aujourd'hui :)

Verdict :
Une belle petite surprise d'autant plus quand on ne sait pas à l'avance de quoi ce film va parler. Jouissif ;)

Note : 8.5/10

Bonus : (je conseille de ne pas la regarder, ceci dit, si tu veux garder le punch du film intact)