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lundi 23 janvier 2012

"SOS Flemmards" de Sandra Ganneval

Editions : Sandra Ganneval
330 pages, 2011



Pourquoi avoir lu ce livre ?

J'ai reçu un courriel de Sandra Ganneval qui me proposait de m'envoyer son livre qu'elle a auto-édité. J'ai aimé sa démarche, car comme elle dit "sait-on jamais"... 
Voici comment elle décrivait son roman : "Mon livre parle de métissage, d’amitié, d’amour et de bien d’autres choses encore avec un humour un peu cru mais jamais gratuit. Tout cela avec en toile de fond la dure réalité du monde du travail, si, si, si… mais promis, personne ne cède au burn out et ne se suicide. Le ton se veut léger et distrayant [...]"
J'ai accepté sa demande et me suis empressée de lire son livre dès réception. (Par contre, comme je suis partie en vacances immédiatement après, que j'ai délaissé mon blog pendant de longues semaines, que j'ai du mal à m'y remettre (et 100000 autres excuses que je peux te pondre si tu insistes), mon avis a tardé à paraître. Désolée.)

Pour ceux qui, contrairement à moi, aiment lire les quatrième de couverture :
Qui n’a pas souhaité devenir riche sans pour cela lever le petit doigt ? 

C’est le rêve éveillé que fait Joseph, le jour où il reçoit dans sa boîte e-mail le message d’un certain Monsieur Mumba. 

Heureusement, Joseph, amateur de bière, coureur de jupons et moqueur invétéré, a, comme garde-fou, son ami Martial. Tous deux, "adolescents" attachants, se fraient bon gré, mal gré, un chemin dans la vraie vie. 

Avec un humour parfois cru, Sandra Ganneval nous brosse une galerie de portraits de personnages décalés qui tentent, malgré tout, de s’adapter à un monde dont les tenants et les aboutissants leur échappent trop souvent.

Ce que j'en ai pensé :
Cette histoire m'a replongée en France avec ces 2 jeunes amis, Joseph et Martial, qui cherchent un emploi et l'amour mais sans trop se fouler.
J'ai aimé la façon dont Sandra Ganneval analyse le monde du travail, du chômage, des personnes qui sont passionnées et ceux qui ne travaillent que pour s'alimenter.
J'ai aimé l'humour des personnages, leurs réparties et leur auto-dérision. J'ai beaucoup aimé Joseph alors que Martial m'a semblé, paradoxalement (parce qu'il travaille déjà depuis un certain temps) plus apathique.
J'ai aimé la crédulité de Joseph qui croit devenir riche avec une affaire en or du vieux continent Africain.
J'ai aussi beaucoup aimé les épisodes au Pôle Emploi. Je ne suis plus en France depuis un moment mais cela m'a rappelé des souvenirs. C'est criant de réalisme.
Par contre, je n'ai pas toujours bien compris où l'histoire nous menait. C'était un peu comme s'il y avait un peu trop de pistes et plein de voies sans issues.
J'ai trouvé la fin trop abrupte ou peut-être que je m'attendais à quelque chose de plus abouti.
Pour ce qui est de l'auto-édition, je dois avouer que je suis globalement agréablement surprise car, effectivement, ce n'est pas bourré de coquilles. Par contre, mon exemplaire avait quelques pages froissées et certaines pages étaient imprimées de telle sorte que le texte était trop proche de la reliure.  (Ces petits bémols ne sont pas rebutants, entendons-nous bien.)

Verdict :
Lecture légère, sympathique, contemporaine, réaliste, humoristique qui permet de passer un bon moment avec ces 2 amis mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette histoire.

Note : 7/10

Merci Sandra (me permettez-vous de vous appeler ainsi?) pour cet envoi ! Au plaisir de vous suivre pour d'autres publications.







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